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Un père Noël de l'Espace

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Slavia

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La petite Chloë attendait depuis des semaines, ses parents lui avaient promis. Une parenthèse dans la vie morne et solitaire d’une enfant de sept ans isolée sur la ceinture d’astéroïde de la famille de Hilda où vivaient et travaillaient ses parents.
C’était une jolie petite et menue fille blonde, avec d’immenses yeux clairs, habillée comme au dix-huitième siècle, dans une petite robe bleue comme ses yeux, avec un petit tablier blanc devant.
Elle avait appris récemment qu’elle ne retournerait pas sur Terre auprès de Grand-Mère Jojo, son aïeule adorée. Elle resterait coincée sur la ceinture d’astéroïdes, dans la famille de Hilda, pour les fêtes de Noël. Et elle était donc infernale avec ses parents.
⸺ Josef, TA fille a encore fait des bêtises.
Vanessa, sa mère, était véritablement hirsute, Josef, le papa, lui, complètement passif. Il lui répondit d’un air las :
⸺ Qu’est- ce qu’elle a encore fait, NOTRE fille ?
Vanessa le fusilla du regard avec ses immenses yeux bleus qu’elle avait légué à Chloë. Josef ne sembla pas se sentir touché.
⸺ Elle vient encore de faire bugger Calvin, elle l’a enfermé dans une boucle algorithmique infinie.
⸺ C'est-à-dire ?
⸺ Regarde-le.
L’être d’albâtre semblait absent, le regard lointain, dans le vide, il bougeait frénétiquement son bras gauche, lui faisant parcourir de grands arcs de cercles.
⸺ Elle a fait quoi ? demanda Vanessa.
⸺ Elle a tout simplement demandé à Calvin comment, impérativement, elle pouvait rejoindre Grand-Mère Jojo.
⸺ Et ça a fait buggé Calvin ? Juste ça ? Il ne sait déjà pas où est ma mère, vu qu’il a été construit ici.
⸺ Elle lui a bien dit : sur Terre.
⸺ Ah, et alors, il a dû lui dire que c’était impossible, et annulé, vue la situation politique entre le gouvernement Martien et les gouvernements Terriens. Si un seul astronef essayait d’approcher notre planète natale....
⸺ Il serait détruit, je suis d’accord. Mais elle lui a dit que c’était vital !
⸺ D’où la boucle infinie. Combien va nous prendre le roboticien ? Et d’ailleurs, est-ce qu’il n’est pas en congé pour Noël ?.....Chloë !!!!!!!!!!
La petiote s’approcha discrètement, et timidement de son père, et leva peureusement les yeux vers le visage courroucé de son papa longues jambes.


Marcus Sindba était, lui, loin, bien loin, de ces scènes innocentes et familiales. Il était bien 14h00, heure Terrestre, et il se réveillait à peine d’une énième nuit d’ivresse et d’oubli. Oubli qu’il était là, isolé dans une station abandonnée d’un astéroïde perdu, dans l’attente d’un job, de quelques sous pour boucler sa fin de mois, à défaut de ne pouvoir, lui non plus, retourner sur Terre.
Il commençait à se rendre compte qu’il n’était plus tout jeune pour ces co...ries. Son corps, après chaque nouvel excès, était de plus en plus engourdi. Mais sa volonté n’était tournée que vers la seule idée de trouver son hydromel : l’eau de Phobos, un alcool puissant qui n’avait d’eau que le nom.

Sa cabine stationnaire de célibataire était un vrai chantier, une m...de foutoir insupportable. Les bouteilles, les cartons de pizza (livrées par les robots livreurs, mais le dernier, la semaine dernière l’avait laissé mourir de faim vu que sa carte de crédits ne passait plus), la poussière, les fringues éparses, un vieux slip sale qui trainait au milieu du salon, étant donné qu’il ne s’était pas lavé depuis, pfutt, au moins soixante-douze heures (et à cette seule idée, il se marrait tout seul), sur la table, l’assiette de la veille, et un verre renversé accompagné de sa flaque d’eau de Phobos, ce qui lui rappela qu’il avait mal à la tête car il devait s’être assommé sur la table et qu’il n’aurait bientôt plus de Phobos.
C’était donc une saleté, mais la sienne, vu que la compagnie qui l’avait licencié pour se diriger plus vers l’extérieur, vers Jupiter, lui avait laissé, et il s’y accrochait.
Il se rappela le jour, et consulta son compte sur sa tablette personnelle, et constata qu’il avait touché son aide spatiale aux chômeurs, mais qu’il ne lui restait plus que 10 astéro-fricks sur son compte, il calcula alors qu’il devrait attendre au moins trois jours, et première réflexion : comment tenir alors qu’il n’avait plus beaucoup de réserve.
Il faudrait se rationner ou trouver des espèces quelques part pour sortir, en scaphandre et en astronef (lui restait-il assez d’énergie) pour aller au magasin ; ou peut-être les deux : se rationner, mais en même temps, sortir voir des gens, et pour ça : se laver, se raser, s’habiller, bref se sociabiliser, mais à quoi bon ? Les gens s’en foutent d’un chômeur.
Il se précipita vers la cuisine, effleura le mur de droite près de la plaque de cuisson, un panneau de déroba, révélant des réserves oubliées : deux bouteilles de Phobos, sa dernière bouteille de vin de la Terre (et de SA terre natale), du rhum de l’Espace (des fermes Vénusiennes), deux bouteilles, et ça, ça blinde bien, ça fait passer l’ennui, et puis une peu de déshydraté en nourriture, mais qui entamerait sa réserve d’eau, mouais, un bon prétexte pour picoler.
Ouf ! Il devrait encore se sociabiliser, mais pas avant environ bien trois jours, ce qui calmerait la banque.
« Chômeur 109894 ? Vous avez un message de l’Agence Pour l’Emploi, veuillez-vous contacter par la voie gratuite fournie. »
⸺ Contact ! répondit-il machinalement.
Mais il se disait que ce serait encore une mission pourrie ou qu’on le refuserait.
« Chômeur 109894 ? Vous avez une nouvelle proposition sur votre dossier. Il s’agit d’une demande urgente : le soir de Noël pour Les Grands Enfants, enseigne de jouets, vous serez inclus dans un exosquelette en forme de Père Noël, d’où vous piloterez un module de traction spatiale imitant un traineau avec ses rennes selon un itinéraire programmé. Au passage de chaque station spatiale, vous ferez un signe de la main. Salaire : 125 astéro-fricks + tickets repas de 4 astéro-fricks pièces selon convention, dont avance de 3 tickets repas fournis dans le véhicule conformément à la convention collective. Cette annonce est urgente : nous sommes le 22 décembre. Acceptez – vous cette mission ? »
⸺ Non, ça ne va pas ! Moi, aller faire le c.. dehors pour amuser les enfants ?
«  J’examine votre dossier....malheureusement, c’est la troisième proposition que vous refusez. Je dois vous demander de confirmer ou infirmer votre refus, en vous prévenant qu’en cas de confirmation, vos allocations seront suspendues jusqu’à nouvel ordre. Confirmer ou infirmer ? »
Le sang de Sindba ne fit qu’un tour : si son compte n’était pas approvisionné, même son oxygène et son eau seraient limités au strict minimum, et son voisin avait failli en mourir, ce qui avait secoué l’opinion publique.
Et puis, ça pourrait être marrant. Et en plus il avait oublié les fêtes, il fallait qu’il tienne plus de trois jours, et avec les 12 astéro-fricks de ticket-repas, il n’aurait à toucher à son compte que pour l’alcool, si ça marchait, et ça, il pouvait être tranquille puisqu’il était refusé partout, même pour ça.
⸺ OK ! OK ! Infirmer ! INFIRMER !
« Vous acceptez le poste. J’envoie votre CV. »
La voix se tut, et il retourna vaquer à ses (non)-occupations, se disant qu’il y en aurait bien pour une bonne heure avant qu’on lui dise non.
Il recomptait les réserves de son placard secret, et il ne s’était pas passer deux minutes quand :
« Dossier accepté ! Date, heure et lieu de rendez-vous fournis sur votre compte que vous devez consulter immédiatement. »
Il aurait dû sauter de joie, mais il n’eu qu’une réflexion :
⸺ Déjà !
La voix se fit plus Humaine, comme si ces robots avaient une âme :
« Nous sommes le 22 décembre, Monsieur Sindba, et encore bien joué d’avoir sauté sur l’occasion, il y aura au moins une ligne à votre CV cette année. Bonne journée et bonne mission. »

Il n’en revenait pas ! Du travail ! Après tant d’années de recherche. Ça valait bien de se resservir un petit coup ! Mais il n’avait que deux jours pour se re-préparer au réveil.
Après vérification, il s’aperçut que la convocation n’était qu’à 14h, formation jusqu’à 17h, pause repas, très tôt donc, démarrage de la tournée à 18h, fin de la tournée 22h, deuxième tournée le lendemain de 10h à 12h, avec un petit déjeuner au dépôt à 8h, le tout en heures galactiques. Bref, il pouvait s’accorder un petit verre festif ce soir, vu qu’il serait réveillé à tant le 24, pour partir au fameux dépôt dont l’adresse était à deux pas de chez lui. Son vieux propulseur individuel lui suffirait.
Machinalement, mais dans un grand rire, il alla se chercher un verre, et s’accorda une grosse lampée de Rhum de Vénus, qu’il avait déjà engloutie avant d’arriver au salon, mais il avait pris soin, se connaissant, d’emporter la bouteille.

Pendant ce temps, chez les Hilda, Calvin avait été, plus ou moins bien, réparé par Josef. Mais il restait quelques petits bugs, par exemple, il ne finissait pas ses phrases, et les ponctuait par un mouvement de la tête vers la droite, et quand il ne faisait rien, son bras gauche pendait lamentablement.
Mais il accomplissait du mieux qu’il pouvait son devoir de robot-nounou, ainsi c’est lui qui rappela à son maître que la petite allait toujours mal :
⸺ Maître ? Maître, Mademoiselle Chloë est toujours à l’arrière de.....
⸺....de la station, termina agacé Josef. Et alors ?
⸺ Elle n’est pas venu.....
⸺ Elle n’a pas goûté ?
⸺ Exactatttttta ?
⸺ Tu veux dire « exact ».
⸺ Oui.
⸺ Tu peux m’en dire plus.
⸺ Elle ne quitte pas le hub...
⸺ Le hublot arrière ? Tiens ?

En effet, Chloë restait collé au hublot rond de verre de bore et de plomb, malgré toutes les consignes antiradiations, qui recommandaient de ne surtout pas dépasser une heure d’exposition et de préférer les écrans des caméras de contrôle.
Et les yeux bleus de la petite fille se perdaient dans l’infini des étoiles, des astéroïdes, des gaz galactiques multicolores, voire même, s’y mélangeaient, à la recherche d’un petit point lumineux, la Terre, dans l’espoir, naïf, de voir la maison de sa mamie Jojo.

Le 24, au dépôt, le chef d’équipe était une sorte de sergent-instructeur-grande-gueule d’au moins deux bons mètres de haut, roux à longues moustaches de gendarme sévère, qui sut accueillir ses « recrues » avec quelques mots doux de sa composition :
⸺ Bon, alors les gars ! Comme d’habitude dans cette ceinture d’astéroïdes de feignants et d’assistés, nous n’avons pu récupérer que les moins paresseux et les quelques chômeurs rattrapés par la fin de droit, qui auront bien voulu lever leur cul de devant leurs écrans pour aller travailler. Mais comme d’habitude, les moins feignants dans ce coin paumé de l’espace ne sont pas les plus malins. Alors, écoutez – moi bien : vous avez tous affirmé dans votre CV savoir piloter un module extérieur, et avoir porté un exosquelette de contrôle ? QUI A MENTI !!!????
Personne n’osa bouger. Mais le « sergent-instructeur » croisa le regard de Sindba qui visiblement, comme d’habitude, sa grand malédiction, ne paraissait pas convaincant, voire avait l’air un poil crétin.
⸺ BON ! DES MENTEURS, JE SUIS SÛR QU’il Y EN A ! MAIS ON S’EN FOUT ! LE MODULE EST MOINS CON QUE VOUS, IL SE PILOTE TOUT SEUL ! Vous n’aurez qu’à faire coucou en direction de chaque station. CE N’EST PAS TROP DUR ! COUCOU ! COUCOU !
Et il se mit à faire le mouvement de la main à ses ouailles. Sindba se retenait de rire. Il y a du bon à être pris pour un con, vu qu’on vous met avec des cons, et qu’on se retrouve dans des situations hilarantes quasiment tout le temps.


⸺ Chloë ! Chloë ! Tu viens dire bonsoir à tonton Gaïa ?
Choë ne répondit pas.
⸺ Chloë !! Tu es de plus en plus impolie ! Alors tu quittes ce hublot et tu viens dire bonsoir à tout le Monde.
De mauvaise grâce, la petite fille se dirigea vers le salon où les adultes déjà présents prenaient l’apéritif en parlant de trucs d’adultes, verres à la main et petits gâteaux salés sur les tables basses. Le fameux tonton, un jeune aventurier barbu, revenait de mission dans les mines de Varuna dans la ceinture de Kuppler, il y avait aussi Grand-Père Kevin, le papa de maman, un vieil homme grand et élégant, et la sœur de papa, tante Sandra, ainsi que l’ami de boulot de papa, un terrien triste, coincé dans la ceinture, Kamel.
La petite fille salua timidement tout le Monde, répondit vaguement aux questions, resta moins de trois minutes et repartit vers le hublot, poursuivie par la voix de sa mère :
⸺ Tu sais qu’on va manger ?
Kamel demanda :
⸺ Qu’est- ce qu’elle a ?
⸺ Ma mère lui manque, expliqua Josef.
⸺ Je la comprends, répondit l’invité.
⸺ Oui. C’est sûr, elle n’est pas née au bon moment, cette enfant, ajouta Kevin.
⸺ D’autant que la tension monte ; expliqua Gaïa.
⸺ Tiens, pourquoi ? demanda Vanessa. Ils ont trouvé quoi de plus pour sa disputer ?
⸺ Les mines sur lesquelles je travaille : on a trouvé des terres rares agréés par des micro-organismes Alien, sous la glace, et bien évidemment, comme le premier explorateur était un Terrien, la Terre réclame des droits sur chaque gramme de matière vendu au reste du système Solaire. Les Vénusiens ont déjà donné leur accord, ainsi que Cérès, mais les gens de Io et Europe ne veulent pas en entendre parler, pas plus que Mars, ni la ceinture bien sûr, je veux dire le reste de la ceinture.
⸺ Donc, on s’approche vers une nouvelle guerre ? demanda Kamel.
⸺ Sûrement ! répondit Kevin.
⸺ Je ne suis pas prêt de revoir ma famille.
⸺ Pas plus que cette petite sa Grand-Mère.

Marcus se retrouva donc dans l’exosquelette Père Noël. En fait d’exosquelette, c’était un immense robot dans lequel, le pilote était assis, le bras droit prix dans une sorte de prothèse, et la tête, en réalité à hauteur du cou dans un casque équipé d’électrodes, entouré de capteurs lasers chargés de suivre ses mouvements ; lesquels étaient parfaitement imités par le robot en forme de gros monsieur hilare en barbe blanche.
Un faux collier cachait un hublot, et la ceinture des caméras de contrôle.
Du bras gauche, il pouvait encore picoler, et même manger un casse croûtes, un système de trappes lui permettait d’évacuer les déchets vers le traîneau et une conduite d’évacuation, et comme la prothèse était accrochée par des câbles épais d’acier, de sorte qu’au besoin, il pouvait libérer le bras droit.
En passant devant chaque station, il fallait faire bonjour de la main en tournant la tête vers les hublots. Une station : « bonjour », une station « bonjour », une station : « bonjour ». Un coup à gauche, un coup à droite.

Chloë avait quitté la table, au moment du pousse-café, quand les adultes commençaient à délirer et, oubliant qu’ils avaient une enfant à table, en racontant des histoires qu’elle savait n’être pas pour elle-même si elle n’en comprenait pas tous les mots ; et à ce jeu – là, Gaïa et Kamel, qui avaient beaucoup bourlingué, n’étaient pas les derniers avec leurs rires gras. Elle avait rejoint son hublot et regardait de nouveau le petit point brillant qu’était la Terre.
Elle distingua une deuxième petite lumière qui semblait en émerger, puis qui grandit, elle reconnut d’abord une forme allongée, puis comme un, puis, deux quadrupèdes à bois. Dans l’espace ? Oui, d’ailleurs, ça grossissait, et il y en avait cinq, et ça tirait une forme derrière.
Au moment où ça commençait à être distinguable, ça tourna de sorte à passer de profil, alors elle reconnut des rennes, un traineau, et....le Père Noël ! Il se tournait vers elle, et il lui souriait en lui faisant de grands signes de la main. Elle sourit.
Mamie Jojo lui envoyait « son » Père Noël.

Marcus, par curiosité, avait zoomé, comme ça, tout en picolant, et en bouffant un sandwich de pain de mie et de saucisson. La plupart du temps, il n’y avait personne. Tout le Monde s’en foutait, faisait la fête.
Mais, à un moment, sur une station vers la droite, il distingua une tête de petite fille, une petite fille faite comme une petite poupée blonde, avec d’immenses yeux bleus, et un peu du bras qui répondait à son bonjour.
Mais ces yeux bleus ! Ces immenses yeux bleus !
Il lui semblait distinguer des larmes. Des larmes de joie. Il regarda sa bouteille. Se rappela son enfance, quand il n’était pas alcoolique, que lui aussi croyait au Père Noël, que la vie était belle ! Les larmes lui montaient aussi.
Il regarda sa bouteille d’eau de Phobos. Il en restait un fond. Il réfléchit, se résolut : le 26, il irait voir son médecin, pour arrêter. Et dans un immense soupir, la balança dans la trappe. Quelques secondes plus tard, elle partait dans l’espace.

Chloë vit une étoile filante partir dans l’espace au moment où elle entendit son père dire :
⸺ Tu viens Chloë, le papa Noël est passé.
⸺ Je sais Papa !
Mais avant d’ouvrir son cadeau, elle fit une dernier « au-revoir » au Père Noël de l’Espace, qui lui répondit, tandis que l’étoile filante continuait de briller.

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Jo Theroude · il y a
Merci de m'avoir invité, votre texte est original et bien conté. Vous ne devriez pas vous censuré pour quelques petits gros mots, ça fait aussi partie de la littérature ;-)
Pour finir, j'ai apprécié la chute qui fait renaître en chacun de vos personnages un peu d'espoir... c'est la magie de Noël !
À bientôt.

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Slavia · il y a
Merci à vous, Jo.
J'essaie de démontrer que, dans la SF, des scènes de vies futures ordinaires peuvent faire aussi de jolies histoires. Je n'ai rien contre les histoires classiques, type space-op pleines de bruit et de fureurs, mais elles ne me viennent pas toujours.

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