Un jour ou un autre, demain ou jamais

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Dans huit jours ou dans deux semaines, ou plus tard peut-être, elle l’attendra, écoutant le CD qu’il a fait pour elle, savourant sa voix,
elle se laissera entraîner par le rythme de la musique, se balancera imperceptiblement, imaginant que cet homme est là, près d’elle.
Depuis quelques jours, elle s’est surprise à tant aimer dériver dans ses propres rêves.
Alors, elle imagine... ce qu’elle voudrait tant vivre :

Elle ferme les yeux, il l’enlace et la caresse doucement, elle pose sa tête contre son épaule et savoure la douceur de ses doigts,
elle n’ouvre pas les yeux pour ne pas rompre ce bonheur si sensuel et elle ressent ses baisers légers dans son cou.

Elle entendra la porte s’ouvrir, sans avoir besoin d’ouvrir les yeux, elle sentira, elle sait que c’est lui, elle ouvrira ses bras, il s’y enfermera,
elle se plaque contre lui, avide de mieux le percevoir, depuis tout ce temps qu’elle attend cet instant nouveau, ou ce nouvel instant...
elle s’incruste en lui pour ressentir toute sa virilité qu’elle espère en éveil... il laissera courir ses doigts sur sa peau, à l’écoute,
il lui enlèvera son petit haut noir pour mieux la voir frémir de son approche, d’un doigt il dessine les contours de sa poitrine émouvante, encore protégée par les étoffes...
(elle sait, dès cet instant, que son attente va être insupportable, elle sent au tréfonds d’elle-même qu’il va la faire languir comme jamais),
elle n’est déjà plus que frémissements, sensations, émotions, son souffle s’accélère au rythme des mains qui la survolent.
La belle, parfois si timide, ne dira rien lorsqu’elle sentira sa main faire glisser la fermeture éclair de son pantalon noir,
au contraire elle tentera désespérément de maîtriser ses réactions, de ne pas (trop) laisser parler son corps...
les yeux fermés, elle se verra quand même, comme si son miroir intérieur lui permettait de se distinguer dans ses bras d’homme, le pantalon aux pieds.
Elle se demandera furtivement s’il va lui attacher les mains, un de ses fantasmes.

Malgré ses efforts, un soupir lui échappe lorsque son pouce remonte de ses fesses à son cou puis vice-versa lentement... il sait si bien éveiller sa peau !
Elle ne dit rien encore lorsqu’il la soulève jusqu’au lit et la fait s’asseoir au bord, il achève d’ôter son pantalon et lui ouvre les jambes,
agenouillé devant elle, d’une main il écartera sa culotte pour y engouffrer sa langue ardente, elle n’aura plus honte de laisser voir l’excitation qui l’a saisie dès son arrivée.

Elle se cabrera de bonheur et de gêne délicieuse quand son index se baladera entre ses fesses et la pénètrera en un va et vient lancinant,
elle ne sait plus où il est, comment il fait, elle ne sait plus ce qui la fait tant réagir.
Il devinera comme par magie les images qui lui envahissent la tête, il sentira qu’elle se demande,
qu’elle attend, autant qu’elle craint de découvrir le feu de sa langue forçant son anneau.
Elle ne saura plus où elle est. Est-ce sa langue gourmande et si habile qui continuera de fouiller son sexe et lécher ses lèvres,
est-ce ce doigt terrible qui dilatera merveilleusement son anus...
elle pressera sa tête contre son ventre comme si elle voulait l’y imprimer, ou lui faire sentir combien elle aime cette présence.

Elle attendra qu’il la retourne, presque brutalement, elle désirera tant sentir son sexe s’enfoncer en elle, elle n’osera presque pas se l’avouer à elle-même,
être prise au fond de son vagin pendant que son doigt d’amour l’enculera, se sentir alors tellement sienne, à sa merci...
elle brûlera qu’il lui fasse prononcer ces mots terriblement désirés, indécents et précieux, ces mots qui expriment si bien,
si intimement ce qu’elle ressent dans le secret de ses rêves. Qu’elle n’ose pas encore exprimer d’elle-même...et pourtant...

Et pendant ce temps, il sait qu’elle l’attend, il aime presque la faire attendre ainsi, la savoir impatiente, peut-être angoissée,
il devine que cette attente contribue à l’envahir d’un désir inconcevable, irrépressible. Non pas qu’il veuille la faire souffrir, mais exacerber à l’extrême son besoin.

Eh bien non, il ne va pas entrer si vite dans son jeu ! A peine arrivé, il la prendra dans ses bras, l’embrassera doucement, sur les lèvres,
juste un peu, juste pour retrouver le goût de sa langue et si elle laisse sa bouche ouverte collée à la sienne, il lui donnera un peu de sa salive ;
puis il lui offrira de descendre boire un thé (est-ce l’heure du thé ???), l’air dégagé, sera-t-elle surprise ?

Osera-t-elle lui montrer son désir, lui dire son envie ? Elle se sentira complètement dépassée, elle le regardera, guettant dans son regard un signe, un sourire, une aide...
Oui, il sourit... il la regardera, ses lèvres sourient, son regard sourit...il ne dit rien, mais elle lit bien ce qu’il ne dit pas...
« Tu me tortures dans mes désirs... »
« Bien sûr, cara mia, je ne t’impose rien, jamais, je te montre le chemin...si tu ne veux pas continuer à avancer... tu es LIBRE...»
Osera-t-elle avouer tout ce qui la transporte et lui fait tant et tant envie ?
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