Les Lumières de la Ville

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"La savoureuse crème Ubik à tartiner, uniquement à base de fruits frais et de matières grasses végétales, fera de votre petit déjeuner un régal. Ubik : de la vitalité pour toute la journée  [+]

Image de Hiver 2017

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Bill W. Wyatt savait ses dernières heures venues.
Sa gorge était un four et ses tendons d’Achille craquaient au rythme de ses enjambées. Chaque seconde était à présent plus précieuse que de l’or, mais moins qu’une simple goutte d’eau. Depuis trois jours, plus de vivres, les trois gourdes à sec. Pas un campement à dépouiller, pas l’ombre d’une oasis. Il était allé trop loin.
Il ne pouvait plus reculer.
Et ce putain d’oiseau l’entraînait, toujours plus avant, dans la fournaise où l’air était plus dur à avaler qu’une gorgée de poix de fèves.
Crrraac.
Encore un pas, la douleur dans les bottes de cuir légères enserrant ce qui avait été ses pieds, à présent ses ennemis jurés. Au moins pensait-il moins à la peau de son visage, burinée et craquelée, incapable à présent de toute expression. Les coups d’œil hargneux au volatile fronçaient par réflexe son front et lui arrachaient un cri de haine brûlante. Il bouillait dans ses vêtements de peau ; les enlever eut été une folie, la promesse d’une mort expéditive, une cuisson à feu fort.
Il tenait, le regard fixé à l’horizon, ignorant les cris de l’immense oiseau décharné. Il fallait qu’il découvre la vérité, ce que les poivrots avaient sifflé entre deux gorgées de leur liqueur puante, avant qu’il les corrige pour leur mauvaise éducation. Personne n’insinuait quoi que ce soit sur Bill W. Wyatt, surtout pas qu’il se dégonflait aux cartes. Encore moins venant de trois outres à tord-boyaux suant gras comme des pourceaux.
Ils avaient eu l’air moins fier avec leur bite dans leur bouche, même si manipuler leur virilité avait failli lui retourner l’estomac.
Alors qu’il fuyait la ville de bouseux à triple galop, son cœur s’était mis à battre plus fort et son entre-jambe s’était réveillée.
Une cité, lumineuse de jour comme de nuit, des richesses, des femmes. Et surtout la paix. Un endroit où sa tête n’était pas mise à prix dix fois, où il se ferait oublier. Après tout, il aspirait à une vie paisible. Et à ne pas se balancer au bout d’une corde.
En plein midi, la luminosité du sable était telle qu’ouvrir grand les yeux revenait à fixer le soleil. Les paupières serrées, réduites à un fil presque invisible, Wyatt avançait, résolu, vers l’inconnu, vers un on-dit, un espoir ténu, un rêve. Dans le bouillonnement infernal du désert du Nevada, Wyatt oublia presque qu’il fuyait.
Et le vautour, loin au-dessus, planait et riait.

*

Il avait survécu trois jours, soit deux de plus que sa jument. Une balle sacrifiée, mais voir sa grande Mary Jane souffrir lui coûtait ; aucun risque dans le désert, ses munitions étaient impuissantes à le débarrasser de ses ennemis, le soleil, le sable, la déshydratation. Il lui resterait bien assez d’une balle pour sa propre tête lorsque son corps l’aurait lâché. Il n’attendrait pas que Dieu le rappelle et violerait le commandement suprême. À quoi bon se bercer d’illusions ? Personne ne l’attendrait au paradis, et pour l’enfer il verrait bien. Une centaine d’esprits rageurs et leurs bouches pleines l’attendraient sans doute dans les vapeurs du Styx. Ils n’avaient pas valu mieux que lui.
S’il lui était resté une goutte d’eau dans le corps, il en aurait craché au sol, comme un défi à son futur maître.
En attendant, il grelottait. La nuit était tombé, le désert en négatif. Au creux d’une dune, à l’abri du vent glacial, Wyatt se reposait, ses muscles contractés, épuisés de trembler. Mais tout valait mieux que la fournaise.
Pourtant son cœur se serrait. Le pourceau en chef n’avait-il pas parlé de trois jours de marche ? Voilà presque le double qu’il avançait, mais ses pas devaient lui sembler plus longs qu’ils ne l’étaient réellement. Peut-être évoluait-il au ralenti sans s’en rendre compte. Pouvait-il seulement faire confiance à ses sens en ébullition dans sa boîte crânienne ?...
Un cri.
Se relevant d’une traite, il s’écroula sous l’effet de la douleur. On ne peut en demander autant à des membres aussi asséchés. Il rit nerveusement en comprenant que le connard ailé l’avait trompé. Dans l’obscurité, il avait oublié sa présence, mais le spectre emplumé était bien là. Il l’avait suivi, ou plutôt précédé depuis le premier jour de son martyre. Parfois, il se posait, flairant par un sens étrange et démoniaque chaque moment de faiblesse de son corps. Wyatt savait ou finirait celui-ci lorsqu’il aurait abandonné le combat. Il ferait un tour dans les entrailles de ce démon noir, et finirait en étron sur le sable, réduirait rapidement en une bouse séchée et serait avalé par le sable pour l’éternité...
Quelqu’un avait crié. Assez fort pour couvrir le bruit du vent. Wyatt hésita un moment, confus. Puis il dégaina et mis ses sens en éveil. Le poids du Colt lui rendit des forces, alors lentement, précautionneusement, il gravit la dune.
Il observa, encore mal habitué à l’obscurité. Deux hommes entièrement vêtus de blanc, marchant à l’opposé de lui. Wyatt se surprit à y voir deux fantômes. Et si toutes ces conneries bibliques, Dieu le pardonne, étaient du pipeau, les rejoindrait-il ?
Les avait-il déjà rejoint ?
Il longeait la crête de la dune pour ne pas les perdre de vue, quand il aperçut la silhouette d’un autre homme, celui-ci vêtu entièrement de noir. D’un noir plus profond que la nuit environnante. Il cligna des yeux, et la forme avait disparu.
La fatigue, la faim et la soif lui jouaient des tours, il devait se reprendre. Se retournant, un sursaut lui échappa : les fantômes étaient immobiles et le fixaient. Son doigt se crispa sur la gâchette, et il les regarda flotter dans sa direction, en alerte.
Lorsqu’ils furent à vingt pas, il brandit le Colt.
Les hommes – car il s’agissait bien d’hommes, et il distinguait leurs visages – se figèrent et l’un deux poussa un cri, auquel Wyatt ne comprit pas un traître mot. Ils voulaient manifestement communiquer, aussi leur fit-il signe d’avancer dans sa direction, tout en gardant le revolver pointé alternativement sur l’un et l’autre.
En une fraction de seconde, une ombre noire gigantesque se glissa à la lisière de son champ de vision, hurlant soudainement à son oreille.
Et le coup partit.

*

Assis dans le sable, Wyatt observait le spectacle. L’immense ombre arrachait par de terribles mouvements saccadés la chair des hommes qu’il avait tués. Le volatile grognait et gloussait, exprimant sa joie de fourrer son bec immense dans les entrailles fraîches. Le repas n’avait pas duré plus d’une demi-heure, et presque rien ne restait, sauf les étranges vêtements et les quelques vivres abandonnées au sol.
Wyatt attendit sagement que le démon vautour ait fini son triste repas avant d’aller piller les corps.
Un trésor inestimable : deux gourdes d’eau pleine, possédant un système d’ouverture qui le prit au dépourvu : pas de bouchon, mais elles laissaient dépasser une tige munie d’un orifice par lequel il aspira goulûment quelques gorgées. Il se retint de siffler le reste, même si l’eau était fraîche comme au sortir d’un bac à glaçons. Il en ressentit un plaisir intense et entendit presque son corps soupirer de plaisir alors que le liquide se répandait dans ses entrailles, puis dans ses membres endoloris.
Dans une boîte fermée d’un clapet, il trouva des biscuits, faits principalement de beurre et d’eau.
Il examina ensuite les vêtements des fantômes. Pour le moins étrange, ceux-ci étaient d’un blanc éclatant sur les rares parties où ils n’étaient pas couverts de sang, et formaient une sorte de casque transparent couvrant le visage. C’était pour lui d’une étrangeté intense ; il s’en désintéressa donc très vite, et poursuivi son chemin. Désorienté par les événements, il dut observer la voûte céleste où il repéra très vite l’azimut nord, de là il reprit la trajectoire Nord-Nord-Ouest et reprit sa course lente, conscient du lever imminent du jour.
Plus que quelques heures avant de cuire à nouveau.
Plus haut, le vautour noir entonna un chant atrocement joyeux.

*

D’abord il n’en crut pas ses yeux, puis accepta le fait qu’une église trônait au milieu du désert. Depuis deux jours, seul le sable sans fin l’avait accompagné, et Wyatt avait amèrement regretté d’avoir tué les deux fantômes. Peut-être auraient-ils pu le mener à quelque campement, où il aurait pu prendre quelques jours pour se refaire une santé et repartir avec davantage de forces. En l’état, il avait épuisé les deux gourdes, qui malgré leur poids étaient déjà bien entamées lorsqu’il les avait trouvées, et de nourriture il ne lui restait rien. Mais après tout, ce n’était pas sa faute. C’était le démon vautour qui avait tout déclenché. Et Bill W. Wyatt en connaissait la raison.
Devant la porte de la petite église, il hésita. Était-ce une épreuve ? Dieu, goguenard, le défiait-il d’entrer en sa maison, lui, promis aux supplices et au hurlements éternels ?
Il entra et fut aveuglé par la pénombre. À genoux, il laissa le temps à ses yeux de s’accoutumer à l’obscurité, car le bâtiment ne possédait ni fenêtre, ni vitrail. Au fond, un autel, surmonté d’un immense Jésus en croix. Six rangées de bancs parfaitement vides le contemplaient sagement ; Wyatt se demanda depuis combien de temps le lieu était abandonné.
Depuis toujours fut la seule réponse qui s’imposa à lui.
Goûtant la fraîcheur du lieu, Wyatt prit le temps de s’asseoir et contempla la statue. Jésus semblait le fixer dans une supplication muette.
Je te sortirais pas de là, l’ami. T’es comme moi, tu sais, tu l’as pas volé...
Il ricana et entreprit d’aller le regarder de plus près. Composée de marbre bleu, la statue était d’une exceptionnelle facture, et s’il parvenait à se retenir de vider son chargeur dessus, il pariait qu’elle tiendrait encore bien des siècles sans s’altérer.
La couronne d’épine, en revanche, était faite de tiges de fer entremêlées et hérissées de pointes acérées, elle était en revanche couverte de rouille au point d’être brisée à certains endroits ; il était en vérité miraculeux qu’elle tienne encore sur la tête de marbre.
Wyatt rit à nouveau sans joie, avant de ramasser une bible posée en évidence devant le Christ. L’ouvrir lui remémora les temps si lointains de son enfance où chaque jour son père lui faisait réciter par cœur un psaume, qu’il s’échinait à apprendre toute la journée durant, sous peine de recevoir un coup de bâton pour chaque hésitation.
Et dans son souvenir, le vieux y allait fort avec sa trique. Le Vieux Goret, qui avait fait fortune en se ruant, comme des millions de crétins comme lui dans les mines d’or de Californie. C’était une brute avinée, un bigot n’ayant appris à lire que la Bible. Mais il en avait trouvé, de l’or. Et Wyatt en avait ri des semaines durant quand un chariot chargé d’or brut s’était renversé sur lui, le coupant presque en deux à la taille. C’était pour toutes les fois où il l’avait traité d’imbécile, et toutes les marques sur son corps.
Il en riait davantage aujourd’hui, et le rictus du Christ-Roi semblait l’accompagner.
Il ouvrit la petite bible avec précaution, et en lut la première page.

« Donald M. Grant Publisher
1882 »

L’édition était donc récente, mais à peine eut-il ouvert le livre en son milieu que celui se défit et répandit les feuilles jaunies et rongées par le temps au sol dans un tourbillon dont le son lui rappela la présence du démon, qui l’attendait dehors, patiemment. Wyatt savait que cet endroit, si frais, confortable et apaisant qu’il était serait son tombeau s’il restait.
Et rien ne le rassurait dans l’idée de passer la nuit en compagnie du champion toutes catégories de la souffrance.

*

Deux jours. Il lui avait fallu deux jours de plus pour enfin entrevoir l’objet de son désir.
La nuit précédente, du sommet d’une dune, il avait aperçut, à l’horizon, une lueur. D’abord très vague, au point qu’il n’aurait su dire s’il la fantasmait, elle s’était intensifiée à mesure qu’il s’en rapprochait. Elle était même visible de jour, excepté lorsque le vent soulevait le sable pour en boucher son nez, sa bouche, ses oreilles et tous les pores de sa peau.
Wyatt se sentait excité et parvenait à ignorer la douleur intense et constante ; il se sentait comme le jour de ses quatorze ans où, porté par son père à Carson City dans la calèche qui faisait la fierté du Gros Goret, on l’avait lâché dans le bordel pendant deux jours. Deux jours extraordinaires pendant lesquels il était devenu un homme, mais rien n’avait remplacé l’excitation précédant ces deux jours.
Il accéléra le pas, au risque de s’épuiser. À la tombée de la nuit, il y serait, et le voyage n’aurait pas été vain. Il s’accorderait là bas – quelque endroit que ce soit – du whisky à volonté et la plus longue nuit blanche de sa vie, suivie de la plus longue nuit de sommeil. Car il sentait que ses dernières forces étaient là, son corps puisant les dernières réserves dans sa volonté de fer, seule qualité qu’il avait héritée de son père, Dieu ait son âme en répulsion pour l’éternité.
Et la ville approchait, car c’était bien une ville, il l’apercevait à présent, monumentale, vivante et lumineuse. Le jour tombait et son éclat gagnait en intensité ; il apercevait à présent ce qui lui paraissait être d’immenses bâtiments, dont il ne pouvait concevoir le gigantisme. Il attribua d’abord leur taille à un effet de l’esprit, le sens des proportions étant faussé dans le désert, mais alors qu’il approchait, la réalité le rattrapait : d’immenses tours en dominaient de plus modestes, et toutes étaient aussi lumineuses. Le bleu dominait, chatoyant et se fondant avec le ciel ocre ; les autres bâtiments renvoyaient des teintes blanches se mêlant aux nuages et d’étranges reflets rouges et bleus clignotants, disparaissaient et réapparaissaient sans cesse, dans un ballet aléatoire et fascinant.
À l’approche de la cité, le démon vautour s’était tu. Il restait à présent à bonne distance derrière Wyatt, et tout dans son attitude révélait la crainte. Wyatt s’en accommoda, heureux de voir enfin la bestiole prendre ses distances.
Tu m’auras pas, saleté... Tu me boufferas pas, restes donc dans ton désert jusqu’à ce que tu crèves, tu pourras bouffer tes propres boyaux !
Il approchait des portes de la ville et remarqua un cercle au sol, signant l’arrêt du désert et le commencement d’autre chose, du goudron sans doute, même si cela paraissait plus lisse et beaucoup plus noir. Au moment de franchir la limite, une voix l’interpella avec force.
— Arrêtez-vous ! Et identifiez-vous !
Wyatt obéit au premier ordre et ignora le second. Il s’aperçut qu’il n’avait à aucun moment réfléchi à un nom d’emprunt. Il n’allait pas donner un nom recherché dans les états du Nevada et de Californie, même si ce lieu semblait totalement différent et tellement coupé du monde. L’accent de l’homme l’avait choqué, son débit très rapide, sa diction très claire et la fin des mots très allongée, là où lui mangeait la fin des siens, quand ce n’était pas le mot entier.
Il choisit de donner le prénom de son père et le nom de jeune fille de sa mère, faute de mieux et de temps, car il remarqua un objet noir qui, s’il ne ressemblait que vaguement à un revolver, était tout de même pointé sur lui.
L’homme portait des vêtements étranges, et il remarqua une femme, en retrait, queue de cheval blonde, les cuisses apparentes et les bras dénudés. Elle aussi pointait sur lui une arme qu’il n’aurait su identifier.
— Je m’appelle Patrick Cogan, me donnez vous la permission d’entrer ?
L’homme et la femme se regardèrent brièvement et s’esclaffèrent, dans un fou rire d’une bonne demi-minute. Wyatt bouillait, de l’intérieur cette fois.
— Excusez l’ami, mais cet accent ! Désolé vous ne pouvez pas entrer. Ce lieu n’est pas adapté à une personne de votre temps.
Wyatt sursauta de surprise. Il avait fait tout ce voyage et avait lutté contre la mort et son destin funeste pour discuter avec des fous ? Ce que cet homme disait n’avait aucun sens. Il allait entrer dans la ville, que ça leur plaise ou non.
— Écoutez, laissez-moi entrer, je peux vous être utile, je sais ferrer un cheval, je suis dur au travail et j’ai assez étudié la Bible pour l’enseigner à n’importe lequel de vos enfants...
Ils éclatèrent à nouveau de rire, en vérité ils semblaient réellement ne plus pouvoir s’arrêter, jusqu’au moment où ils le virent braquer le colt dans leur direction.
— Je vais entrer, je vous le dis.
Ils ne riaient plus du tout à présent. La femme sembla parler seule en tenant son oreille, ce qui parut cocasse à Wyatt malgré la tension palpable.
Il fit un pas.
— L’ami, si j’étais vous je ne...
Deux pas.
La femme hurla :
— Arrêtez ! La barrière, la ba...

*

Wyatt vit d’abord, en une fraction de seconde, son revolver rougir à blanc puis fondre, alors même qu’il réalisait son troisième et ultime pas. Le métal en fusion se répandit sur sa main, mais la douleur n’eut pas le temps d’émerger car dans l’élan de cet ultime pas, sa main tout entière, jusqu’au coude, disparut dans un nuage de chair carbonisée.
La terreur le renversa en arrière et il s’effondra ; la chute fut suivie d’une douleur insoutenable, mais il l’accepta comme il avait décidé d’accepter son destin. Il entendait les cris de la femme, l’homme qui lui aussi semblait appeler des renforts en se parlant à lui-même...
Alors qu’il s’abandonnait à la douleur, une ombre se dressa au dessus de lui et dévora les étoiles.
Bruissement de plumes...
Un cri inhumain emplit l’univers et il sut qu’il vivait ses derniers instants. Il devina que ceux-ci s’annonçaient comme tout sauf agréables et il serra les dents, composant un dernier sourire rageur.

Le Vieux Goret avait raison, Bill. Il avait bien raison... Tu es un imbécile...

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