L'homme au feutre noir

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Je suis passionnée de littérature, je me souviens d'avoir toujours écrit, textes et poèmes. J'aimais en jouer comme d 'une lyre . Depuis peu retraitée de la fonction publique , j'ai succombé  [+]

Image de Printemps 2021
Dans la résidence quadrillée d’allées convergeant vers de petits ronds-points habillés de végétaux, les voisins avaient des habitudes qui ne variaient pas les unes des autres à tel point qu’on les croisait sans trop s’en émouvoir, les contacts étant régis par les sacro-saints codes de la norme locale : cela pouvait aller de la convivialité à la retenue. Avoir une certaine réserve à l’égard d’autrui était aussi de bon ton, mais aucune consultation ne venait à bout du comportement casanier et bourru du voisin du fond de l’allée.
Je ne savais jamais comment le saluer, le problème commençait déjà en amont. Il fallait se préparer psychologiquement et amorcer la chose avec beaucoup de tact. C’était ce que je me disais quand je le voyais émerger au loin. Il allait passer devant moi de toute évidence et selon un paramètre plausible, je ne pouvais que le croiser. On allait fatalement à un moment se trouver confiné dans une figure géométrique qui nous obligerait à nous saluer ou du moins à émettre un borborygme en guise de salutations. J’allais le croiser, lui venant devant moi et moi venant devant lui sur une allée fréquentée juste ce qu’il fallait pour ne pas perdre le son religieux du silence.
Ma crainte, c’était déjà de me demander comment saluer cet homme au feutre noir qui était mon voisin et que les lois élémentaires de la civilité voulaient que je le salue, étant sa voisine distante de seulement quelques mètres de son pavillon dans cette résidence tranquille très ombragée par divers végétaux plantés par ordre symétrique. Un beau jardin à la campagne. Le problème, c’était que depuis que je le savais être mon voisin, nos saluts étaient dignes de figurer dans un théâtre de pantomimes.

Aujourd’hui, quelle scène allait-on se jouer sachant que son chien donnait toujours le ton ?
La scène de l’évitement où nous nous croiserions dans un mutisme immobile, ou celle de l’indifférence où nous ferions comme si nous ne nous connaissions pas du tout ou bien allions-nous nous contenter d’un hochement de tête ou pire, grommeler un bonjour du bout des lèvres ?
Dans ce petit village où tous les visages étaient repérés bien avant que les noms ne soient divulgués, on avait beau faire, on se croisait partout et l’homme au feutre noir ne pouvait pas être exonéré de ces passages obligés devant les habitants. Je le croisais donc partout, ne pouvais le semer quand dans une boulangerie, on était séparé que par quelques pieds de distanciation. Fallait-il engager la conversation ? Très souvent, il se taisait, donc je suivais le mouvement symphonique de base : je me taisais même si mes neurones restaient en éveil, celui de l’attente d’un possible contact avec l’individu chez qui brusquement l’envie de dire un mot jaillirait. Ce moment d’hésitation provoquait un petit tsunami, une tempête dans le crâne.
L’action était mince : « Une baguette s’il vous plaît. » « Un euro et vingt cents. ». Le cliquetis de la monnaie chutant dans la machine à rendre la monnaie servait lieu de conversation. On s’acquittait de son achat sans mot dire, la machine faisait tout à notre place, cela confortait bien le grand escogriffe au feutre noir qui repartait aussi silencieux qu’il était arrivé.
Je le rencontrais aussi à la poste, à faire le pied de grue derrière une file de personnes rendues muettes par la lecture des différents panneaux de marquage de consignes posés un peu partout sur différents supports. Ceux qui étaient rétifs à affranchir une lettre à la machine, préféraient attendre dans la file à distance d’un mètre l’un de l’autre.
Peut-être mon voisin préférait-t-il la rapidité d’action de la préposée du comptoir ? Je boudais aussi la machine sachant que la longue lecture des consignes et du mode d’emploi demandait une trop grande concentration. Je me retrouvais souvent derrière lui, cherchant malgré moi à le suivre dans ses racines planétaires, me demandant si je pouvais reconstituer son territoire rien qu’en lisant les adresses de ses correspondants.
Son chien l’attendait partout où il allait, un chien qui avait le chic de lever un regard interrogateur sur moi chaque fois qu’il me voyait. Je me disais que le jour viendrait où une conversation avec le chien serait plus intéressante qu’avec le maître.
Ce jour-là, il m’avait remarquée, mais semblait figé, happé par un monologue intérieur. Il triturait ses lettres. Ce n’était pas de la curiosité de ma part, mais il tenait ses lettres de telle sorte que je pouvais lire les adresses des destinataires qui habitaient aux antipodes, éparpillés sur la planète. Manifestement il avait une grande famille, en Polynésie et aux Antilles. Il y avait une autre lettre qu’il considérait avec tant d’avidité que lire l’adresse ne me demanda aucun effort : c’était juste adressé à une personne habitant dans notre bon vieux coin de France et cette lettre semblait le préoccuper.
C’était les fêtes de fin d’année. J’avais mes propres cartes que je soignais aussi avec la même attention et cela me tenait à cœur de les confier à un être humain plutôt qu’à une machine.
L’homme sollicité par ses intimes interrogations n’eut pas un quelconque geste de sympathie envers moi. J’attendis qu’il finisse son travail, achat de timbres particuliers, demande d’une lettre suivie, puis paiement avec délivrance d’un reçu puis il posta le tout dans l’urne indiquée.
Je le retrouvais souvent à la supérette. Mais aucun signe quelconque de vie chaleureuse émergeait de nos chassés-croisés, même quand j’attendais derrière lui aux caisses où le soin qu’il mettait à rassembler ses affaires me paraissait excessif, mais je pouvais ainsi l’observer, comme je le faisais de tous mes voisins et habitants de la résidence, tous plus ou moins abonnés aux mêmes heures dans les magasins.
L’homme, je le croisais souvent, mais cela ne générait aucun malaise car la fréquence des rencontres fortuites devenait une habitude plaisante et rassurante. Je l’affublais de noms de personnages fabuleux, le renvoyais aux héros qui avaient peuplé mon enfance. Il dégageait de sa stature monolithique une abstraction intemporelle, une puissance tranquille, je le comparais à une idée, à l’être invisible qui nous visite parfois, dégagé de tout discours, laissé en un éveil permanent. Je savais que je l’avais vu quelque part dans une vie antérieure, me dis-je en regimbant car j’étais très peu portée sur les méditations ésotériques. Ne m’importait que la qualité d’une présence. Et cet homme au feutre noir irradiait en silence un fluide apaisant. Je n’attendais rien de lui. Il n’était pas l’attente, il était la constante.
Petit à petit, il se confondit au paysage, arbre parmi les arbres, dans les feuillages brassés par un vent complice, il faisait partie du tableau enchâssé de pénombre comme la rue, les murs, les toits pentus, il était là aussi quand la lune avide de voir nos ombres se penchait sur les belvédères.
Je fus chamboulée comme aspirée par une explosion quand il disparut.

Car je ne le vis plus. Je me surpris à le chercher, dans la rue, dans le bureau de presse et dans la supérette, dans la boulangerie, dans le village.
Je m’enhardis à m’aventurer du côté de son pavillon et je sentis mon cœur s’arrêter un moment au milieu de l’allée, une drôle d’impression comme si une partie de moi s’était détachée et mourait dans la poussière de l’allée.
Sur la façade un écriteau disait : « À vendre ». L’homme au feutre noir avait déménagé.
Cet épisode n’aurait eu finalement aucune répercussion visible dans l’ordonnancement de mes jours si ce n’était que les nouveaux propriétaires de la maison de l’homme au feutre noir prirent une place considérable dans la vie du quartier. Ils étaient exubérants, enthousiastes, rieurs, pleins de bonne volonté, saluaient et engageaient la conversation. C’était tout le contraire de mon ancien voisin si taiseux.
Les nouveaux que je croisais maintenant me parlaient de celui que je ne croisais plus. Ils n’eurent de cesse de raconter ce qu’ils pensaient avoir deviné sur la vie de leur prédécesseur. « Il a laissé ses étagères, mais emporté ses livres. Il y a un grand vide dans le salon, un espace laissé probablement par un piano car il devait s’y trouver un piano, les marques au sol étaient évidentes d’autant qu’une partition avait été oubliée sur le manteau de la cheminée. »
Ils ne tarirent pas d’éloges sur l’homme, débordant de qualificatifs dès lors qu’ils en savaient plus sur lui. Ainsi donc, l’homme était un musicien. Je me rappelai que des morceaux de musique douce caressaient souvent l’obscurité des soirs, je les entendais sans savoir d’où cela venait.

— Mais la maison semble encore avoir conservé certaines résonances car des voix circulent à travers les cloisons. Avait-il un chien ? Et il vivait seul ?

À toutes ces questions, je ne sus que répondre. Je n’avais de lui que les aspects épars et pourtant compacts de mon quotidien parallèle au sien sur les allées du village. De lui, je n’avais qu’une anecdote. Un jour, il attendait sur le trottoir. Je n’avais pas osé m’arrêter alors que je voyais bien qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Alors que lui, il s’était arrêté quand je m’étais perdue dans les bois et que je n’arrivais plus à retrouver le sentier habituel. La seule fois où je changeai mon itinéraire m’avait jeté dans une grande confusion. Il promenait son chien. Il se proposa. C’était la seule fois où j’entendis sa voix. Il avait aligné plus d’un mot ! Il m’accompagna jusqu’à une sortie de route, m’indiqua la direction et repartit avec son chien sur les talons.
À toutes les questions que les nouveaux locataires me posaient, je répondais du bout des lèvres, préoccupée par les avalanches des informations que je recevais. Je ne connaissais même pas son nom, ni même celui du chien. Non, rien et pourtant je savais quelque chose de lui, de très peu matériel. On aurait pu tourner la page et la vie aurait repris son cours, mais cette histoire n’était pas achevée et comme elle ne l’était pas, elle me taraudait et obscurcissait les rues du village. C’était brumeux et gris, partout où j’allais et un jour je me suis sentie suivie.
Les nouveaux arrivants ne prenaient pas de détours pour s’adresser à moi. C’était franc, direct. Ils parlaient des habitants du village, de la faune, de la flore, tout juste s’ils ne me demandaient pas ma pointure.
Ils savaient déjà que les solitaires du côté gauche du rond-point avaient du mal à trouver un terrain d’entente avec les fêtards et les bavards du côté droit du rond-point :

— On n’est pas bruyant du tout, notre chat ne sort pas de la maison et ne vagabonde pas. Nos enfants ont leurs amis qui viennent, mais j’ai imposé des horaires.

Je hochai la tête. La cohabitation avec le voisinage, c’était la plus difficile partie de poker à mener. La rengaine de ces nouveaux voisins, c’était « On vient des grands espaces, on vit surtout à l’extérieur » et pour les voir dehors, on les voyait dehors. Je me dis en mon for intérieur qu’il ne fallait pas compter sur les gens du côté de mon allée pour déblatérer sur qui que ce fût. On était plus discret qu’un piquet de réverbère : on éclairait l’allée sans la déformer.
Je n’ai appris le nom de mon voisin de droite qu’après moult années de cohabitation silencieuse et les voisins de gauche déménageaient tant de fois que leurs noms s’évanouirent dans les brumes de la plaine endormie. La couleur locale apparemment n’était pas du goût des nouveaux arrivants qui s’étaient trompés de planète, mais évidemment, personne ne pouvait s’aventurer à le leur dire.
On regretta l’homme au feutre noir, sa discrétion, son pas silencieux dans notre allée.

Je me sentis suivie, l’impression perdurait. C’était une sensation qui m’obsédait. Je regardai avec plus d’acuité les voisins, les chats et les oiseaux, je vis des écureuils, des bambins grimés, le village s’habillait d’orange et noir pour les prochaines festivités. Des messages étaient glissés dans les boîtes aux lettres : « Préparez les bonbons sinon les mauvais esprits viendront errer près de chez vous ».
Les plus délurés riaient en passant devant moi : « À bientôt, l’heure arrive » et ils partaient en se convulsant, leurs mimiques burlesques étaient sensées effrayer ma pauvre carcasse. J’entonnai un air mélancolique en retournant le sol de mon jardin, en pensant aux racines des plantes que j’aérais, m’évertuant à creuser des couloirs d’espace pour faire entrer les fluides féconds. Je vérifiai leur taux d’humidité pour que les plantes engrangent leurs moissons dans leur refuge souterrain. Je pensais aux moissons de ma vie, aux tiges nouvelles qui repousseraient, aux bourgeons repus porteurs d’espoir, je préparais la terre. La saison des ombres s’allongeait entraînant d’insondables langueurs. Le sapin seul semblait fort et beau dans sa parure persistante, le cerisier se desséchait, bras ballants couverts de squames, j’entendais le vent ramer dans les jointures des écorces.

Puis un jour, je sursautai : un chien jappait joyeusement près de moi. Je le reconnus. C’était le chien de l’homme au feutre noir. Il me faisait fête en frétillant de joie.
— Il est où, ton maître ?
Puis je le revis, sa laisse attachée à l’accoudoir du banc qui faisait face à la pharmacie. Le chien me fit fête une nouvelle fois, je n’eus aucune hésitation. Je m’approchai :
— Où est-il, ton maître ?
Puis je le vis attendant sagement fixé à un poteau en face de la supérette. Il est où, ton maître, mais cette fois la question ne sortit pas de ma gorge.
C’était juste une série de coïncidences, je m’efforçais de m’en convaincre et je n’allais pas perturber le cours de mon existence par les joyeux jappements d’un chien.
Tout ceci provoqua le remplissage d’un cœur qui s’était affranchi de toute intrusion. Or, un cœur qui, à son insu, se remplissait ainsi d’une série de petits hasards allait provoquer une abondance qui déborderait à coup sûr un jour.

Ce fut le cas lorsque je me trouvai nez à nez avec le maître et son chien, marchant sur le même trottoir que moi, eux devant moi, s’avançant d’un pas égal et moi les croisant, un graphique déjà tracé et qui se redessinait.
Les saluer ? Hocher la tête ? Passer vite en rasant le peu de murs qui s’élevaient sur les côtés ?
Il était revenu et c’était fou comme mon cœur n’en menait pas large. Il ruait, s’emballait, j’avais peine à le maîtriser « Sois sage, ce n’est qu’un fantôme, un voisin, rien d’autre » lui dis-je en gourmandant au passage mon peu de volonté à retenir les élans d’un sentiment qui me terrassait.
C’était le pays perdu que je retrouvais. Le petit chien jappait de joie, me reniflait et regardait son maître puis se retournait vers moi, ce mouvement de requête esquissa un sourire sur mes lèvres. L’homme fut bien contraint de me dire bonjour. Je marmonnai aussi quelques mots du même acabit.
Et c’est alors qu’il fit quelque chose qui me désarçonna. Il me demanda à brûle-pourpoint :

— Est-il vrai que l’arbre va être déraciné ? La mairie a-t-elle donné son accord ?
Sidérée, je ne parvins pas à bouger. Je le regardai, effarée, médusée comme arrachée de mes gonds.
— C’est un arbre centenaire. C’est vrai, il causait des dégâts, il prenait de la place, mais de là à le déraciner ! Vous avez voté ?
— Je ne savais pas qu’un vote devait décider du sort de cet arbre. Je n’assiste pas aux conseils des assemblées syndicales du quartier.
— Il ne faisait rien de mal cet arbre.
— Vous avez déménagé ? Vous n’habitez plus au bout de l’allée.
— Oui, je suis parti parce qu’il était question de l’abattage de cet arbre. Ce qui m’a mis hors de moi et j’ai déclenché une insurrection en m’acharnant sur mon piano. Je leur ai dit que mon piano se plaindrait tant qu’une motion de maintien de l’arbre ne serait pas votée.
— Et qu’est-ce que cela a donné ?
— Le résultat, c’est que les voisins n’ont pas supporté les trémolos du piano qui enchaînait les concertos la nuit. L’assemblée a décidé de déraciner l’arbre du rond-point car il cache la vue aux conducteurs qui ont du mal à prendre ce tournant sans compter les camions de la voirie qui n’arrivaient plus à stationner. De plus, les camions de déménagement n’entraient plus. J’ai demandé qu’on élague les branches et les parties hautes, mais on a sacrifié à l’esthétisme et voté pour réduire le rond-point et ne mettre aucune plante dessus.
— Cet arbre, vous le connaissez ?
— Depuis plus de vingt ans que j’habite ici, j’ai toujours vu cet épicéa, je l’ai vu perdre ses pointes puis reverdir, je ramassais les cônes oblongs, d’autres revenaient se percher sur les aiguilles.

Il y avait une grave nostalgie dans sa voix. Et je compris ce qu’il était pour moi, cet homme au feutre noir. Tous deux, nous avions grandi d’un tronc aussi fort que celui de l’arbre, soutenus tous deux par une même racine qui nous avait insufflé l’énergie et la puissance. Cette racine souveraine nous avait permis de nous épanouir dans nos différentes activités, une sève s’était répandue dans les hauteurs des branches, avait cheminé dans les feuillus. L’arbre avait suivi les saisons, nous avions vécu dans son ombre. Moi aussi, cela faisait plus de vingt ans que je vivais dans le quartier, je n’étais pas loin de cet arbre sans savoir qu’à mon insu, il m’avait aussi embarqué dans ses racines.
L’homme et son chien avaient vu passer les années en s’attachant à l’ombre de l’épicéa qui se confondait avec le temps. Le voyage des saisons est un embarquement immuable.

— Où êtes-vous maintenant ?
— Toujours dans les parages. J’ai pris un appartement pour que Souki ne soit pas loin de son terrain de jeux et de promenade.

Depuis ce jour, j’accompagnai l’homme et Souki dans leurs balades, quand je les croisais. Il me parlait de l’écorce rouge et brune de l’épicéa, il me décrivait les cônes rouges :

— Essayez d’avoir cette vision d’un tronc rouge et brun avec des branches vert empire au bout desquelles se dressent des cônes pourpres brunissant et retombant au fil des jours à mesure que vous allongez vos promenades et que l’année s’achève avec les dernières lumières des fêtes.

Il me disait que cet arbre avait une signification, que pour les anciens, il était porteur de vie, que le déraciner briserait une âme à tout jamais.
Je lui dis doucement :

— On l’aura replanté ailleurs. Il fera d’autres heureux. Il veillera sur d’autres vies.

C’était comme si l’esprit de l’arbre nous unissait de son bienfaisant feuillage.
L’arbre fut bien déraciné. Le rond-point enlevé et à sa place, il y eut un marquage au sol avec une pierre.

Un jour, je vis qu’on avait érigé un nichoir pour oiseaux auprès de cette sorte de stèle que tous les riverains nommèrent : la pierre tombale.
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Jean Sichler · il y a
Un texte qui vous happe avec des riens sans jamais vous lâcher. J'habite dans un domaine où de tels personnages existent, leur chien est à leur image: antipathique! et donne de la voix; eux non. Cultivez votre talent pour nous enchanter, les arbres sont trop long à pousser.
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Ginette Flora Amouma · il y a
C'est votre commentaire qui est un enchantement .
Je suis allée visiter votre page qui m'a conduite à en savoir davantage sur vos activités .
Vous êtes un musicologue et cela me ravit.

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Benjamin Meduris · il y a
J'ai beaucoup aimé le quotidien de ces deux "timides" dont le destin semble vouloir les réunir. L'arbre, central, les amène enfin à se rapprocher.
Texte très agréable et bien construit.

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Ginette Flora Amouma · il y a
Et moi j'aime beaucoup quand vous les nommez " ces deux timides " !
Le regard du lecteur est incroyablement perçant !

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Carl Pax · il y a
J'ai suivi avec amusement les louvoiements de votre héroïne sur les convenances. Un texte bien écrit, avec un peu de mystère, et qui interroge sur les échanges relationnels, sur la communication sociale. J'aime bien par exemple ce salut mutuel quand on croise des gens inconnus lors des balades, parce qu'e c'est comme si on partageait quelque chose.
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Ginette Flora Amouma · il y a
J’aime bien ce regard que vous posez sur les petites choses de la vie comme si vous aviez compris l’essence de ce texte.
Merci pour votre lecture.

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Mickaël Gasnier · il y a
" Il n'est pas mon attente, il est ma constante "...
Et quand l'attente de son retour devient une constante, c'est qu'il lui manque ;-)) !
La Covid-19 a changé nos meurs entre voisins et quand certains s'en vont d'autres les remplacent...
Nous parlons plus entre nous, MAIS pour en revenir à cette nouvelle ( car je m'égare )...
Il suffit qu'un arbre soit déraciné pour que tout bascule. Un amoureux de la nature tout comme elle, tout comme vous je suppose.
Mais dites moi Ginette Flora A. : Ce nichoir, c'est bien lui qui l'a mis ? ;-)

J'ai apprécié, recevez mon soutien et mes encouragements même si proposer une nouvelle de 10 min en compétition est osé pour obtenir des voix...
À bientôt G. F. A, sur une oeuvre de Louisa ou sur nos lignes. Belle journée.

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Ginette Flora Amouma · il y a
C'est une analyse intéressante et cela m'a fait sourire .
Merci pour votre lecture et votre passage sur ma page.

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Jennifer ACHIN · il y a
Une amoureuse des arbres très touchée par votre texte !
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup pour votre commentaire si sensible .
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Hélène CUINIER · il y a
l'homme au feutre noir et l'arbre ne sont ils pas les deux faces d'un même amour? Beau texte poétique et bucolique
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup, Hélène, pour votre lecture .
Ravie de vous revoir sur ma page.

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Bruno Malivert · il y a
Si les arbres pouvaient parler les gens diraient moins de bêtise et cela reposerait nos oreilles. joli texte.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup pour cette appréciation tout à fait chaleureuse.
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Dolotarasse · il y a
Une jolie histoire. Au fil de la lecture, l'homme au feutre noir devient plus sympathique ; il est en harmonie avec la nature et surtout avec cet arbre-repère...
Un texte à plusieurs lectures : relations entre voisins, comportement des gens etc...

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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci pour cette jolie promenade que vous faites dans mon texte .
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Flore Anna · il y a
Comme vous Ginette, j'aime les arbres. Une texte touchant, les relations humaines en parallèle avec celles de la nature. Les arbres communiquent entre eux, comme les hommes.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Les arbres changent , se métamorphosent , rêverdissent mais toujours en restant eux mêmes.
Merci pour votre lecture si empathique.

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