Les taches du tableau

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Un amoureuse des mots Qui avait peur de se jeter à l'eau J'aime la poésie mais surtout quand ça claque , quand ça cartonne, quand ça pétille Quand les poils s'hérissent devant ces mots et ... [+]

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J'me souviens tu disais que j'étais la seule, que tu avais enfin attrapé la flèche de cupidon, ta moitié de peau, les veines de ton sang.
Et moi avec ma deuxième face, j'te disais ce qui te faisait vibrer jusqu'à en trembler de plaisir. Que je respirais par toi,
Que tu était l'essence de mon existence, les comètes volant sur mon monde, jusque là inanimé et inerte.
Des phrases frappantes, qui entrent dans ta tête, s'entrechoquent et qui changent ton reflet dans le miroir. Une fraicheur dessinée par nos mots.

Mais le masque masque mal notre fausse magie
Cache-la, cache-toi,cache moi, dans ton nid.

Moi je me rappele de tes baisers qui me goutaient, aprés les cours sous la pluie, et puis ta mère qui me découpait du regard.
Puis les lettres, aux verbes éspérés, qui disent tout ce qu'on veut entendre. Que Je relisais encore et encore en souriant.
L'encre noire qui transpirait le désir de se faire un monde à part, un monde à nous, une galaxie d'étoiles parmis les ruelles fades empruntées autrefois.
Les messages nocturnes, les heures écoulées à se raconter nos vies et nos secrets intimes, jusqu'au petit matin, les rendez-vous auprés de la gare.

Puis les roses, les pétales, les caresses, les frissons. Quand je rougissais quand tu me fixais. intimidée et affolée.
Le jeu de la sensualité,parfaitement maitrisé. les regles d'un sourire, des yeux tueurs, des mains magiques, des doigts menteurs.
Un dernier as dans ta manche, des dés truqués dans ma poche, à nous deux on était des rois dans le domaine faut l'avouer.
quand tes ongles me creusaient pour me boire, et que ta peau prétendait etre la mienne. L'illusion m'allait bien. Et a toi aussi.

car j'aime le rêve tu le sais bien. Je me fous de la réalité ou des mensonges. tant que l'illusion passe la porte d'entrée, jla laisse danser.
dans mes rêves ou mes cauchemards, je la laisse nager et coutourner les vagues. Mon absence dans le monde réel ne me perturbe pas
j'me crée mes fontaines de poèmes, des anges qui me bercent, avec leur bouches au gout de fraise, de sucre, de miel.
Quoi ? jsuis hypocrite ? j'suis fausse tu dis ? tu te trompes, je change juste de vision trés souvent. Un jour je t'aime, et l'autre j'taime plus.
Et tu fais pareil. C'est du faux dans le fond. Et ta fausseté a creusé tellement loin que t'y laissera ton dernier souffle, tout comme moi
On est perdus. on se retrouvera. nos chemins s'enlaceront un autre jour, puis un nouveau tsunami viendra tout détruire.
Il faut bien qu'on se reveille, et que les nuages se dissipent, que la pluie nous agite et que l'orage nous brule un peu.
la sensation me manque aujourd'hui. La droguée de romantisme au coeur écorché vif renait. je veux qu'on ressorte dans la rue
Que je prenne ta main devant les autres, allongées sur l'herbe verte du lycée saint eloi avec les rayons de soleil qui nous piquent la rétine
ça fait des mois que je suis dans le vide. le néant total sans stimulations neuronale. Un court circuit dans mes sentiments me ferait pas de mal.
Tu ne veux plus revenir ? Tu ne veux plus m'agiter et me doper de tes faux mots ? J'veux de la bonne cette fois, que ça dure que ça dure.
Sinon, j'irai me fournir ailleurs. Des seringues d'amour virtuel. oui je te menace et sans scrupules même.
je connais du monde dans le quartier, des écrivains à plume fine,des poètes fumeurs de cigares, des chanteuses d'opéra, des artistes tenant les murs du vieux centre.
Et puis il y a ce garcon de l'autre fois, qui fumait avec moi, sur un banc dans le parc. il pleurait comme un dieu battu par le diable
Arrete de me dévisager. Pourquoi tu es faché? pas de jalousie, pas de haine, pas de remorts entre nous.
Un regret, un dégout, le mauvais sort  ? j'ai l'impression d'etre ton ancien album, mais que le nouveau aura les mêmes mots.
les mêmes promesses réajustées, à la sauce de la nouvelle, une pincée de jeunesse, et d'experience épicée.
Je pourrai l'écouter quand tu l'aura fini ? C'est qu'elle est belle je trouve. Puis quand tes pages seront écrites, je t'offrirai une nouvelle brique de feuilles.
Oui. Tu as raison. je suis un peu glauque. de la folie humaine quotidienne qu'on a tous en nous. Moi je la fais sortir c'est tout.
j'ai ouvert un nouveau sac, les tissus usagés s'entassent. Elles débordent sur les cotés. un désordre qu'il faut que je je range.
Un jour, je tomberai sur de la soie dorée.Un trésor venu d'ailleurs, aux pierres indéstructibles, que je cacherai dans un coffre, loin des cendres des autres tissus.
Et la clef, dans mon ame, m'assuerera sa protection éternelle, peu importe les saisons et les tonnerres qui me tomberont dessus
Et tu me dis "Les souvenirs ne partent pas".Oui, Enfoncés dans mon crane même. mais l'emprunte n'est plus fraiche.
je suis le pinceau, et sur ma toile, toi tu es une tache rattrapée par d'autres, et au final ça donne ça.Un brouillon. La même oeuvre que la tienne
Pourquoi tu ris ? tu ne me crois pas ? c'est mon égo qui a pris une claque dans la face, mais pas mon coeur.
Sinon j't'aurai supplié. j'aurai pleuré, j'aurai couru, monté des collines pour te récuperer quitte à en perdre la santé.
j'aurai écris ces mots que tu attendais.
Tu aurai vu leur pureté dans leur simplicité ; L'honeteté amoureuse dans leur sensualité, le desespeoir sentimental dans mes pleurs.
Quand ce trésor jaillera de terre, je lui offrirai. Pas toi. Tu me hais ? non meme pas. Moi non plus. tu es mon coté noir, comme eux, comme elles.
la roue tourne, dit-on. Elle a tourné pour moi.

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