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les omis de l'arc de triomphe

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Abou Ahmed

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Sous les arbres de la grande avenue parallèle, les travestis brésiliens, les pros de la vieille casbah, des fillettes en ages de dames se familiarisent avec la rue si tard dans la nuits; lorsque les bistrots ferment à minuit, les quelques lueurs des lumières venues des fins fonds des fenestres suspendues aux étages des tours érigées vers les nuages, les ivrognes à leurs dernier verre, éméchés ils trébuchent en bavant, crient leurs soupires, sous les ponts, sur les bancs des squares des silhouettes sans âmes ni rêves se recroquevillent, s'étalent sur le bois en gelant, en grelotant du froid d'hiver sans abris ni foyer de feu pour se chauffer le corps et l'esprit, l'ère humaine est révolue; du temps de l'après guerre, la terre pour tous, les portes des églises ouvertes, les prières des dimanches, du temps des mineurs aux fonds des galeries sous souterraines, les mecs tués sous les canons de la suprématie raciales de la haines, ou on tue à vue pour la couleur de la peau, les enfants de SANAA, de la petite bande de terre entre le marteau et l'enclume, les jeunes des cités des banlieues hallucinés, frustrés par leurs inutilités, fumant du hachich, sans avenir ils passent leurs journées à fuir les flics et les indiques et les engueulades des voisines sans fils ni maris les vieilles délaissées pour comptes, les migrants noyés, les passeurs frontaliers dans les barques de la mort, les villes en état de siège, sous le couvre feu, Paris agonise, saccagés, les droits piétinés sous les bottes noires des sourdines appareils de répression, les pauvres non pas le droit de protester leur sort et c'est comme ça et c'est comme ci; y'on a marre c'est fini le temps de se taire, de laisser aller comme à l'imprévu, l'indivisible se divise et se partage, l'argent rend aveugle ceux qui le possèdent, les gouvernants derrières les lunettes noires ignorent ce que leurs décisions prises dans les bureaux ovales et closes sous les directives des ombres tableaux de bords dressés par des sans âmes ni cœurs des lauréats des grandes écoles qui pour eux les hommes ne sont que des chiffres et des lettres dans des grands registres d'une comptabilité générales, des indices des grandes bourses, les armes sont fabriquées pour servir les casinos pour piller les sous des imbéciles qui n'ont rien à branler, les gilets défilent, des cris d'avatars, des vieux qui ont passé leurs vies à voir venir, des jeunes sans lendemain, des malfrats, des bidasses survécus de Kaboul, des latino-américains fuyant les gentes militaires et les rues infernales de Rio de Janeiro, les subsahariens survécus des guerres tribales financées par les multinationales qui attendent derrières les barbelés de la citadelle de l'oubli ou chacun est pour soi et la misère pour tous. Les Louis se réincarnent, les titis crient famines, les magistrats et les juges usent de leurs talents pour faire tomber le verdict et clamer la peine, les avocats n'ont rien à ajouter, les accusés se taisent pour apaiser la colère de la guillotine: les lois sont taillées sur mesure dans chaque ruelle une brigade de geôliers, la moisure des mures de prison, pour un bout de pain ,
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