À BAUDELAIRE (remanié)

il y a
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Son regard d'albatros clouant au pilori
Tout espoir d'y trouver une complicité
Nous dit n'approchez pas pauvres fous la Beauté
Est partout mais jamais des foules ne jaillit

Fanatique du mot jalousement poète
Tantôt mage tantôt canaille littéraire
Moraliste ou dandy sa plume lapidaire
Et neuve au tout Paris annonce le prophète

Indulgent il pardonne à nos âmes malades
Partage en l'avouant nos viles mascarades
Artificier subtil la Nature est pour lui

Une erreur initiale une désespérance
C'est notre chevalier du libre et de l'outrance
Agitateur du Beau faiseur de Paradis
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de l air · il y a
Bonjour Joël. Vous trouvez que le sens n'est pas clair ? Si mes sonnets n'ont aucune ponctuation, je trouve que d'autres en abusent un peu. A-t-on toujours besoin d'une virgule pour respirer, d'un point final pour voir que c'est fini ou d'un point d'exclamation si le vers est suffisamment exlamatif ? Je crois que la ponctuation peut alourdir ou ... embellir ! Je ne parle que du sonnet, enfin, des miens.
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Joël Riou · il y a
Avec de la ponctuation, le sens aurait été plus clair, dès la première lecture.
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Dédé · il y a
J'applaudis au contre-rejet mais tout de suite après, je me demande quel rapport peut bien exister entre l'enivrement de la Beauté et le fait qu'elle ne jaillit jamais des foules...
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de l air · il y a
La Beauté ou disons la poésie pour Baudelaire peut s'enivrer au milieu des foules mais l'acte créatif est éminemment intime et loin de la la multitude
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Dédé · il y a
« S'enivre (de la) foule (or) jamais n'(en) jaillit » alors, peut-être ?
... Ou alors, mieux encore peut-être...
« S'enivre (du commun) mais jamais n'(en) jaillit » ?

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de l air · il y a
Si j'avais écrit "S"enivre de (dans ?) la foule et jamais n'en jaillit"
ça n'aurait plus le même sens en ajoutant cette restriction: la Beauté ne s'enivre QUE dans la foule. Or je veux dire que la Beauté ou l'Inspiration, même celle de Baudelaire qui n'aime pas trop le vulgus, peut trouver source au milieu de la foule mais que pour la transcender et (pour vous faire plaisir), en tirer la "substantifique moelle", le poète devra s'isoler jalousement à sa table et oublier les éructations et les bruits vulgaires . On peut rapprocher la foule du haschisch par exemple. Mais heureusement l'Inspiration n'a pas
toujours besoin de ces expédients.
Votre seconde formulation ( meilleure que la first) ) comprend toujours cette restriction.

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Dédé · il y a
Je vois, mais le lien est trop distendu entre l'enivrement et la compagnie ou non du vulgus ; il faudrait alors remplacer
« S'enivre »...

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de l air · il y a
On va dire;
1) La Beauté a besoin de s'enivrer.
2) L'ivresse est souvent populaire, mais pas que.
3) Le poète a besoin d'ivresse, beuveries ou non (de vin, de poésie. ou de vertu...)
4) Le poète prend l'ivresse au passage, d'où qu'elle vienne, pour déployer ses ailes mais se tient, à part quelques salons où ce n'est pas" la foule" assurément, loin d'elle dont il n'espère aucun jaillissement poétique, enfin je le ressens comme ça...
Voici ce qui bute ici. Ce n'est pas un texte sur la Poésie mais uniquement sur C.B et "sa" poétique. En commençant par "Son regard d'albatros clouant au pilori" j'avais à l'image son superbe portrait par Carjat où l'on voit un homme douloureusement, terriblement seul au monde. Et dans ce regard froid et souffreteux la foule n'a pas sa place.

Le lien, c'est vrai, est distendu pour la poésie en général et un peu moins vous me l'accorderez si l'on s'en tient au "cas" Baudelaire.

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de l air · il y a
Et puis si j'en ai le courage je changerai peut-être un ou deux mots un de ces jours...!
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Dédé · il y a
Vous sous-entendez que l'ivresse est l'apanage de la foule et affirmez que la Beauté n'existe pas sans elle : c'est ce lien indissoluble entre le Laid et le Beau qu'il faudrait exprimer plus clairement.
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de l air · il y a
Une idée
Nous dit n'approchez pas pauvres fous la Beauté
Est partout mais jamais des foules ne jaillit

Qu'en pensez-vous ?

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Dédé · il y a
Ça me paraît sonner fort juste dans la bouche du Poëte... Excellent ! je dirais, dans la formulation, aussi claire que concise et élégante qu'évocatrice, d'un élément fondamental de la poétique baudelairienne.
N'y changez plus une virgule, Monsieur !

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de l air · il y a
C'est fait maestri Dédé ! C'est TERRIBLEMENT mieux...
Merci à vous d'avoir tiqué sur ce point qui n'était pas clair non plus à mes yeux et qui m'obligeait à expliquer l'inexplicable...

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Alphonse Dumoulin · il y a
Excellente invitation à le relire.
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de l air · il y a
Si seulement ...! Merci Alphonse
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Dolotarasse · il y a
Cela coule tout seul et c'est beau...
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de l air · il y a
Merci Dolo belle journée
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Paul Thery · il y a
C'est beau, De L'air ! (commentaire sans doute mille fois entendu)
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de l air · il y a
Déjà fait bien sûr mais tu es toujours le bienvenu Paul
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Dédé · il y a
Ça me paraît nettement plus digeste que la première fois ; c'est même passé tout seul, du premier coup !
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de l air · il y a
Tant mieux et merci de me lire Dédé !

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