Série noire - le récit

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Depuis L'océan indien ma prose voyage du battant des lames au sommet des montagnes et je me souviens de mes vies antérieures  [+]

«  J’ai toujours regardé cette ville comme celle de l’Europe où règne la plus affreuse corruption »
Jean- Jacques Rousseau
Les Confessions, livre quatrième

L’inspecteur Mastrassi après avoir observé le cadavre sur le lit ouvrit la fenêtre, enleva son masque et respira l’odeur des peupliers, l’odeur de son enfance. Il n’y avait pas de peupliers dans cette cour d’immeuble mais c’est bien cette odeur qu’il respira. Cette merveilleuse fragrance dissipa l’odeur de la mort présente derrière lui. Il resta debout, immobile à contempler son passé. On frappa à la porte. « Je peux entrer inspecteur ? » Sophia pénétra dans la chambre : «  vous avez- trouvé des indices ? » Mastrassi se retourna en regardant son assistante. Il n’était pas insensible à son charme, à cette lueur contenue dans ses yeux, à la brousse de ses cheveux noirs, à son allure féline et gracieuse... «  Inspecteur, lui dit-elle, le médecin légiste est passé tout à l’heure... terrible ce crime tout de même » - elle avait ce petit accent particulier du sud de la Réunion – Mastrassi l’entendait sans rien dire... avant de s’avancer vers Kafkar qui gisait sur le lit. Que pouvait-il trouver de plus ? Il fouilla tout de même la poche du cadavre pour en extraire un petit morceau de papier chiffonné avec ces quelques mots ! RV T D C. «  L’unique indice dit-il à Sophia ! »
Ils sortirent de la chambre pour retourner dans la pièce principale qui servait de salon et bureau à Kafkar. Une vraie tempête dans son bureau : archives dispersées, tiroirs vidés, ordinateur éventré, au milieu d’étagères fatiguées croulants sous des tonnes de livres et revues. Seule la photocopieuse RONEO, sur laquelle il imprimait son journal semblait ne pas avoir subit d’attaque.
Kafkar, c’était son non de plume, son nom de guerre, sa signature. Son vrai nom c’était Pludivec, du temps où il était journaliste au PROGRES dans une vie antérieure. Son père était ajusteur chez BERLIET, à Vénissieux – syndicaliste et communiste – et fier de sa condition ouvrière. Chez les Pludivec, la lutte des classes a toujours été dans leur ADN. Pludivec avait même filmé avec sa super-huit sonore un meeting de Georges Marchais à la Bourse du travail et à la Courneuve dans les années soixante dix. C’est lui qui avait filmé Higelin et Juliette Gréco à la fête de l’huma. Mastrassi avait vu ces films avec son pote Léo, projectionniste au Cinéma Opéra qui connaissait bien Pluvidec pour avoir milité ensemble dans l’extrême gauche.
Norbert Mastrassi regarda l’affiche de Franz Kafka au mur. La longue silhouette de l’écrivain marche dans une rue de Prague. Pludivec vouait à Kafka une admiration sans borne... au point de s’identifier à l’auteur kafkaïen....c’était un idéaliste Kafkar, pas comme lui qui était entré dans la police.... Au nom du père... «  Tu sera un flic, mon fils... » . Mastrassi pensa à Sophia qui l’observait ; il pensa à son père, gardien de la paix, mort stupidement d’une balle perdue, il pensa à l’école de police, au concours d’inspecteur, à sa vie triste et monotone et au Commissaire Montalbot qui ne l’aimait guère.
Le Sapeur Lyonnais était imprimé uniquement par abonnement et paraissait tous les mois. Mastrassi connaissait ce journal pour l’avoir déjà vu chez Léo. Un brûlot sur la vie politique, les magouilles et tous les scandales que la presse met sous le boisseau et aussi quelques informations sur les spectacles et les bons plans à ne manquer sous aucun prétexte. Kafkar tenait également sur son journal une toute petite rubrique de poésie ou quelques lecteurs sous couvert d’anonymat publiaient librement leurs délires littéraires. Évidement on ne trouva aucun listing des abonnés et rien dans l’ordinateur puisqu’on avait retiré le disque dur. Kakfar avait certainement conservé sur un carnet le nom de tous ses lecteurs... disparu avec tous les documents du prochain numéro ! Qui avait-pu faire le coup ? Certainement un gros bonnet qui n’avait pas envie d’être éclaboussé par un nouveau scandale. Les hommes de main ce n’est pas ce qui manque, les hommes de paille non plus dans la capitale des Gaules. Le crime d'un commando organisé, toujours est-il que le meurtrier s’est acharné comme un sauvage sur Pludivec.... «  Comme un sauvage pensa Mastrassi, pour massacrer quelqu’un comme ça à l’arme blanche... il n’y a qu’une personne qui puisse m’en apprendre davantage sur Kafkar...»

Léo habitait derrière la place des Terreaux, au premier étage d’un immeuble en rénovation. Accompagné de Sophia, Mastrassi frappa à sa porte sur le premier coup de midi. C’était l’heure où ordinairement Léo prenait son petit déjeuner. Léo, son pote de toujours commençait toujours par le même rituel : son petit-déj’’ intercontinental, allez savoir pourquoi... un premier repas aussi complet qu’un breakfast anglais. «  C’est ta nouvelle compagne, lui dit Léo avec admiration ? » Il enchaîna en leur proposant de partager son p’tit déj’ toujours aussi copieux : « Tu fais les présentations ? » le visage de Mastrassi s’illumina à cette demande qui flattait son égo : «  Ma nouvelle coéquipière... elle vient de l’île de la Réunion... on est venu pour en savoir plus sur Pludivec... »
Léo travaillait tous les soirs au cinéma Opéra, une salle Art et Essais, qui projetait actuellement le cycle Patrick Dewaere. «  Çà te dirait de voir Série Noire ce soir avec ta... coéquipière ? » En attendant que puis-faire pour toi ? Mastrassi lui montra le petit morceau de papier froissé que Kafkar avait écrit avant de mourir... RV TDC... laisse moi réfléchir lui dit Léo complètement subjugué par la présence de Sophia qui illuminait de son regard tous les rayons de sa bibliothèque. Les murs étaient tapissés de livres... des polars... jaune et noir... Le masque et la plume....d’autres livres en vrac et bien sur tous les numéros du Sapeur Lyonnais, dix ans de parution. Léo possédait également presque tous les Actuel, le seul périodique de la presse underground française fondée par J.F. Bizot. «  Avant de travailler au cinéma Opéra, j’étais bénévole au Cinématographe, une salle qui a disparue et on allait souvent boire un verre Au Trou du Cru, un bistrot de la rue de l’Arbre Sec. Pludivec avait ses habitudes au TDC... un excellent beaujolais, gouleyant, un vin de soif qui pouvait désaltérer tous les pisse-copies et les artistes lyonnais. »
Mastrassi à toujours été sidéré par la vivacité d’esprit de son camarade. Non seulement c’était un vrai cinéphile, mais Léo possédait presque un sixième sens pour résoudre et comprendre les choses... l’énigme du TDC... et Sophia... «  Elle est épatante ta coéquipière... » Lui dit-t-il en esquissant un large sourire lorsque Mastrassi prit congé.
Au trou du Cru, Mastrassi interrogea le Patron. Pour se souvenir d’avoir vu Pludivec il y a deux jours avec un drôle de type qu’on avait jamais vu par ici, les cheveux longs, crasseux, très noirs sur un visage cuivré comme un manouche , un visage buriné par les saisons..... «  Ils ne se sont même pas assis, ils sont restés au comptoir...le gitan a bu une bière et Pludivec un ballon de rouge et puis c’est tout... ils sont repartis chacun de leur côté... il n’y avait pas grand monde ce jour là... je les ai observé machinalement... c’est tout ».
Le cinéma Opéra, rue Joseph Serlin ouvrait ses grilles pour la première séance et Léo fumait une cigarette quand arrivèrent Mastrassi et Sophia. «  Suivez-moi , le film ne commence pas avant dix-neuf heures... » S’adressant à Sophia : «  vous avez déjà vu une cabine de projection  ? » Ils traversèrent la salle et par une petite porte dérobée entrèrent dans le local technique. Léo s’effaça devant l’imposant projecteur Victoria : « je suis ici comme un capitaine de navire ! » dit-il en regardant la salle par une des petites fenêtres qui donnait sur la salle. «  La mer est calme ce soir » Il n’y avait pas grand monde pour Série noire.
Mastrassi exposa à Léo le rendez-vous de Pludivec Au Trou du Cru. Sophia ne disais rien, elle regardait intriguée l’énorme bobine accrochée au projecteur. Sans se retourner Léo annonça explicitement : «  Je sais qui a rencontré Pludivec, un type comme l’indien ne s’oublie pas... c’est L’indien... un dingue de première, un cinglé du couteau... » Léo se redressa «  je vais bientôt lancer le projo, vous restez en cabine ou vous descendez en salle ? » C’est alors que la voix légère et suave de Sophia s’éleva : «  Ce serait super de voir un film d’ici, non ? » Léo dit «  OK » et bascula le commutateur permettant l’extinction progressive de la salle. Puis d’un geste expert, il lança Série noire.




Le commissaire Montalbo en robe de chambre ouvrit la fenêtre de son appartement qui surplombait la passerelle Saint-Vincent. Il se laissa envahir par cette douce lumière toute florentine des quais de Saône, de cette Saône sinueuse et sombre jusqu’à ce qu’un ciel de velours recouvre le fleuve. Il était seul, terriblement seul depuis qu’il était veuf. Et maintenant il approchait de la retraite. Quand sa femme est morte, il a fini par se perdre lui-même, – Le quai des brumes, un bar fréquenté par tous les voyous - les courses hippiques - Le casino de Charbonnière - ses virées nocturnes sur le boulevard de ceinture en 504 coupé.... Montalbot était au bout du rouleau et ne supportait plus personne à la Crim’ – Il était temps qu’il s’en aille... il ne rêvait pas d’exotisme, Montalbot... il détestait les pays chauds.... Son rêve c’était la Suisse... le lac Léman... vendre son appartement et partir... oublier son passé, son présent... partir, effacer ce cauchemar qui revenait sans cesse : descendre les poubelles au petit matin... ressentir une douleur fulgurante à l’estomac.... s’écrouler sur le palier... les ordures se répandent devant les boites aux lettres... sa tête heurte lourdement la boule de laiton des escaliers... c’est fini, c’est la mort...
Générique de fin - Léo ralluma progressivement la salle de cinéma et bascula l’obturateur du Victoria - «  ça vous dirait de voir Le juge Fayard demain soir ? » Mastrassi regarda Sophia lui demander : «  Tu aimes la cuisine exotique ? » c’était la première fois qu’elle le tutoyait. «  Je préfère les Valseuses, c’est un film culte... répondit Sophia à Léo » qui ne trouva rien à dire... le film n’était pas au programme...
« Je t’invite au Flamboyant, place Croix-Paquet, un restaurant réunionnais, le patron c’est mon cousin ». Et c’est ainsi que Mastrassi apprécia un inoubliable carry gingembre qui lui fit découvrir toutes les subtilités de l’Orient et l’Afrique. Sophia représentait à elle seule tout ce métissage culinaire et culturel... L’esprit de canne, le rhum arrangé eurent raison ce soir là de toutes les facultés de l’inspecteur... il était bien incapable de retrouver sa Lancia et traverser Lyon jusqu’à Villeurbanne...
Ce n’est qu’au petit matin que Mastrassi se réveilla avec la gueule de bois. Il réalisa qu’il n’était pas chez-lui - mais chez Sophia - elle s’approcha de lui avec une tasse de café brulant «  buvez inspecteur... les vapeurs du rhum se dissipent... vous avez dormi comme un nouveau né... » Mastrassi regardait cette fille... qui était avec lui depuis quarante huit heures... il avait terriblement envie de tomber amoureux...





Le cerveau de l’inspecteur lui ordonna de reprendre ses esprits et de procéder dans l’ordre : - prévoir de rentrer chez lui, prendre une douche et se changer, - demander à Sophia de passer au bureau pour faire son rapport - surtout ne pas parler du papier trouvé dans la poche de Kafkar - et encore moins de la visite au Trou du Cru - Mastrassi expliqua à sa belle métisse qu’il tenait absolument à protéger Léo - Avec un cinglé comme l’Indien valait mieux jouer la carte de la prudence - et puis il avait comme une intuition , se méfier du commissaire Montalbot. Mastrassi embrassa Sophia dans le cou et sortit place Croix- Paquet - l’appartement de Sophia était juste au dessus du restaurant. Il arriva à Villeurbanne au son de Glenn Miller - In the Mood - C’était son jour, un jour nouveau !
L’homme de pierre était toujours à la même place, immobile dans son éternité. Mastrassi contourna l’œuvre de Pendariès et rentra chez lui. Dans sa cuisine un cafard blond le regardait curieusement ouvrir les placards à la recherche d’une dose de Nescafé. Il fit chauffer un peu d’eau dans une casserole et fit déguerpir l’insecte qui disparu sous l’évier. Après avoir pris une douche glacée, il eut comme une envie de rhum, de ce rhum charrette que Sophia avait ramené de la Réunion pour célébrer son affectation à la Crim’. La bouteille était presque vide sur la table du salon ; il en vida le contenu au fond de sa tasse. L’alliance du café, du sucre et du rhum fit monter en lui ce désir des îles, quelque chose de délicieux qu’il n’avait pas connu depuis longtemps. Il téléphona ensuite à Léo histoire d’en savoir plus sur Kafkar dans les archives du Sapeur lyonnais. Léo l’invita à partager « une omelette aux lardons et paprika ».

«  Tu a tout a fait raison à propos de Montalbot... Kafkar avait constitué une sacrée documentation sur toutes ces affaires qui ont secoué Lyon. On retrouve souvent dans ces dossiers le nom du commissaire Montalbot. Tu sais que c’était un ancien des renseignements généraux ? Du temps de Pludivec ont était même fichés chez les RG pour activisme politique - il nous surveillait le commissaire - et tu ne sais pas tout ? L’Indien avait déjà été arrêté par Montalbot, du temps ou il était avec la bande des ferrailleurs - Ensuite Montalbot a fait parti de la brigade des pissotières - c’était le surnom de la brigade mondaine de Lyon qui surveillait les vespasiennes - lieux de rendez-vous interlope - Ce qui n’a pas empêché l’enlèvement de Marin Laflèche, surnommé le petit prince de l’hôtellerie, dont on a retrouvé le corps quelque part dans une forêt des monts du Lyonnais. Montalbot fréquentait régulièrement deux bars à Lyon : le quai des brumes et le Chambéry bar – repaires bien connus du gang des lyonnais – lequel gang avait des liens très étroits avec l’extrême droite à Lyon, le milieu, les indics, les ripoux... Kafkar a payé de sa vie... et on l’a empêché de publier le dernier numéro du Sapeur...on comprend mieux pourquoi ! »



Mastrassi resta toute la journée chez Léo à consulter les numéros du Sapeur Lyonnais. Kafkar n’y allait pas de main morte pour dénoncer toutes les corruptions, avec en toile de fond cette coalition entre la police, la criminalité et la politique. Les frontières sont poreuses entre le vice et la vertu. Mastrassi arriva a cette conclusion : «  Montalbot avait certainement un lien avec le meurtre de Kafkar... en utilisant l’Indien pour cette basse besogne... ce qui n’est peut être pas le meilleur choix...comme discrétion on fait mieux ! Peut être aussi que l’Indien faisait chanter Montalbot... quand à ceux qui ont fait disparaître toutes les informations détenues par Kakfar, de vrais professionnels... n’oublions pas que Montalbot a conservé beaucoup d’amis chez les RG, pour certains peu recommandables- si cette affaire devait éclabousser directement le commissaire, la police a intérêt à ce que tout indice disparaisse . »
«... la grande maison c’est comme la grande muette, la police se protège... et tu a raison, le grain de sable c’est Montalbot » lui dit Léo en ouvrant deux bière de garde.
Ils continuèrent à éplucher les articles de Kafkar sur les rémunérations occultes des indics, les caisses noires des partis politiques, la filière helvétique du blanchiment d’argent et le trafic de stupéfiants dont Lyon était une plaque tournante. Ils évoquèrent aussi l’assassinat du juge Renaud en juillet 1973, criblé de balles par trois hommes cagoulés Montée de L’observance, sur les collines de Fourvière. Affaire classée et jamais élucidée...
En fin d’après-midi Sophia téléphona du commissariat : «  Norbert, le labo a relevé des empreintes chez Kafkar, elles correspondent à l’Indien qui est dans nos fichiers.. » Mastrassi était surpris que Sophia puisse l’appeler ici, par son prénom... «  Tu a deviné que j’étais chez Léo... ? » Il n’attendit pas sa réponse... «  On parlera de tout ça ce soir... je t’invite au Mékong River, les meilleurs nems de Lyon... je passe te prendre dans une heure ? » une voix suave et enjouée lui répondit à l’autre bout du fil : « Okay !!!  »
«  J’ai toujours rêvé de rouler dans la brume des rizières et m’arrêter avec toi dans une gargote » Mastrassi commanda deux bières Saïgon ; il écouta Sophia : «  si tu avais vu la tête du commissaire quand on lui a annoncé que l’Indien était recherché... » Mastrassi trinqua avec sa coéquipière : «  A nous... Yo ! » Et comme il savait se montrer raisonnable, il n’abusa pas au cours du repas de cet alcool de riz qui échauffe le cœur et l’esprit...
Mastrassi admirait les courbes de son cou, de sa nuque de son épaule. Il contemplait Sophia se lever... avec cette envie de l’embrasser... d’enfouir son visage dans ses cheveux et respirer son odeur jusqu'à ce qu’une sonnerie déchire l’espace de sa rêverie...
... le patron de la Crim’ lui demanda d’arriver au plus tôt.... Ensuite tout s’est mis à s’accélérer... une sale affaire, on venait de retrouver le cadavre de Montalbot, tué à bout portant quai Saint- Vincent alors qu’il sortait de chez lui. Calibre 38 spécial, ça ne pardonne pas.
Le commissaire divisionnaire Tedeski s’adressant à Mastrassi accompagné de Sophia venait de recevoir une information d’Interpol – tout s’enchaînait : «  On a localisé l’Indien sur l’île Maurice... pour trafic de drogue avec la Réunion - je m’occupe personnellement l’affaire Kafkar et vous partez pour la Réunion – ne discutez pas c’est un ordre ! Naturellement, Sophia vous accompagne sur cette mission, elle connaît très bien l’île  »
Mastrassi était pour le moins surpris de cette nouvelle, il allait voyager avec Sophia, lui qui n’avait jamais pris l’avion.... Le commissaire lui donna sa feuille de route qui contenait certains éléments sur l’Indien, de son vrai nom Karam Sitama, originaire de l’île Maurice, il avait une sœur dans la Région de Saint-Louis....
«  Vous partez tous les deux dimanche soir... voici les billets d’avion et une enveloppe pour vos frais... vous êtes attendus sur l'île de la Réunion lundi matin... » Sophia esquissa un petit sourire...

Aéroport Saint Exupery – terminal 2 – vol UU 974
Mastrassi avait confié à Léo les clés de son appartement... «  Il faut que le voyage continue... » Il regardait la fine silhouette de Sophia, elle présenta à l’hôtesse sa carte d’embarquement. Il la suivait maladroitement avec sa valise cabine...
Quand ils bouclèrent leurs ceintures au décollage, Sophia sortit une petite boite qui contenait des pilules «C'est quoi ? » lui demanda Mastrassi. Sophia lui répondit avec un magnifique sourire : « les vitamines du bonheur ! »
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Dranem  Commentaire de l'auteur · il y a
Série noire - le récit - publié le 29 juin - suite du générique court et noir
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Daniel Glacis · il y a
Très agréable début de polar, Dranem, qui donne envie de lire la suite, malgré quelques erreurs d'orthographe ou coquilles ou fautes d'inattention qu'il faudrait éliminer en vous relisant plusieurs fois... Bonne nuit ! Daniel.
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Dranem · il y a
Merci pour cette lecture Daniel... décidément j'aurais besoin d'un correcteur ! pour la suite ( Série noire à bourbon ) j'ai eu le concours d'une correctrice que je salut au passage : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/serie-noire-a-bourbon
A bientôt sur nos ligne ! Dranem

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Daniel Glacis · il y a
Oui, un correcteur d'orthographe est indispensable : si votre ordinateur n'en est pas pourvu à l'origine, je suppose qu'il est possible d'en télécharger un... Je vais lire la suite... Daniel
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jusyfa *** Julien · il y a
Pour ne pas perdre de vue la belle Sophia, je me colle aux basques de Mastrassi,,, où va-t-il m'emmener la prochaine fois ?
Bravo !
Julien.

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Dranem · il y a
Sur l'île de la Réunion julien ... merci d'avoir lu l'opus 2...
Le dernier récit en ligne : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/serie-noire-a-bourbon
Je prépare une suite... Série noire à Mada... à bientôt Julien !

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Mireille Bosq · il y a
Tous les ingrédients du polar sont là, dans un emplacement...réduit. On sent une envie folle d'aller plus loin, de côtoyer les personnages, les fouiller, les mettre à jour. Savez-vous qu'i existe des concours qui proposent des sujets d'après une couverture fictive? Vous y seriez à l'aise. Continuez l'exploration.
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Dranem · il y a
Bonjour, la suite tropicale vient de sortir, @ bientôt Dranem
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/serie-noire-a-bourbon

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Dranem · il y a
Merci pour votre intéressant commentaire... la suite est en préparation... @ bientôt !
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Cruzamor · il y a
" Norbert Mastrassi regarda l’affiche de Franz Kafka au mur. La longue silhouette de l’écrivain marche dans une rue de Prague. Pludivec vouait à Kafka une admiration sans borne... au point de s’identifier à l’auteur kafkaïen " ...
rien que ça et je me suis identifiée aussitôt à la victime... même si je suis femme ! Te souviens-tu de : Quai des Orfèvres (Henri-Georges Clouzot, 1947) et de cette réplique (que je n'ai tout à fait bien comprise que 20 ans + tard, lol ! "Vous êtes un type dans mon genre, avec les femmes vous ..."). Oui, vraiment c'est Lyon et sa banlieue, les années 70/80 etc ... vraiment j'aime ton texte et tu écris de manière originale et attrayante : bravo ! Le frère de mon témoin de mariage tenait un bar vers place Bellecour ... une descente de truands y a fait du grabuge ... Je n'ai plus eu de news de cette famille d'origine Rital et ... peut-être valait-il mieux ne pas leur être assimilés surtout quand déjà on est parents et qu'on bosse sans prétention et sans gros espoir de promotion en entreprise ! lol ! Au fait j'ai hâte de connaître la suite de cette histoire ... même si ok on a tout compris ... mais c'est juste "une envie de rester dans l'ambiance...", lol ! un peu comme ces livres qu'on aime tant qu'on traine à tourner les ultimes pages ...

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Dranem · il y a
Merci pour une si belle lecture de Série noire.... Dans mon bureau j'ai réellement l'affiche de Kafka ," cette longue silhouette qui marche dans les rues de Prague "- j'ai même un TS de Kafka qui est un de mes maitres en littérature. Faudra que je reprenne Quai des Orfèvres à la médiathèque pour retrouver cette réplique... Lyon m'a beaucoup influencé... avant d'attérir sur l'île de la Réunion , le théâtre des nouvelles aventures de Mastrassi... en écriture .... A bientôt Cruzamor ( j'aime beaucoup ce nom )
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Luc Michel · il y a
Comme tout le monde, j'attends la suite. Le démarrage est bon, très bon et puis je retrouve bien cette ambiance Lyonnaise. Un bon polar c'est d'abord l'ambiance non ? Et là c'est très réussi, bien franchement. Alors la suite, la suite ! :)))
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Dranem · il y a
Bonjour, la suite tropicale vient de sortir, @ bientôt Dranem
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/serie-noire-a-bourbon

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Dranem · il y a
Un bon polar " n'est policier qu'en apparence " ! merci pour votre lecture et votre sympathique appréciation... la suite... "pour la rentrée littéraire..".
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Utilisateur désactivé · il y a
Bon… et alors ? Et alors ?!!!
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Dranem · il y a
Merci quand même pour votre lecture...
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Utilisateur désactivé · il y a
J'entendais et alors la suite évidemment; j'espère que vous m'aviez comprise.
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Dranem · il y a
Je vous reçoit 5/5 ! la suite sera tropicale.... à bientôt !
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Utilisateur désactivé · il y a
Ah chouette !
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Dranem · il y a
Bonjour Lisa, la suite tropicale vient de sortir @ bientôt, Dranem
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/serie-noire-a-bourbon

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Dranem · il y a
Alors rendez-vous avant la fin de l'été avec Mastrassi ...
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cadav eski · il y a
La suite, la suite !
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Dranem · il y a
Bonjour, la suite est servie : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/serie-noire-a-bourbon
@ bientôt Dranem

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Dranem · il y a
La suite sera pleine de surprises tropicales ! merci de votre lecture...
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Viviane Fournier · il y a
oh super ! super Dranem..j'ai le goût de "ma" ville sur le coin de vos mots ..je retrouve tout ..et les psersonnages sont attachants magnifiques ...c'est une belle histoire une belle écriture ...un voyage dans Lugdunum comme on a envie d'en faire ..bravo vraiment !
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Dranem · il y a
Merci de votre ballade dans cette histoire" " lyonnaise" !
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Viviane Fournier · il y a
ça m'a fait plaisir...et j'attends le reste de l'aventure...avec envie de tout savoir...bon travail alors...!
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Dranem · il y a
Mastrassi a du pain sur la planche cet été où plutôt cet hiver austral ) !
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Viviane Fournier · il y a
Il va y arriver ..sûre !
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Diamantina Richard · il y a
J'aime beaucoup, moi je le trouve super sympa cet inspecteur, j'attends donc la suite pour le suivre !
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Dranem · il y a
Bonjour, je viens de mettre en ligne cette suite tropicale @ bientôt Dranem
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/serie-noire-a-bourbon

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Fred Panassac · il y a
Merci Dranem et à bientôt !
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Dranem · il y a
L'inspecteur Mastrassi vous remercie pour un aussi beau commentaire.... laissons le atterrir... il entre dans la zone de convergence intertropicale...

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