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Les grands magasins

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Au beau milieu de la foule, boulevard Haussmann, remontant les rues à contre courant, depuis la Trinité qui comme la lumière du phare me guide, majestueuse, blanche, divine. Les vitrines se sont parées de leurs plus beaux atours. Ça brille, ça paillette, ça pétille, ça resplendit des pieds jusqu’à la tête, du sol jusqu’au plafond. Il y a un monde fou, un fou monde. Un océan humain qui vagabonde, des vagues de funambules qui déambulent, s’arrêtent, admirent, achètent, cherchent un chemin ou tendent la main.
Il y a tant de vie dans cette ronde enivrante et pourtant... Au beau milieu de cette foule je suis perdue, seule, égarée. Les étoiles ne scintillent pas, ne me guident pas, ne chuchotent pas à mon oreille par dessus mon épaule. Je n’entends pas. Rien ne te réchauffe pas le coeur. Rien ne m’apaise. Les lumières colorées cependant, immenses, éclatante, défiant toute concurrence n’ont pas la couleur de l’âme, celle qui t’enveloppe soudain d’une chaleur indéfinissable quand elle te prend dans ses bras, coeur contre coeur. Là où on ne ment pas.

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