Souvenirs hypothétiques

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« Je me serais souvenu de notre premier déjeuner.
Je me serais souvenu de son sourire espiègle lorsque je me serais retourné.
Je me serais souvenu de ses premières larmes
Je me serais souvenu quand du corps s'éveille la mémoire.
Je me serais souvenu de nos premiers courriels interminables.
Je me serais souvenu du vent puissant en haut des falaises de nos envies.
Je me serais souvenu de mon émotion en découvrant ses dessous
Je me serais souvenu de sa gêne lorsque je lui aurais dit que sa toison était émouvante.
Je me serais souvenu de notre premier baiser, à la fois timide et torride.
Je me serais souvenu de son long soupir sensuel si j’avais humé le parfum de ses aisselles.
Je me serais souvenu d'une promenade sous une pluie battante.
Je me serais souvenu de mon éclat de rire en la regardant faire pipi derrière un arbre.
Je me serais souvenu combien elle aimait que je lui récite des poèmes romantiques.
Je me serais souvenu de nos interminables conversations au téléphone.
Je me serais souvenu combien elle n'aimait pas reconnaître qu'elle aimait que je sois très grivois quand elle ne pouvait répondre.
Je me serais souvenu de la première fois où elle aurait glissé sa main glacée dans mon pantalon.
Je me serais souvenu des étoiles qui habillaient son regard quand elle était heureuse.
Je me serais souvenu du jour où elle m'appela pour me dire : « reviens souvent me prendre dans la nuit ».
Je me serais souvenu de la tendresse envahissante quand se souviennent la peau, les lèvres quand les mains croient sentir, croient toucher à nouveau.
Je me serais souvenu de l'odeur du cuir de ce bar si cosy.
Je me serais souvenu des étoiles dans ses yeux quand j’étirais la pointe de ses seins.
Je me serais souvenu de ses frissons quand je lui pris la main et de mon émotion quand elle la serra si fort
Je me serais souvenu de sa gourmandise en léchant mon sexe enflammé.
Je me serais souvenu de la pudeur de ses sentiments et de l'exquise impudeur de ses élans.
Je me serais souvenu des étoiles luisant dans ses yeux quand elle tenait mon sexe dans ses mains
Je me serais souvenu du parfum de ses lèvres lorsqu’elle m’offrait sa bouche.
Je me serais souvenu de sa soif d'apprendre tout ce qu'elle avait oublié.
Je me serais souvenu de sa peur quand elle s'embrasait et qu’elle se confiait.
Je me serais souvenu de ma langueur lorsqu'elle m'effleurait des yeux
Je me serais souvenu que c'était hier, ou peut-être avant-hier; c'était intemporel en fait.
Je me serais souvenu qu'elle était plus à l'aise en parlant la langue du coeur,
elle avait toujours ressenti moins de gêne à exprimer les attentes de son coeur que celles de son cul., et pourtant...
Je me serais souvenu de mon émotion intense lorsqu’elle relevait mes jambes et plongeait sa bouche entre mes fesses.
Je me serais souvenu de son excitation en découvrant les fragrances incomparables de mon anus offert.
Je me serais souvenu de cette femme peu ordinaire qui doutait d’elle-même.
je me serais souvenu qu'il y avait Elle au début et qu'il y avait moi
je me serais souvenu de ce champagne partagé bouche à bouche
Je me serais souvenu du creux de son cratère incandescent et de son sourire candidement provocant
Je me serais souvenu du p'tit bonheur de Félix Leclerc
je me serais souvenu qu’elle se sentait femme de feu
Je me serais souvenu des mots oubliés, tous ceux que j'ai répétés
Je me serais souvenu de la pression de sa main quand mes yeux caressaient ses attentes
Je me serais souvenu du plaisir échangé dans le silence torride de nos désirs
Je me serais souvenu de son envie d'un bain de notre désir de douceurs
Je me serais souvenu des élans de tendresse
Hier, demain, un jour, je me serais souvenu comment je prenais sa bouche
pour la déguster longtemps pendant qu'elle caressait mon ventre doux et moelleux
Je me serais souvenu de ses frissons quand je caressais ses fesses
De sa gourmandise à téter ma queue pour qu'elle lui donne son lait.
Je me serais souvenu combien elle mouillait le cordon de ses désirs
Jour de grande marée, perlant sous mes doigts, écumant sous mes assauts
Je me serais souvenu que mes mots n'étaient pas toujours les siens, forcément,
Qu'elle aurait prononcé les mêmes mais différemment,
Coincée par le double fond de crainte et d'espoir(s),
Je me serais souvenu de cette ineffable dualité si nécessaire faite de cérébralité et d'extrême sensualité.
Où était-ce ? Quand était-ce ?
L'ai-je rêvé ? Ai-je oublié ?
De cela, je ne me souviendrai(s) pas. »
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