Mélodie en sourdine

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Tu es là devant moi et tu me défies.
Tu te joues de moi, je me joue de toi
Tantôt amants, tantôt ennemis,
tantôt chéris tantôt haïs.
Je connais ta gamme d’émotions
sur le bout de mes doigts
et j’effleure ou appuie
pour que nos mélos dits
résonnent sur la portée de notre harmonie.
Instrument magique de mes sensations,
toujours à l’écoute de ce que je te confies,
je t’ai, bien malgré moi,
mis en sourdine ces temps-ci.
Toi qui me connais,
tu perçois mes doutes et mes larmes,
quant à notre relation
entre le dièse et le bémol.
Ce n’est pas encore le prélude des hostilités,
juste les aléas d’la vie,
qui font ralentir le temps
et faire une pause entre deux soupirs.
Pour asile, il me reste,
cette tour d’ivoire des poètes.
Comme le dit Gérard.... de mes nerfs valent la suite.
La suite de cet amour,
que je laisse à ta portée.
Tu es là, tu te tiens droit,
appuyé contre un mur qui n’a pas d’oreilles,
tu as des airs de ciel sombre,
d’inspiration infertile
sous les pleurs de février.
L’émoi me fait vriller et verse ses trémolos
sur mes doigts qui se crispent et se referment
sur des silences dont mon cœur ne veut pas.
Tes touches et tes notes pansent mes plaies
malgré la douleur que j’apprends à maîtriser,
Alors ne deviens pas inutile.
Je n’ai pas peur de nous chahuter, de te faire sonner,
même pour des standards javellisés.
Afin que tu redeviennes de bien meilleure composition,
j’ai l’espoir d’un nouvel accord majeur, car,
tu es là devant moi et tu me défies,
tu te joues de moi, je me joue de toi.
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