Sophie - Partie 1

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Un peu de Djiguidjik en poésie Hésitant. Plume en avant j'écris Visiteur, bienvenue dans cet univers Où moi-même je me perd  [+]

Il est 2h du matin et Sophie n'a toujours pas trouvé le sommeil. Elle tourne dans son lit depuis qu'elle s'est couchée, il y a 3h de ça. Ces mêmes questions reviennent en boucle dans son esprit et semblent la hanter ; "Qui choisis-tu ?", "Laquelle préfères-tu ?", "Quelle est celle qui pour toi mérite de passer... en premier ?".
A chaque fois c'était la même chose. Dès qu'elle se trouvait dans cette situation, elle avait toujours le même dilemme. Faire ce choix...
Sophie était pourtant une fille très sûre d'elle et qui savait généralement ce qu'elle voulait. Dès son plus jeune âge, ses parents avaient été sidérés par sa faculté à pouvoir faire rapidement un choix. Elle n'avait aucun mal à décider de cadeaux spécifiques pour ses anniversaires, son baptême, sa première communion, noël, et l'ensembles des fêtes où elle était censée recevoir un présent. Sophie a toujours été quelqu'un qui n'hésitait pas... Sauf dans cette situation. Et ce n'était pas la première fois.
Même si elle arrivait toujours, fatalement, à se décider à et choisir, elle prenait toujours un temps fou pour y arriver et parfois c'était juste à la toute dernière minute, littéralement au moment d'appuyer sur la détente on pourrait dire.
Cette nuit n'échappait pas à la règle et Sophie se retrouvait dans la même situation que d'habitude.
-"Allez ma grande, on verra demain au pire, on a encore le temps d'y penser".
Elle essaya à nouveau de se rendormir et y parvint presque cette fois-ci. Mais au moment ultime de sombrer, les questions refirent surface. Cette fois-ci, elle décida de se lever et de se changer les idées. Il était 3h08.
Sophie habitait seule depuis déjà quelques années. Elle avait fait de brillantes études et avait trouvé son problème un emploi et un appartement assez confortable. Elle était pleinement satisfaite et avait tout ce dont elle avait toujours rêvé. En tout cas tout ce dont elle avait toujours rêvé étant petite. Elle avait grandi et maintenant elle avait de nouveaux rêves qu'elle pourchassait sans relâche et qu'elle savait pouvoir atteindre tôt ou tard.
Elle alla dans la cuisine et se servit un verre d'eau. Elle se posa ensuite à sa fenêtre pour regarder le ciel. 5 minutes après être posée sur le rebord, elle finit par dire ;
-"Oh et puis ZUT, on en finit hein".
Elle referma la fenêtre et se dirigea vers le sous-sol.
Son appartement était situé au rez-de-chaussée d'une cour intérieure et elle avait craqué dessus à cause d'un détail que d'autres auraient pu trouver "insolite" mais qui convenait parfaitement à Sophie. L'appartement était doté d'une sorte de "cave" qui était directement accessible depuis l'intérieur et pas depuis les parties communes. Bien entendu, lorsqu'elle avait loué l'appartement la cave "intérieure" était scellée et inaccessible. Mais Sophie avait fait sauter les scellés et était même allée jusqu'à aménager cette cave. Elle était assez spacieuse et possédait plusieurs compartiments même si au début cela ne ressemblait pas à grand-chose.
Après avoir évacué les cafards, souris et occupants indésirables Sophie avait transformé cet espace en ce qu'elle appelait maintenant son "institut".
Elle descendit l'escalier et commença, comme à chaque fois, à se détendre, mais aussi à éprouver un léger frisson. Elle se mit à repenser à son tout premier pensionnaire.

Il s'appelait "Eric", c'était un ancien camarade de lycée qui ne vivait finalement pas très loin de chez elle. Ils s'étaient croisés dans un bar et ils avaient sympathisé.
Eric avait toujours trouvé Sophie un peu bizarre, mais plutôt jolie aussi en parallèle et le second ressenti avait toujours pris le pas sur le premier dans son cas. Au lycée, ils ne s'étaient pas vraiment parlé mais s'étaient pas mal croisés en soirée et avait quand même échangés quelques mots.
Logiquement, au bar, ils avaient pas mal évoqué des souvenirs de cette époque.
Eric avait proposé à Sophie de la raccompagner. Elle avait accepté. Eric cru déceler un moment de relâchement chez Sophie au cours duquel il avait aperçu quelque chose qu'il aurait pu qualifier "d'effrayant" mais la demi seconde plus tard, il voyait juste une jeune femme qu'il trouvait sexy et attirante et qui acceptait de passer plus de temps avec lui. Autant dire que ce fugace moment fut rapidement effacé par son cerveau et mis sur le dos de son imagination.
Arrivés devant chez elle, Sophie avait proposé à Eric un dernier verre. Il avait accepté sans hésiter. Elle lui avait servi du vin et après avoir échangé quelques mots de courtoisie, il l'avait embrassé puis ils avaient fait l'Amour sur le canapé de Sophie. Eric s'était ensuite réveillé le jour suivant, avec une sensation de picotement au niveau de la main droite. Il tenta d'amener sa main devant ses yeux mais une sorte de lien solide l'en empêcha. Il essaye de pencha la tête pour voir ce qui le restreignait dans ses mouvements mais un autre lien lui enserrait le cou. Malgré tout, bougeant ses membres, il découvrit 3 choses qui lui firent pousser un cri ;
-Son petit doigt droit avait été sectionné
-Il se trouvait entièrement attaché sur ce qui ressemblait à une table
Et il était entièrement nu.

Après plusieurs heures d'incompréhension et d'effroi, Eric entendu des pas se rapprocher. Il vit Sophie qui s'avançait vers lui, avec un très léger sourire.
-"Sophie ? Qu'est-ce qui se passe ? Détache-moi !!! Comment je suis arrivé là ??"
Elle s'arrêta devant lui et se contenta de le fixer.
-"Sophie...?"
Eric était attaché sur une table légèrement inclinée et il n'avait pas pu voir les "outils" que Sophie avait disposé sur un petit plan de travail juste à côté mais légèrement en retrait de la table où il était maintenu.
Elle s'avança, et parut hésiter quelques secondes.
-"Je suis désolée Eric, tu es vraiment quelqu'un de bien, mais le destin a voulu que ce soit toi. Pardon, mais je n'ai pas vraiment le choix en fait."
-"Quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes Sophie ?!! DETACHES-MOI !!!!!" Hurla-t-il
-"Je ne peux pas. Je suis désolé, mais je ne peux pas."
Elle fit une pause de quelques secondes
-"Je suis beaucoup trop excitée. Tu es un cobaye tellement inespéré. Je ne peux pas te laisser partir. On va tellement s'amuser !... Enfin...Je pense que toi, ça risque d'être un peu pénible, mais c'est pour une tellement bonne cause".
La bonne cause étant son unique et seul divertissement, Sophie s'attela à la tâche et fit des derniers instants d’Éric sur cette Terre un calvaire de souffrances et de tortures qui dura plusieurs heures. Après lesquelles il finit, soulagé, par pousser un dernier soupir tandis que Sophie exultait de joie et observait le spectacle jusqu'à l'ultime seconde.
Eric avait été le premier.
Sophie avait toujours eu des envies de tortures et autres meurtres et, heureusement pour elle mais malheureusement pour le reste de l'humanité, elle était particulièrement intelligente et elle avait décidé d'étudier un maximum la question avant de passer à l'acte. Non seulement d'étudier la question d'un point de vue éthique, mais également et surtout d'un point de vue pratique et stratégique. Elle avait lu plusieurs biographies de plusieurs serial killers et s'était particulièrement renseignée sur les différentes méthodes pour camoufler un meurtre mais également sur l'ensemble des méthodes de recherche et d'identification de la police. Et ses aptitudes en anatomie lui avaient permis d'acquérir un savoir conséquent lui permettant de faire découvrir à tous ceux qui descendaient dans son sous-sol de nouvelles formes de douleurs non létales... Enfin, jusqu'à un certain point.

Eric avait été le premier et aujourd'hui, Sophie en était à 18.
A partir du 3ème, elle avait essayé des couples. Pas forcément un homme et une femme ou bien des personnes engagées de façon romantiques mais juste 2 êtres humains.
Aujourd'hui, il y avait Estelle et Corinne. Ses 2 pensionnaires étaient chez elle depuis 2 jours et elle avait perfectionné et apporté des équipements à son "institut". Elle l'appelait ainsi car pour elle, cet lieu permettait aux "pensionnaires" de découvrir de nouvelles sensations (qu'ils ne voudraient, et ne pourraient d'ailleurs, jamais revivre mais quand même) et à elle de se détendre et de pratiquer l'activité la plus relaxante qu'elle connaissait.
Elle descendit à la cave et rejoignit ainsi la "chambre" des deux pensionnaires. Parmi les équipements qu'elle avait pu ajouter, il y avait des perfusions, qu'elle utilisait pour maintenir le plus longtemps possible ses pensionnaires en vie sans pour autant avoir à les nourrir d'une façon trop contraignante.
Les deux jeunes femmes étaient à peine conscientes et Sophie s'approcha doucement de ses deux "protégées". Elle avait un regard proche de celui d'une mère pour ses enfants mais également de celui d'un fou à deux doigts de libérer sa plus pure folie. Sophie jubilait à l'intérieur mais réussit à rester calme et pratiquement impassible.
Sophie avait enfin fait son choix et savait maintenant laquelle des deux pensionnaires allait rejoindre Eric en premier. Elle s'attelait donc maintenant à enlever les perfusions et les deux jeunes filles devenaient de plus en plus alertes. Elle n'aimait pas effectuer ses "soins" lorsque ses pensionnaires étaient complètement endormis ou groggy. Elle préférait les voir ressentir les "effets", hurler sous les manipulations de leur "hôte" qui ne leur voulait aucun bien.
Soudain l'une des pensionnaires demanda ;
-"Qu'est-ce qui se passe ? Qui êtes-vous ?"
Au cours des années qu'elle avait passé à façonner sa "technique" sans jamais passer à l'acte, Sophie avait étudié plusieurs rapts connus et plusieurs procédés utilisés par ses "confrères" précédents. Mis à part Eric, elle s'arrangeait toujours pour choisir des pensionnaires qui ne la connaissaient absolument pas et surtout plutôt isolés. C'était une façon de limiter les recherches policières une fois la disparition constatée.
Ainsi, ces deux jeunes filles ne l'avaient jamais vu. Pas même lorsque Sophie les avait "prises".

Estelle était une jeune femme brillante mais plutôt solitaire. Le violon était sa passion et elle en faisait depuis son plus jeune âge. Malheureusement, c'était également son seul et unique ami. Elle excellait dans ce domaine mais s'y enferma au fil du temps et malgré l'entourage qu'elle côtoyait à travers son orchestre (le plus prestigieux de la ville), elle n'en restait pas moins seule. D'une timidité maladive, elle ne restait jamais pour discuter avec le public après un concert et repartait souvent par une porte dérobée pour rentrer chez elle rapidement.
Ce soir-là ne dérogeait pas à la règle et Estelle s'était éclipsée encore plus rapidement qu'à l'accoutumée. Alors qu'elle marchait dans la ruelle qui l'amenait jusqu'au pas de sa porte, elle crut percevoir un sifflement et juste après... s'effondra.
Dans sa longue préparation, Sophie avait également suivi des cours de tirs et de maniement de plusieurs armes. Ses parents, prirent cela pour une envie tout à fait légitime de savoir se défendre et de ne pas être vulnérable. Ils l'encouragèrent donc et la soutinrent financièrement pour tous les cours qu'elle pouvait souhaiter. Elle atteignit donc sans encombre le cou d'Estelle, à quelques mètres de là placée dans une ruelle adjacente. Elle avait étudié l'endroit idéal pour pouvoir la "neutraliser" et ensuite l'emmener dans le "pensionnat".
Corinne n'avait pas été beaucoup plus compliquée à récupérer et ce, même si elle passait ses journées dans un lieu totalement inadapté pour les desseins de Sophie. Les matinées de Corinne étaient occupées à écrire au Starbucks Café non loin de chez elle. Ensuite l'après-midi, elle était assez souvent dans une galerie marchande pour flâner et parfois entrer dans certains magasins pour essayer différents vêtements. Bizarrement elle n'achetait jamais rien mais toutes ses journées suivaient quasiment le même rituel. Elle n'avait quasiment aucun ami mis à part une fille qui venait parfois la rencontrer au Starbucks mais jamais de façon régulière.
Sophie avait remarqué que parfois Corinne aimait se rendre dans un petit cinéma assez peu fréquenté et où elle prenait systématiquement la toute dernière séance. Elle en sortait généralement aux alentours de minuit et demie. C'était plus que Sophie en demandait.
Elle attendit donc patiemment que Corinne se rende à nouveau au cinéma et, heureux hasard pour Sophie, cela arriva le lendemain de la "prise" d'Estelle. Sophie utilisa exactement le même procéder pour "récupérer" la jeune femme et l'emmener dans son institut.
Les deux jeunes femmes se retrouvèrent donc colocataires du pire endroit où elles n'auraient jamais souhaité aller.

-"Bonsoir mesdames" s'exclama Sophie.
Elle s'était rendu compte qu'elle aimait discuter un peu avec ses pensionnaires et les connaître un petit peu avant de commencer. Faire chauffer l'ambiance avant de "plonger dans le vif du sujet"... Au sens propre.
-"Qu... Qui êtes-vous ? Où je suis ?" Parvint à articuler Corinne
-"Vous êtes chez moi. Je m'appelle Sophie"
-"Comm.. Chez vous ?... On se connait...?" demanda Corinne
-"Pas du tout. Enfin, vous non, mais moi je vous connais bien, Corinne et Estelle".
Les deux jeunes femmes prirent alors conscience de la présence l'une de l'autre. Sophie avait disposé les "lits" de façon à ce que l'un des pensionnaires ne voit pas l'autre. Elle aimait bien faire ça parce qu'elle savait que l'imagination était l'outil le plus puissant pour instiller la peur et également un vecteur de souffrance redoutable. Elle savait que le fait d'entendre quelqu'un souffrir le martyr à côté de soi sans voir ce qui se passe pouvait littéralement rendre fou d'angoisse. C'était une façon à elle de faire découvrir des douleurs inconnues à ses deux pensionnaires en même temps.
-"Qu'est-ce que c'est...? Que ..?" parvint à dire Estelle
Elles prirent également plus précisément conscience du fait qu'elles étaient chacune attachées solidement.
-"Pourquoi je suis attachée ? C'est quoi ce jeu chelou...?" s'exclama Corinne avec une peur qui commençait à monter dans la voix
-"C'est juste pour que vous restiez faire connaissance avec moi et qu'on s'amuse un peu" dit jovialement Sophie.
-"Hein...? Enlevez-nous ça ! Arrêtez ce cirque...!!" Protesta Estelle avec une vraie épouvante dans la voix.
Epouvante qui se transforma littéralement en terreur lorsqu'elle aperçut les outils à côté d'elle.
-"Oh non.... Pas ça... Dieu... non" Commença à sangloter Estelle
-"Allons, allons, ça va aller, on va découvrir ensembles un nouveau monde, de nouvelles choses super intéressantes, vous allez voir"
-"Non...non... pitié, laissez-moi partir..." Estelle pleurait maintenant à chaude larmes.
Corinne, qui avait également aperçu les "instruments" fut également prise d'une terreur glacée.
-"Mais... Pourquoi... Que.... Qu'est-ce que vous allez faire avec ça ?" Parvint-elle à demander
-"Qu'est-que NOUS allons faire, tu veux dire ?! On va tous ensembles s'amuser et partager une expérience qui nous liera à jamais !"
-"Mais vous êtes complètement folle" lui répondit Corinne
Sophie ne répondit rien et se contenta de sourire. Puis elle enchaîna.
-"Ce qui est sûr c'est qu'on va passer un moment fou toutes ensembles".
Estelle continuait de sangloter et Corinne était partagée entre l'horreur et la consternation.
-"On commence ?" demanda Sophie toute sourire.
Les deux jeunes pensionnaires se raidirent et Estelle poussa un petit cri étouffé et aigu. Sophia commença par s'approcher d'Estelle d'une manière bienveillante. Elle lui caressa la joue tendrement et son regard semblait chargé d'apaisement et... d'Amour. Elle avait choisi. Comme d'habitude, il avait juste suffi de laisser les choses se dérouler d'elle-même et elle avait pu choisir celle par laquelle elle commencerait.
Tandis qu'elle était soudainement soulagée et qu'elle regardait Estelle aussi tendrement qu'une mère qui tente de rassurer son enfant apeuré, elle saisit d'une autre main le premier instrument qui lui permettrait de commencer l'exploration de ces nouvelles "sensations" par les ongles d'Estelle... Cette dernière ne vit rien venir et dans ses sanglots ne sentit pas le froid contact de l'acier sur sa main que Sophie avait prise dans la sienne. Sophie referma la pince sur un des ongles d'Estelle et s'apprêta à tirer d'un coup sec quand son téléphone se mit à sonner. Elle l'avait posé en entrant et elle put voir qu'il s'agissait de sa mère. Ces derniers temps elle n'allait pas très bien et c'était la troisième nuit d'affilée où elle l'appelait pour pouvoir lui parler. Sophie avait un amour profond et véritable pour ses parents et elle essayait toujours de les aider lorsqu'elle le pouvait. Le fait que ses parents l'aient toujours soutenu dans ses choix avait renforcé à l'extrême le lien indéfectible qui les unissait de part leur simple parenté. Ainsi, Sophie dû, à contrecœur se résigner à répondre.
-"Mince... Bon, je reviens les filles"
Elle prit le téléphone et se dirigea vers la sortie au grand soulagement d'Estelle et de Corinne. Mais alors qu'elle était sur le point de sortir, elle s'arrêta ; "Oh, et puis je peux la rappeler dans 2 minutes ! On peut se faire un petit échauffement".
Elle se retourna vers Estelle et avec cette fois un regard dénué de toute compassion, lui prit la main droite et lui arracha d'un coup sec l'ongle du pouce. Estelle hurla.
-"Allons, allons, c'est juste le début !" Dit-elle
-"Tu vois que comment c'est amusant ?!!!" Lança-t-elle à Corinne qui était sur le point d'hurler elle aussi.
Puis elle se dirigea vers la sortie, le téléphone en main, prête à rappeler sa mère une fois hors de portée de voix de ses pensionnaires terrorisées.
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