Sleeping beauty

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C'était le grand jour. Jacques D'envers du Décors en était persuadé, il allait dénicher la perle rare. Il avait tout prévu : la tenue de circonstance, le pense-bête, le carnet d'adresse près du téléphone et, le plus important, le tableau.

Il attendait nerveux son rendez-vous de 8 h 30, coudes appuyés sur son grand bureau jonché de piles de dossiers et mains croisées devant sa bouche surmontée d'une moustache fournie. Un mélange d'excitation infantile et d'angoisse bouillonnait sur le feu de sa hâte.

Jacques jeta un coup d'œil nerveux à sa montre. 8 h 15. Il lui restait quelques minutes avant le premier candidat pour évacuer le trop-plein d'émotion qui le submergeait. Il prit une grande inspiration puis expira fort.

Neuf heures et toujours personne sur le pas de la porte vitrée. Ça commençait bien ! L'heure c'était l'heure ! Jacques D'envers du Décors n'aimait pas attendre.

Tout à coup, un pas de course battit le parquet grinçant, quelqu'un frappa. Jacques lança un « Entrez » sonore tout en se levant de sa chaise à roulettes. Un jeune homme débraillé et à bout de souffle déboula dans son bureau, cheveux ébouriffés et lunettes en travers du nez. Il s'excusa platement pour son retard. C'était la faute au métro ! Les lèvres pincées, Jacques l'invita à s'asseoir d'un geste de la main bref et nerveux.

Coup d'œil rapide au pense-bête. Ne pas commencer de but en blanc par le tableau, même si c'était la partie préférée du scénario de « Quatre questions pour une perle rare » qu'il avait tourné et retourné dans sa tête toute la nuit.

Il laissa le jeune homme se présenter et exposer ses motivations. Il sembla à Jacques que le jeune Matthieu lui récitait un texte appris par cœur la veille à la va-vite. Notre homme prit un air agacé et rentra dans le vif du sujet sur un ton grinçant.

— Jeune homme, merci pour cette présentation fort bien apprise et récitée, mais peu intéressante finalement. Je n'ai pas grand-chose à faire de vos rêves ou de vos beaux diplômes...

Sans transition aucune, montrant du doigt la toile posée sur le chevalet à côté de lui, il enchaîna :
— Connaissez-vous ce tableau ?
— Non, répondit Matthieu, l'air surpris.
— Décrivez-le-moi, s'il vous plaît.

D'une façon très scolaire qui lui fit dire que le novice avait quitté les bancs de l'école il y avait peu, celui-ci fit une description des plus brèves de la scène, entrecoupée d'hésitations sonores.

— Bien. Regardez mieux. À votre avis, qu'a voulu montrer le peintre par cette toile ?
— Je ne comprends pas, Monsieur, bafouilla Matthieu. Comment voulez-vous que je sache ? Je ne suis pas dans la tête du peintre, je vous ai dit ce que je voyais, ça ne suffit pas ?

« Mmmm... Trop jeune, trop scolaire et pas très futé en plus de ça ! ». Déjà le rouge lui montait aux oreilles. Jacques en avait assez entendu. Il n'arriverait à rien avec cet incapable. Il se leva d'un bond et tendit brutalement la main à son interlocuteur.

— Très bien, merci jeune homme. La porte est derrière vous, je ne vous raccompagne pas, vous connaissez le chemin !

Intimidé, le jeune homme baissa la tête, marmonna un au revoir à peine audible, saisit du bout des doigts la main peu chaleureuse qui lui était tendue et repartit aussi prestement qu'il était arrivé.

Jacques se renversa sur sa chaise en soupirant. Cela promettait d'être beaucoup plus ardu qu'il ne l'avait imaginé. Quelle mouche d'optimisme l'avait piqué cette nuit pour qu'il soit de si bonne humeur ce matin et si sûr que la perle rare allait passer la porte de ce bureau aujourd'hui et lui apparaître comme une évidence ? Cela ne lui ressemblait pourtant pas de s'emballer ainsi. Lui qui était si méfiant de prime abord, si exigent avec les autres, autant qu'il l'était avec lui-même.

Son deuxième rendez-vous arriva à l'heure. Une femme, grande, brune, la quarantaine, légèrement masculine et l'air sûr. Il aimait ça chez une femme, l'assurance. Il la laissa se présenter. Ce fut bref, concis et direct. Jacques apprécia. Margaret serait-elle la perle rare ? Il eut un espoir. La compagnie de la gent féminine lui était douce, il n'était pas homme à femmes, mais appréciait simplement leur présence et leur esprit. Sur un ton nettement plus courtois que celui employé avec Matthieu, il désigna la toile et posa pour la deuxième fois de la journée sa question fatidique.

— Connaissez-vous ce tableau, Madame ?
— Il ne m'est pas inconnu, mais je serai bien incapable de vous dire son nom ou celui du peintre. Je ne suis pas très amatrice de ce genre artistique, voyez-vous, je suis plus portée sur le réalisme de la photographie...

Loupé ! Lui, qui la pensait ouverte d'esprit et sensible à l'art en général, quel qu'en soit le genre. Elle était peut-être trop pragmatique pour cela.

— Pourquoi cette question ?

Ignorant sa question, Jacques enchaîna :

— Pouvez-vous me le décrire, s'il vous plaît ?
— Eh bien, oui, si vous y tenez ! De gauche à droite, je vois une femme vêtue d'une chemise de nuit blanche avec une fleur rouge sur la poitrine. Ses jambes sont découvertes jusqu'au haut de ses cuisses ; elle est étendue sur un lit défait et semble dormir. Le grand miroir au-dessus d'elle reflète un morceau de son corps ainsi qu'un homme torse nu derrière un chevalet, sans doute le peintre lui-même en train de peindre la scène. À côté du lit se tient une petite table sur laquelle on voit une pile de papiers éclairés par une lampe de chevet. Au sommet de la pile, une rose rouge et ce qui ressemble à un couteau ou un coupe-papier...
Elle passa en revue les éléments principaux. Ce fut bref, clair et concis, comme sa présentation. Fort bien !

Lorsqu'il avait formulé sa deuxième question la première fois, elle n'avait pas été comprise par Matthieu. Il essaya donc une autre formulation espérant mettre Margaret sur la piste, mais sans trop l'aider, toujours habité par un souffle d'espoir.

— À votre avis, que s'est-il passé avant cette scène ?

« Zut ! Question maladroite », pensa-t-il. Il venait de se rendre compte qu'elle pouvait être très mal interprétée, et ce fut le cas. Margaret prit un air outré. Il ne rectifia pas pour autant.

— Vous en avez de ces questions ! Si c'est pour me déstabiliser, sachez que c'est de très mauvais goût et que cela ne marche pas avec moi !
— Fort bien, dans ce cas je n'ai plus d'autres questions, rétorqua Jacques sur un ton grinçant, blessé dans son orgueil. Je vous libère et j'espère ne pas vous avoir fait perdre trop de votre précieux temps !

La femme se leva, furieuse.

— Monsieur, je ne me donnerai pas la peine de vous saluer. Sachez que vos méthodes sont très étranges et que je les désapprouve !

Sur ces entrefaites, elle sortit en claquant la porte.

Le troisième rendez-vous acheva en beauté sa folle matinée. Jean-Claude semblait avoir à peu près le même âge que lui : une petite cinquantaine grisonnante. Sa présentation fut un peu longuette ; le gaillard avait l'air bavard et aimait parler de lui. Une pointe d'agacement montait à la gorge de Jacques, qui s'efforçait de rester le plus cordial possible. Jean-Claude ne connaissait pas le tableau, mais il s'extasia devant sa beauté. Il décrivit la scène avec un air rêveur en y mettant une touche de poésie. Bavard et rêveur en plus de ça ! pensa Jacques agacé. Il pria pour que cet homme ne soit pas la perle rare, ce serait trop difficile à supporter ! Il enchaîna avec la deuxième question, qu'il formula encore d'une autre manière.

— À votre avis, que représente vraiment cette scène ?

Jean-Claude marqua un instant de réflexion.

— Eh bien, je viens de vous le dire ! Attendez... à moins qu'elle ne soit morte ? lança-t-il l'air tout fier de lui. Oh ce doit être ça, sinon vous n'auriez pas insisté...
Le cœur de Jacques fit un bond dans sa poitrine. Non, pas lui, faites que ce ne soit pas lui ! Attendons, tout n'est pas encore gagné. Tout dépend de sa réponse à la dernière question...
— Et qu'est-ce qui vous fait dire cela, Monsieur ? demanda-t-il le plus calmement possible.
— Simplement votre insistance. Moi je ne vois pas en quoi cette magnifique beauté pourrait être morte, pour moi rien n'indique cela. Vous avez votre propre interprétation de cette œuvre, et moi, la mienne. N'est-ce pas la liberté que nous offre l'art justement ?

Jacques réprima un soupir de soulagement. Ce n'était assurément pas lui ! Il mit fin à cet échange de la façon la plus cordiale possible et alla même jusqu'à raccompagner Jean-Claude à la porte, un sourire faussement sympathique suspendu aux lèvres.

Les rendez-vous de l'après-midi n'eurent pas davantage d'intérêt pour Jacques, qui désespérait à mesure que le temps passait et que s'enchaînaient les déceptions. Il eut tout même un ou deux faux espoirs ; à chaque fois il s'était agi d'une femme. Mais aucune candidate ni aucun candidat n'alla plus loin que l'avant-dernière question. Personne ne comprit ce qu'il attendait réellement, ils n'avaient pas été capables de voir ce chef-d'œuvre dans ce qu'il avait de plus beau et de plus énigmatique : un détail. En fait, ils l'avaient presque tous vu sans le voir. Mais Monsieur D'envers du Décors n'était pas homme à se contenter d'un morceau de réponse.

La journée touchait à sa fin. Il avait lamentablement échoué. En proie à un sentiment de désarroi passager, il décida d'aller se changer les idées au troquet du coin. Tableau sous le bras, il ferma nerveusement la porte de son bureau à double tour et descendit à la hâte les cinq étages par le petit escalier en colimaçon.

Arrivé au café, il se dirigea d'un pas précipité vers le comptoir.
— Bonjour Marcel, comment vas-tu ?
— Salut Jacques, ça va bien, merci ! Toi, ça n'a pas l'air par contre... La journée a été rude ? lança le patron de sa voix rocailleuse.

Il était affairé à sécher des chopes avec le grand torchon blanc qu'il portait toujours sur l'épaule gauche.

— Épuisante ! Mets-moi une pinte pour fêter ça, s'il te plaît !

Le ton était ironique et le rire associé un peu grinçant. Il n'avait pas envie de rester discuter au comptoir, Marcel était un bon gars, mais un peu trop bavard à son goût. Il alla s'installer à une petite table derrière la baie vitrée qui donnait sur l'avenue Saint-Honoré, très fréquentée à cette heure de la journée. Il nota qu'il n'y avait pas grand monde ce soir dans le bar ; il se rappela que c'était lundi. Jacques déposa délicatement la toile sur la chaise d'en face et la contempla quelques secondes. Un garçon lui apporta sa pinte qu'il paya dans la foulée ; il n'aimait pas consommer ce qu'il n'avait pas encore payé, cela le mettait très mal à l'aise.

Tandis qu'il sirotait sa bière, le regard perdu dans le vide, une voix féminine prononçant distinctement le nom du tableau le sortit de sa rêverie.

— Pardon ? dit-il en regardant dans la direction de la voix, à sa gauche.

Assise à deux tables d'écart de la sienne, la jeune femme répéta en reposant sa tasse de café sur la sous-tasse. Jacques fut troublé un instant de ne pas l'avoir remarqué lorsqu'il était passé derrière elle pour rejoindre sa table habituelle. Elle avait l'air intrigante avec son carnet à dessin sur lequel elle griffonnait sans cesse, y compris quand elle parlait.

— Sleeping beauty, Andrew Fog... lança-t-elle avec un bel accent anglais en levant ses yeux vert émeraude vers Jacques. Un de mes préférés ! C'est une réplique, j'imagine ?

Son visage est une vraie œuvre d'art, pensa-t-il en détaillant les traits fins de la superbe femme à la peau ébène qui lui parlait. Il n'osait se l'avouer, mais il était sous le charme. Un vieux bonhomme comme lui, avoir le béguin pour une étudiante ? Quelle ineptie !

— Oui, en effet ! répondit-il avec un temps de retard.

Elle se leva pour contempler la peinture et en parcourut les traits de ses doigts fins.

— Toute cette profondeur dans le tableau et ce mystère qui plane autour. C'est vraiment fascinant ! poursuivit-elle sur le ton du mystère. La plupart des gens y voient simplement une femme endormie. Mais ils passent complètement à côté d'un détail essentiel, alors que c'est la clé de l'œuvre et du mystère de la scène du crime !

Le regard de Jacques s'illumina à ces paroles.

— Humm, ce que vous dites est fort intéressant, Mademoiselle. Poursuivez ! Quel est ce fameux détail selon vous ?

— Je pense qu'il y a deux façons de regarder ce tableau, répondit-elle en retournant s'asseoir. Selon moi, LE détail clé, c'est la grosse rose rouge qui englobe le sein gauche de la jeune femme sur la chemise de nuit. À y regarder de plus près, on s'aperçoit que ce n'est pas une rose, mais une tache de sang. Pour moi, cette femme ne dort pas, elle est morte, poignardée en plein cœur. D'ailleurs, pour aller un peu plus loin, je dirai même que l'arme du crime est posée à côté d'elle, sur la table de nuit. C'est le coupe-papier au sommet de la pile de lettres à côté de la rose rouge desséchée. En regardant bien, on aperçoit des reflets rouges sur le fil de la lame de la même teinte que sur la chemise de nuit : du sang !

La jeune femme parlait avec une telle passion qu'elle dut marquer une courte pause pour reprendre son souffle avant de poursuivre :

— Une rose rouge... desséchée, des lettres... une pile de lettres, même ! Des lettres sans doute restées sans réponses ? On pourrait émettre l'hypothèse d'un crime passionnel... Il y a d'ailleurs un indice près de la main de la jeune femme, à demi ouverte. Ce morceau de papier positionné comme si elle venait de le lâcher sur les draps et dont on ne voit que le verso vierge quand on regarde la scène directement. Pourtant, quand on observe le reflet dans le miroir on peut y lire trois mots, même si c'est à l'envers et un peu flou : « reh dellik I », « I killed her ».
Plus rien n'avait d'importance hormis les mots qui sortaient de la bouche de cette femme. Jacques l'écoutait de toutes ses oreilles, émerveillé, fasciné par la passion et la précision qu'elle mettait dans son analyse de l'œuvre.

— Mais qui est-il, cet amant meurtrier ? poursuivit-elle sur un ton théâtral. Et c'est là que LE détail clé de l'œuvre prend tout son sens... Dans le miroir au-dessus du lit, on croit apercevoir naïvement le peintre torse nu en train de peindre la scène de la Belle endormie, mais sous les traits de ce peintre innocent peignant sa belle après l'amour, on découvre le visage du meurtrier... C'est comme si le peintre avouait au monde son crime à travers ce tableau... Alors, simple fantasme de peintre ou véritable aveu ? Je ne connais pas l'histoire complète de cette œuvre, mais je sais qu'il renferme un mystère qui n'a jamais vraiment été résolu. Mais vous qui possédez cette réplique allez sûrement pouvoir m'en apprendre davantage ? Comment trouvez-vous mon analyse ? Vous paraît-elle juste ou complètement tordue ?

— Merveilleux ! Magnifique ! lâcha Jacques sur un ton jubilatoire, en joignant les mains et levant les yeux au ciel.

Il était littéralement subjugué par cette belle tirade analytique sortie de la bouche de cette somptueuse jeune femme aux yeux brillants d'intelligence.

— Il m'est enfin donné la chance de rencontrer une personne qui porte le même regard que moi sur ce tableau ! C'est merveilleux ! Permettez-moi de vous dire que vous possédez un vrai talent d'investigatrice, Mademoiselle. Puis-je vous demander ce que vous comptez faire dans un avenir proche ?

L'air de la jeune femme oscilla entre surprise, méfiance et amusement.

— Merci, répondit-elle feignant un air flatté, un sourire amusé au coin des lèvres. Je suis étudiante aux Beaux-Arts et je souhaiterais devenir illustratrice. Et vous, Monsieur ? Seriez-vous faussaire par hasard ?

— Enchanté, Mademoiselle, Jacques D'envers du Décors. Eh non, je suis détective privé et à la recherche d'un ou d'une associé-e. Vous allez trouver cela amusant ou complètement fou, mais j'ai passé toute ma journée à recevoir en entretien des gens de la profession. Je leur ai demandé de décrire et d'analyser cette peinture avec pour seule exigence : que l'un d'eux remarque ce fichu détail. J'aurai rêvé que l'un d'entre eux me fasse, avec autant d'éloquence, l'analyse que vous venez de me proposer, mais c'était sans doute trop demander... Ma méthode est un peu étrange j'en conviens, mais je n'avais rien à faire de leurs fichus diplômes, je voulais simplement savoir s'ils étaient capables de voir au-delà d'une scène d'apparence banale et de lire dans les détails. Et ils en ont tous été incapables. Je suis dépité. J'ai perdu mon temps !

La jeune femme compatit poliment. Ils poursuivirent leur discussion. Le détective lui raconta l'histoire du tableau qu'il connaissait par cœur ; elle l'écouta avec grand intérêt. Elle n'était pas si loin de la vérité finalement. Jacques essaya de la convaincre qu'elle avait du potentiel, qu'elle ferait une très bonne détective et lui avoua qu'il était prêt à l'embaucher.

Quel dommage ! La perle rare se tenait devant lui dans ce café, pas du tout là où il s'attendait à la trouver, et, pire encore, elle ne se destinait aucunement à une carrière de détective. Quel gâchis ! Il se demanda alors s'il devait s'acharner à poursuivre ses recherches, se rabattre sur une méthode de recrutement plus classique ou bien faire une croix sur l'associé de ses rêves, tels le Watson de Sherlock Holmes ou le Hastings d'Hercules Poirot. Laissant de côté cette pensée, bien décidé à rester sur l'agréable sensation que lui avait procurée cette discussion, Jacques termina d'une traite le fond de sa bière. Il se leva, enfonça son chapeau sur sa tête et prit congé en saluant poliment la jeune femme. La tête ailleurs, il salua machinalement le patron du bar sans même le regarder.

— Attendez Monsieur ! Vous oubliez votre tableau !

Agrémentant sa réponse d'un clin d'œil empreint de complicité, Jacques lui répondit :
— Je vous le donne de bon cœur. Vous saurez l'apprécier à sa juste valeur !
Alors, la jeune femme inclina la tête et lui adressa un immense sourire de gratitude. Le vieil homme porta une main à son chapeau et lui jeta un dernier regard admiratif. Puis, la mine réjouie, il ouvrit la porte du troquet et sortit en sifflotant. Il était temps pour lui de penser à la retraite.
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Image de Jacques Thery
Jacques Thery · il y a
Bravo. Se lit d'une traite.
Image de Ivan Maurer
Ivan Maurer · il y a
Bravo pour ce beau travail d’écriture !

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