Mal de mère

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« Les raisonnables ont duré, les passionnés ont vécu. » de Chamfort  [+]

Image de Automne 2016
Du haut de ses dix-sept ans et pour la première fois, Camille est heureuse.

Heureuse, mais épuisée. Exténuée. Il faut dire qu’elle a perdu une quantité importante de sang. Allongée sur son lit d’hôpital, encore affaiblie par l’effort produit, elle fixe avec un mélange de fascination et de dégoût le petit tuyau qu’on lui a planté dans la peau pour l’alimenter en fer. L’enfant s’est endormi sur sa poitrine plate comme une limande. Surmontant sa culpabilité, elle consent enfin à poser ses grands yeux sombres sur cette boule de chair – cet alien comme elle disait avec écœurement durant sa grossesse – sortie de ses entrailles de mère, elle qui n’est pourtant qu’une gamine.

La gorge serrée, Camille regarde ce petit bout de vie.
Avant d’éclater en sanglots.

Au début, elle n’en voulait pas de ce bébé. Hors de question. Elle avait autre chose à faire qu’avoir un mioche entre les pattes. Elle avait sa vie à elle. De toute manière, elle détestait ça, les gosses. Mais sa famille, versaillaise et catholique jusqu’au bout de leurs ongles manucurés, s’était farouchement opposée à l’avortement. Même éclaboussés par le déshonneur, souillés par le scandale, son père et sa mère assumeraient. Tomber enceinte à seize ans, c’était, bien sûr, la provocation suprême, l’insulte ultime que Camille avait volontairement infligée à ses grenouilles de bénitier de parents, comme un bon gros crachat sur leur figure de batracien. Cette fois, elle avait fait fort. L’albatros tatoué dans le dos en loucedé, les séances de shit, se raser le crâne, les cadavres de bouteilles de J&B laissées délibérément sous son plumard, tout ça, à côté, c’était « du pipi de chat » comme disait Daphné, sa barge de copine encore plus révoltée qu’elle. Là, Camille avait décroché la timbale. Un soir, elle s’était laissée grimper dessus par le premier connard venu, sans se protéger ni mesurer les conséquences de cet acte de rébellion.

La sage femme entre dans sa chambre.

La silhouette corpulente, des mains de déménageur, mais un visage doux avec des traits délicats. C’est elle qui a – bien plus que le médecin, cette tête d’avorton – dirigé les opérations d’accouchement. En voyant la jeune maman en larmes, elle lance « Les nerfs larguent les amarres » en lui décochant un clin d’œil amical. Puis retrouvant son sérieux, elle s’approche d’elle, la couvre d’un regard bienveillant auréolé d’un sourire affectueux.
— Tu te sens comment ? s’enquerre-t-elle. À la demande de Camille, elle la tutoie. « En souvenir de la mission accomplie ensemble » a justifié la gamine, à bout de forces. La mission. Le terme est à peine exagéré. Entre les premières contractions et l’arrivée du nourrisson, il s’était écoulé pas moins de dix-neuf heures, dont la moitié d’intenses douleurs.
— À la ramasse, répond Camille, ce qui a pour conséquence d’élargir le sourire de la sage femme. Cette dernière lui propose de prendre le bébé afin qu’elle puisse se reposer, mais la jeune maman secoue mollement la tête.
— Il est peut-être temps de les faire venir, non ? fait l’employée dans une drôle de moue en parlant des parents de la jeune femme qui s’impatientent dans le couloir. À contrecœur, Camille acquiesce. Elle n’a pas souhaité que « ses vieux » assistent à l’accouchement, c’était un point non négociable. Cela a profondément offensé sa mère qui – c’est couru d’avance – sitôt franchi le seuil de la chambre lui fera une réflexion bien sentie à ce sujet. Qu’importe. Camille est trop fatiguée pour répliquer, se disputer et puis surtout, elle s’en fout royalement. Quoi qu’il arrive, ça ne l’affectera pas. D’ailleurs, plus rien ne la touchera désormais, plus personne ne sera capable de la blesser, de lui faire de la peine. Les choses viennent de changer. Le rapport de force s’est inversé de façon irrémédiable. Paradoxalement, malgré l’épuisement, Camille se sent invincible. Elle possède une armure indestructible, un bouclier en fer inoxydable où ricocheront tous les regards mauvais, les rires cyniques, les langues de pute.

Son fils.

C’est son père qui, le premier, pénètre dans la pièce. Figure imberbe et joufflue. Calvitie bien entamée. Paupières tombantes façon chien battu. Ses épaules sont si affaissées qu’il semble rapetisser à vue d’œil. L’avocat « soumis d’office », comme sa pote Daphné l’a surnommé. Oui, son paternel est avocat. Pas un cador, non. Un avocat bas de gamme qui rêvait de pénal pour terminer dans la fiscalité. Un avocat Lidl comme dit Camille quand on lui pose la question. Pourtant, c’est un type intelligent son père. Plus jeune, son avenir semblait tout tracé. Vingt ans plus tard, patatras. Marié trop vite et dépouillé de tout. Plus de fric, plus d’ambition, plus de couilles. La seule chose qui lui reste, c’est sa coquetterie. Une chiffe molle, peut-être, mais toujours impeccable, en toute circonstance. Même réveillé en pleine nuit par les hurlements de sa gosse qui baignait dans ses draps ensanglantés, il avait pris le soin d’enfiler un pantalon en tweed, un pull en coton assorti, se peigner comme il faut, en plaquant bien sa petite raie rescapée couleur blond-nazillon sur le côté (et qui lui donnait, malgré ses quarante trois-ans, une mine de chérubin), au cas où, sait-on jamais, il croiserait un membre éminent du barreau à une heure du matin dans les allées du Centre Hospitalier André Mignot.

En voyant sa fille pâle et les traits tirés, il sourit d’un air piteux, mais ne prononce aucune parole comme s’il attendait la permission de celle qui se trouve tapie derrière la silhouette tassée de son avocaillon de mari. La Juge. Visage de glaise. Bouche minuscule, pincée. Chignon noir, strict et regard plus acéré qu’une griffe de faucon. La Juge. C’est Camille qui avait baptisé sa mère ainsi. L’autorité, l’homme de la maison, c’était elle. Selon les propres termes de sa fille, sa mère est un mélange hybride des deux plus grandes garces jamais interprétées au cinéma américain. Deux infirmières, d’ailleurs : Annie Wilkes (jouée par Kathy Bates) de Misery et Mildred Ratched (jouée par Louise Fletcher) de Vol au-dessus d’un nid de coucou. Mais ce qui caractérise La Juge, c’est sa voix. Cette intonation implacable qui pourrait à elle seule régler le problème du réchauffement climatique.
— Ne t’inquiète pas, dit-elle, fixant sa fille sans ciller. On s’occupera de tout. Décision claire. Nette. Et déjà prise.
— Je peux assumer, rétorque Camille en soutenant effrontément le regard maternel. Sa mère émet un petit ricanement sec, puis l’ignore pour s’intéresser au bébé endormi.
— Quel adorable petit cœur, dit-elle, sans chaleur, une main étincelante plaquée sur sa poitrine comme pour joindre le geste à la parole.
— De l’autre côté, souffle Camille, tremblante, les poings serrés sous sa couverture.
— Pardon ? fait dédaigneusement sa mère, en arquant un sourcil.
— Le cœur, reprend Camille en pointant du menton la main de sa génitrice, c’est de l’autre côté. Craignant un énième affrontement, le père s’aventure à avancer. Le pas incertain, il s’approche vers le lit et avec une tendresse sincère et maladroite, met le dos de sa main contre la joue encore humide de Camille.
— Tu vas bien, poussin ? questionne-il, jetant un coup d’œil furtif à son épouse, en quête de son approbation. Poussin. C’est comme ça qu’il l’appelait avant, quand elle était petite. Une éternité qu’il ne l’a plus fait. Camille sent sa gorge se contracter. En le voyant agir ainsi, Camille est prise d’une douloureuse compassion pour son père ; cet homme si gentil, mais si pathétique qui a laissé passer son tour, sa vie. Incapable de parler, elle se contente de soupirer pour refouler ses pleurs.
La robuste sage femme fait irruption dans la chambre, un tensiomètre à la main. Intérieurement, Camille la bénit. Les parents s’éclipsent le temps pour l’employée de faire son contrôle.
— Dis-leur de repasser plus tard, demande-t-elle à l’infirmière alors que celle-ci s’apprête à partir, je vais me reposer. Pour la seconde fois, l’employée lui suggère de la soulager en lui prenant l’enfant.
— Pas tout de suite, s’il te plait, supplie-t-elle, un sourire las sur son visage de fille-mère. Pour toute réponse, l’employée lui tire la langue et sort.

Le bébé dort profondément. Il a repris des couleurs plus conformes. Camille est rassurée. Au début, quand ils l’ont sorti, elle avait vu un genre de créature comme dans le film Avatar. « Putain, c’est normal, ça ? » s’est-elle exclamée, paniquée. Le médecin l’a rassuré. Progressivement, l’épiderme bleuâtre s’est mué en une teinte rosée plus adaptée. Camille a encore bien des difficultés à regarder son enfant. Elle éprouve encore ce sentiment de honte. Elle n’a pas oublié toutes les horreurs, les méchancetés qu’elle a proférées contre son fils. Elle a pensé des choses horribles. Elle a souhaité le perdre. Sans le dire ouvertement, elle a espéré qu’il ne survive pas. Qu’il meure. Et maintenant qu’il est là, qu’il respire, plongé dans son sommeil divin et lové contre son sein blanc, elle s’en veut terriblement. Dans le coin de ses yeux, des larmes perlent à nouveau. Camille se mord la lèvre inférieure pour contenir son trop-plein d’émotion.
— C’est du passé, se dit-elle à voix basse. De l’histoire ancienne, tout ça. Maintenant, elle va s’en occuper de son petit mec. Demain, après l’hôpital, c’est une nouvelle vie qui commencera. Une vie saine. Fini les nuits blanches, les beuveries avec les copains, le cannabis, les plans culs à répétition. Terminé les conneries. Faudra que Daphné comprenne aussi, qu’elle sache que Camille la rebelle vient de raccrocher. Demain, elle sera une mère responsable. Une femme sage. Plus qu’un an à supporter avant la majorité. Après, la liberté. Elle va se trouver un travail, n’importe lequel, et subvenir au besoin de son gosse. Sans rien demander à personne. L’avocat Lidl et La Juge n’y changeront rien. Ils pourront toujours la foutre sur la paille, elle s’en sortira parce que même fauchée, elle possède une fortune inestimable. De l’or en barre, là, juste au creux de son épaule et des stocks d’amour à ne plus savoir qu’en faire.
— Tu vas en recevoir à en crever, dit-elle, les pupilles brillantes, à l’encontre du petit ange dont le souffle chaud sur son cou la galvanise. Rien que de penser à cet avenir si proche qui les attend, Camille s’y voit déjà. Comme une bénédiction divine, un rayon de soleil s’invite dans la pièce et vient illuminer la mère et son enfant.

Un peu plus tard, une autre sage femme pénètre dans la chambre. Elle est aussi grande et menue que sa collègue était petite et trapue. Ses cheveux roux et courts sont taillés en brosse. La blouse blanche qu’elle porte a dû rétrécir au lavage, les manches sont trop courtes. Elle s’appelle Sophie comme en témoigne son badge accroché à son vêtement. Elle la salue d’un discret hochement de tête. Vérifie rapidement la perfusion. Ferme les rideaux. Par-dessus son épaule, elle s’adresse à Camille d’un ton impersonnel :
— Vous avez perdu beaucoup de sang, mademoiselle, vous avez besoin de récupérer. Malgré sa froideur, l’infirmière a raison. Pour pouvoir surmonter les obstacles qui se dresseront devant elle, Camille aura besoin de toute son énergie, de toutes ses forces. Tandis que Sophie borde son lit, Camille se prend à l’observer. De près, en dépit de sa maigreur et sa peau laiteuse, la sage femme a un joli minois constellé de taches de rousseur. En baissant les yeux, Camille remarque sur le poignet gauche de l’infirmière une légère cicatrice. À la vue de cette marque, un souvenir remonte à la surface. À quinze ans, Camille a voulu en finir. Lorsque ses parents, exaspérés par son comportement, lui avaient annoncé qu’ils l’avaient inscrit en pension (« pour t’apprendre la vie » avait persiflé La Juge), elle les avait menacés de se suicider. C’est certain, elle se serait foutue en l’air. Ses yeux s’attardent sur cette entaille au poignet, ce témoignage de désespoir. Toutes ces femmes admirables dans les cliniques, les hôpitaux ; ces héroïnes du quotidien qui, chaque jour, donnent et sauvent des vies, apparaissent si fortes, si courageuses, qu’il arrive parfois d’oublier qu’elles ont, elles aussi, leurs blessures personnelles à panser, leur propre histoire à raconter.

Camille écrase un bâillement. Elle a beau lutter, ses paupières ont des allures d’haltères. La fatigue est intense. Sans trop de ménagement, la sage femme prend le bébé.
— Reposez-vous, dit-elle en tournant le dos à la maman, je vous le rapporte dans deux heures. Le bébé retrousse son nez empâté, gémit et pousse un petit cri aigu. L’infirmière quitte la pièce sans avoir adressé à Camille un seul regard. « Pas ma faute si t’es malheureuse » lui assène en pensée la jeune fille vexée. Camille ferme les yeux, mais ne parvient pas vraiment à se détendre. Ses parents, le contrecoup de l’accouchement, ses hormones, le futur incertain, tout ça la rend nerveuse. Les paupières closes, elle secoue la tête comme pour chasser un mauvais rêve. Un poids invisible oppresse sa poitrine. Quelque chose la perturbe, mais elle n’arrive pas à savoir quoi. Camille rouvre les yeux, se saisit de son téléphone portable et l’allume. Elle fait dérouler son répertoire et pianote un texto à sa Daphné : « Tu passe kan, stp ? »

Quinze minutes plus tard, alors qu’elle commençait à somnoler, la sage femme au physique massif revient avec un plateau-repas et sa bonne humeur coutumière. Une banane, un biscuit, un yaourt. Camille grimace, dépitée.
— On avait plus de foie gras, ironise l’employée. Camille se force à manger.
— On me le retire quand ce truc ? demande-t-elle en montrant la perfusion sur son bras.
— Ah, un peu de patience, répond la femme, faussement fâchée. Tout en grignotant paresseusement son sablé, Camille l’interpelle :
— C’est pas une rigolote votre collègue Sophie. La sage femme fait une moue étonnée :
— Tiens, je la croyais encore en vacances, répond-elle, en tirant les rideaux. Dehors, derrière la fenêtre aux vitres rayées, une pluie grise et sale tombe sans discontinuer. En un quart d’heure, le temps a changé du tout au tout.
— En tout cas, pas marrante, la rouquine, renchérit Camille, en repoussant de la main son yaourt après une seule bouchée. L’infirmière suspend son geste. Son corps se fige. Fait volte-face et fixe la jeune maman, la tête penchée sur le côté. Sur sa bouche épaisse, son sourire s’est légèrement crispé.
— Sophie n’est pas rousse, dit-elle, en fronçant les sourcils.

Camille se met alors à blêmir tandis qu’une angoisse sourde vient lui broyer la poitrine.

Le front perlé de sueurs, Victoire roule à une vive allure, les jointures blanches à force de serrer de volant. Jetée en boule sur le siège passager, la blouse blanche avec le badge épinglé. Le compteur affiche 110km/h. Elle sait pourtant qu’elle doit faire attention. Ce n’est pas le moment de se faire remarquer ni d’avoir d’accident. Les yeux plissés et le souffle court, elle s’oblige à lever le pied de l’accélérateur. La pluie a redoublé d’intensité. Malgré les essuie-glaces, la visibilité est réduite. Au fur et à mesure qu’elle s’éloigne de l’hôpital, elle sent la peur refluer. À voix haute, Victoire se raisonne, s’encourage, tente de se calmer en jetant constamment des coups d’œil sur le rétroviseur intérieur. Sur la banquette arrière, emmitouflé dans une couverture de laine, le nourrisson est encore dans un demi-sommeil.

Son enfant.

Victoire est déjà loin. À présent, son cœur bat à un rythme plus régulier. Elle a gagné. Pas étonnant, avec un prénom pareil. Elle se met à rire nerveusement, puis à hoqueter. Enfin, à pleurer. Les larmes coulent sur ses joues. Machinalement, sa main caresse son ventre plat. Incurablement plat. Il est temps pour elle de se réconcilier avec ce corps. De faire la paix avec ce traître.

La voiture s’engage enfin sur la grande bretelle. Autoroute fluide. Plus personne pour la ralentir. Plus rien pour se mettre en travers de son chemin, l’empêcher d’aller au bout de son rêve. De son destin. Un sourire conquérant éclaire alors son visage blafard. Déterminée, Victoire enfonce son pied sur la pédale d’accélération. Le paysage défile. Le Bonheur est là. Droit devant. À portée de main et à perte de vue, là où la vie et l’amour l’attendent, à nouveau.

Au bout de la route.

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Virginie Colpart · il y a
J'ai beaucoup aimé votre nouvelle.
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Soledad · il y a
J'aime vraiment beaucoup votre proposition. Votre écriture nous embarque dans l'univers de Camille et la fin, je ne l'ai pas vu venir. Bravo
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Chams · il y a
Du bon Widj comme je l'aime, en finesse et subtilité !
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Nastasia B · il y a
J'aime.
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Emma M · il y a
Voilà, quand on termine ce texte, on espère qu'il va durer encore, le temps d'un dénouement heureux. On a craint que la "juge" ait organisé une adoption forcée... jamais on imagine le rapt. Mais peut-être est-ce la "juge" qui qui a organisé cela ?
Vous voyez, on y croit... c'est réussi !

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Lagantoise · il y a
Bien mené, on se laisse prendre au piège...On reste rivé sur l'attitude des parents, le dévouement de la sage-femme et les questions sur son devenir et l'amour que porte Camille pour son fils....Tout est limpide pour captiver le lecteur...et boum!...l'atroce réalité qui roule à vive allure...Hélas combien d'épisodes comme celui-ci se produisent en France chaque jour...Un seul mot me vient aux lèvres ATROCE...Merci de ce partage et bravo pur l'écriture...
Vous n'avez pas besoin de kidnapper mon vote++++je vous l'offre volontiers....
Mon poème en lice prix d'Automne..si le cœur vous en dit..bien entendu..
'' Le silence s'endort sous une nuit d'argent''
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/le-silence-s-endort-sous-une-nuit-d-argent

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Lagirafe · il y a
Atroce
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Sobier · il y a
Dérangeant mais j'ai aimé. Bravo !
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Chantal de Montella · il y a
super flippante, cette histoire. mon vote
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MissNovel · il y a
Je finis ce récit choquée... Oui, en état de choc.
J'ai adoré, sincèrement. C'est un crime que ça ne soit pas un texte plus long ! Je veux plus de détails !
C'est vraiment extraordinairement bien écrit, on rentre dans l'histoire très facilement, et le retournement de situation est affreux. J'en ai les larmes aux yeux...

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