Qu'a-t-il fait pour mériter cela ? (Première partie)

il y a
10 min
20
lectures
6

J'ai 70 ans, mais ne le dites à personne. En fait je suis de l'école d'Henri-Pierre Roché, d'abord m'adonner à fond à ma vie professionnelle (j'étais prof d'anglais pendant 40 ans, et ça m'a  [+]

QU'A-T-IL FAIT POUR MERITER CELA ?


Sur un petit nuage, un demi-sourire aux lèvres, Olivier imprime d'amicales pressions à son volant, lequel y répond, complice, par un frémissement à gauche, un soupir à droite, au gré des courbes moelleuses de la route qui sinue.

Le velouté de la voix de Dean Martin lui câline les oreilles, petite onde de plaisir venant se mêler aux eaux paisibles du devoir accompli. Aucun doute, sa mère était contente qu'il soit venu la voir, qu'il partage avec elle son fameux rôti de bœuf à l'ail, qu'il passe une nuit à la maison, qu'il échange avec elle des souvenirs communs.

Il est vrai que ces derniers temps, agenda oblige, il l'a un peu laissé tomber, sa mère, Olivier. Ce n'est pas très chic de sa part, il le sait bien. Surtout connaissant le sentiment de solitude qui la mine depuis son veuvage. La petite larme essuyée au moment du départ était éloquente à cet égard...

Il se promet de revenir la voir plus souvent. Il lui doit bien ça.

* * * * *

La route est toute droite maintenant.

Tiens, l'estomac qui bat le rappel ! Un coup d’œil au tableau de bord : déjà deux heures qu'Olivier roule. Un petit resto sympa s'impose. Son GPS a géolocalisé pour lui, à 13 kilomètres de là, Chez Titi, auberge qui propose un plat du jour. Avec un nom pareil, il doit s'agir d'un boui-boui à la bonne franquette, alors va pour Chez Titi.

Six minutes plus tard, un panneau aux couleurs vives lui happe le regard : l'embranchement pour le restaurant, bariole-t-il, se trouve à cinq cents mètres sur la droite. La distance est vite avalée par la gomme de ses pneus pressés. Détail amusant, au moment précis où la Volvo quitte la Nationale, son estomac émet le plus caverneux des glouglous tandis qu'en un parfait synchronisme, le crooner entonne, suave et gourmand, la fameuse chanson « C'est si bon ».
« Eh, on dirait que tu veux que je dîne Martine... », gouaille Olivier à la façon de Belmondo.

Surprise, la voie d'accès au restaurant est en pente raide. Quel changement après la morne ligne droite qui, des kilomètres durant, punissait le paysage. Cascade de bitume, la petite route se déverse d'un coup dans le bassin de verdure d'un bois, autre source d'étonnement pour Olivier, qui sort d'une interminable litanie de champs marronnasses. Utilisant le frein moteur, il colle au tracé de la route jusqu'à ce que, une paire de virages plus loin, le macadam retrouve l'horizontale. Ce n'est qu'à la toute fin du demi-kilomètre que lui apparaît, comme surgi de l'abracadabra d'une baguette magique, l'endroit où il a choisi de calmer son estomac. Un petit sifflement lui échappe : eh bien, pour un restoroute c'est un sacré restoroute ! Le dénommé Titi ne se moque pas du monde ! Ainsi donc, c'est dans cette ravissante maison à colombages, petit bijou d'auberge campagnarde, serti au beau milieu de la plus charmante des clairières, que ce bienfaiteur de l'humanité sustente sa clientèle. ..
Aux anges, Olivier ! Il était prêt à se contenter d'une gargote, mais si en lieu et place on lui offre un endroit de rêve, il ne va quand même pas entamer une grève de la faim ! En prime, il n'est pas jusqu'à sa voiture que ce brave Titi n'entende cajoler : en guise d'écurie, ne lui offre-t-il pas la verte fraîcheur d'un parking aussi herboré qu'arboré ? D'un ultime vibrato de ventilateur, l'auto chuinte son plaisir à son propriétaire.

« I have only one thought and it's this dear
Oh it's so... » Couitch ! Un coup de clé ! Allez hop, coupé le contact ! Et le sifflet de Dean Martin par la même occasion !

Quelques pas pour se désankyloser un peu et voici le nouvel arrivé face à un aimable cuisinier. En contreplaqué certes, mais au sourire tellement affable... L'index tendu vers la carte des menus agit sur l'affamé comme un aimant sur de la limaille. Au centre, une feuille punaisée, roturière égarée dans le Versailles des plats à la carte, lui fait des avances :

Plat du jour :11 €

Mercredi :

Mignonnette de porc, choux fleur à la crème
Pommes nature
Olivier et son estomac approuvent. Le premier pousse la porte de « Chez Titi »tandis que le second accentue la pression : sa poche est à remplir impérativement et sans délai, sans quoi il ne garantit rien pour la suite des événements.
Dès l'entrée, Olivier ressent du bien-être. Cet endroit est pour lui. C'est rustique et chaleureux. Il y a du bois partout, du plancher jusqu'aux poutres apparentes en passant par les tables et les chaises massives. Les nappes sont en vichy rouge et blanc, exactement comme chez ses grands-parents quand il était petit. Il y a aussi une abondante décoration d'objets anciens digne d'un écomusée. En plus, la place a beau être vaste et bondée, l'animation en est harmonieuse et feutrée. Cerise sur le gâteau, il y a, flanquées sur les côtés, des alcôves pour plus d'intimité. Une pensée lui zèbre l'esprit : Anya, à Malte, en plein tournage – sans lui. Un petit soupir, ils seraient si bien tous les deux, lovés dans l'une des niches de cette auberge romantique. Allons, gros bêta, encore quinze jours de patience, se dit-il. Tourner avec James Gray, ça ne ne se refuse pas. Après tout, elle n'a fait que suivre ton conseil...
D'un coup, sa petite bulle de blues se désintègre : face à lui, un sourire féminin. Un peu contraint le sourire, mais frais et joli...
- Pour une personne ? Désolé Monsieur, toutes nos tables sont occupées pour le moment. Si vous voulez attendre, d'ici une demi-heure, ça commencera à se dégager. Ou alors, si ça ne vous dérange pas, j'ai deux alcôves avec un seul client. Je peux demander à l'un ou à l'autre s'il veut bien partager sa table.
Peu farouche de nature, notre homme saute sur l'occasion. Une nouvelle rencontre, il ne demande pas mieux. Et même si d'aventure son futur compagnon de table s’avère du genre porte de prison, il n'aura au moins ni à faire le pied de grue ni à chercher ailleurs.
Mais tout va bien de ce côté-là : le regard bleu pétillant, un franc sourire découvrant une dentition à déprimer un dentiste, son vis-à-vis sera le compagnon de table rêvé. En tout cas si toutes les portes de prison lui ressemblent, il veut bien se faire coffrer sur le champ ! Les cheveux d'un blond presque blanc et le petit accent qui ourle ses salutations laissent deviner l'origine nordique du jeune homme, une aubaine pour Olivier qui a une inclination très nette pour tout ce qui est scandinave, suédois en particulier, de Bergman (Ingrid et Ingmar) à Lisa Ekdahl, en passant par Selma Lagerlöf, Carl Larsson, August Strindberg, Volvo et même... Abba (un petit faible, mais qui n'en a pas ?)
La rencontre s'avère en effet savoureuse, à l'image du plat que lui sert la charmante serveuse et des joues de porc braisées que Sven, son commensal, finit de déguster avec délectation. Au moment de régler l'addition, Olivier sait tout de Sven ou peu s'en faut. Le jeune homme est originaire d'Ystad, la ville du commissaire Wallander (qu'Olivier s'est promis de visiter un jour) et vit à Stockholm où il exerce depuis peu ses talents de prof de français. Amoureux fou de notre pays, il en a étudié la langue avec fougue et s'est nourri ad libitum de sa civilisation. Et que fait-il sous nos latitudes ? Eh bien, il y a six mois, dans un Espresso House de la capitale, il a rencontré une jeune Française exquise (il faut voir avec quelle gourmandise il tourne l'adjectif dans sa bouche) en Erasmus dans la capitale suédoise et hop ! Coup de foudre ! Une petite brune pour mes grands bras, vous vous rendez compte, s'est-il exclamé avec un grand rire, le rêve absolu ! Là, je suis en route pour Mussidan. Vous connaissez Mussidan ? Je vais la rejoindre. On se marie dans une semaine !
Une île flottante et trois cafés successifs plus tard, Olivier et Sven doivent se résoudre à se séparer, mais pas avant un échange en bonne et due forme d'adresses postales et électroniques, de numéros de téléphone, de promesses de visites mutuelles, de présentations de leurs femmes respectives. Sur le parking, ils s'esclaffent en découvrant que Sven roule... français et qu'Olivier pilote... suédois !

Hej då, dit Olivier
Au revoir, lui répond Sven avec son exquise pointe d'accent viking.

* * * * *

Au moment de reprendre le volant, Olivier, soucieux de prolonger l'ambiance nordique, consulte la liste de son MP3. Va-t-il mettre du Lisa Ekdahl ou du Monica Zetterlund ? Hésitation... puis décision. C'est Monica qui l'emporte avec son album « Swedish Sensation ». De justesse...
Le chauffeur de la Volvo a maintenant rejoint le plateau. Les champs s'y succèdent à nouveau dans une géométrie plane et terne mais son humeur est telle que cela ne le dérange plus. Sa mère, Anya, la gentille serveuse, le sémillant Sven, ils sont tous là dans sa tête, dansant avec entrain sur la sensualité syncopée et cuivrée de « My Heart, My Mind, My Everything ». Et la Zetterlund a beau, il y a quelques années, avoir péri brûlée vive dans son appartement, elle est à cet instant T plus vivante, plus pétulante que jamais.

Une vingtaine de kilomètres plus loin, le paysage, lassé pour sa part de tant d'uniformité, a opté pour un aimable vallonnement. Un moment, la Volvo pointe son nez en haut d'un mamelon ; l'instant d'après c'est son derrière qu'elle montre dans sa glissade le long d'une molle descente. Son chauffeur, roi de l'un de ces décors naturels dont il est friand, en fermerait presque les yeux de plaisir. Mais la raison l'emporte, la sécurité a ses lois que le bien-être ne connaît pas...
Ça monte, ça descend, ça tourne encore un moment quand... arrive ce qui devait arriver : coincé par un tracteur ! En ligne blanche continue par-dessus le marché (normal, l'un ne va jamais sans l'autre) ! Olivier grince des dents, lâche un gros mot... qu'il regrette aussitôt ! Eh, oh ! Ressaisis-toi, p'tit gars ! Un peu de sang-froid, moussaillon ! T'en as juste pour quelques minutes, tu vas survivre ! Toujours à fond la caisse, tout au long de l'année. Calmos, plan zen et pédale douce !

A 15 à l'heure au cul du John Deere (Not so deere John, s'amuse-t-il pour lui-même), l'apprenti-philosophe s'efforce de mettre son programme en pratique : non, il s'énervera pas. Aurait-il un don de télépathie ? C'est à croire car presque immédiatement le fermier s'engage dans un chemin vicinal. La vue se dégage et le chauffeur s'en réjouit. Malheureusement le plaisir est de courte durée : une demi-minute ne s'est pas encore écoulée qu'un raffut de tous les diables vient couvrir le bel organe de Monica. Un coup d’œil au rétroviseur ; c'est un coupé Mercedes surgi de nulle part qui lui broute le pare-chocs arrière. Son conducteur, furieux d'être ralenti par l'abruti de devant, fait vrombir rageusement son moteur surpuissant...

Ah ! Ça ne plaît pas à Monsieur que je respecte le 70. Ah ! Monsieur ne peut pas me doubler à cause de ligne blanche ! Tristesse de Chopin... j'en tords mon mouchoir !

Jouant les idiots, il laisse l'importun se perforer l'estomac derrière lui. Un coup d’œil dans le rétroviseur : appels de phares frénétiques du gros dépité qui zigzague comme un malade. Tu te crois sur les auto-tamponneuses, coco ? Mais tu ne m'impressionnes pas. C'est limité à 70, je roule à 70, point barre !
Au bout d'un moment, Monsieur-j'ai-une-voiture-puissante-donc-je-fais-la-loi n'y tenant plus, double la bourgeoise Volvo. Pétarade infernale assortie d'un doigt d'honneur. Ben voyons !
Toujours dans son rôle de ravi de la crèche, Olivier gratifie le malotru de son regard de zombie sous valium N°2 bis puis se remet à fixer benoîtement le ruban de la route.
Soudain, c'est l'horreur. Au sommet de la côte, à seulement trois ou quatre cent mètres sur sa gauche, un autocar pointe son nez. Encore dans la montée la seconde d'avant, il était invisible mais un instant plus tard, ayant dépassé le point culminant et entamant sa descente, il ne l'est plus du tout.

Bon Dieu, le choc frontal ! Non pas ça !

Un brusque coup de patin pour laisser au crétin des Alpes un petit supplément d'espace où se rabattre. Mais cela suffira-t-il ? La catastrophe annoncée défile à toute allure dans son esprit : la Mercedes qui s'encastre dans le bus, le magma des véhicules accidentés au beau milieu de la chaussée, qui s'enflamment presque aussitôt, et lui-même qui, dans un choc d'une violence inouïe, vient mêler sa tôle, ses os et son sang à l'horrible enchevêtrement.
Son heure est venue, c'est sûr.
Il clôt les paupières...
Monica Zetterlund chante encore. Consolation, Il n'entrera pas seul dans ce brasier : la brûlée vive de Stockholm l'aidera à passer de l'autre côté.
Mais le fracas tarde à se faire entendre, le choc à le démantibuler, l'embrasement à l'engouffrer. Olivier rouvre les yeux. Miracle, le taré des bégonias s'en est sorti. Ce qui veut dire que lui aussi est indemne. Idem pour les passagers du car. Selon toute apparence, les freinages conjugués du bus, de la Mercedes et la Volvo ont permis au chauffard de se nicher in extremis dans le tout petit peu d'espace libéré.
A la seconde où ils se croisent, Olivier et le chauffeur du car échangent un regard éperdu. Quant au chauffeur de la Mercedes, il s'éloigne déjà, à fond les manettes naturellement.
Ouf ! Pas de bobo ! le cœur qui bat à mille à l'heure mais c'est tout.

* * * * *

Profondément ébranlé, Olivier ne peut plus continuer sa route comme avant. Pour commencer, il éteint le lecteur : la voix de Monica, trop intimement liée aux moments terribles qu'il vient de traverser, s'éteint dans un soupir. Et dès que l'occasion se présente, il se gare sur le bas-côté. Des pas hésitants dans l'herbe tendre, des goulées spasmodiques d'air pur, un début de vertige... Olivier s'appuie des deux mains contre la carrosserie de la voiture, ferme les yeux, tente de chasser les images terrifiantes qui lui rongent le crâne. Il n'a d'autre choix que de laisser à son tourbillon intérieur le temps nécessaire pour mollir un peu, des secondes, des minutes, des quarts d'heure... combien exactement, il n'en sait rien mais arrive tout de même un moment où, lui semble-t-il, il va pouvoir gérer la situation.
Alors claquement de porte, clic de la ceinture de sécurité et redémarrage prudent. Les doigts sont crispés sur le volant, le cœur est encore un peu en roue libre, le regard angoissé collé au moindre centimètre carré de macadam...

Bonne nouvelle, le paysage a décidé de se faire apaisant. Les sinuosités, de plus en plus indolentes, finissent par se fondre dans la ligne droite d'une plaine. En son milieu, le satin friselé d'une petite rivière bordée de peupliers rieurs et de saules pleureurs. Olivier s'arrête à nouveau, va s'asseoir au bord de l'eau. Le regard caressé par le flot miroitant, les oreilles taquinées par le timide clapotis, il remercie le ciel, quand bien même il n'y croit pas. Soudain il s'entend siffloter un air guilleret : l'allégresse est de retour. Elle n'annule en rien, il le sait bien, le traumatisme qu'il vient de vivre ; nul doute que la plaie se rouvrira à un moment ou un autre, notamment sous forme de cauchemar ; mais en attendant, c'est le bonheur d'être au monde qui mène la danse.

Quelques minutes de sérénité plus tard, Olivier, les doigts plus souples sur son volant, jette un coup d’œil en coin à l'horloge du tableau de bord : si tout va bien – et si le périphérique n'y voit pas d'inconvénient - le retour au bercail est pour dans une heure...

Attention ! Vite, refixer les yeux sur la route. Tiens, une voiture (mal) garée sur un accotement (pas prévu pour). Ah ! il y a un triangle à l'arrière. En plus, les feux de détresse qui clignotent. Panne sèche ? Panne mécanique ? Panne en tout cas ! Olivier ralentit, dépasse la C3, et découvre, för helvete (même jurer, il le fait en Suédois), une demoiselle en détresse le pouce droit levé en quête de preux chevalier. Hasard des hasards, en voici justement un qui se présente avec une Volvo bordeaux en guise de blanc palefroi !

Mazette, il aurait plus tomber plus mal ! Petite et menue qu'elle est, la princesse aux abois (voilà qui tombe bien, les grandes perches, ça l'intimide) ; et sa poitrine ! Juste comme il les aime, une simple esquisse, un bombement si modeste qu'il n'a nul besoin d'être soutenu (les gros lolos d'Anita Ekberg, c'est l'exception dans sa Suédo-mania). Le T-shirt blanc, à peine tendu aux deux points stratégiques, est basique. Veste et jupe courte en jean bleu, des tennis de toile rouge en guise de pantoufles de verre, complètent le tableau. Oui, cette fille est parfaite : c'est le type même de beauté qui ne recherche pas l'effet et qui pour cette raison précise, lui fait de l'effet.
- Un tracas, Mademoiselle ? Je peux vous aider ?
Le visage de la jeune femme est tendu. Elle a pleuré, c'est sûr.
- Oh, Monsieur, merci. Vous savez, ça fait plus d'un quart d'heure que je suis en rade ici. Vous savez, j'allais chercher ma petite fille chez la nourrice et il y a eu ce voyant rouge qui s'est allumé et je n'en ai pas tenu compte... Oui je sais ce que vous allez me dire, j'aurais dû, mais qu'est-ce que vous voulez, la batterie de mon portable est à plat alors j'espérais arriver jusqu'à chez la nounou pour... Il n'y a pas beaucoup de circulation par ici... Et ces deux salauds qui sont passés sans s'arrêter...
Le tout, ponctué de nouvelles larmes, s'est déversé de sa jolie bouche en un flot précipité, contrarié par l'énervement. Quelques secondes plus tard, le trop plein d'émotions subitement tari, son visage s'éclaire d'un sourire frais comme une brise de printemps :
- C'est vraiment sympa de vous être arrêté.
- Pas de quoi, vous auriez fait la même chose, non ? Bon, je vous préviens, je suis nul en mécanique. Par contre, je suis bon en portable et pas mauvais en conduite automobile. Alors, voilà ce que je vous propose : primo, avec ce petit appareil-là, vous prévenez la nounou pour la rassurer et deuzio, je vous emmène là-bas pour récupérer votre... petite ?... petite ?
- La petite ? C'est Lily qu'elle s'appelle.
- Lily ? Joli comme prénom ! Bon, ça vous va comme ça ?
- Ça me va même très bien. Vous me sauvez la vie, vous savez.
- N'exagérons rien !

* * * * *
6
6

Un petit mot pour l'auteur ? 6 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Joëlle Brethes
Joëlle Brethes · il y a
Un début trop chanceux pour être honnête ! J'espère que tu n'est pas en train de nous concocter une horreur pour la suite (déjà présente sur le site) !!!
Image de Guy Bellinger
Guy Bellinger · il y a
Moi, une fin horrible ? Jamais (enfin rarement).
Image de Joëlle Brethes
Joëlle Brethes · il y a
😉😉😉
Image de Chbani Zaki
Chbani Zaki · il y a
Tu nous laisses sur notre faim.
Image de Guy Bellinger
Guy Bellinger · il y a
Vous n'avez plus qu'à lire la deuxième partie pour être rassasié
Image de Chbani Zaki
Chbani Zaki · il y a
Suis-je bête ?

Vous aimerez aussi !