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Vengeance aveugle

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Nicolas Denba

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Nathalie se jette sur la porte du cabanon. Fermée.
Les bruits de pas se rapprochent. Elle va crever comme tous les autres, elle le sait. Lola, Jacques, Phillipe, Erwan, Cathy...
Putain, Cathy. Pour une fois qu’elle avait réussi sa blanquette, la vie est vraiment mal foutue. Mais aussi, qu’elle idée de passer ce week-end au fin fond de la cambrousse dans un chalet isolé.
Encore une idée de ce con de Jacques. Le pauvre, il s’est fait décapiter.
Au moins, lui n’a rien senti, pas comme Lola qui s’est pris une quinzaine de coup de machette alors qu’elle prenait tranquillement sa douche. Nathalie ne veut pas finir comme ses amis. Faut qu’elle trouve une issue. Il faut faire vite, il va rappliquer d’un moment à l’autre.
Ah...ben c’est trop tard, le type au masque d’épouvantail se tient désormais en face d’elle. Il respire fort. Nathalie trébuche et rampe vers la porte tandis que son bourreau marche tranquillement vers elle, faisant tournoyer sa machette. Des petits bouts d’Erwan dégoulinent de sa lame tranchante.
- Laissez-moi, je vous en supplie, pleurniche Nath.
Le type s’immobilise devant elle et lève sa machette.
- Enfin, depuis le temps que j’attends ce moment, tu vas crever salope.
Nathalie hurle. Bien sûr elle se fatigue pour rien car personne ne l’entendra.
« C’est un petit cabanon atypique et coquet. Et cerise sur le gâteau, perdu au milieu de nulle part. Aucune âme qui vive à des kilomètres, on pourra hurler tant qu’on veut, personne ne nous entendra » s’était vanté Jacques.
Décidément, c’était vraiment un pauvre con.
Nathalie tente une approche pour gagner du temps.
- Mais pourquoi ? pourquoi ce massacre ?!
L’homme masqué la fixe.
- Tu croyais quoi ? Tu pensais abandonner ton petit frère sur ce parking sordide et continuer ta petite vie comme de si rien n’était ? Comme tu vois j’ai survécu toutes ses années. Vingt ans que je prépare ma vengeance, vingt ans que j’imagine ce jour ou tout s’écroulera autour de toi. Vingt ans que je souffre et aujourd’hui, sœurette, tu vas crever comme tous les autres. Oh oui, tu vas crever et sentir chaque goutte de sang quitter ton misérable corps dégueulasse.
- Mais... je n’ai jamais eu de frère.
Le type baisse sa machette.
- Ah... Vous n’êtes pas Véronique ?
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