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Aurélie Beutin

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FINALISTE
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Pourquoi on a aimé ?

Des meurtres commis dans le métro lillois, deux policiers qui mènent l'enquête et étudient plusieurs pistes... Une nouvelle policière comme on ...

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6h14 du matin. Stéphane est tiré de son sommeil par la sonnerie de son téléphone portable. Sur l’écran clignote le nom d’Alex, son coéquipier. Alors que sa femme, allongée à côté de lui, soupire, Stéphane s’extirpe du lit et sort de la chambre.
— Ouais, répond-il.
— Salut copain ! On a besoin de toi.
— T’es au courant que j’ai pris ma journée ?
— Ouais, mais tu m’avais dit de te prévenir si on avait un nouveau cas...
— Je vois. T’es où ?
— Ligne 1. Station Quatre Cantons.
— J’arrive.
Alors que Stéphane récupère ses vêtements et son arme de service dans la chambre à coucher, Virginie l’interpelle :
— Où tu vas ?
— Au boulot.
— Tu devais emmener Julien à son épreuve de philo.
— Je n’ai rien promis, se défend Stéphane.
— Dans la vie, il y a des choses qui n’arrivent qu’une fois. Tu sais ça ?
La discussion est close. Virginie se rallonge, tournant le dos à son mari. Stéphane quitte le domicile.
Avant de démarrer sa voiture, il jette un dernier regard à la maison silencieuse. Il espère que la déception de son fils n’aura pas d’incidence sur le déroulement de ses examens. Il se reprend. Après tout, Julien a l’habitude de se passer de son père : les anniversaires, Noël, sans parler de la fois où il avait eu sa crise d’appendicite. Avec ou sans lui, Stéphane sait que son fils obtiendra son baccalauréat. Les mains serrées sur le volant, il accepte tant bien que mal d’endosser, encore une fois, le rôle de l’éternel absent. Les sacrifices sont le lot de tous les policiers.
Alors qu’il roule dans les rues de l’agglomération lilloise, Stéphane laisse glisser son regard sur les maisons des mines blotties les unes contre les autres. Même en plein mois de juin, elles ont l’air de grelotter.
Arrivé à la station Quatre Cantons nichée en plein milieu de la cité universitaire, Stéphane est accueilli par Alex qui l’entraîne en direction de la rame immobilisée.
— Cette fois, il s’agit d’une étudiante. Ophélie Bourquin, vingt-deux ans, en troisième année à l’École centrale de Lille.
D’une main gantée, Alex lui tend un sachet plastique.
— C’est ce qu’on a trouvé dans les poches de son jean. 
Stéphane note la présence de pièces de monnaie, d’une carte d’identité, d’une carte d’étudiant, et de ce qui ressemble à un ticket de métro froissé.
— Pas de sac ? demande-t-il.
— Non, c’est tout ce qu’elle avait sur elle. À mon avis, elle devait revenir d’une soirée dans un des bars du centre. Les jeunes ne prennent pas de sac, pas de veste. Comme ça, ils économisent le prix du vestiaire.
Lissant le plastique protégeant les papiers de la jeune fille, Stéphane regarde une photo, sur laquelle Ophélie Bourquin lui adresse un sourire franc. Un sourire que plus personne n’aura l’occasion de voir.
Alors qu’il marche sous les néons blafards de la station de métro, il sent une migraine naître derrière ses yeux. Dans la rame, ce qu’il voit ne l’aide pas à aller mieux. La première chose qu’il aperçoit, c’est un débardeur en lin blanc teinté d’hémoglobine. L’estomac de Stéphane se crispe. Le policier se souvient de son premier cadavre : il n’avait pas pu se retenir de vomir. Avec l’expérience, les policiers acquièrent leurs petits trucs. Celui de Stéphane, c’est de fermer les yeux et de respirer une profonde bouffée d’air. Frais de préférence, quand il y en a. Mais ce matin, l’atmosphère est saturée par des effluves de métal chaud et de poussière. Il a l’impression d’étouffer. Stéphane lutte pour se reprendre et se penche pour examiner le corps de la jeune fille.
Dans sa vie, il en a vu des victimes d’homicides. Mais des massacres comme celui-là, rarement. Que peut-on dire d’un type qui se jette sur une jeune femme, lui lie les mains sur le visage avec du fil barbelé, fait une dernière boucle autour de sa gorge ? Stéphane imagine Ophélie qui se débat et se mutile elle-même. Et l’autre qui la regarde agoniser.
Décidant qu’il en a assez vu, le policier se lève et demande à son collègue :
— L’heure de la mort ?
— Environ cinq heures ce matin.
— Qui l’a trouvée ?
— Un agent de sécurité qui a vu le sang goutter entre les portes.
— Il a remarqué autre chose ?
Alex secoue la tête et poursuit :
— Les vêtements de la victime étaient en place. Le légiste va vérifier au moment de l’autopsie... Mais il y a peu de chance qu’on trouve des traces d’agression sexuelle...
— Comme la dernière fois, conclut Stéphane.
Deux jours auparavant, le corps d’une autre femme avait été retrouvé, en fin de soirée, sur la même ligne de métro. Marie Baudoux, la quarantaine, infirmière en gastro-entérologie au CHU de Lille, avait été découverte exsangue, avec les mains attachées sur le visage grâce à du fil barbelé. Le médecin légiste avait émis une hypothèse. Ce meurtre n’avait pas forcément pour origine un cerveau dérangé. Un tel déchaînement de violence pouvait s’expliquer aussi par un mobile personnel. Dans le cadre de crimes passionnels, on avait trouvé des corps lardés de multiples coups de couteau. Il se trouvait que Marie Baudoux avait rompu quelques mois auparavant avec son compagnon. Aux dires des proches de l’infirmière, les rapports entre les deux amants étaient plutôt houleux. Stéphane et Alex croyaient tenir leur coupable. Mais le candidat avait un alibi solide : un séjour en cellule de dégrisement. Retour à la case départ. Retour à l’hypothèse glaçante de l’anonyme fou furieux.
— Je vais avertir la famille d’Ophélie, annonce Alex, sortant son collègue de ses pensées. Tu devrais faire un saut à l’École centrale, histoire de retracer l’emploi du temps de la fille. Je les ai prévenus de ta venue. On se retrouve en fin de matinée.
À son arrivée à l’École centrale de Lille, Stéphane s’aperçoit qu’effectivement, il est attendu. Appelé par la secrétaire de l’accueil, le directeur met à peine une minute pour faire son apparition. Sa poignée de main ferme laisse entendre que l’homme a de la personnalité, mais ses traits sont tirés.
— Je vous remercie de nous avoir prévenus si rapidement. Suivez-moi, je vous prie, dit-il d’une voix lasse.
Guidant le policier à travers un dédale de couloirs, le directeur poursuit :
— C’est une tragédie. Ophélie Bourquin était une de nos étudiantes les plus brillantes. Et je ne dis pas ça pour faire de la communication. Nous avons, avant tout, affaire à de jeunes gens qui déploient d’énormes efforts pour réussir, qui peuvent connaître de terribles déceptions et qu’on doit parfois rassurer. Certains l’ignoreront toute leur vie, mais il est difficile de ne pas s’attacher à eux.
— Vous vous étiez attaché à mademoiselle Bourquin ?
— J’étais son tuteur en première année. Je n’arrive pas à croire qu’une telle atrocité ait pu avoir lieu. 
Posant finalement la main sur la poignée d’une porte, l’homme annonce :
— J’ai convoqué les camarades de mademoiselle Bourquin afin qu’elles vous aident à retracer son emploi du temps.
La porte du bureau s’ouvre sur trois jeunes femmes au teint pâle et aux yeux rougis. L’ambiance est lourde et le moment pénible. Stéphane décide d’entrer dans le vif du sujet.
— Est-ce que vous pouvez me résumer votre journée d’hier avec Ophélie ?
La première, après avoir pris une profonde inspiration, commence son récit. Les deux autres lui apportent leur soutien quand la peine devient trop forte, quand il devient insupportable de parler de leur amie au passé.
La veille, Ophélie Bourquin a suivi ses cours comme d’habitude. En fin de journée, ses amies et elle ont rejoint leur logement, chacune de son côté. Elles devaient ensuite se voir aux alentours de vingt et une heures.
— Vous savez ce qu’a fait Ophélie ?
— Elle a terminé un devoir de maths qu’on devait rendre aujourd’hui. Je le sais, car elle m’a appelé pour vérifier une formule.
— OK. Quand vous vous êtes retrouvées en début de soirée, est-ce que vous avez remarqué quelque chose d’inhabituel dans le comportement d’Ophélie ?
— Non.
Ensuite, les jeunes filles racontent qu’elles ont toutes rejoint le centre de Lille pour participer à une soirée à thème. Alors qu’il note l’adresse du bar sur son calepin, Stéphane demande :
— Vous y êtes allées comment, à cette fête ?
— En voiture.
— Je suppose que vous deviez revenir ensemble... Comment se fait-il que ça n’ait pas été le cas ?
Le policier s’interrompt, regarde les jeunes filles qui s’agitent sur leurs chaises. Un air de culpabilité s’installe sur le visage de l’une d’elles, probablement la propriétaire de la voiture.
— À trois heures du matin, on avait décidé de rentrer. Mais Ophélie était tombée sur un garçon qu’elle connaissait et comme elle avait des vues sur lui, elle voulait rester un peu.
— Et vous l’avez laissée...
— Elle nous a dit de ne pas nous inquiéter, qu’elle prendrait le métro...
— Vous n’avez pas protesté ! intervient une voix, à la droite de Stéphane.
Le directeur, un mélange d’effarement et de colère sur le visage, s’est redressé dans son fauteuil. Les trois étudiantes gagnent un degré de lividité supplémentaire.
Non, elles n’ont pas protesté. Et la question de savoir ce qui se serait passé, si elles l’avaient fait, les taraudera toute leur vie. Stéphane, qui a vu des témoins se gâcher l’existence avec des « si », intervient.
— Sauf votre respect, monsieur, mademoiselle Bourquin était majeure. Si elle était, à ce moment, en pleine possession de ses moyens, ses amies ne pouvaient en aucun cas la forcer à rentrer avec elles. 
Calmé, le directeur ne réplique pas. Après avoir noté le nom de l’homme rencontré par Ophélie Bourquin, Stéphane décide de prendre congé. Juste avant de partir, une dernière question lui vient :
— Le nom de Marie Baudoux vous évoque-t-il quelque chose ?
La seule réponse qu’il obtient, c’est le vide dans le regard des jeunes femmes.

De retour au commissariat, Stéphane découvre dans son bureau le tableau récapitulatif de l’enquête installé par Alex. La boule au ventre, le policier remarque qu’à la droite des photos de Marie Baudoux et d’Ophélie Bourquin, se trouve un espace vierge. La place pour une nouvelle victime ? L’arrivée d’Alex sort Stéphane de ses pensées :
— Je reviens de chez le légiste. Je te confirme qu’Ophélie Bourquin n’a pas subi de viol.
— Comme notre infirmière. On est sur le même mode opératoire.
— Ouais.
— Avec les parents, comment ça s’est passé ?
— Comme tu peux l’imaginer. Ils sont dévastés. Ophélie était une fille gentille. C’était leur grande fierté. Intelligente, bosseuse, raconte Alex. Elle avait plein de copains. On ne lui connaissait pas d’ennemi.
— Tu leur as parlé de Marie Baudoux ?
— Ce nom ne leur dit rien du tout. Ces filles n’ont rien en commun. Ça sent l’impasse. Et toi, tu as appris quoi ?
— Hier soir, Ophélie est bien allée en ville faire la fête avec ses amies. Mais elle n’est pas repartie avec elles. Elle a préféré rester avec un garçon, un certain Arnaud Sczymzak... 
Se passant une main dans les cheveux, Alex soupire :
— Tu dois y croire autant que moi... Mais bon, à défaut d’autre chose... Je vais interroger le bonhomme. Vérifier son alibi.
— De mon côté, je vais voir au service vidéo. Le technicien a peut-être quelque chose à me montrer.
— OK, on se tient au jus.  
Allant à la rencontre de l’analyste, Stéphane espère que ce dernier pourra l’aider.
— J’ai rien, annonce d’emblée le technicien quand l’enquêteur entre.
— Comment ça ?! Alex a demandé les vidéos de ce matin au PC sécurité ! Et il leur a dit de se bouger, en plus ! Tu n’as rien eu ?
— Ah si ! Le job a été fait. J’ai les images provenant de plusieurs caméras. On voit le tueur. J’ai pu retracer son cheminement, de son entrée dans la station de départ jusqu’à sa sortie à Quatre Cantons. Le meurtre aussi est dans la boîte. Mais rien ne me permet d’identifier le suspect.
— Montre-moi. 
Le technicien ne perd pas une seconde pour s’exécuter. Effectivement, les caméras ont capté à la fois tout et rien. Sous le regard effaré de Stéphane, l’assassin suit tranquillement Ophélie Bourquin dans la station Lille-Flandres, monte dans la rame et s’installe à quelques rangées de l’étudiante. Assise sur son siège, la jeune femme ferme les yeux, laisse sa tête reposer contre la vitre. De son côté, le tueur patiente, les jambes écartées, les mains sur les genoux.
Debout devant l’écran, Stéphane concentre son attention sur ce dernier. Pantalon noir évasé, veste de sport également noire dont la capuche est soigneusement rabattue sur le visage. Un jogging probablement. Stéphane remarque l’absence de bande blanche sur les vêtements. Le criminel voulait certainement éviter que le sang ne se voie sur les tissus. Un regard rapide sur les mains apprend au policier qu’elles sont cachées dans d’épais gants noirs. Du Kevlar. Stéphane comprend pourquoi les techniciens n’ont trouvé ni empreinte ni cheveu perdu sur les corps des victimes.
Sur la vidéo, le temps s’écoule. Stéphane est effaré par l’absence de méfiance d’Ophélie Bourquin. Sa femme, seule, face à cet inconnu pas très net, serait descendue de la rame. Mais l’étudiante n’est pas épouse de policier. Sa nuit blanche a dû endormir sa vigilance.
Après quelques minutes, Ophélie s’anime sur son siège, probablement à l’annonce du terminus, et se dirige vers les portes du train. C’est là que le tueur se lève. Soudain, il semble gigantesque. Son aura maléfique crève l’écran. Au fur et à mesure que le dénouement fatidique approche, Stéphane sent son cœur s’affoler dans sa poitrine. La silhouette noire se place derrière la jeune fille. La suite se passe dans une lenteur insupportable. Ophélie, attaquée par surprise, se défend avec la force du désespoir. Chaque seconde que dure ce ballet sadique, chaque seconde où l’étudiante a ressenti la peur, la seconde où elle a senti arriver la fin, sont autant de secondes de trop pour Stéphane. La vue du corps inerte d’Ophélie tétanise le policier. Abandonnant sa victime sur le sol, le tueur se redresse et descend sans être inquiété. C’est fini.
Le technicien disait ne rien avoir. Mais en réalité, cette vidéo en a beaucoup appris à Stéphane sur celui qu’il cherche. Maintenant, il sait qu’il a affaire à quelqu’un de malin et d’organisé. Pas une fois, l’assassin n’a offert son visage aux caméras. Préparé, il connaissait leur emplacement.
Un coup d’œil à sa montre apprend au policier qu’il devrait rentrer dîner. Après avoir remercié son collègue-technicien, il quitte le commissariat.
À la maison, règne une ambiance de guerre froide. Les soupirs de Virginie, les claquements de louche sur les casseroles sonnent comme autant de reproches. Croisant le regard rempli de sympathie de Julien, son fils aîné, Stéphane se rappelle soudain l’objet de sa faute. Il n’a pas le temps d’ouvrir la bouche, que sa femme laisse éclater son exaspération :
— Tu as demandé à ton garçon comment s’est passée son épreuve ?
— J’allais le faire... 
Virginie ne l’écoute pas :
— Tu peux me dire pourquoi tu t’es encore débiné ? C’était quoi ? Un cassos qui tapait sur sa femme ? Un vol à main armée ? Quelqu’un en danger de mort ?
— M’man, essaie de s’interposer Julien.
De son côté, Stéphane lutte pour conserver son calme. En vingt ans de mariage, c’est la première fois que Virginie s’emporte devant les enfants. En proie à la déception et à une colère dévorante, elle franchit toutes les lignes qu’elle s’était gardée de transgresser jusque-là.
— Je vois à ta tête que c’était plus grave encore. Il n’y avait déjà plus rien à faire, c’est ça ? Tu plantes ton fils le jour de son bac pour un macchabée ? T’es au courant qu’il n’était plus à une minute près, celui-là ?
— Bravo ! Quelle élégance ! Mais tu t’es vue ? On dirait une gamine capricieuse, s’emporte Stéphane.
— Ce que je veux dire, c’est que nous sommes là, nous, et on passe notre vie à t’attendre ! 
Sur ces derniers mots, Virginie se rassoit tandis que son mari se lève de table.
— J’ai plus faim. 
Avant que le policier ne quitte la pièce retentit le bruit d’une fourchette jetée dans une assiette. Julien, debout, fusille ses parents du regard.
— Vous faites chier tous les deux !
L’adolescent se réfugie dans sa chambre. Stéphane sort sur la terrasse.
Dehors, le bleu du ciel se dilue dans le rose orangé du crépuscule. Rien à voir avec les nuages moroses du matin. Stéphane se rappelle que son père avait, lui aussi, l’habitude de prendre l’air, seul, en fin de journée, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige. Mineur de fond, il disait que c’était l’unique moment de la journée où il pouvait vraiment respirer. Enfant, Stéphane imaginait son père couché dans des tunnels si étroits qu’ils manquaient, à chaque instant, de l’écraser. Aujourd’hui, lui-même a l’impression de ramper dans les méandres sombres de l’âme humaine.
La sonnerie de son portable tire Stéphane de ses pensées. Un SMS lui apprend, sans surprise, que le petit copain d’Ophélie Bourquin est lavé de tout soupçon. Le policier soupire. Cette affaire lui semble tellement opaque, qu’il espère voir venir un miracle. De toute sa carrière, c’est la première fois qu’il se retrouve devant un cas de figure semblable. Deux victimes que tout sépare. Un mode opératoire macabre et inédit. Peut-être Alex et lui devraient-ils demander de l’aide aux collègues de Paris, avant que cela ne prenne trop d’ampleur et que les journaux en fassent leur quatre-heures...
C’est la question qu’il se pose au moment où Virginie caresse son épaule d’une main repentante. Un air chagrin sur le visage, elle se blottit contre le dos de son mari :
— Je suis désolée, je ne voulais pas m’emporter comme ça.
— Je sais. Crois-moi, j’aurais bien aimé accompagner Julien à son épreuve. Je n’avais vraiment pas besoin que tu en rajoutes. J’ai pas bien compris pourquoi tu as décidé de péter les plombs comme ça.
— J’ai juste l’impression que tu passes à côté de notre famille. Ton boulot, c’est une mission pour toi, je le sais. Mais parfois, je me dis « à quoi bon ? » J’ai peur qu’un jour, tu ne rentres pas. J’ai peur que les enfants ne gardent à l’esprit que les moments où tu étais absent plutôt que ceux où tu étais là pour eux. C’est pas juste. Tu prends des risques, tu fais des sacrifices... Elle est où la reconnaissance ?
— C’est comme ça, c’est le job. Il faut bien quelqu’un pour arrêter les méchants, hein ?
Radoucie, Virginie sourit tristement.
— Le pire dans tout ça, dit-elle, c’est que Julien n’était même pas fâché que tu ne l’accompagnes pas, ce matin.
— Je sais. C’est pas grave. Comment s’est passée son épreuve ?
— D’après lui, pas trop mal.
— Tant mieux.
L’horizon retient, à peine, les derniers rayons du soleil. Virginie s’éloigne dans un froissement d’étoffe.
— Tu viens te coucher ?
Le policier ne se fait pas prier. Une demi-heure plus tard, il dort du sommeil du juste.
Au milieu de la nuit, la sonnerie de son portable l’en extirpe :
— On en a un autre, annonce Alex d’une voix lasse.
— Il va vite en besogne, l’enfoiré !
— Ouais, mais cette fois-ci, la victime est un homme. 
Quelques heures plus tard, les deux policiers s’arrachent les cheveux devant leur tableau, les yeux rivés sur la photo de la dernière victime. Georges Maréchal, cinquante-quatre ans, père de deux adolescents. Cuisinier dans un restaurant du centre de Lille, il a été tué, aux alentours de minuit, dans la rame de métro qui le ramenait chez lui. Le mode opératoire est identique à celui des deux autres crimes, à un détail près : l’assassin a utilisé le barbelé pour lui lier les mains, non pas sur le visage, mais de chaque côté.
— Putain, je pige plus rien. Je croyais qu’il en avait qu’après les femmes. Il a même changé sa manière de faire, s’énerve Alex.
— C’est peut-être pas important pour lui.
— On n’a pas de mobile. Pas une seule empreinte. Pas une image qui permette d’identifier ce dingue. Pas une foutue branche à laquelle se raccrocher.
En proie à l’agitation, Alex marche en va-et-vient devant le tableau. Soudain, il se fige. Attrapant un feutre, il tente d’expliquer l’idée qui lui traverse l’esprit.
— On est d’accord que la mascarade avec le barbelé a son importance. Et si pour les filles, il n’avait pas attaché les mains sur le visage, mais seulement sur une partie. Genre la bouche, ou les yeux.
Il gribouille quelque chose sous chaque photo de victime. S’écartant du tableau, il laisse voir à Stéphane son œuvre :
— Ça te fait penser à rien ?
Le premier dessin sous le nom de Marie Baudoux représente un visage avec les mains sur les yeux. Celui d’Ophélie Bourquin montre une figure avec les mains sur la bouche. Le personnage de Georges Maréchal se cache les oreilles.
— On dirait les babioles qu’on trouve dans les magasins de chinoiseries... mais, honnêtement, je ne te suis pas. 
Alex, qui s’est jeté sur son ordinateur, pianote frénétiquement. Au bout de quelques secondes, un léger sourire se dessine sur ses lèvres :
— J’ai trouvé. Ces trucs ont un nom : les Singes de la sagesse. Un proverbe y est rattaché : “Ne pas voir le mal, ne pas entendre le mal, ne pas dire le mal”. D’après ce que je lis, il n’arriverait que du bien à ceux qui suivraient cette règle.
— Si je comprends ta réflexion, reprend Stéphane, nos victimes n’auraient pas suivi cette règle. Elles ont vu le mal, elles ont entendu le mal et elles ont dit le mal.
— Donc...
— Des témoins ! Il est là notre lien !
Alex enchaîne :
— Ces trois-là ont dû être témoins de quelque chose de pas très clair et leur apparition à un procès a dû faire plonger quelqu’un. La vengeance, c’est un bon mobile, non ?
— Un classique, je dirais. Il faut creuser dans ce sens. On tient un truc.
Les jours suivants ne connaissent pas de nouveaux meurtres. Même s’ils ne perdent pas de vue leur objectif, cette accalmie apporte un peu de réconfort à Stéphane et Alex. Elle donne d’ailleurs plus de poids à l’hypothèse de la vengeance. Si le tueur a éliminé toutes ses cibles, le bain de sang peut cesser.
Néanmoins, les dernières recherches des deux policiers restent infructueuses. Assis devant son ordinateur, Stéphane ronge son frein. La sonnerie du téléphone le tire de ses réflexions. À l’autre bout du fil, il reconnaît la voix du légiste :
— Je viens de ramasser deux corps pour les stups. Je crois que vous devriez venir les voir. 
Lorsque Alex et Stéphane entrent dans la salle d’autopsie, ils trouvent le spécialiste occupé à photographier les cadavres de deux hommes. S’approchant des tables, les policiers notent la présence de lacérations sur de multiples endroits des corps, mais avec une forte concentration sur les avant-bras et les pieds.
Posant son appareil photo, le médecin tend un dossier ouvert à Stéphane.
— Ils avaient les mains et les pieds embobinés dans le barbelé. Bien serré. C’est dans les extrémités du corps qu’il y a le plus de terminaisons nerveuses, explique-t-il. Je peux vous dire qu’ils ont morflé.
— La cause des décès ?
— Exsanguination due à une perforation des carotides gauches et droites.
— Comme nos victimes. Il y a des similitudes, on dirait.
— Mais il y a aussi des différences. Ils n’ont pas été tués à l’endroit où on les a trouvés.
— Tu les as ramassés où ?
— Ils ont été découverts dans un terrain vague de Villeneuve-d’Ascq par une vieille dame qui promenait son chien.
— Autre chose ?
— J’ai relevé, sur les deux corps, des marques semblables à celles que laissent les tasers.
— Sans blague ? On n’a pas du tout affaire au même procédé, s’exclame Alex. Ce n’est pas notre suspect...
— Peut-être. Ou bien, pour tuer nos deux gaillards, il a préféré prendre des précautions, explique le médecin.
— On sait qui ils sont, au moins ?
— Dylan Decoopman et Cyril Dierckens. Connus par nos services pour vol avec violence, cambriolage, recel, et trafic.
— De vrais enfants de chœur !
— Dierckens avait aussi écopé de deux ans de prison pour avoir tabassé sa petite copine. Voilà tout ce que je peux vous dire, messieurs. 
Les deux policiers prennent congé, après avoir remercié le légiste. Sur le chemin du retour, dans la voiture, Alex ne dit pas un mot. Stéphane, lui non plus, ne se sent guère en joie. Ces informations n’ont fait que renforcer ses doutes.
— Le toubib est convaincu d’être dans le vrai, lance soudain Alex. Et si c’était nous qui nous étions plantés ?
— Explique-toi.
— On est partis sur l’hypothèse que Marie Baudoux, Ophélie Bourquin et Georges Maréchal avaient été des témoins trop bavards. Et si, en réalité, ils avaient été passifs ?
— Ils auraient été tués... pour n’avoir rien fait ?
— Oui. Je crois que ces trois-là ont vu quelque chose de mal se passer, et qu’ils ne sont pas intervenus.
— Tu penses à des témoins d’agression ?
— Oui. Et le métro a une symbolique. Si ça n’avait pas eu d’importance, il les aurait tués n’importe où, mais autre part.
— Le réseau compte des milliers d’usagers, on devrait avoir autant de morts, si on suit ton raisonnement.
— Pas si le drame a eu lieu aux heures creuses ! N’oublie pas que Marie Baudoux était infirmière, elle ne travaillait pas aux heures de bureau. Et Georges Maréchal terminait son service en fin de soirée.
— Dans ce cas, disons que les macchabées des stups soient les auteurs de l’agression. Pourquoi il ne les a pas tués au même endroit ?
— Il a peut-être jugé plus prudent de s’organiser autrement. S’il a été victime de ces deux gars, il savait de quoi ils étaient capables, s’explique Alex.
— Il leur a bien rendu la monnaie de leur pièce en tout cas. Œil pour œil, dent pour dent. Ce qu’il a subi devait être extrêmement grave...
— Je vais chercher du côté des incapacités totales de travail qui ont duré plusieurs mois. 
De retour au bureau, Alex s’attelle à la tâche et au bout de quelques minutes, Stéphane voit la satisfaction apparaître dans les yeux de son ami.
— Tu trouves ?
— Oui. Je pense que tu devrais t’asseoir.
— Pourquoi ?
— Notre candidat est en réalité une candidate. 
Camille Delaurent, trente ans, ancienne comédienne au théâtre de Lille. Quand Alex et Stéphane se rendent à son domicile, elle ne cherche pas à se cacher derrière des mensonges. Les techniciens de la brigade scientifique retrouvent, dans son garage, une bobine de fer barbelé et dans sa cheminée, les restes calcinés de la tenue qu’elle portait au moment des meurtres.
L’assassin est hors d’état de nuire, mais Stéphane n’en tire aucune satisfaction. Cette femme n’est plus que le fantôme d’elle-même. La vie l’a passée au rouleau compresseur. Son histoire est tellement sordide que le policier se sent coupable de devoir la livrer à la justice.
Deux ans plus tôt, comme à son habitude, Camille prend le métro pour rentrer chez elle après une représentation. Il est tard. Dans la rame se trouvent trois autres personnes. Deux jeunes hommes montent, à leur tour. Camille est jolie, elle attire le regard. Ils s’approchent. Leurs intentions sont sans ambiguïté. Le premier lui palpe les fesses, l’autre l’attrape par le visage et la force à l’embrasser. Les deux puent l’alcool. Camille supplie, hurle, se débat. Ses agresseurs la bousculent. Alors qu’elle chute au sol, ils lui assènent des coups de pied aux côtes et à l’abdomen. Après ça, ils s’enfuient. Camille était enceinte de quatre mois. L’enfant n’a pas survécu.
Un rictus sur le visage, la victime-assassin raconte :
— Pour arrêter l’hémorragie et me sauver la vie, les médecins m’ont fait subir une hystérectomie. Non seulement j’avais perdu mon bébé, mais en plus mes agresseurs m’avaient même retiré la capacité de retomber enceinte. Après ça, j’ai perdu le goût à la vie.
Porter un enfant en soi, le sentir bouger, c’est un bonheur indescriptible. Quand cette joie meurt, vous mourez avec elle. Comme je n’arrivais pas à remonter la pente et que mon compagnon ne parvenait plus à me soutenir, mon couple a volé en éclats. J’ai complètement sombré. Ma famille m’a fait interner en hôpital psychiatrique. Quand, des mois plus tard, je suis sortie, la police n’avait toujours pas trouvé mes agresseurs. J’ai donc décidé de faire le sale boulot moi-même.
— Mais les trois autres, ils ne vous ont rien fait...
— Rectification : ils n’ont rien fait. Réfléchissez un peu. Ils étaient trois. Il y a des boutons d’arrêt d’urgence dans les rames de métro. Si l’un d’entre eux avait poussé un de ces boutons. Si l’homme avait cherché à s’interposer ou si une des femmes avait crié, mon enfant serait peut-être encore en vie. Au lieu de ça, les filles se sont serrées l’une contre l’autre comme des perruches terrifiées. L’une d’elles était infirmière. Son job, c’était d’aider les gens, non ? L’homme est resté tétanisé. Ils ont juste appelé les secours quand mes agresseurs se sont enfuis. Ce que j’ai fait n’est que justice. Pas pour vous. Mais pour moi et pour mon enfant, oui ! Ils ont simplement payé le prix de leur lâcheté. L’ironie dans tout ça, c’est que deux semaines après mon agression, à la suite d’un viol, la mairie de Lille a fait installer des caméras partout dans le métro, et a largement communiqué sur le sujet, en guise de dissuasion. 
Au terme de l’audition, Stéphane se sent lessivé. Deux ans auparavant, Camille Delaurent ignorait, en se levant ce matin-là, que sa vie basculerait du rêve au cauchemar. Ce jour-là, des innocents se sont retrouvés du côté des complices. Stéphane, en se levant aujourd’hui, ignorait qu’il se sentirait soudain écœuré, par la société individualiste qu’il défend depuis des années. Dans le fond, il s’est toujours trompé. Les choses auraient pu être bien différentes, à un « si » près. Parce que le mal triomphe quand les hommes de bien n’agissent pas.

PRIX

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Nelson Monge · il y a
Beau scénario remarquablement servi par l'écriture
·
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Felix CULPA · il y a
Un beau voyage en perspective, qui nous " transporte ! " Et si vous preniez mon TAXI ?
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/taxi-3

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Julia Chevalier · il y a
Captivant, terrifiant
Bravo

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Image de Lyriciste Nwar
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Marie-Françoise · il y a
bon je vous découvre un peu tard, mais je vote qd mm car c'est super bien écrit. Mon lapin brun est en finale jusqu'à demain viendrez-vous le soutenir ?
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Armelle Drouffe · il y a
C’est captivant! Bravo!
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MCV · il y a
Fort bien écrit, et sans temps mort (si j'ose dire). La prochaine fois, au moment de prendre la ligne 4 Cantons, j'hésiterai et je choisirai V'Lille...
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Lllia · il y a
J’adore. Ce texte est lourd de sens, et l’intrigue est menée avec brio. Beau talent!

Je participe aussi à un concours de dessin si tu souhaites jeter un coup d’oeil:
https://short-edition.com/fr/oeuvre/strips/victoire-weasley

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Potter · il y a
Très bien écrit, mes 5 voix !!!!
N'hésite pas à venir jeter un coup d’œil à mon dessin finaliste : https://short-edition.com/fr/oeuvre/strips/poudlard-3?all-comments=1&update_notif=1533195954#fos_comment_2874290

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Florane · il y a
Il est très bien votre texte. Et bien écrit
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Bridget38 · il y a
..les coupables d aujourd'hui ont souvent été des victimes hier..beau sujet bravo
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Plumareves · il y a
Mon soutien renouvelé pour cette captivante nouvelle.
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Marie · il y a
Je n'avais pas lu votre texte la première fois, mais j'arrive à temps pour vous donner mes voix. Bravo pour ce texte que j'ai particulièrement aimé et bien écrit.
Si vous avez un peu de temps pour la lecture, viendrez vous soutenir mon TTC ?. D'avance merci de votre passage
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/loin-des-yeux-loin-du-coeur

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Alain Maréchal · il y a
Merci pour votre soutien
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François Duvernois · il y a
Mon nouveau soutien et bonne chance pour la finale, Aurélie.
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Noël Sem · il y a
Mes votes et bonne finale.
Je profite de mon passage pour vous inviter à soutenir mon "Papy Rolling Stones", lui aussi dans la dernière ligne droite du Prix d'été : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/papy-rolling-stones

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Bruninho · il y a
Mes débuts ici. Mon 1er vote pour votre nouvelle, prenante et qui fait réfléchir aussi sur le monde d'aujourd'hui.
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vous être arrêté sur mon texte.
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Sylvie Talant · il y a
Quel souffle pour cette nouvelle policière où la victime se fait bourreau.
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Image de Aurélie Beutin
Image de Romane González
Romane González · il y a
J'avais aimé votre nouvelle policière, je vous soutiens à nouveau!
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Aurélie Beutin · il y a
Je vous remercie d'avoir renouveler votre soutien.
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Emmanuel Alix · il y a
une agréable lecture , j'ai voté. peut être irez vous découvrir mon texte et voter 'le mystère du mélange des couleurs "
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vos encouragements.
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Nadine Gazonneau · il y a
Mon soutien renouvelé . J'ai relu et j'ai apprécié votre texte .
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Elena Hristova · il y a
Tous mes votes confirmés et bonne finale à vous!
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Chtitebulle · il y a
Mes votes !! J'ai adoré
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Chantal Grailet · il y a
belle écriture, tient le lecteur en haleine. La fin est hélas très vrai dans notre monde. bonne chance
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Image de Joëlle Brethes
Joëlle Brethes · il y a
Un texte qui m'a captivée, mais une chute bien pessimiste sur la nature humaine...
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Aurélie Beutin · il y a
Je suis contente que mon texte ait su capter votre intéret. Effectivement le ressenti émergent est plutot sombre.
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Marie · il y a
Un bon polar. Vous auriez pu concourir pour le Prix du Court et Noir. Je pense que vous êtes passée voir « Louison » et je vous en remercie. À tout hasard : j’ai risqué un Court et Noir = «  Framboise ». Mais il y a tant à lire ! Encore merci, Aurélie.
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Aurélie Beutin · il y a
Merci Marie pour vos encouragements. J'irai voir Framboise avec plaisir.
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Laure Becquet · il y a
Une nouvelle policière bien menée. Mes votes.
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre soutien.
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Jennyfer Miara · il y a
La passivité est souvent aussi nuisible que le crime en lui-même! Vous avez mes votes pour cette prise de conscience :-)
Sur un ton un peu plus léger, peut-être aimeriez-vous savoir ce qu'est "Le crime parfait"?

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Aurélie Beutin · il y a
Merci. C'est l'idée de ma nouvelle.
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Annaick Granier · il y a
C'est bien de dire et redire que le mal ne peut s'épanouir que si personne ne s'y oppose ! Je vote pour vous.
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre soutien.
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Emsie · il y a
Mon soutien renouvelé, Aurélie !
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Image de Emsie
Emsie · il y a
J'ai vu que vous étiez en prix d'automne, je découvre ça demain.
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Aurélie Beutin · il y a
J'étais en prix d'automne l'an dernier. Mais pas cette année. Mais n'hésitez pas à aller voir mon texte de l'an passé. Il n'a pas rencontré autant de succès mais c'est un texte que j'ai écrit avec plaisir et je serais curieuse d'avoir votre avis ( remarques, conseils). Je cherche à m'améliorer.
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Emsie · il y a
Pardon, j'irai "le" lire dans la journée (je croyais que c'était le prix 2018).
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Emsie · il y a
J'irai lire les deux dans la journée, promis :-)
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SakimaRomane · il y a
Un super polar...Bravo Aurélie :)
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre soutien.
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Keith Simmonds · il y a
Bravo pour cette Finale et mes voix toujours ! Une invitation à
découvrir “Le lys des vallées” ! Merci d’avance et bon dimanche !

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Ginette Vijaya · il y a
Bonne finale et bonne chance . Je vous invite à lire mon texte" le prix de la mort" qui est en lice en ce moment .
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre commentaire
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Annyvonne · il y a
Bonne finale ! Mes votes renouvelés avec plaisir !
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Aurélie Beutin · il y a
je vous remercie.
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James Osmont · il y a
mes 5 voix et mes amitiés au ch'nord ! en espérant, plus à l'ouest, que mes "filles de Recouvrance" vous plairont aussi !
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Image de Aurélie Beutin
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Marsile Rincedalle · il y a
Un bon polar. Bonne chance en finale :-)
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Zouzou · il y a
Mes 5 voix renouvelées !
si vous aimez ' A la ravigote ' et ' Adieu léthargie '

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michel jarrié · il y a
Avec toute ma sympathie et bravo.
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Aurélie Beutin · il y a
Merci Jarrié. Votre soutien me touche.
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Aubry Françon · il y a
Bravo Aurélie. Bonne finale !
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Image de Aurélie Beutin
Image de Alain Lonzela
Alain Lonzela · il y a
J'aime bien la morale.... Bravo et bonne chance
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Aurélie Beutin · il y a
Je vous remercie pour vos encouragements.
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Yael Avraham · il y a
5 votes c'est le moins que je pouvais faire. Amicalement
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Aurélie Beutin · il y a
Merci beaucoup pour votre soutien
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Annyvonne · il y a
Bravo ! J'ai passé un bon moment de lecture , une enquête et une Jolie écriture à son service ! Mes votes !
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vous être arrêté sur mon texte et merci pour votre soutien.
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Moniroje · il y a
tous les ingrédients du polar qui tient en haleine
et ce, en deux ou trois pages!!! bravo!!!

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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre commentaire.
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Charlette · il y a
Une nouvelle policière bien menée. Puis difficile d'être insensible au décor du polar : la métropole lilloise. Difficile de ne pas être curieuse avec un titre pareil. Que peut-il bien se passer sur la ligne 1 de Transpole ?
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre encouragement. Pour le décor... je suis originaire du nord de la France...j'ai surtout fait appel à mes sens et à mes souvenirs.
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Plumareves · il y a
Un policier passionnant, efficace et très bien écrit. Bravo Aurélie.
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Aurélie Beutin · il y a
Merci beaucoup pour vous être arrêté sur mon texte. Avoir des encouragements aide à avancer.
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Melinda Schilge · il y a
La non assistance à personne à danger en groupe : effarante et pourtant souvent constatée... Cela dit, l'assassin en retour fait preuve d'une imagination étonnante.
Une histoire construite, le personnage du policier est particulièrement bien travaillé.

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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre commentaire.
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Virgo34 · il y a
Je reviens vers vous avec cette nouvelle policière pour laquelle j'ai voté il y a quelque temps sans commenter, faute de temps, pour
vous inviter "A l'horizon rouge" en finale dans le Prix lunaire. Merci.

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Claire Bouchet · il y a
Je viens de lire, que dis-je, dévorer votre nouvelle policière d'une seule traite. Bien écrite, bien documentée, bien structurée. L'histoire m'a tenue en haleine de bout en bout. Je ne peux que vous offrir le maximum de mes voix.
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Un grand merci pour vos encouragements.
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Nadine Gazonneau · il y a
Excellent polar qui laisse présumer d'un bon potentiel d'écriture pour un roman. Pas facile la vie de policier!!! +5. Permettez-moi de vous faire partager "en route exilés" en finale du prix lunaire.https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/en-route-exiles
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vos votes et vos encouragements
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Image de Stéph
Stéph · il y a
Chouette lecture
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Image de Aurélie Beutin
Image de Martine Felicier
Martine Felicier · il y a
Aussi bien que certains polars et quand je lis votre nouvelle, cela me donne vraiment l'envie de m'y mettre aussi; j'ai toujours dans la tête depuis des années le rêve d'écrire; je n'ai jamais osé me lancer mais avec short éditions cela me semble réalisable
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Aurélie Beutin · il y a
Tout le monde peut écrire. Il suffit de se lancer. Participer à un atelier peut aider à se faire confiance et le principal c'est de se faire plaisir.
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Christian Jean Collard · il y a
Une parfaite maîtrise de l'Homme dans toute sa complexité. De la vie à la mort. Efficace récit : on en attend d'autres de ce style. Merci pour ce plaisir de lire.
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vos encouragements. J'avais peur de m'engager sur ce style ( peur de ne pas être crédible, peur que le texte ne soit pas légitime) mais de tels messages m'encouragent à m'entêter.
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Joëlle Guerin Boudon · il y a
Exercice réussi. Court mais efficace. On veut lire jusqu'au bout. Bravo.
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Valérie · il y a
Plaisir de lire de trop courte durée. J'ai été happée.
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Image de Aurélie Beutin
Image de Emsie
Emsie · il y a
Un vrai polar en si peu de signes, pari gagné ! Ça fonctionne parfaitement, l'écriture est rythmée et les dialogues marchent très bien (pas toujours évident). Bien joué !
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre commentaire. Je suis contente que mon texte ait su vous convaincre.
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Grimarie · il y a
Très "belle " histoire qui vous fait réfléchir devant les gros problèmes de la vie
(qui n'arrivent pas tous les jours, heureusement)
le travail et la vie de famille. la violence la peur devant un acte de violence une vie gâchée la vengeance
Et avec tout ça bien raconté. Merci

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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre commentaire
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Colette71 · il y a
Très prenant.
En cas d'agression, serions nous passifs ou réagirions nous? Nul ne peut prévoir sa réaction!
Très actuel et bien écrit!

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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vos encouragements.
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Image de Nadine Vanmeerbeek
Nadine Vanmeerbeek · il y a
bien écrit et malheureusement ceci reflète bien la société actuelle
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Malheureusement, il existe vraiment des cas d'agression où les témoins ne sont pas intervenus.
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Plume · il y a
Pas très festif, mais j’ai adoré te lire!
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Aurélie Beutin · il y a
Non, en effet. Ca rejoint ce que j'écris en général.
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Image de Beedoune
Beedoune · il y a
Texte très prenant, avec une interrogation à la clef: comment réagirais-je si j'étais témoin ? Dans l'idéal on se voit toujours réagir, mais dans les faits ?
Des questions utiles et intéressantes !

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Aurélie Beutin · il y a
Merci. C'est exactement ca ...
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Image de Flocapic
Flocapic · il y a
On est pris par l'histoire!
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Image de Aurélie Beutin
Image de Gina Bernier
Gina Bernier · il y a
c'est bien , un boulot difficile que d'être un flic.
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Image de Bill Schim
Bill Schim · il y a
un 20min qui se dévore d'une traite :D
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci. J'avais peur que la longueur rebute les lecteurs ...mais finalement ...
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Image de Lucie M. Ponroy
Lucie M. Ponroy · il y a
Je confirme tout ce que j’ai lu dans les commentaires précédents : très bien écrit, direct, efficace, sans fioriture, prenant, tout en laissant la place aux émotions. J’ai beaucoup aimé, j’irais lire vos autres textes.
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vos encouragements.J'ai encore parfois un peu peur de soumettre mes textes ...une peur non justifiée peut etre
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Emilysel · il y a
C'était très bien écrit, par moment j'avais l'impression de lire un écrivain confirmé (que vous êtes peut-être, ma remarque est à prendre positivement), qui plus est beaucoup de détails faisaient écho a des souvenirs personnels ce qui donnait une vrai crédibilité au texte ^^
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre commentaire. J'écris en amateur , j'y passe du temps mais ce n'est pas mon métier. Je suis surtout en quête de légitimité.
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Image de Francko
Francko · il y a
petit polar grande leçonj !
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Image de Catherine Chikh
Catherine Chikh · il y a
Belle intrigue et triste dénouement. Mais belle leçon
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre gentil mot.
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Michèle Chimeer · il y a
J'ai aimé et donc voté
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Image de Blackmamba
Blackmamba · il y a
Un bon polar...
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Gérard Jacquemin · il y a
Bravo, suspens bien mené.
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Sapho des landes · il y a
Il est rare que je vote avec autant d'entrain et donne le maximum de points. Mais votre histoire est parfaitement maîtrisée tant sur le plan de l'écriture qu'au niveau du scénario. Je dévore les polars avec une prédilection pour Thilliez et Minier auxquels votre récit m'a fait penser pour le style nerveux et précis. Un grand bravo et surtout continuez
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vos précieux encouragements. Tous les jours, j'écris pour progresser.
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Image de Yaka Fopa
Yaka Fopa · il y a
Très bien écrit, on se laisse prendre dans cette histoire qui contient une fin qui fait réfléchir sur le manque de solidarité et de lâcheté vis à vis des victimes.
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre commentaire.
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Image de Martine Bossoutrot
Image de François de Tréglodé
François de Tréglodé · il y a
Concis et puissant ; ça fait réfléchir. Merci pour ça.
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Image de Yoann
Yoann · il y a
bravo, belle psychologie des personnages
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Image de Bill Schim
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Utilisateur désactivé · il y a
Bonjour Aurélie.

Quelle histoire superbement menée car il est difficile de savoir de quel côté se ranger !!
A-t-on raison de se venger ? C'est triste, difficile et en même temps vous réalisez avec brio ce fait: les sentiments du policier, son impuissance .
Encore une fois bravo !!!

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Aurélie Beutin · il y a
Merci... Effectivement c'est une question. Mon personnage a-t-il trouvé une forme de soulagement dans la vengeance ? Pas sûr.
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Utilisateur désactivé · il y a
Pas évident. Tous les personnages souffrent et sont frustrés et je pense que finir sur l'émotion du policier c'est une superbe chute qui permet d'interroger le lecteur sur sa propre finalité.
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Yael Avraham · il y a
j'ai beaucoup aimé.
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Amc68 · il y a
Passionnant!
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Lily osmanovick · il y a
Ça pourrait faire un bon polar.
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Aurélie Beutin · il y a
Merci. Un ami m'a fait la même remarque. Un plan est plus facile à tenir sur du court. Mais pourquoi pas ...
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Virgo34 · il y a
Une histoire qui tient en haleine jusqu'à la chute.
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Image de Virgo34
Virgo34 · il y a
Mon tanka "A l'horizon rouge" est en finale du Prix lunaire. Je vous invite à aller le lire pour éventuellement le soutenir. Merci d'avance.
https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/a-l-horizon-rouge

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Image de Julien Dregor
Julien Dregor · il y a
Très bien écrit. J'adore.
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vos encouragements
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Zouzou · il y a
...nous tient en haleine jusqu'au bout +5
Si vous aimez ' À la ravigote ' et 'Dans la Grèce antique '

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Lyne Fontana · il y a
Un bon roman policier miniature au petit déjeûner. J'aime beaucoup votre dernière phrase.
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Image de Aurélie Beutin
Image de François Duvernois
François Duvernois · il y a
J'ai été captivé par votre histoire. Belle construction, écriture fluide.
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre commentaire
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Image de François Duvernois
François Duvernois · il y a
Mais de rien, j'ai eu plaisir à vous dit. Si cela vous dit, je vous invite à découvrir Maréchal nous voilà
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Image de Aubry Françon
Aubry Françon · il y a
Un polar "coup de poing" et "express" ingénieux et haletant avec une réflexion de fond sur l'individualisme et la lâcheté de chacun qui devient celle de tous. Un grand bravo pour ce thriller finalement court mais à la construction loin d'être simpliste.
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vos encouragements. Je m'essaie à ce style depuis peu.
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Frédérique Kürschner · il y a
J'ai beaucoup apprécié votre histoire, son rythme est agréable et l'intrigue efficace. Bonne continuation. :)
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci d'avoir pris le temps de cette lecture.
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Image de Ernestinemontblanc
Ernestinemontblanc · il y a
Haletant ! Du court mais du bon.
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vos encouragements
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Image de Romane González
Romane González · il y a
J'ai aimé! Votre enquête est bien construite, on se laisse prendre par l'histoire. On ne voit pas le temps passer!
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Image de Aurélie Beutin
Image de Didier Lemoine
Didier Lemoine · il y a
Malgré quelques imperfections, notamment sur la crédibilité de la vengeance, j'ai bien aimé et je vote avec plaisir !
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci pour votre lecture. Pouvez-vous préciser votre pensée ? Je cherche à m'améliorer et tout avis extérieur m'aide dans ce sens
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Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
La progression et l'histoire sont sympas. Les Ñ pour marquer les dialogues... original. Vous pourriez élaguer pas mal de détails inutiles, Stéphane sort pas mal “de ses pensées“, par exemple. Trois voix.
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vos remarques. Pour le soucis de typographie , cela est du à un problème de transfert à partir du traitement de texte. J'ignore comment le résoudre ...
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Utilisateur désactivé · il y a
Faites-vous vos tirets longs en tapant deux fois sur le tiret du haut (je ne connais pas la touche sur pc, je suis sur Mac) ? Je n'ai jamais vu un tel problème... C'est étrange.
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Image de Aurélie Beutin
Aurélie Beutin · il y a
Non. J'appuie sur alt et la touche de droite avec les 2 tirets ( mac). Cela un tiret long
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Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
Vous devriez résoudre le problème en tapant seulement deux tirets du haut, dans ce cas. ^^
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Kyou · il y a
Très bien raconté, votre récit nous tient en haleine jusqu'au bout.
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michel jarrié · il y a
Scotché ! Sordide ce fait-divers quoique entièrement imaginé reflète l'indifférence et la peur d'aujourd'hui. Certes le scénario est bien imaginé mais on voit mal une femme accomplir physiquement une telle vengeance. Mes voeux de réussite.
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Aurélie Beutin · il y a
Merci pour vos commentaires. En effet la question d'un tel déferlement de violence se pose, chez une femme. On peut avoir du mal à l'imaginer. D'un autre coté, le personnage en question s'est fait arraché quelque chose...C'est une douleur indescriptible qui ( je pense ) mène à une forme de folie.
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