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Ma plus belle Saint Valentin, par Tonks.

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Cécile Rivard

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Ma plus belle Saint Valentin à Poudlard.

C’était lors de ma dernière année, en 1990/1991. Cette année là, j’avais passé un super été avec ma correspondante, Cécile et son cousin Michael, en grande partie en Amérique. Cela avait été une succession de moments passionnants. Mais à mon retour, même après une romantique relation avec Michael, je m’étais rendu compte que je pensais toujours à un certain élève de Poudlard, en même année que moi, mais chez les rouges et or ! Charlie Weasley.

Je savais qu’il ne s’intéressait pas plus à moi que cela, car il ne pensait qu’aux dragons qu’il irait étudier en Roumanie dès la fin de l’année scolaire, mais je n’avais tout de même pas perdu l’espoir de me faire remarquer par lui ! J’avais tout au long de ce début d’année essayé de me rapprocher de lui, en lui demandant de l’aide, par exemple pour mes devoirs d’histoire de la magie, car dans cette matière là, j’étais pitoyable (comme une idiote, je n’avais plus l’excuse des cours de soins aux créatures magiques puisque je ne les suivais plus, vu que je n’en avais pas besoin pour ma future carrière d’Auror, alors que Charlie excellait dans cette matière), ou pour m’aider dans n’importe quelle autre matière que nous suivions ensemble ! Il y en avait peu, car la plupart du temps les Gryffondor avaient cours communs avec les Serpentard et nous avec les Serdaigle. Il m’aidait pour mes devoirs, mais cela s’arrêtait là !

J’avais donc profité du match de Quidditch entre Poufsouffle et Gryffondor au début du mois de février, pour lui faire du rentre dedans, dans tous les sens du terme ! Pendant le match, faignant d’avoir perdu le contrôle de mon balai, (vu son âge mon comète 260 aurait vraiment pu disjoncter), je lui fonçais dessus avec toute la vitesse et la puissance (ah ah) que je pouvais en tirer et je lui rentrais dedans de plein fouet. Nous étions alors tombés tous les deux sur le sol et j’avais mis délibérément de longues minutes à me relever de sur lui, car en bon gentleman, Charlie s’était débrouillé pour tomber avant moi pour amortir ma chute ! Je l’avais longuement remercié et je m’étais platement excusée pour le choc et la chute qui avait suivie et à brûle pourpoint, j’avais osé lui demander s’il accepterait de sortir avec moi le WE prochain lors de la sortie à Pré-au-lard. Il avait d’abord paru étonné, puis il avait réfléchi dix secondes et il m’avait dit oui. Je n’en croyais pas mes oreilles. Comme j’avais été bête durant ces six dernières années ! Il suffisait de le lui demander ! Mais pourquoi ne l’avais-je pas fait avant ?

Le samedi suivant, nous nous étions retrouvés devant la porte de la grande salle après le petit déjeuner, puis nous avions parcouru ensemble le chemin pour aller à Pré-au-lard. Là, nous avions fait tout le tour du village, faisant quelques achats chez Honeydukes, chez Zonko et au magasin de plumes Scribenpenne, puis nous étions allés au salon de thé de Madame Pieddodu. Nous avions discuté à bâtons rompus toute l’après-midi, passant de l’analyse de nos professeurs à ce que nous aimerions faire l’année prochaine ou comme future carrière, puis à la comparaison entre les Comètes et les Nimbus et pour finir, nous avions fait un grand classement des goûts des dragées surprises de Bertie Crochue, en partant de ceux que nous aimions le plus, à ceux qui étaient abominables ! En dernier nous avions mis sans aucune hésitation celle au goût de vomi ! Nous avions ensuite bu nos Bièraubeurres en silence. A cet instant, Charlie avait eu l’air de vouloir me prendre la main, ou autre, mais à ce moment-là un groupe de Serpentard, l’équipe de Quidditch menait par Flint, venait de faire léviter des poubelles et elles avaient rebondi dans un craquement sonore sur les vitres du salon, nous faisant sursauter tous les deux ! J’enrageais après Flint, Bole et les autres. Pourquoi avaient-ils choisi ce moment-là ? Heureusement, Charlie avait dû penser comme moi et nous étions alors sortis du salon, pour reprendre le chemin du château et être plus tranquilles. Nous étions rentrés toujours en silence, un peu mal à l’aise, car j’en étais sûre, Charlie avait eu la même idée que moi, mais là, trainant les pieds dans la neige derrière moi, il n’avait plus l’air de vouloir tenter un rapprochement !

Après un virage en épingle à cheveux qui nous cachait à la vue des autres, je m’étais subitement retournée vers lui, je lui avais saisi le visage des deux mains et je l’avais embrassé passionnément ! Il avait eu l’air surpris, puis le rouge lui était monté aux joues, tout comme moi aux cheveux et il m’avait rendu mon baiser, tout aussi tendrement et passionnément.

Nous étions le 14 février 1991, et enfin, j’embrassais Charlie Weasley. Ce fut ma plus belle Saint Valentin,... Jusqu’ici !

Tonks.
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