À l'Oxford-Café, Mercredi, vingt heures

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Image de Eté 2016
Seul dans un coin du bar, accompagné d'un rien,
J'ai le corps avachi sur ce banc angulaire
Sur lequel reposaient dans un passé lointain
Mes amis disparus dans leur vie bien trop chère.

Le bar n'a pas changé. Toujours les mêmes murs.
Mêmes habitués qui se rident encore
Et qui chantent si fort qu'on croirait qu'ils sont sûrs
De trouver dans leur voix un talent de ténor.

On en riait toujours, de ces bêtes de foire.
Et me voici sans voix, sans rires et sans pairs.
Ferai-je donc aussi parti de ce déboire ?
Moi qui suinte l'ennui et le désir de bière.

Mon corps est pareil à un corset fait de cire
Qui emprisonne un cœur privé de ses sauveurs,
Ceux qui me réchauffaient de la peur de faiblir
Et je veux, dans leurs bras, raviver la chaleur.

De leurs yeux de toujours, à la fragrance d'hier,
Émanaient des senteurs pures et merveilleuses.
Celles qui supplantent les dires éphémères
Dans une accalmie d'or, intense et délicieuse.

J'aurais aimé leur dire à quel point je les aime.
Rire encore avec eux dans l'ivresse et la joie
Ou simplement me taire et écrire un poème
Dans lequel ils seraient plus fous que tous les rois.

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