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SURVIVRE

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Ittoqqort

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Il est difficile d’expliquer pourquoi on apprécie un fruit en particulier. Ou, plus exactement, il est difficile d’expliquer pourquoi on appréciait un fruit et comment on l’apprécie plus encore aujourd’hui.

Bien sûr, nous avions un peu trop bu. Aussitôt descendus de voiture, garée n’importe comment, mal dissimulée dans un renfoncement dans les rues piétonnes, nous avions commencé par un apéritif corsé à la première terrasse venue. Il fallait tiré un trait.

Un trait sur la route parcourue à toute vitesse, fenêtres ouvertes dans la douceur d’un début d’automne, musique à fond, braillements syncopés, insultes aux gêneurs lambinant. Un trait sur le vacarme des moteurs désiré pour masquer le vacarme des sirènes.

Un alcool fort suivi par une bouteille d’un rosé hasardeux exacerbait son rire qui redescendait en torsades dans mon ventre. Je l’aurais prise sur la table dans la ruelle. Comme dans la station service où elle m’avait chauffé par des effleurements répétés accentués fortement par ses effluves vertigineux imprégnant le bout de ses doigts, vagabonds impudiques, promenés sous mon nez et cet « attends donc ce soir et tu vas voir ». Mais que voulais-je voir ?

Je voulais devenir aveugle. Elle aussi. Nous ne voulions plus rien voir. Plus rien revoir dans nos pensées douloureuses, désespérées. Tirer un trait sur ces corps qui n’étaient plus des corps tant dans la chute, la glace et les roches les avaient malmenés. Les séracs en rompant avaient balayés la face sur sept cents mètres en emportant cinq cordées. Sortir les corps des sacs. Leur donner représentation humaine. Et ces familles ? Tirer un trait. Tirer un trait. Vivre. Vivre à tout prix n’importe quoi, n’importe comment.

Sultan of swing et ses tourbillons dans les oreilles, en boucle. Quelle était belle ! Chacune a sa façon de porter la blouse. Mais elle avait la sienne qui réveillait ce qui fait oublié tout ce qu’on a appris. Nous avions traversé une journée d’horreur. La nuit avait été émaillée de multiples incidents. Je terminais ma garde. Adèle avait terminé son service depuis longtemps, mais elle était restée avec moi n’envisageant pas de rentrée et de rester seule chez elle avec ces images qui traversaient la pensée comme des rasoirs. L’interne et l’infirmière... quel tableau ordinaire... difficile d’échapper au classicisme... petit-déjeuner à l’office en attendant la relève. Déjà, dans la nuit, nos regards se cherchaient et les corps manœuvraient dans d’étranges évitements. La danse de la pulsion anime le vivant qui résiste.

Prochaine garde dans quatre jours. Les yeux au dessus d’un café bu jusqu’à l’écœurement, juste envie de partir, à fond, loin, le plus loin possible. « Tu viens ? Où ? Sud. Oui. On y va ? Oui. Comme ça ? Comme ça. Alors, si on y va, on y va maintenant.».

On y va à fond. Chamonix Aix-en Provence sans autre bagage que l’envie de fuir l’angoisse et la nausée. Que cet immonde rosé était bon ! Et cette jambe entre les mienne si douce ! Et le noyau d’olive qu’elle glisse entre mes lèvres comme une petite chair ferme si prometteuse ! Nos corps se faisaient espérer. Hôtel trouvé, une courte promenade dans la vieille ville orchestre une danse dans laquelle nos corps évitent nos mains pour mieux s’attirer. Un jeu comme un autre qui permet de chasser les dernières images du chaos qui surgissent telles des transparents entre nous et ce monde trop bien agencé. « Et ça te fait bander si je te dis que mon slip est un peu humide ? » Pas besoin de ça. « Je sens mes seins tout tendus, tu vois les pointes sous ma robe ? » Je ne faisais pas que les voir, elles me transperçaient. Tenir le coup.

Un bon restaurant tout de même. Depuis combien de temps n’avions nous pas fait un repas digne de ce nom ? La grande nappe masquait nos jambes. Beaucoup d’infirmières doivent avoir fait de la danse pour acquérir une telle souplesse. De la danse jusqu’au bout des pieds. Une bouteille de bon vin, cette fois ci, et le désir gagnant en intensité, si c’était encore possible, rendaient sa voix plus basse, presque rauque en créant un étrange contraste entre la finesse des traits de son visage, la clarté aérienne de ses yeux et la fluidité incessante de son corps en perpétuel mouvement.

On ne se demandait même plus ce que nous faisions dans ces lieux. Son pied déchaussé s’en allait toujours plus haut, toujours plus insistant entre mes jambes. Il fuyait dès que ma main passait sous le plan de la table. Adèle nous regardait dans le reflet de la vitrine contre laquelle nous étions installés à peine dissimulés du reste de la salle par une plante. « Tu as vu cette fille avec le type, là ? Que crois-tu qu’elle lui laissera faire avec son corps ? » Que d’hypothèses auxquelles elle répondait « oui » dans un souffle, suivi par un « et encore ?».

Enfin le dessert. « Je pourrais prendre un dessert avec de la crème, celle dont on enrobe les gourmandises... juste pour t’exciter... mais ça ferait trop ! » Oui, ça ferait trop. « Une tartelette à la framboise. » C’est sage, beaucoup plus sage. En entrant, j’avais repéré, dans une grande corbeille de fruits, les premières abattes de la saison. Je ressentais le besoin de ce printemps en automne, de ce sourire d’Italie. J’en demandai une bien mûre avec un éplucheur tranchant.

Elle me regardait fixement, intriguée, alors que je tenais ce fruit à corps renflé à cou allongé dans une main et le couteau aiguisé dans l’autre. Mes mains presque à mi chemin de nos visages, je coupais la poire en quartiers dans le sens de sa longueur et, saisissant un de ceux-ci, je faisais doucement courir la lame entre sa peau et sa chair après en avoir détaché le cœur de deux coups rapides. Son visage était figé, impressionnant de beauté. Son souffle suspendu à une pensée qui flottait derrière la glace bleutée de ses yeux. La tension montait encore de quelques crans. Elle m’inquiétait tant elle me semblait irréelle. Je restais ainsi, immobile, alors que le jus du fruit coulait sur mon poignet. Je me vidais dans ses pupilles. Une chose stupide traversa ma pensée et, pour me ressaisir, mais pourquoi avais-je besoin de reprendre le contrôle, l’envie stupide de la dire. « Regarde, c’est mouillé et glissant comme le sexe d’un homme qui sort du fourreau humide et chaud d’une femme. » Et je portais le quartier vers ma bouche.

Son visage se durcit violemment. Elle dit d’un ton très sec « arrête tout de suite, ne la mange pas ! ». Mon mouvement stoppa sur le champ. « Donne-moi ça ! » Je lui tendis le quartier qu’elle déposa dans son assiette à côté de sa tartelette. Elle s’essuya lentement les doigts dans sa serviette. Marqua un temps d’arrêt. Se balança d’une fesse à l’autre pour dégager sa robe derrière elle. Marqua un temps d’arrêt un peu plus long. Après un bref coup d’œil alentour, elle saisit le quartier entre ses doigts, écarta les cuisses en avançant son bassin sur la chaise et, en écartant les berges de son sexe de son autre main, elle poussa le quartier dans son intimité.

Paupières mi-closes, bouche entre ouverte laissant s’échapper un souffle ponctué par un accent profond et rauque, elle parut étonnée par son geste, surprise par son audace. Elle rouvrit grand les yeux et me fixa d’un regard d’océan mouvant cherchant la côte. A l’extrême d’une inspiration, elle me chuchota « tu la mangeras plus tard ». Refermer la bouche et déglutir. « Tu ne continues pas ? » Je fis de nouveau glisser la lame entre la peau et la chair du quartier suivant, dans une lenteur exagérée, sentant le jus du fruit couler le long de mes paumes et goutter de mon poignet dans l’assiette en formant une petite flaque. Elle trempa un doigt dedans et le lécha. « Qu’elle est bonne ! Comme ça va être difficile pour toi d’attendre ! » Je bougeai un peu pour que mon sexe se dégage d’un pli. Je lui tendis le deuxième quartier. Elle le saisit comme le premier et il suivit le même parcours accompagné par les mêmes gestes. Cependant, ses yeux restèrent ouverts pour me fixer. Un léger gémissement aigu. « Tu sais, ça glisse tout seul. » Comme je voulais bien la croire !

« Tu sais bien que tu ne peux pas la manger maintenant, alors il faut que tu continues. » « Mais... » « Continue ! » Le troisième quartier, épluché avec la même lenteur, les gouttes poursuivant jusqu’à mes coudes, suivit le chemin des deux précédents. « Oh... Tu vas beaucoup l’apprécier cette poire... ». « Et ta tartelette, tu ne la manges pas ? » « Tu as raison. Mais tu me distrais avec ta poire ! » Après quelques cuillerées, elle s’arrêta, saisie par une nouvelle idée. « Je crois qu’il faut ajouter une petite touche d’acidité à ton fruit préféré. » Adèle plaça une framboise sur le bout de son index et l’introduisit dans son sexe, la poussant plus profond. Puis deux. Puis trois. « J’en garde une quatrième pour le dernier quartier ». « Tu es folle. Complètement folle. Tu vas te faire mal ! » « Que sais-tu de mon sexe ? Tout s’arrange dedans... tout s’arrange... » Le mien commençait à me faire sérieusement mal. J’avais la tentation très forte de le toucher, mais mes mains dégoulinantes de jus m’empêchaient de le faire. Et qu’aurais-je fait ?

Le quatrième quartier rejoignit les autres, suivi par la dernière framboise. Elle poussa un petit cri. « J’ai gagné ! Tu n’auras droit qu’à ta bouche pour manger ton dessert ! » Je me sentais partagé, comme scindé en deux entre un sexe tendu à se rompre dont je sentais la pulsation sur mon ventre et un sentiment qui me murmurait de prendre mon temps. Tout mon temps. Nous finîmes la bouteille de vin, sans la moindre précipitation. Adèle avait de courts moments d’absence. Son regard flottait vers le haut, ses pupilles se cachant sous les paupières. « C’est fou ce que ça me fait ! C’est encore plus fou quand je me dis que tu vas manger tout ce que je te garde bien au chaud ! Sens mes doigts ! » Quel grand parfumeur aurait pu créer une telle rareté. Je léchai doucement ses doigts m’enivrant de sapidités subtiles. Je me sentis étiré entre un sexe qui me tirait violemment vers la terre et un esprit porté par des volutes oniriques parcourant l’arc-en-ciel des désirs.

Le repas prit fin. En se levant, elle constata une large tâche humide suivant l’empreinte de ses fesses sur le velours de la chaise. Elle éclata de rire en réajustant sa robe légère. Un peu confus, je jetai ma serviette sur l’assise pour masquer l’inondation. Elle rit de plus belle. Dans la rue, elle se montra pressée de rentrer à l’hôtel. Il n’en était pas de même pour moi. Après avoir, moi aussi, réajusté mon vêtement, j’eus envie de prendre mon temps. La tension de mon sexe ne s’était pas relâchée, mais en portant ma veste sur mon bras plié devant mon ventre, je pouvais masquer aux yeux des passants ce que la décence ne permettait pas de monter. Pour Adèle, les premiers pas dans la rue furent plus difficiles. Trouver une démarche décontractée en véhiculant une poire abatte et quatre framboises ne fut pas chose aisée. Nous ne prîmes pas le chemin le plus court pour rentrer vers notre chambre. Puisque Adèle voulait jouer, je me sentais tout à fait capable de pousser plus avant notre jeu. Nous déambulâmes dans les rues piétonnes du centre ville, doucement par la force des choses. Fréquemment, il fallut faire des haltes discrètes dans des espaces suffisamment protégés des regards. La marche, la pression, faisaient s’écouler de son sexe une substance originale faite de jus d’abatte, de jus de framboise et de cyprine. Rapidement, son slip saturé ne fit plus barrage et deux filets colorés coulèrent à l’intérieur de ses cuisses. A intervalles réguliers, elle me soufflait « genoux » et je savais que le jus menaçait de descendre trop bas. Nous nous trouvions, alors, un petit coin à l’écart du passage, parfois juste un renfoncement, une porte cochère un peu plus en retrait que d’autres, et je remontai avec mon index de son genou jusqu’à son sous-vêtement en récoltant le précieux nectar pour que nous le léchâmes à tour de rôle. Deux membres inférieurs facilitant la répartition. Au deuxième passage, je m’attardai un peu sur le tissu pour l’accompagner vers quelques gémissements. Je sentais poindre, à travers les fibres trempées, quelques éléments étrangers que je mobilisai doucement jusqu’à ce que ses paupières se fermassent. « Tu as de bien savoureuses menstruations... ».

Les jambes d’Adèle se faisaient de plus en plus faibles et son corps pesait de plus en plus sur mon bras libre. Quand je lui proposai de rejoindre l’hôtel, elle me souffla : « il est bien temps que tu prennes ton dessert... ». Pour les trois étages qui nous séparaient du niveau de notre chambre, je lui refusai l’ascenseur. Son ventre devait atteindre une tension équivalente à celle de mon sexe. Elle s’accrochait à la rampe pour calmer le tremblement de ses cuisses et pour se tirer vers le haut, marche après marche. Je caressais à loisir ses fesses fermes et ses hanches, tantôt l’aidant dans sa progression, tantôt la retenant. Elle ne contenait plus ses gémissements. Je laissais le liquide descendre jusqu’à ses chevilles et je jouais à l’étaler sur toute la surface de sa peau si douce. Parfois, je l’immobilisais et je léchais son sillon fessier pour ne relâcher la pression de ma langue que quand ses genoux lui faisaient défaut. Entre deux souffles courts, elle ne chuchotait plus qu’un seul mot : « salaud » qui rythmait ses pas incertains.

Passés la porte de la chambre, elle se précipita vers le lit pour y basculer sur le dos. Les jambes écartées, la robe relevée, elle me lança comme une lamentation : « prends ton dessert, maintenant, je t’en supplie, prends ton dessert... ». Je me déshabillai doucement, dans l’axe de ses cuisses ouvertes encadrant son beau visage tourmenté par l’attente. Je voulais que mon sexe sente sa peau et que sa peau sente mon sexe dur comme le sarment d’une vigne qui pousse sa sève vers les fruits gonflés. N’oubliant aucun centimètre carré de peau, je commençais par sa bouche pour descendre vers son antre incandescent et distendu par les fruits jouant de leur viscosité. « Tu n’as le droit qu’à la bouche, tu dois manger sans les doigts... » Message reçu. J’étais prêt à mériter ce dessert.

Mes dents n’attaquèrent pas tout de suite le tissu rendu translucide et fragile par excès d’humidité. Ma langue s’attarda longuement sur son sexe voilé de transparence. Sa main agrippait mes cheveux et agitait ma tête en tous sens. Je sentais les ongles de son autre main malmener la literie. Puis mes dents se mirent à tirer en tous sens sur la fine étoffe, dégageant ses lèvres, leur faisant danser une sarabande infernale, excitant son fragile bouton qui, au jeu de ses cuisses enserrant avec force mon crâne me rendant soudainement aveugle et sourd, se rétractait et bombait de nouveau sous son capuchon cramoisi. Les fibres se déchirèrent et Adèle poussa un cri rauque et profond surgit du tremblement de ses entrailles qui se dissolvaient dans une lave originelle. J’entendis son cri par la vibration puissante de ses cuisses écrasant mes oreilles. Son sexe et moi suffoquions.

Les soubresauts laissèrent un peu de place à son souffle. Il était temps que je commence mon dessert. Appuyant derrière ses genoux, je basculais son bassin pour offrir son sexe à ma bouche. Je fouillais son entrée de la langue. Son halètement reprit de plus belle. Je sentais l’extrémité des quartiers qui se bousculaient dans son fourreau soyeux. Un ruisseau coloré coulait, entraînant dans son flux visqueux quelques grains de framboise. Sa cuisine était digne des plus grands chefs, mais le passe-plat était étroit. De la langue poussée le plus profondément possible, en aspirant tant et plus, je parvins à extraire trois quartiers de mon fruit préféré que je coupais des dents au fur et à mesure de leur sortie tout en continuant à faire bouger le reste encore captif dans un lent mouvement de va et vient. Ses cuisses écrasèrent ma tête à plusieurs reprises en me parlant d’un corps qui se tordait en tous sens bousculé par les spasmes violents qui le traversaient. J’enserrais si fortement ses hanches pour l’immobiliser que j’avais la sensation que ses torsions faisaient tourner la chambre autour de nous.

Il restait un quartier. Je relâchai mon étreinte et elle desserra ses cuisses. Il nous fallait reprendre notre souffle. Son agitation se calma. Sa respiration prit un rythme régulier. Je regardai le champ de notre bataille fait de lambeaux de tissus empesés, d’élastiques effilés, de luisances, d’infinies nuances de rose virant aux rouges des brasiers, d’écoulements inondant ce monde qui nous avait rendu si violemment las de tout.

La belle Adèle s’était endormie. Un souffle régulier montait de sa bouche entrouverte. Je voulus interrompre ma contemplation en transgressant ses ordres par une pénétration circonflexe acharnée délogeant le dernier quartier de poire en recherchant la sensation complexe, sur mon pénis, de cette chair si douce et de ce corps étranger ferme et glissant. Mais une terrible tristesse s’abattit soudainement sur mes épaules et descendit jusqu’à mon sexe le vidant de son sang jusqu’à la dernière goutte. Les images effroyables des corps broyés s’imposèrent de nouveau à mes pensées. Je courus vers la salle de bain passer ma tête sous l’eau froide. Rien n’y fit. Séché, mes vêtements enfilés en hâte, je me précipitai en dehors de la chambre en claquant la porte derrière moi, laissant l’amante ouverte et offerte à ses houles océaniques. Dans le hall, je réglai la nuitée au veilleur de nuit et bondis avec un sentiment d’urgence dans la fraîcheur de la nuit.

Ma voiture avait disparu. Un noctambule promenant son chien m’informa du passage de la fourrière. Sans doute était-ce mieux ainsi. Rouler dans un tel état eut été dangereux. Je me mis à errer dans les rues, saisi par de violentes bouffées d’angoisse, par une nausée indescriptible faisant chavirer mon âme. Percuté par des images innommables, j’allais de mur en mur, de tronc en tronc, de banc en banc, pour finalement, un peu calmé, m’affaler sur un de ces derniers et sombrer dans un étrange sommeil m’éloignant de ma misère. Pas si facile de tirer un trait en tirant un coup.

Quatre jours plus tard, je terminai ma visite du matin. Comme à l’accoutumée, j’entrai dans la salle de détente où toute l’équipe était déjà réunie. Les échanges allaient bon train autour des thés et cafés. Tendant le bras à travers la table sous les regards de tous soudain silencieux, Adèle, me souriant de ses yeux merveilleux, me tendis un petit paquet enrobé d’aluminium. « Tiens, tu n’as pas terminé ton dessert... ».

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Ittoqqort · il y a
chacun son fruit... cependant, il faut être bien accompagné(e) pour le déguster pleinement...
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Cajocle · il y a
Glace brûlante
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Geneviève Marceau · il y a
Moi j'aime le melon-d'eau
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