6
min

VOLEUR D'AMES suite et fin

Image de Eponine52

Eponine52

96 lectures

16

Grâce à Luc et à son enseignement, je savais maintenant combien mon existence était une vaste farce dont j'avais été le dindon durant bien trop longtemps. Restait néanmoins le plus important à accomplir, à savoir, faire quelque chose de ce qu'on avait fait de moi, pour reprendre les propres mots de Sartre.Je me rendais compte que c'était bien plus facile à dire qu'à réaliser et que ce n'était pas une mince affaire. Comment allais-je m'y prendre pour me « désencager » de tous ces carcans dans lesquels j'étais recluse depuis tant d'années ? J'en passai des nuits blanches tentant de chercher la solution les yeux rivés au plafond, retournant la situation dans tous les sens, comment faire ? Comment être ? Telle était la question ! Car, de la théorie à la pratique, il y avait sans nul doute au moins un million de hics !. Je fis part de mes inquiétudes à Luc un mercredi, alors que nous flânions sur les hauteurs de Belleville. Malgré le soleil, il avait gardé son bonnet péruvien, d'où sortait sa longue natte grise parfaitement tressée, il portait son éternel sac à dos sur son épaule et son allure ne laissait personne indifférent, même dans cette métropole où tous les looks se côtoient. Je pouvais deviner, aux regards en biais que les personnes nous lançaient, leur curiosité malsaine face à notre drôle de couple. Quand je lui en fis la remarque, cela le fit sourire et il me taquina en me lançant que si je me préoccupais encore du regard des autres, c'est que le chemin à parcourir serait long pour aller à ma rencontre. Quand il me parlait, je redevenais une petite fille, mes yeux brillaient, j'avais soif de savoir, la brèche dans mon âme ne demandait qu'à accueillir la lumière et une sève nouvelle.

C'est lorsqu'il me parla de sa vie au quotidien durant six ans au sein d'une tribu, dont le chef était un descendant du grand Seattle, célèbre pour le discours qu'il aurait prononcé en 1854 en réponse au président, lui proposant de laisser ses terres aux blancs en échange d'une réserve, que ma vision changea totalement. Déformé et enjolivé au cours des années, comme le sont bien souvent les ouvrages sacrés tels que le coran ou la bible, ce récit n'en demeurait pas moins puissant et juste. Il m'ébranla fortement. En effet, comment troquer la terre, l'air, le ciel, de quel droit vendre ce qui ne nous appartient pas ? Luc m'expliqua alors l'animisme, cette croyance amérindienne, adaptée selon les besoins géographiques des tribus, si certaines honoraient le ciel, dans le sud, c'était la déesse Maïs qui était célébrée, mais, dans son universalité, tous admettaient le caractère sacré de chaque chose, animée ou non, nommée « Wakan Tanka » que l'on pourrait traduire par « Grand Esprit » ou « Grand Mystère » selon les régions. Ils reconnaissaient aussi la connexion entre tous les éléments dans l'univers, nous-mêmes faisant partie de ce grand tout, pour eux, toutes les choses étaient liées comme par le sang unissant une même famille, la nature faisant partie intégrante de nous. Selon eux, et j'aimais cette image, l'homme ne tisse pas la toile de sa vie, il n'est qu'un fil du tissu et ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même De même, le monde serait formé de vibrations lumineuses et sonores, ce qui fut par ailleurs prouvé bien des années plus tard par la science, l'univers entier serait une concentration de cercles, la ligne droite n'existant pas dans la nature, d'où la disposition des villages, ainsi que des tipis, j'étais envoûtée et scotchée tout à la fois par ces révélations . Dès lors, je m'immergeai totalement dans cette culture altruiste, on était loin de l'image des peaux-rouges sanguinaires véhiculée par les westerns américains des années 50! J'étais admirative devant ce peuple qui vivait en parfaite harmonie avec notre terre mère nourricière, je me souvins qu'âme en latin se traduisait par « anima »ceci expliquant cela. Je dévorais les livres que me conseillait Luc sur le sujet. Il m'apprenait beaucoup aussi car il était un grand érudit. Lors de ses pérégrinations, il avait rencontré et discuté avec le professeur amérindien John Mohawk, inventeur le la célèbre théorie Gaïa, pionnier de la défense de l'environnement. Controversé par ses pairs, il était persuadé que la terre est un organisme vivant qui se régule lui-même, convaincu que notre planète est forte et peut prendre soin d'elle-même, avertissant dans ses ouvrages l'humanité future, qui, à ses yeux, n'est qu'une espèce résidente qui pourrait devenir fragile. Je songeai que c'était un grand visionnaire, tout comme ces ancêtres, précurseurs de l'écologie. Luc me confia combien débattre avec cet homme avait contribué à changer son mode de vie, lui-même croyait en cette théorie, comme beaucoup, je m'en aperçus plus tard. J'étais moi aussi emballée, comment ne pas y croire au vu de tous ces dérèglements climatiques, n'était-ce point la terre qui tirait la sonnette d'alarme ? Je me souvins alors de l'étoile filante qui avait déchiré le ciel lors de notre première rencontre, maintenant, j'étais persuadée que c'était une signe du cosmos. Ma façon de penser était en train d'amorcer un virage à 360. Bien sûr, comme la plupart des gens, je triais mes déchets, me désolais des tsunamis, inondations et autres mais je passais à autre chose et n'y songeais plus, trop accaparée par ma vie trépidante qui se révélait en fait d'une vacuité désolante. Je me rendais compte combien j'avais pu être superficielle, je m'en voulais de cette attitude inconsciente mais Luc, résilient se faisait rassurant, me disant que je devais m'accepter avec mes imperfections si je voulais aller au devant de cet autre moi qui m'attendait. Je me souviens qu'à partir de ce jour-là, je n'eus plus d'appréhension ni de questionnements. Morphée, de nouveau, me tendait les bras la nuit venue. J'avais trouvé ma porte de sortie, Luc m'avait donné les outils, ne me restait plus qu'à m'en servir et bâtir pierre après pierre mon nouveau moi. Je commençai par troquer escarpins et tailleurs contre des jeans et des baskets confortables, sur les conseils de Luc, je me rendais souvent en forêt. J'y allais seule, attentive au moindre bruissement de feuille, au vent dans les branches, au soleil traversant la futaie, souvent, j'enlaçais un arbre et je me sentais ragaillardie, pleine d'énergie. Lors de ces balades, je me prenais à philosopher. L'arrivée du progrès, de la mécanisation, nous avait détournés de la nature, pire, par lui, le poumon de la terre était au plus mal, complètement intoxiqué par la fatuité de l'homme, qui se prenait pour un démiurge alors qu'il n'était que brin de poussière. Chaque jour, des espèces animales ou végétales disparaissaient, de même que des tribus aborigènes. Nous avions voulu conquérir ce que nous aurions du vénérer et protéger et nous en payions le prix fort. Nous étions en train de nous auto-détruire allègrement. La terre réclamait son dû, l'heure était à la créance. De cela, j'étais sûre.

Dans mon entourage, on se questionna. Ma famille, mes amis s'étaient aperçus de mon changement, je délaissais les sorties du jeudi soir, je ne prenais plus de plaisir à me trémousser dans une boîte, collés les uns aux autres, la musique commerciale m'insupportait pourtant quand ils me demandaient ce qu'il m'arrivait, je ne disais rien, je ne me sentais pas encore prête, ma mue n'était pas terminée. Bien évidemment, ce bon vieux Hans Xyolitique n'était pas en reste. Il avait décrété que tout ce chamboulement était du à mon changement de cap. Je ne voulais surtout pas le dissuader. Me trouvant nerveuse (évidemment, je faisais tout pour lui taire mes découvertes), il me prescrit une cure de benzodiazépine, cela régulerait ma dopamine à ses dires. J'allai les chercher et les jetai ensuite directement à la poubelle. Je me souvenais de cette phrase de Susan Sontag affirmant que la santé mentale est un confortable mensonge. Cette phrase prenait désormais tout son sens à mes yeux.

Trois mois après notre première rencontre, j'avais pris ma décision et je sus enfin comment j'allais vivre pour être moi, mon moi que je m'étais forgé grâce à l'aide providentielle de Luc. Un soir que toute la famille était réunie pour le souper, je leur annonçai tout de go que j'avais pris un congé sabbatique d'une année afin de me ressourcer et d'aller à la rencontre des tribus animistes. A cette annonce, une chape de plomb s’abattit sur les miens. Les couverts restèrent suspendus en l'air, tous semblaient figés, les yeux ronds braqués sur moi, comme changés en statues de sel. Après un instant de flottement, s'ensuivit alors une cacophonie de tous les diables, chacun voulant me faire entendre raison. Je devais redescendre sur terre, dans la vraie vie à leurs dires, qu'est-ce qui me passait par la tête, qui avait pu m'y mettre de telles inepties ! Bref, si je leur avais annoncé que je quittais la maison pour m'enfuir à Doubaï avec un riche émir du pétrole , l'indignation n'aurait pas été pire !. J'étais têtue aussi, je me mis debout et leur demandai de m'écouter calmement. Ce qu'ils firent à contre-coeur mais ils connaissaient mon caractère et savaient qu'ils n'y couperaient pas. Je leur expliquai alors tout, depuis ma première rencontre avec Luc, nos entrevues hebdomadaires, le cheminement qui avait été le mien. Si au début, tous furent d'abord incrédules puis réticents à cette idée, surtout mon compagnon, ils comprirent vite que j'étais inflexible J'avais pris ma décision et rien ne me ferait revenir en arrière. Pierre finit par être d'accord mais il voulait rencontrer Luc et avait du mal à avaler le fait que je ne lui aie rien dit durant des mois.

Les dés étaient jetés. Je partis le mois suivant. Luc avait rencontré Pierre et ceux-ci s'étaient trouvés de nombreux points communs, tous deux étaient férus d'astronomie et le courant passa aussitôt entre eux. Plus tard, Luc finit par se confier et m'avoua avoir perdu sa compagne, une amérindienne, qui était décédée d'une leucémie il y avait de cela cinq ans. C'était le grand amour de sa vie et jamais il ne s'en remit vraiment. Il avait choisi de vivre dans la rue afin de s'émanciper de ses chaînes. Régulièrement, il retournait dans la tribu de son épouse, où son père et ses frères vivaient encore. Et vous savez le meilleur, j'ai rallié à ma cause mes amies et toute ma famille. Je suis fière d'être qui je suis et souvent je me répète cette petite phrase comme un mantra « tu nais toi quand tu nettoies ce qui n'est toi *» Dans deux mois, nous repartons, cette fois-ci avec Pierre et Luc qui nous a fait l'immense honneur de nous faire rencontrer sa belle-famille. Au final, j'suis vraiment contente d'avoir fait la nique à la société. Je me suis trouvée et je vais faire tout pour me sauvegarder, soyez-en sûrs !

FIN

* Auteur anonyme

N.B : La théorie Gaïa existe bel et bien, tout comme le professeur qui l'a découverte, pour de plus amples informations, il vous suffit de taper le nom dans votre moteur de recherches.
Quant au fameux discours du chef Seattle, comme beaucoup d'ouvrages religieux, au fil des ans, celui-ci a été controversé car enjolivé par des poètes et un journaliste qui l'aurait modifié au début des années 1970 en repentance. En effet, le chef Seattle parle du chemin de fer, or à cette époque, il n'était pas implanté dans la région, pas plus que les bisons également évoqués. Quoiqu'il en soit, il a vraiment prononcé un discours mais bien moins poétique que celui que l'on trouve désormais sur divers supports tels que le site « Radio Réveil » ou autres.
16

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Fantomette
Fantomette · il y a
J'ai adoré ce texte, c'est un peu moi. Depuis toujours, je n'ai jamais été comme les autres et eu droit à nombres moqueries, mais je suis restée moi et je ne veux pas plus changer, la façon d'être des autres. Je suis à l'écoute de toutes les pensées, on apprend tant de choses
·
Image de Koradock
Koradock · il y a
Très bel engagement que cette quête de l'Autre et de sa culture. Et ainsi se trouver soi-même. J'apprécie ton écriture simple, fluide, agréable à lire. Et surtout la sincérité qui se dégage toujours de tes textes. Merci, Eponine, pour cette belle leçon...
·
Image de Eponine52
Eponine52 · il y a
Coucou Koradock ! C'est moi qui te remercie de t'être arrêté sur mon aventure mais arrêtons là les courbettes !!! N'empêche, je m'empare de tes mots sans vergogne car c'est vrai que j'aime pas m'embêter avec de grands mots guindés ou emberlificotés (tout dépend du sujet) et j'aime écrire sur ce qui me passionne et la théorie Gaïa comme les tribus aborigènes sont des sujets que j'adore aborder dans mes récits ! douce soirée loin de ce monde égaré et à bientôt !
·
Image de Martine Ledoux
Martine Ledoux · il y a
En réponse à Lise : Bonsoir Lise ! Vous avez raison, s'aimer d'abord soi-même, c'est ce qui m'a souvent manqué, parce que même enfant je n'étais pas mise en valeur. Face à ma sœur très douée en tout, et moi trop moyenne sauf en rédaction, je ne faisais pas "le poids". Cela dit j'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour cette dernière. Aucune jalousie. Mais au collège, on m'a fait payer le fait que je n'avais pas son intelligence. (Elle est devenue professeur de Chimie/Physique/Maths. Moi, simple dactylo, et je n'aimais pas du tout ce travail de bureau). Etant très introvertie, cela ne m'a pas aidée, forcément. Mais bon, j'ai toujours le sourire et je le distribue à tous ceux qui le veulent. Et lorsque j'en reçois un en échange, c'est un bonheur. On donne et on reçoit ! Je suis reconnaissante aux personnes qui me rendent des services, et automatiquement, lorsque je vois quelqu'un qui a besoin d'une aide ou même d'un simple renseignement, je suis toujours heureuse de l'aider. Je me sens utile et ça me fait chaud au cœur. Merci beaucoup Lise pour vos encouragements !! C'est très agréable de converser en ligne, des amitiés naissent !
·
Image de Geny Montel
Geny Montel · il y a
Prendre conscience qu'il faut vivre en harmonie avec ce qui nous entoure, avec la nature, les hommes, les animaux...
Mais l'homme a commencé la destruction de notre planète.
Et vu les comportements, le pillage des ressources naturelles, la disparition des espèces, comment faire naître une véritable prise de conscience...
Merci mille fois pour ton texte Eponine, riche de pensées et de philosophie de vie, merci pour ce partage ☺

·
Image de Eponine52
Eponine52 · il y a
Merciii beaucoup pour tes mots Geny qui me font chaud au coeur ! Tu as raison, c'est vraiment mal parti mais en éternelle utopiste, j'aime à croire que les choses changeront ! j'ai été très contente de partager mes convictions ! bisous et douce semaine loin de ce monde de haines et à bientôt !
·
Image de Geny Montel
Geny Montel · il y a
Très belle et douce semaine à toi également Eponine !
·
Image de Patrick Barbier
Patrick Barbier · il y a
Une belle histoire sur fond d'engagement dans ce qui reste, d'après moi, une des plus profondes philosophies humaines.
J'ai adoré te lire et aller relire du coup, la déclaration du chef Seattle. Grande leçon, malheureusement trop ignorée.
Gaïa ne devrait pas tarder à secouer son échine. Faut dire que ça fait un paquet de temps qu'on la méprise. Merci de la rappeler, Eponine,
de très belle façon.

·
Image de Eponine52
Eponine52 · il y a
Merciiii pour tes mots si pertinents Patrick ! J'ai été heureuse de partager mes convictions car tu as raison, la déclaration de Seattle est trop ignorée ! Quant à la théorie Gaïa, j'en suis une fervente partisane ! C'est nous qui avons besoin d'elle et pas le contraire ! douce semaine sereine et à bientôt !
·
Image de Martine Ledoux
Martine Ledoux · il y a
" tu nais toi quand tu nettoies ce qui n'est toi " Un phrase à retenir et à essayer d'appliquer, enfin je parle pour moi. Nous sommes tellement formatés depuis la nuit des temps, et nous voulons tellement être aimés. Un beau texte qui te reflète bien Epo !
·
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
Bonjour Martine, nous n'avons pas encore partagé, ni échangé... j'espère qu'Eponine ne m'en voudra pas d'intervenir dans ses échanges. Vous dites que nous voulons être aimés, c'est certain, mais commençons par nous aimer nous même avec nos qualités et non défauts - qu'il faut accepter - et si nous nous trouvons détestable sur certains points, alors au boulot et essayons de nous améliorer... et surtout aimons les AUTRES, et que d'amour nous recevons en retour... je viens de vivre trois journées riches en rencontres où l'on m'a offert de petits gestes d'amour, sans me connaître. La roue tourne, comme me l'a dit une belle jeune femme... Allez courage Martine, vous voyez, déjà ces beaux échanges entre plume...
·
Image de Eponine52
Eponine52 · il y a
Coucou Lise ! Non seulement je ne t'en veux pas, mais j'suis contente que tu te sois permis d'intervenir, sur ma page, on fait ce qu'on veut ! Et je suis d'accord avec toi, partant du principe que nous sommes inachevés, nous devons apprendre à nous aimer à nous pardonner nos imperfections, et le plus important comme tu le dis, distribuer des petites graines d'amour autour de nous car ce sont les petites graines qui forment de superbes champs de fleurs ! bisous et douce soirée loin de ce monde malmené ! à bientôt !
·
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
Merci Eponine. Tu me fais chaud au coeur. Bienvenue au sein des jardiniers pour un monde meilleur. Bisous et bonne soirée à toi.
·
Image de Eponine52
Eponine52 · il y a
Merci pour tes mots ma douce ! J'ai été très contente de partager mes convictions avec vous ! je regarde régulièrement sur le câble des émissions scientifiques et on apprend beaucoup aussi par ce biais !! C'est nous qui avons besoin de la terre et pas l'inverse ! gros bisous et douce semaine sereine et à bientôt !!
·
Image de Philippeville99
Philippeville99 · il y a
Une belle leçon de vie que tout le monde devrait suivre ! Une superbe histoire qui définit bien tes engagements !!!
·
Image de Eponine52
Eponine52 · il y a
Merci à toi ! tu connais mes engagements ! La terre souffre et nous sommes tous complices de cet état ! gros bisous et douce semaine sereine !!
·
Image de SakimaRomane
SakimaRomane · il y a
Magnifique texte, très documenté, avec un bon sens évident.
J’adore ta façon d’écrire. Une superbe et salutaire introspection.
Tu ne triche pas, ton honnêteté intellectuelle transpire.
S’il fallait ne retenir qu’une seule chose se serait celle-là :
-tu nais toi quand tu nettoies ce qui n'est toi »
Bravo Epo…Chapeau bas comme tu le dis si bien.
Bisous ma belle :)

·
Image de Eponine52
Eponine52 · il y a
Mercii pour tes mots, tu es trop gentille avec moi ! j'ai pris grand plaisir à écrire cette histoire et ainsi à partager mes convictions, la terre va mal mais personne n'y prend garde, en tous cas pas assez ! si ce récit t'a plu, j'suis contente ! gros bisous et douce semaine sereine et à tout bientôt !
·
Image de Sourisha Nô
Sourisha Nô · il y a
C'est....extraordinaire. Magnifique. Prenant. Ecrit avec une pureté, une innocence, une simplicité et une vérité à nous faire rougir et regarder le bout de nos sabots.
Tu connais ma vision de la théorie Gaïa, dont je suis adepte depuis de longues, longues années, ayant fait de mon lien avec la nature mon métier. je te conseilles un fabuleux triller écologique: "Colère" de Denis Marquet. Si tu ne l'as pas encore lu, je te le recommande, tu vas adorissimer, j'en suis certaine.
Ton texte est splendide. aventure intérieure, reflet, examen de conscience, d'où émerge une nouvelle vision de l'Univers. En cela, c'est un texte nécessaire, comme tu le dis de moi;-), visionnaire et d'une très grande honnêteté. Bien évidemment, la qualité de l'écriture n'y est pas étrangère, elle est elle aussi d'une honnêteté foncière. Sans détours et sans circonvolutions. Comme toi.
Merci de nous faire partager cet engagement là. Les amérindiens vivent tout, et célèbrent tout dans un Cercle, qui ne doit jamais être brisé. Car tout ce qui est sous les cieux, et les cieux eux-mêmes, existe de manière cyclique, saisons, vie et mort, révolution des planètes....tout, même tiens, la mode...!
quand on observe tant soit peu la marche du monde, c'est d'une telle évidence....
à bientôt, ma tendre Warrior.

·
Image de Eponine52
Eponine52 · il y a
Merciiii pour tes mots ma Rebelle mais tu es trop cool avec moi parce que tu sais parfois j'suis très chiante aussi ! bien sûr j'adoooore "Colère" et l'ai lu plusieurs fois ! Souvent je me mets en scène dans mes récits et celui-ci me tenait particulièrement à coeur, j'voulais partager mes engagements et convictions ! J'suis une fervente partisane de la théorie Gaïa et des rites aborigènes et amérindiens ! Tu vas me faire rougir mais j'm'en fiche, j'm'empare de tes mots sans vergogne ! La terre penche vraiment du mauvais côté, la haine monte, bientôt reviendra le temps de l'inquisition ! Ma seule religion est la nature et j'en connais pas de plus belle ! Tu as raison, tout est cercle dans l'univers, comme le disait si justement Einstein sauce Epo "le singe est bien trop intelligent pour que l'homme descende de lui" ! Et puis tu sais j'aime écrire comme je parle, simplement ! pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple et comme d'habitude quand je réponds, je m'éparpille un peu partout mais j'suis désespérément désorganisée ! Le bipède pensant est le seul animal qui tue par plaisir !! Il faudrait éradiquer tous les nazillons et les cons (pléonasme) pour laisser aux baladins (nous) ouvrir les yeux du troupeau et prendre soin de notre terre mère nourricière ! tes comms sont un vrai condensé d'amour !! gros gros bisous et douce semaine sereine et à tout bientôt !
·
Image de Vivi Sonneville
Vivi Sonneville · il y a
et voilà... En avant toute!!! Kissous
·
Image de Eponine52
Eponine52 · il y a
Comme tu dis ma Vivifiée, y'a plus qu'à ! entre Laurent qui nous emmène faire la révolution et moi et mes théories, il y a du pain sur la planche, mais faut pas désespérer on va bien finir par y arriver !! gros bisous ma Vivifiée d'amour et douce semaine sereine à toi et toute ta maisonnée (les deux pattes et aussi les quatre) ! à tout bientôt !!
·

Vous aimerez aussi !

Du même auteur

Du même thème