À mère,

il y a
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Cher lecteur, Excusez mon silence car j'écris mais ne juge pas. Merci de votre indulgence, Amicalement  [+]

Sous le marbre de la peau nue,
Bleu, roule le sang en toile ténue.
Sur le lit d'emprunt d'hôpital,
Un corps laisse fuir le temps banal.

Flacons, remèdes se succèdent
Afin que le doux coeur ne cède,
Alors même que l'esprit folâtre
Bien loin du destin opiniâtre.

Il revisite des ascendants,
Morts il y a déjà fort longtemps.
Au fond de l'âme luit un soleil
Dont les yeux figés s'émerveillent.

Penché sur elle, pauvre garnement,
Il se surprend à dire "maman!"
Au moment où le souffle s'affole,
Tremblant de peur qu'il ne s'envole.

Une ultime nuit emplit la chambre
Du climat rugueux de decembre.
"Il faut la laisser s'en aller,
Votre parente veut nous quitter".

Les secondes les minutes les heures
Voient bousculer malheurs bonheurs,
Jusqu'au moment, dans la pénombre,
Où tout revit, bascule, s'effondre.

Puis pointe ce jour au froid matin
Connu seulement des orphelins.
Une aube de pleurs pour môme vivant,
Impossible instant d'une maman.
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Keith Simmonds · il y a
Bravo pour cette poésie émouvante si bien composée! Mon vote!
Mes deux haïku, BAL POPULAIRE et ÉTÉ EN FLAMMES sont
en FINALE pour le Grand Prix Été 2016. Je vous invite à venir
les lire et les soutenir si le cœur vous en dit!
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