USHAD (première partie)

il y a
10 min
38
lectures
7

J'aime les gens. Je hais l'humanité et pas mal de ses représentants En particulier les toreros, les admirateurs des toreros, les gens du cirque, les dresseurs de dauphins, les chasseurs, les  [+]

Madame Wood, la directrice de l’établissement, entra précipitamment dans la salle de détente du rez–de–chaussée suivie par Jason Fox, le nouvel aide-soignant. Dans une heure, il allait effectuer sa première nuit dans la résidence « Kennedy ».

— Monsieur Kerrap, voulez–vous bien descendre de la table s'il vous plait !

Jason, étonné, regarda l’homme hors d’âge qui était accroupi au beau milieu d’un jeu de petits chevaux. En grimpant sur la table, il en avait éparpillé les pièces dont la plupart étaient tombées par terre. Il consentit à poser ses pieds sur le sol et libérer l’espace au grand soulagement des autres pensionnaires qui n’en finissaient plus de protester.

— Ils commencent à sacrément nous emmerder ceux du quatrième ! dit un résident dont la tête ne cessait de bouger.

— C’est vrai ça ! ajouta une petite dame flétrie à la voix de crécelle. C’est notre salle de jeux à nous. Ceux du quatrième, y z’ont rien à faire ici !

— Allons, allons, messieurs et mesdames, fit la directrice en affichant son sourire le plus conciliant. Je suis sûre que monsieur Kerrap n’a pas fait exprès de vous gêner dans votre partie et qu’il va bien gentiment remonter au quatrième étage. N’est–ce pas monsieur Kerrap ?

Le vieil homme élancé ne dit pas un mot et, docilement, sortit de la grande pièce pour se poster devant l’ascenseur aussitôt accompagné par une femme qui appuya sur le bouton.

— Il ne parle jamais, chuchota madame Wood en agrippant Jason par le bras pour, à son tour, sortir de la salle d’ergothérapie (comme on l’appelait un peu pompeusement). Il a perdu l’usage de la parole depuis un accident vasculaire cérébral il y a trois ans. Il n’a plus toute sa tête le pauvre garçon.

Jason se garda bien de toute réflexion. Il venait d’être embauché et ne se sentait pas de commettre une gaffe le premier jour ou plutôt la première nuit.

— Nous allons, nous aussi, monter au quatrième continua la femme. C’est là que vous travaillerez. Je dois tout de suite vous avertir que c’est un travail difficile. Vous serez payé en conséquence, mais ce serait malhonnête de ma part si je ne vous disais pas qu’aucun de vos prédécesseurs n’a tenu plus de deux mois dans ce service.

— Vous savez, dit–il, j’ai une grande expérience des maisons de retraite. J’ai travaillé cinq ans dans une institution, près de New York, spécialisée pour les personnes âgées atteintes de maladie d’Alzheimer. Comme ici, je surveillais les résidents la nuit.

— Et pourquoi donc êtes–vous venu vous perdre dans le fin fond de l’Ohio ?

— Rapprochement familial. Mon ex–femme a décidé de déménager pour vivre dans cette région. Si je voulais voir ma fille régulièrement, je devais faire un choix. J’ai fait celui de la suivre.

— Espérons que vous n’aurez pas à le regretter, soupira madame Wood d’un air sombre en pénétrant à son tour dans l’ascenseur.

Elle se tut pendant que la cabine avalait les étages. Ils en sortirent pour se retrouver face à une porte qui n’avait rien de celles que l’on trouve habituellement dans ce genre d’endroit. Tout en haut, cinq lettres étaient gravées dans le métal : U.S.H.A.D. La directrice composa un code d’au moins 8 chiffres, fit tourner une barre sur son axe et tira vers elle une porte d’acier qui devait bien mesurer dans les trente centimètres d’épaisseur.

Jason n’avait aucune idée de la signification des lettres inscrites, mais préféra ne pas dévoiler son ignorance.

— Est–ce nécessaire une telle sécurité ? demanda-t–il avant de pénétrer par l’ouverture.

Elle le regarda, une expression étrange dans le regard. Comme si elle essayait de le jauger.

— À vrai dire, finit–elle par répondre, je me le demande moi–même. Venez, que je vous présente nos onze pensionnaires.

Un vieil homme grand et sec, affublé d’une belle crinière blanche, marcha à petits pas vers eux, l’air visiblement inquiet.

— N’auriez pas vu ma femme ?

— Elle ne doit pas être bien loin dit–elle rassurante. Je vais demander qu’on la cherche avec vous, d’accord ?

Sans attendre sa réponse, elle héla une aide-soignante qui s’empressa.

— Agnès, voulez–vous, je vous prie, aider monsieur Darchir à trouver son épouse, s’il vous plait ?

— J’y vais tout de suite, madame la Directrice.

Aussitôt, la jeune femme sortit une paire de lunettes qu’elle chaussa sur son nez, prit délicatement la main du vieil homme, et l’emmena avec elle en lui parlant d’une voix douce et rassurante.

Madame Wood se tourna alors vers le nouvel aide-soignant.

— Monsieur et madame Darchir sont ici depuis un an. Il a une maladie de Parkinson. Quant à sa femme, elle déambule sans cesse et se déshabille souvent. Comme il ne peut pas la suivre à cause de ses difficultés pour marcher, je vous laisse imaginer le nombre de fois où nous sommes obligés de l’aider à la retrouver.

— Le personnel à l’air très attentionné. J’espère que je m’entendrai bien avec mon collègue de nuit.

— Malheureusement, je crains que vous ne vous sentiez bien seul pendant plusieurs jours. J’ai le plus grand mal à trouver du personnel compétent qui accepte de travailler dans cette unité. Vous ne pouvez imaginer mon soulagement de vous avoir recruté. Les deux aides-soignants qui travaillaient ici nous ont lâchés en même temps. Quant aux autres membres du personnel, ils refusent catégoriquement d’effectuer des nuits dans ce service.

— Est–ce si terrible que cela ? plaisanta–t–il.

— Disons que ce service est peu plus lourd et surtout différent de ceux dans lesquels vous avez exercé jusqu’à présent.

Tout en l’informant, elle avança jusqu’à une grande salle où trois pensionnaires étaient postés devant la télévision. Deux d’entre eux, assis dans des fauteuils roulants, s’invectivaient et leurs voix plus ou moins chevrotantes couvraient les dialogues d’un feuilleton insipide.

— Fais gaffe à c’que tu dis trou du cul, si tu veux pas te retrouver avec des glaçons dans le pantalon ! Ta quéquette sera encore plus minuscule que d’habitude !

— Au moins, la mienne, elle marche encore ! C’est pas une nouille trop cuite comme la tienne ! Et si tu continues à me les briser j’y fous le feu, abruti !

— Pff ! Avec quoi ? Tu s’rais même pas capable de faire cramer une allumette, vieux débris !

— Et toi, tu vaux même pas un frigo pourri !

— Allons, allons, monsieur Kader et monsieur Morst ! intervint la directrice. Quand cesserez–vous de vous chamailler tous les deux ? Ne voyez–vous pas que vous empêchez madame Mureno de suivre son feuilleton ? C’est que vous finiriez par nous amener de l’orage avec vos bêtises !

Les deux vieillards cessèrent immédiatement leur pugilat, non sans s’être adressé des regards assassins. La vieille dame noire remercia péniblement madame Wood qui lui adressa un de ses sourires bienveillants dont elle avait le secret, avant de ressortir.

— Vous venez d’en voir trois de plus fit–elle. Ces deux zigotos ne peuvent pas se voir en peinture : le feu et la glace ! Madame Mureno est quelqu’un de très calme, mais mieux vaut, chez elle, ne pas déclencher la tempête.

Elle frappa à la porte d’une chambre et entra sans attendre la réponse. Un homme chauve au visage vultueux, un peu bedonnant, vint aussitôt à leur rencontre. Il avait l’air un peu énervé.

— Bonjour Madame ! Madame ?

— Madame Wood, monsieur Krast. Comme hier, et comme avant–hier : madame Wood.

— Bien, bien, fit–il : et mon avion ?

— Quel avion ?

— Celui que j’avais garé dans la cour. Il est où ?

— Nous avons dû le mettre ailleurs, répondit–elle sans se démonter. Mais, ne vous inquiétez pas, nous avons toute une équipe qui s’en occupe.

— Ah, très bien. Parce que voyez–vous, je dois partir demain pour voir le président. Il a une mission très importante à me confier.

— Et bien nous verrons cela demain, voulez–vous ? En attendant, je vous présente Jason Fox, le nouvel aide-soignant qui s’occupera de vous la nuit. J’espère que vous ne ferez pas trop de bêtises !

L’homme sembla échanger avec elle un sourire complice qui se transforma en gloussement.

Une fois les présentations faites, elle rouvrit la porte pour sortir dans le couloir.

— Et mon avion, il est où ?

Elle referma sans lui répondre.

— Dans dix minutes, dit–elle, il aura oublié votre existence. Monsieur Krast est un ancien alcoolique. Il souffre d’une démence de Korsakoff. Il ne se souvient pas de ce qu’il a fait il y a un quart d’heure et invente sans cesse des choses délirantes à la place pour combler les trous dans sa mémoire. C’est un peu perturbant au début, mais on s’y fait très vite. Il ne sert à rien d’essayer de le raisonner. D’ailleurs, c’est une règle que nous appliquons toujours : éviter de contrarier nos résidents.

Ils avancèrent un peu plus dans le couloir et croisèrent un homme voûté qui sortait de sa chambre en tenant une canne blanche.

— Voici monsieur Romduck. Il est aveugle et malheureusement également sourd. Il est très difficile de communiquer avec lui. Mais, depuis trois ans qu’il est ici, il a pris ses repères. Il connaît l’heure des repas. Sinon, la plupart du temps, il reste dans sa chambre.

Elle poursuivit encore son chemin et entra cette fois–ci dans une salle à manger spacieuse, où deux autres hommes âgés étaient attablés. L’un deux, aux favoris argentés, avaient des prothèses à la place de chaque main et mâchouillait un cigare éteint.

— Je vous présente monsieur Thewlot. Monsieur Thewlot, je vous présente monsieur Fox, notre nouvel aide-soignant. Dois–je vous rappeler qu’il est interdit de fumer dans les salles communes ? ajouta–t–elle au résident.

— Dois–je vous rappeler que mon cigare est éteint ? répondit Thewlot du tac au tac.

Elle ne s’attarda pas et passa aussitôt à la table suivante. Ils entendirent distinctement le vieil homme murmurer :

— Vieille chouette !

— Monsieur Thewlot est un peu ronchon, mais il n’est pas méchant pour deux sous. Voici monsieur Smermus, fit–elle en posant une main bienveillante sur les épaules d’un autre pensionnaire. Comme vous le voyez, Monsieur Smermus porte des lunettes noires qu’on ne lui retire jamais, même quand il dort. Il se sent beaucoup mieux avec, et nous aussi. J’insiste sur ce point, Monsieur Fox : ne lui retirez jamais ses lunettes.

L’homme était installé dans un fauteuil spécial, moulé à son corps. Totalement grabataire, il ne donnait aucun signe de présence au monde.

— Venez, dit la directrice en reprenant la direction du couloir. Je vais vous présenter notre dernier résident. Monsieur Branne.

Madame Wood progressa vers le fond du couloir et pénétra dans une pièce plongée dans la pénombre. Elle était dépourvue de fenêtre et les murs étaient tous recouverts d’épais matelas. La porte était d’un alliage de métal épais d’au moins 20 cm. Là, elle chuchota au pied d’un lit où gisait, à plat dos, un être qu’on aurait cru plus mort que vivant. Il n’avait littéralement que la peau sur les os. Un tuyau sortait de son abdomen et était relié à une poche d’où coulait un liquide de couleur crème. Il reposait sur un lit sophistiqué que Jason avait déjà vu dans un reportage sur les services de grands brûlés : un lit fluidisé où le corps était porté sur un coussin d’air et qui prévenait l’apparition d’escarre.

— Monsieur Branne est le plus récent pensionnaire du quatrième étage. Il souffre de troubles du comportement extrêmement graves qui nécessitent le recours à de fortes doses de sédatifs. Vous veillerez à lui donner 100 gouttes d’halopéridol toutes les deux heures. Même s’il vous semble absolument tranquille, j’insiste pour que vous lui administriez son traitement. Vous pouvez le faire par la sonde de gastrostomie qui nous permet également de l’alimenter. Maintenant, j’aimerais que vous veniez avec moi dans mon bureau qui se trouve au premier étage. J’ai quelques papiers à vous faire signer avant que vous puissiez prendre votre poste.

Ils refirent le chemin en sens inverse, et croisèrent deux membres du personnel qui commençaient à installer les résidents dans la salle à manger pour le dîner.

— Betty ! aboya Madame Wood.

— Oui ? fit l’une d’elles en s’approchant l’air vaguement inquiet.

— J’ai, une nouvelle fois, retrouvé Monsieur Kerrap au rez–de–chaussée. Il me semble vous avoir déjà dit qu’il était sous votre surveillance et sous votre responsabilité.

— Oui, je sais Madame la Directrice. Je... Je vous prie de m’excuser. Je ne sais pas comment il a fait pour s’échapper.

— À défaut d’un cerveau, vous avez sûrement des yeux, servez–vous–en ! C’est mon dernier avertissement. Après, je serais obligée d’en informer qui vous savez.

Une lueur de pure terreur voila un bref instant le regard de la jeune femme.

— Je ferai plus attention la prochaine fois.

Sans plus s'occuper de son employée, madame Wood ouvrit la lourde porte qu’elle referma aussitôt que Jason l’eut suivie. Ils reprirent l’ascenseur en direction du premier. Elle ne lui adressa pas une seule parole jusqu'à ce qu’ils soient tous les deux dans son bureau dont elle veilla à bien fermer la porte.

— Comme je vous l’ai dit, monsieur Fox, le travail au quatrième étage est assez pénible, mais extrêmement bien rémunéré. Une fois n’est pas coutume, nos financeurs n’ont pas lésiné sur les moyens. Votre rémunération, si vous acceptez ce poste et les contraintes qui y sont associées, sera quatre fois plus élevée que celle d’un aide-soignant classique.

— Pa... Pardon ?

— Oui, je sais, cela fait toujours ça quand je l’annonce. Mais, vous verrez que vous ne volerez pas votre salaire.

Jason était totalement sidéré. Jamais il n’avait espéré gagner un jour autant d’argent.

— Bien évidemment, continua–t–elle, il y a certaines contreparties.

— Et quelles sont–elles ?

— Une totale, une absolue, une indéfectible confidentialité sur tout ce que vous pourrez voir ici pendant votre exercice. Quel que soit ce que vous y voyiez, ce que vous y entendiez, ce que vous goûtiez, ce que vous touchiez, ce que vous sentiez, rien dis–je, ne devra jamais sortir du quatrième étage. Chaque manquement à cette règle sera sanctionné.

— Et pourquoi un tel déferlement de sécurité ?

— Nos résidents sont ici pour leur bien. Sachez qu’ils ont rendu de grands services à notre nation autrefois. Nous sommes ici pour les protéger du monde extérieur. Ils l’ont bien mérité. Dans quelques jours, vous recevrez la visite d’agents du gouvernement. Ils sont chargés d’effectuer les contrôles nécessaires et vous informeront de tous les tenants et les aboutissants de votre travail. Ce sont toujours eux qui le font. J’avoue que c’est la première fois que je dois faire face à une situation d’urgence comme celle–ci. Il y a une heure que j’ai appris qu’il n’y avait personne pour garder nos pensionnaires et je dois donc me contenter de vous. Ne le prenez pas mal, mais j’aurais aimé avoir plus de temps pour m’assurer que vous ferez l’affaire.

— Ne vous inquiétez pas madame la Directrice, je ferai le maximum pour ne pas vous décevoir.

— Bien monsieur Fox, très bien. Les filles de l’après–midi vous expliqueront comment se passe la nuit et à quoi vous devrez vous attendre. Sachez cependant que si vous avez l’impression de perdre le contrôle, vous pouvez appeler ce numéro. Ne le faites cependant qu’en cas d’absolue nécessité. Nous préférons que les équipes du gouvernement restent loin de notre établissement. Ce ne sont pas des gens très commodes si vous comprenez ce que je veux dire.

Jason Fox acquiesça même si, en fait, il ne comprenait rien du tout.

Elle lui tendit une carte de visite sur laquelle les cinq lettres USHAD étaient inscrites avec en dessous un numéro de téléphone. Finalement, Jason signa son contrat avec période d’essai, et la directrice remonta avec lui au quatrième. Rapidement, elle prit congé en déclarant qu’elle devait absolument se dépêcher si elle ne voulait pas rater la dinde de Thanksgiving.

Les résidents finirent de manger, stimulés par le personnel de l’après–midi qui, lui aussi, semblait avoir hâte de quitter l’établissement pour se retrouver en famille. Puis, ils furent emmenés dans leur chambre pour y passer la nuit. Fox proposa son aide, mais l’infirmière du service lui fit signe de la suivre dans la salle de soins. Elle semblait lasse et traînait légèrement les pieds.

Elle parlait avec un accent assez peu élégant en ruminant un chewing-gum.

— On vous a dit pour Branne ?

— À propos de son traitement ?

— Ouais. Je viens de lui donner sa ration à 20 h 45. Z’aurez qu’à lui en redonner entre 22 h 45 et 23 h. Et puis après, toutes les deux heures.

— Cent gouttes, c’est énorme comme dose.

Elle émit un petit ricanement.

— z’êtes nouveau, vous, ça se voit ! Un bon conseil, si vous ne voulez pas avoir d’emmerdes, n’oubliez pas de lui filer ses gouttes au vieux. Quand il commence à s’énerver, en général, ça se gâte. Je ne vous en voudrai pas si vous lui en filez cent cinquante. Personne ne vous en voudra.

Il acquiesça. Il aurait aimé en savoir plus, mais l’infirmière enchaîna.

— Si vous paumez madame Darchir, les lunettes sont dans le tiroir de droite de la table de nuit de la vioque. Faites gaffe à Kerrap, c’est un sournois. Il trouve toujours un moyen de se barrer. Essayez d’éviter que ça dégénère entre Morst et Kader. Ces deux–là sont toujours en train de se chercher des noises. Krast et Romduck sont plutôt calmes. Smermus aussi, mais faites attention que personne ne lui enlève ses lunettes. Thewlot est un chieur. Enfin la mère Mureno, méfiez–vous–en. Elle a l’air gentil, mais c’est une vraie salope. La dernière fois elle nous a foutu un week–end à chier, rien que pour nous emmerder.

Fox se disait qu’un Week–end à chier pour emmerder était plutôt logique, mais il se garda bien d’émettre la moindre bribe d’humour devant cette femme qui en semblait totalement dénuée. La perspective d’un salaire plus que décent à la fin du mois lui ordonnait d’éviter de se mettre quiconque à dos le premier jour.

L’infirmière continua quelques minutes en lui montrant où se trouvait le matériel, les changes, les draps, et lui serra bien vite la main pour se faufiler avec les autres par la gigantesque porte en métal qui se referma. Il aurait aimé poser beaucoup plus de questions, mais manifestement, tout le monde était très pressé de partir. Il entendit le bruit de la grande barre de fer qui couinait sur son axe puis un claquement sonore qui témoignait du verrouillage.

Jason Fox se retrouva seul.



À suivre ici : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/ushad-deuxieme-partie
7

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !