Tout sauf une légende

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J’entrepris le chemin sans détours cherchant dans quelques rues sinueuses la G26. Un hôtel de la place. Rien ne m’empêchait de lever le doute sur la justesse de mes coordonnées en agitant mes inquiétudes sur ceux que le destin me proposait. Je n’avais pas d’autres choix que de répondre au rendez-vous de Stella. C’est la seule occasion que le bon Dieu me donne pour briser les murs Facebookiers afin me rendre sur le terrain. J’ai la certitude que son cœur est en poche, mais faudrait-il encore que je me rende compte de l’existence de cette idole. Parce que la chose est bien possible avec la nouvelle vitrine. Tout le monde apparait avec un visage de fée. Ce jour fixé me tenaillait .Des nuits sans sommeils. Je passai 24h dans un salon de fashion pour masquer tous manquements physiques à mon élégance. Je réussi à obtenir la note validé 1K, après ma sortie du salon de beauté. C’est tout simplement dire que l’élégance était pointue.
Stella a longtemps agité la toile. Sa galerie de photos sexy recevait l’approbation de tous les internautes. Je ne savais jamais par quelle expression idiomatique l’aborderais-je. Mais un soir je fus surpris de voir dans mon inbox : Salut bb, c’est Stella Dorego. Un large sourire vint éclairer mon visage. IL débordait mais fallait-il encore que je me rassure que ce n’était pas l’œuvre d’une intelligence trompeuse. La minute suivante, je n’avais qu’à être d’avantage surpris. Une appel-vidéo. Je m’empressai d’appuyer sur la décroche qu’au point où je raccrochai. Mais elle me rappela aussitôt. Alors la conversation que nous eûmes était pleine de vie. Elle ne tarda pas à me dévoiler tout sur sa personnalité et finit par se proposer en offrande agréable à mes yeux. Ce n’était que le début d’une partie du gâteau. Elle avait du talent à me faire découvrir quelques parties saillantes de son corps. C’était tout sauf une légende. Stella me promit de s’offrir à moi au premier rendez-vous et ce, en holocauste gratuite et savoureuse. Devant cette noble promesse les jours avaient l’art de ralentir faisant ainsi chagriner le désir, tant il semble impatient.
Ma boussole me permit enfin de me retrouver la G26 à Lomé. J’atterris dans les entrailles du Togo à 19h pour y passer une nuit cristallisée de passions. Je reçu aussitôt la pièce de conviction qu’elle m’attendais déjà à l’hôtel du G26 . Je fus frappé d’admiration en voyant le prestige hôtel dans lequel je devrais la rencontrer. Une fois rentrée dans les locaux de la Cité des Anges, je reçus le personnel d’accueil qui me conduisit à la chambre allouée par Mlle stella. Tout devrait s’y passer. La passion, la chaleur, dénouait en moi une étanche soif. Le personnel me conduisit à la cabine 27. Je le remerciai pour son accueil favorable le gratifiant d’un billet vert. IL me quitta en proférant des prières d’un bon séjour dans la Cité des Anges. J’allais enfin ouvrir la porte qui d’elle-même s’ouvrit. Je vis tout le contraire. Une peau ridée, un visage dégradé, un nez usé, des seins d’une quarantaine de vie, une dentition fâchée par le manque d’entretien, un bas ventre aplatit. J’hallucinais ou me suis-je trompé d’adresse. Je reculai de pas en pas et sortit de la cabine et sitôt j’entendis l’alarme sonné par son refrain habituel « le rêve ne dure qu’un instant, Cocorico –cocorico »
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