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A mon grand-père

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Toscana

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Toi mon Ancêtre, mon Aïeul,
Tu ne sais pas combien le vide
Est immense depuis ton deuil,
Et combien le ciel est livide.

Tu étais l'un des derniers liens
Qui me rattachent à mon enfance,
A mes racines et aux Anciens
Du village et de la Provence.

Tu ouvrais l'un de tes ouvrages,
Tu nous lisais, en provençal
Un poème d'une ou deux pages
De ce cher Frédéric Mistral.

Parfois, tu nous contais l'histoire
De ton père et de ton pays
Et tu gardais dans ta mémoire
De doux souvenirs d'Italie.

Tu vivais seul depuis vingt ans,
Sans ton épouse bien-aimée.
Tu l'as rejointe maintenant,
Vous voilà unis à jamais.

L'hiver est long, l'hiver est triste,
Depuis Octobre tout est gris.
Je souhaite au moins qu'il existe
Pour toi, ailleurs, un Paradis.

Et si je pleure ton absence,
J'espère que, là où tu es,
Tu n'as ni peine ni souffrance
Et qu'au moins tu reposes en paix...
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