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A Cassandra

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Saïna Fraslin

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Te souviens-tu de notre tendre enfance?
De nos jeux, de nos rires et de nos danses?
Ces souvenirs m'apparaissent aussi clairs
Que tes beaux yeux aux couleurs de la mer.
Te souviens-tu de la cabane en bois,
Où nous jouions, loin de tout, toi et moi?
Elle est encore dans mon grand jardin
Et en passant devant, je me souviens.
Je me souviens de la complicité,
Celle de nos cœurs et de nos pensées;
Les mondes que nous recréions chaque jour
Et d'où nous sortions toujours le cœur lourd;
Mes cours d'escrime auxquels tu assistais
Et dont tu sortais toujours horrifiée;
Et tes longs cours de danse de salon,
Durant lesquels cavaliers nous étions.
Mes mains tremblantes posées sur ta taille,
Et mes yeux évitant le brin de paille
Que dans tes cheveux tu avais glissé
Et qui tremblait lorsque tu respirais.
Ce doit être à ce moment-là, je crois,
Que mon cœur n'a plus battu que pour toi.
Toi, plus lumineuse que le soleil,
Moi, voulant murmurer à ton oreille
La découverte de ces sentiments
Qui emportaient mes pensées dans le vent.
Je ne pouvais plus réfléchir à rien,
Mes deux yeux étaient agrippés aux tiens.
Je ne voyais plus rien autour de nous,
Nous n'étions plus dans ce monde de fou:
Nous avions rejoint nos mondes de rêve,
Nos pensées noires avaient fait une trêve.
Dans ce monde juste pour toi et moi,
J'eux bien du mal à cacher mon émoi.
Malgré tout, je ne pouvais t'avouer
Cet incroyable amour que j'éprouvais
Pour toi ma chère sœur de cœur et de jeux,
Toi, tout ce que j'avais de plus précieux.
Mais maintenant que la peur m'a quitté,
Mes mots s'envolent et je peux déclarer:
Oh ma belle, ma douce Cassandra!
Comme je voudrais t'avoir dans mes bras!
J'aimerais tant te couvrir de baisers,
Tes lèvres sont-elles sucrées ou salées?
Et ce parfum dans le creux de ton cou,
Pourrai-je un jour en connaître le goût?
Aurai-je un jour le droit de caresser
Tes mains à la peau douce et basanée?
Aurai-je le droit d'enlacer ton corps,
De rester près de toi lorsque tu dors?
Me laisseras-tu t'offrir des bouquets
De tulipes, de roses et de muguets?
Me diras-tu ta peine et ton chagrin?
Je pourrais écouter jusqu'au matin
Ta petite voix belle et harmonieuse
Qui apaise mon âme si fiévreuse.
Je pourrais faire tout ce que tu veux
Pour que tu puisses croire à mon aveu;
Je pourrais t'écrire mille poèmes,
Pour pouvoir te dire combien je t'aime.
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Image de Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Un beau poème sensuel avec quelques touches d'humour appréciées.
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Image de Saïna Fraslin
Saïna Fraslin · il y a
merci!
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