Marthe, l'expérimentée...

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Passionné de littérature et de la langue française, j'écris des textes courts,des nouvelles. J'ai publié mon premier roman aux éditions du Mérite"Un Amour Infini" et mon 2ème roman " Les  [+]

Marthe, l'expérimentée.

Dans la petite ville de province où il passa toute sa prime jeunesse, Patrick,un play-boy de 17 ans était devenu en l'espace de quelques mois la coqueluche de la gente féminine, ne sachant plus à quel saint se vouait tant il était sollicité.Il paraissait plus vieux du haut de ses un mètre quatre vingts. Il ne passait pas inaperçu avec son look à la James Dean, ses cheveux blonds délavés, ses jeans serrés mettant en valeur « son petit cul » comme disaient ses admiratrices. A cette époque, il multipliait les aventures tant son corps d'athlète subjuguait les filles lors de ses fabuleux plongeons à la piscine municipale. Personne n'égalait son adresse, aucun môme n'arrivait à faire comme lui des doubles sauts périlleux, des sauts de l'ange, avec une aisance déconcertante. Il pouvait s'entraîner le matin tranquillement puisque ses parents étaient les gardiens du site. Son père, professeur de gym au collège et de judo dans cette ville de province, voulait faire de son rejeton un champion et il ne lésinait pas sur les séances d'entraînements particulièrement difficiles.
Patrick venait d'avoir tout juste dix sept ans quand Marthe, une belle femme, de 10 ans son aîné, vint lui arracher son maillot de bain dans une cabine de douche, par un bel après midi d'été.
Ce jour-là,pour attirer sa jeune proie, Marthe s'enduisit de crème solaire. Elle était toute luisante. Sa peau mate, ses longs cheveux bruns, soyeux, ses seins généreux en forme de poire, ses fesses rebondies ne laissaient pas indifférents tous les jeunes minots agglutinés sur les gradins. Consciente de son effet sur la gente masculine, elle fit tout pour que le jeune Patrick « morde à l'hameçon ».Elle avait jeté son dévolu sur lui. Délaissée par son mari, voyageur de commerce, toujours sur les routes durant la semaine, elle pouvait à loisir draguer les jeunes mâles imberbes de la piscine municipale, seule attraction en été dans cette cité désertée par les vacanciers. Patrick avait passé haut la main la sélection du meilleur « coups » aux yeux de sa future maîtresse,les autres garçons, timorés,gauche, ne lui arrivaient pas à la cheville.
Marthe, l'esseulée, choisit donc Patrick pour l'attirer dans sa nasse ;elle s'y connaissait la bougresse avec tous ses atouts.Les hommes du bourg, insatisfaits par la routine des galipettes du samedi soir avec « bobonne », se retournaient sur son passage lorsqu'elle les croisaient dans la grande rue commerçante. Elle alimentait les ragots des bigotes qui jalousaient son indépendance, sa liberté.
Le soir, seule dans son lit, Marthe, lisait des nouvelles érotiques ; elle achetait cette littérature sulfureuse pour l'époque, dans la ville voisine pour ne pas se faire repérer par le libraire du coin qui avait une fâcheuse tendance à la draguer ouvertement. C'était un chaud lapin « tirant sur tout ce qui bouge »!Marthe n'aimait que les jeunots- une cougar avant l'heure en quelque sorte !
Dans ses rêves érotiques les plus fous, elle imaginait que Patrick, son bel étalon, lèche le miel étalé par ses soins sur son corps. Elle le sommait de la caresser sur toutes les zones érogènes. Elle se réveillait alors le matin toute mouillée.Ces derniers temps , elle n'y tenait plus, il fallait qu'elle agisse.
Cette après-midi là, étendue sur sa serviette à proximité du plongeoir, Marthe, écarta délicatement ses longues jambes brunies. L'huile solaire suintait sur tout son corps brûlant ; quelques gouttes de sueur perlaient déjà au delà des quelques poils de son pubis qui semblaient vouloir prendre l'air, trop serrés par l'élastique du maillot de bain. Marthe ne se rasait plus depuis quelque temps pour exciter les jeunes puceaux de la piscine.
Patrick, tout en montant sur le plongeoir de cinq mètres, bombait le torse pour aguicher celle qui le matait déjà furtivement derrière ses lunettes de soleil. Délicatement,il mit sa verge à la verticale pour ne pas montrer à son élue du jour que ses regards avaient un effet indéniable sur lui. On voyait pourtant ce léger renflement si caractéristique de la gente masculine. Marthe n'avait rien perdu des gestes suggestifs de son protégé. Elle savait qu'il était bien membré pour son âge et qu'elle devrait choyer cet objet délicat de plaisir.
Pour l'instant, elle fantasmait, elle savourait le spectacle de son poulain déjà debout les bras levés vers le ciel attendant quelques secondes pour que les badauds du bas - les trouillards agglutinés comme des mouches sur les gradins, lèvent les yeux. Il déclencha son appel par trois sauts de plus en plus amples et se jeta dans les airs pour un saut de l'ange qui subjugua son public, tout acquis à sa cause. Il avait ses fans le bougre ! Patrick était le maître incontesté du plongeoir, aucun mâle ne pouvait rivaliser avec ce champion surdoué dont les tablettes de chocolat faisaient fantasmer toutes les pucelles de la piscine municipale.Elles n'avaient d'yeux que pour lui.Certaines avaient eu le privilège de toucher ses abdos, aussi durs que la pierre.
Marthe attendait son heure, regardait encore une fois Patrick farfouiller dans son slip de bain pour garder compact « ses bijoux de famille ». Il paradait autour du bassin , bisant telle gamine pendue à son cou après son exploit ou telle autre qui lui murmurait à l'oreille : « Tu me ramènes tout à l'heure chez moi , je suis à pied et je suis morte avec cette chaleur ». Il répondait par une moue évasive :« On verra, j'sais pas ».
Marthe ne le quittait pas des yeux, elle ne voulait pas lâcher sa proie pour ces petites morveuses qui se feraient dépuceler à n'importe quel prix par ce bel étalon. Et même si cela ne s'était pas produit, elles se vanteraient auprès de leurs copines, le lendemain dans la cour du collège en ne lésinant pas sur les détails croustillants de leur soit-disant partie de jambes en l'air : «  Vous savez, les filles, hier Patrick m'a ramenée, on s'est arrêté dans le champ de la Croix Saint Leuffroy et , il m'a couchée dans les blés, enlevée ma petite culotte, mis sa verge dans la main. Quand son joyau luisant avec son gland rougi fut à point, il s'est enfoncé en moi comme un taureau, sans ménagement, me taraudant d'avant en arrière en poussant des cris ; et moi béatement, je n'osais dire : « Arrête, tu me fais mal » ; mais au contraire , je l'intimais de continuer par des : «  Oui, oui, encore, ça vient, ne t'arrête pas. Et soudain, j'ai senti en moi un liquide chaud se répandre dans mon vagin irrité par tant de secousses bestiales et tout le poids de mon Apollon de Patrick haletant dans mes bras et me susurrant à l'oreille : « T'es bonne pour une pucelle, nom de Dieu, j'ai joui comme jamais !
-Waouh ! répondaient en cœur ses copines, jalouses en fait, on aurait toutes voulu être à ta place !
Mais revenons à notre duo du jour.
Après deux ou trois tours de bassin, sous un soleil de plomb, Patrick, tout en bombant le torse, prit sa serviette rouge pour se couvrir les épaules. Tout en s'essuyant, il jeta un regard appuyé à Marthe qui le dévorait littéralement des yeux ; il se dit: « Tu vas voir ma vieille, tu ne perds rien pour attendre, je vais te faire jouir dans les règles de l'art, tu me croques du regard depuis le début de l'après-midi,et pourtant t'as un mec, qu'est-ce qu'il fabrique ton métèque d'intello, il n'arrive pas à te faire jouir comme il faut pour que tu dragues ouvertement un jeunot comme moi. »
A pas lents, il descendit des gradins , passa sur le côté, et s'engouffra dans le couloir qui menait aux douches. Derrière lui, à quelques mètres, il sentit l'odeur du parfum de Marthe - Chanel n°5, la classe ! Dans la seconde qui suivit,il banda, ralentit le pas pour faire durer la scène et juguler la montée du désir. Quand il ouvrit la porte de la douche, il ne referma pas le loquet, appuya sur le bouton poussoir pour se laver. Sans bruit, à pas feutrés, Marthe verrouilla la porte. D'un geste brutal, elle ôta le bas de son maillot de bain, passa son index, préalablement mouillé de sa salive, sur son clitoris pour écarter les petites lèvres. Elle était chaude comme la braise et sans plus attendre,s'approcha de Patrick. Elle posa ses lèvres tièdes sur son cou, mit ses deux mains brûlantes sur la taille de son Adonis, toujours de dos. Puis, avec douceur, elle descendit délicatement le maillot de bain de Patrick et effleura son sexe bandé comme un arc. Elle fit quelques aller- retours avec sa main, puis s'arrêta net, pour faire monter le plaisir.Patrick, médusé par l'aplomb de Marthe.Il se laissa faire tout en fermant les yeux pour mieux se concentrer. La buée avait déjà envahi la pièce ; dans ce halo blanchâtre, la main experte de Marthe commença son va vient régulier avec la verge de son protégé, d'abord lentement puis de plus en plus vite ;quand soudain Patrick cria : « Arrêtez, je vous en supplie, je vais jouir,je sens que ça viens, je ne tiens plus...
-Bien, mon minot, j'attends, caresse- moi les seins, oui comme cela, continue mordille- moi le bout des mamelons, oui, c'est cela, et maintenant, descends ta main le long de mon nombril, caresse-le avec ton index mouillé et de l'autre caresse moi le clito tout en haut, tu sens la petite boule se durcir,tourne un peu encore et fais entrer deux doigts dans mon vagin, remue doucement, très doucement, délicatement, paisiblement, pas de geste brusque ; l'intérieur du corps d'une femme est comme du velours qu'il faut caresser avec précision,tu vois, c'est facile, laisse -toi guider mon minou ; pendant ce temps, elle continua de frôler avec maîtrise sa verge gonflée, prête à exploser; oui c'est cela, on est prêt,viens mon loulou, viens maintenant, le fruit est mur, à point,tu peux le déguster, avant d'entrer par la grande porte. »Il s'agenouilla sans plus attendre, obéissant naïvement aux supplications de sa maîtresse sexuelle. Elle prit la tête de son partenaire pour le guider. Avant qu'elle n'explose de plaisir,elle le releva par les cheveux. Patrick haletait comme un poulain sortant du ventre de sa mère, il avait perdu le contrôle,il obéissait aux ordres de son amante. Frétillant de désir, elle aurait pu tout lui demander.
Marthe, toute tremblante, s'appuya contre le mur, actionna encore une fois le bouton poussoir pour que l'eau chaude les submerge avant l'apothéose ;elle enserra ses jambes autour de son bassin. Elle sentit alors un plaisir immense l'envahir. Elle se laissa envahir par le plaisir;il était en elle. Un liquide chaud et clair suintait entre ses cuisses facilitant ainsi les mouvements de son jeune amant. Leurs respirations respectives augmentaient terriblement. Dans un souffle, elle lui demanda d'accélérer ses mouvements.Patrick paniqué savait qu'il était au maximum et que s'il continuait, il allait se répandre en elle ; pour faire durer le plaisir, il coupa nette sa respiration puis accéléra pendant quelques secondes ; à bout, il sentit le plaisir monter intensément, il sortit d'un coup de ce piège infernal. Il voulait la faire jouir avant, son honneur était en jeu ; jamais auparavant, lors de ses ébats, il n'avait satisfait ses amantes. Jamais un acte sexuel n'avait tant duré. N'y tenant plus, Marthe, fébrilement, sentant son orgasme monté, abrégea ce corps à corps inhumain;d'une main tremblotante , elle remit le sexe de Patrick en elle, elle contracta les muscles à l'intérieur de son vagin pour exercer une légère pression sur la verge. L'effet fût immédiat,elle sentit le jet puissant se répandre en elle et tous deux, en même temps rugirent de plaisir. Une chaleur extrême envahit leurs deux corps unis dans une même jouissance. Encore enlacés, ils se laissèrent tomber sur le sol humide. Jamais l'un et l'autre n'avaient eu autant de sensations, si fortes,si intenses :«  on est fait l'un pour l'autre mon petit chéri, je t'apprendrai tout, tu deviendras un expert,et cela te servira toute ta vie. » Pour toute réponse , elle n'eût qu'un léger grognement ; puis un souffle régulier et doux eût raison de la vigueur de son amant ,endormi dans ses bras maternels.

L'été 69 fut marqué d'une pierre blanche pour Patrick qui abandonna ses petites pucelles le temps de ces vacances pour sa nouvelle amante. Chaque jour, toujours dans la même cabine et à la même heure, il continua de découvrir les secrets du plaisir charnel avec l'expérimentée Marthe à la piscine municipale . Jamais personne ne découvrit leur secret qui le temps d'un été les avait emporté dans le monde incommensurable du plaisir.
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