Les caprices du destin

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Mes thèmes de prédilection, les sujets de société, le fantastique, le "détournement de réalité", les histoires locales et abracadabrantesques, même si pourtant ... Nota Bene : « Les  [+]

Image de Printemps 2019

Vincent était rentré plus tôt ce mardi d'août particulièrement chaud. Les températures n'étaient plus descendues en dessous des vingt-cinq degrés Celsius depuis plus d'une semaine. Cette chaleur moite alourdissait ses gestes lents autour de la table de cuisine qu'il débarrassait. Il était conscient qu'il délaissait sa famille depuis qu'il avait démarré son nouveau travail. Il observait Jules, son grand garçon malingre qui, comme à son habitude, chahutait sa mère avec son petit rire moqueur jamais méchant qui le caractérisait. Cela se terminait toujours par une tendre accolade, signe d'une complicité sans faille entre sa femme et son fils, adopté il y avait presque douze ans maintenant. Jules partait ce soir fêter ses dix-huit ans avec sa bande d'amis. Avant de fermer la porte pour rejoindre Mathieu qui faisait vrombir le moteur de sa voiture pour exprimer son impatience, Jules se retourna. Il fut, comme à chaque fois, attendri par les regards de ceux qui lui avaient donné tant d'amour depuis son arrivée en France. Ces deux-là, il les aimait plus que tout. Il ne pouvait imaginer en claquant la porte qu'il ne les reverrait plus jamais...

Cela faisait deux mois que Jules avait quitté la maison sans laisser aucune trace de vie malgré tous les moyens modernes d'identification numérique. Vincent et sa femme Isabelle passaient des heures sur les réseaux sociaux afin de repérer le moindre post, tweet, la photo ou même la simple évocation du prénom de leur fils, Jules, disparu dans des conditions inexplicables le jour de ses dix-huit ans. Les deux parents étaient inconsolables. Leur vie était devenue un enfer, détruisant progressivement un bonheur pourtant installé depuis leur mariage quinze ans plus tôt. Une maladie congénitale était la cause de la stérilité de Vincent, mais aussi le coup de pouce du destin qui généra leur plus grande joie dans la vie, l'adoption de Jules, ce petit congolais de six ans qui quittait un pays en guerre pour rejoindre un cocon inespéré après tant de souffrances et de peurs. La mère d'Idriss, rebaptisé Jules à son arrivée en France, fut massacrée, à l'instar de presque tous les autres habitants du village, par des mercenaires à la botte des forces rebelles non gouvernementales.

Leurs journées s'allongeaient de semaine en semaine au fur et à mesure que leurs nuits s'écourtaient. Vincent et Isabelle, au bord de la crise de nerfs, arrivaient progressivement dans les affres de l'épuisement. Ils ne se sentaient pas écoutés par la puissance judiciaire qui, sous prétexte de la récente majorité de Jules, avait beaucoup de peine à faire preuve de compassion, mais surtout de motivation à réaliser de réelles recherches. Le mur auquel ils devaient faire face leur renvoyait une image de culpabilité latente. Les regards de certains fonctionnaires de police étaient sans équivoque. Ils n'étaient peut-être pas de si bons parents, comme ils le prétendaient, pour que leur fils ait décidé de voler de ses propres ailes le jour de ses dix-huit ans, comme la loi le lui permettait. Pour ne pas sombrer dans la démence, Vincent négocia sans trop de difficulté auprès de son employeur un congé sans solde pour se consacrer entièrement à la recherche de son fils.

Mathieu fut très surpris de la visite des parents de Jules. De nature timide et anxieuse, il était mal à l'aise. Il butait sur chacun de ses mots et cela agaçait fortement Vincent qui se mettait en tête que ce comportement anormal traduisait le manque de volonté du jeune garçon à dire la vérité. Isabelle mit une main apaisante sur le genou tremblotant de Vincent afin de le calmer. Mathieu n'avait, de toute façon, pas grand-chose à raconter. Il semblait lui-même très en colère à l'égard de son ancien camarade. Jules avait filé à l'anglaise au milieu de la soirée, laissant en plan ses amis sans aucune explication ni au revoir. C'était un lâcheur et, si Mathieu ne pouvait l'avouer qu'à demi-mots aux parents de Jules, la plupart des personnes présentes à cette soirée d'anniversaire ne faisaient pas grand cas de sa disparition. La plus touchée, peut-être, restait Kymia, la dernière à avoir intégré le groupe par l'intermédiaire de Jules, une très jolie fille rencontrée lors de l'une de ses sorties solitaires sur Lille.

Les parents de Jules sortirent de leur entrevue avec Mathieu sonnés. Comment Jules, lui aussi attachant et sensible aux marques de tendresse avec ses parents, pouvait-il entretenir des relations aussi superficielles avec son groupe d'amis ? Qui était cette Kymia qu'il fréquentait apparemment assidûment sans jamais n'avoir prononcé ne serait-ce qu'une seule fois son prénom à la maison ? Et surtout, ils n'avaient aucune connaissance de ses pérégrinations solitaires sur Lille. Mais pourquoi ne leur en avait-il jamais parler ? Le doute les emporta vers des conjectures multidimensionnelles. L'image de la jeune policière dédramatisant par un clin d'œil évocateur la disparition de leur fils en observant la photo qu'ils venaient d'apporter leur revint brutalement à la figure. Ils avaient peut-être tous raison ; malgré les apparences, ils connaissaient peu leur fils. Aux interrogations vint se greffer le sentiment de culpabilité. Malgré la force intérieure toujours intacte, ils s'enlacèrent et pleurèrent longuement. Ils partaient probablement vers un périple douloureux mais ils iraient jusqu'au bout. L'amour infini pour leur fils les conduirait vers le chemin de la vérité quelle que soit la forme qu'elle prendrait.

La tension était montée d'un cran au sein du couple depuis les dernières révélations. Si leur fils semblait avoir eu des secrets vis à vis d'eux, sans jamais prononcer le mot, ils savaient qu'eux aussi avaient décidé de vivre dès le départ leur relation à partir d'un mensonge. Cela n'entamait cependant en rien leur volonté de le retrouver. Vincent fouilla la chambre de Jules à la recherche d'indices. Il n'y avait qu'une piste sérieuse sur laquelle reposait tous leurs espoirs, partir à la quête et retrouver Kymia. Vincent découvrit qu'il s'agissait d'un prénom congolais signifiant « paix ». Jules, qui avait fui très jeune la guerre, avait dû trouver en Kymia la paix qu'il recherchait. Gêné de violer le sanctuaire de son fils, il finit enfin par trouver ce qu'il recherchait. La petite boîte rouge à bandes jaunes de Jules renfermait de nombreux objets, des photos, des lettres, des cartes postales et autres papiers secrets matérialisant ses souvenirs et autres petits bonheurs qui ont jonché sa vie. C'est sur un ticket de métro qu'il trouva le prénom de Kymia avec un numéro de portable.

Il s'agissait d'agir avec tact pour suivre la piste de Kymia. Vincent dit à Isabelle qu'il serait trop dangereux de l'appeler directement. Si Jules les fuyait réellement, elle pourrait le prévenir. Aussi Vincent, avec beaucoup de sagesse, préféra s'en référer à la police pour localiser la jeune femme. Isabelle dut faire preuve de beaucoup de conviction pour obtenir la promesse du jeune fonctionnaire de police à investiguer sur le numéro de portable et le prénom associé. Les deux parents, jusqu'alors désespérés, étaient désormais convaincus qu'à travers cette piste, ils retrouveraient leur fils. Et ce d'autant plus que Mathieu, probablement par honte de ce qu'il avait révélé sur la vraie nature des relations de son groupe avec leur fils, à savoir qu’ils le fréquentaient surtout pour son argent et sa belle maison où ils se réunissaient régulièrement pour faire la fête quand les parents partaient en week-end, vint leur rendre visite pour leur annoncer qu'il avait vu sur Instagram une photo récente de Jules bras dessus-dessous avec la ravissante Kymia.

Vincent rappelait régulièrement le commissariat pour avoir des nouvelles. Cela dura des mois interminables où la morosité l'emporta sur tout autre sentiment. Vincent et Isabelle savaient maintenant que, contre toute attente et sans aucune ambiguïté, Jules avait quitté de son plein gré le foyer familial pour vivre loin de ses parents. Ils ne le vivaient pas comme une trahison, mais plutôt comme un vide abyssal venu s'inviter subrepticement dans leur vie. Toutes ces années de bonheur ne s'effaceraient jamais. Elles restaient une raison d'être. Vincent et Isabelle passaient de nombreuses heures dans leurs albums photos, à revivre inlassablement un bonheur passé qu'ils ne revivraient probablement plus jamais. Voilà maintenant presque un an que Jules avait quitté la maison. Vincent avait, entre-temps, reçu un appel du commissariat confirmant ce qu'ils pressentaient. Leur fils, Jules, vivait désormais sur Lille avec une nouvelle identité qu'il ne souhaitait pas communiquer à ses anciens parents. Après avoir connu le déni, avoir sauté l'étape de la colère par amour pour ce fils tant chéri, Vincent et Isabelle devaient maintenant démarrer leur deuil en entrant définitivement dans l'ère de la résignation.

Vincent et Isabelle vécurent dès lors avec l'absence de celui qui fut leur unique réel bonheur et à qui ils avaient tant donnés. Aucune colère, Jules leur avait tant rendu, juste submergés d'une tristesse qui ne les quittera plus jamais...

Douze ans plus tard...

Vincent et Isabelle regardaient comme à leur habitude les actualités sur la chaîne publique quand ils se rendirent dans la cuisine afin de manger un morceau de gâteau en souvenir de leur fils disparu le jour de son dix-huitième anniversaire. Ce rituel, d'apparence ridicule, était pour eux l'occasion de garder vivante la mémoire de la vie d'avant, quand Jules comblait leur existence. Cette soirée avait une saveur toute particulière, probablement une mélancolie encore plus prégnante, car il s'agissait du trentième anniversaire de celui qu'ils savaient vivant et qu'ils espéraient de tout leur cœur heureux quelque part. Le téléphone sonna.

Vincent et Isabelle se jaugèrent. À qui le tour ? La dernière fois que la sonnerie avait retenti, c'était il y a presque deux mois, tant ces deux fantômes s'étaient isolés du reste du monde dans la lente descente aux enfers de la perte de leur fils. Dans un effort surhumain, Isabelle franchit sans poser de questions les quelques mètres qui la séparaient du combiné et décrocha. À la grande surprise de Vincent s'ensuivit un long silence, comme si Isabelle devait faire face à un long monologue. « Probablement une voix électronique vantant les mérites de tel ou tel service », pensa Vincent quand Isabelle étouffa un cri. Son visage déjà très pâle devint transparent. Elle s'effondra sur elle-même en murmurant un sobre « oui bien-sûr ».

Quelqu'un frappa alors à la porte d'entrée. Isabelle s'empressa d'aller ouvrir. Elle se figea, muette devant le spectacle grandiose qui s'offrait à elle.

— Mon fils, susurra-t-elle en sanglotant.

Elle s'avança, tremblante, vers celui qu'elle n'avait plus vu depuis douze ans. Vincent, en larmes, s'approcha à son tour derrière elle, déambulant comme un zombie. Son regard ahuri croisa également celui d'un petit garçon de six ans, copie conforme de Jules quand il était enfant.
Vincent fixa Jules du regard :

— Mais... Pourquoi ? implora-t-il dans un gémissement plaintif, comme si la réponse pouvait effacer d'un coup de baguette magique douze années d'absence.
— Mon fils, annonça fièrement Jules redevenu Idriss, éludant ainsi la question en pointant du doigt le jeune garçon dont le sourire maintenant irradiait la pièce.

Idriss présenta également sa femme Kymia, tout aussi solaire, et surtout celle qui, bien malgré elle, serait l'explication de toute cette histoire, la merveilleuse Maka.

Maka provoqua effectivement, sans le savoir, le départ, il y a douze ans, de Jules en réalisant une promesse qu'elle s'était faite. Maka s'était battue pour obtenir l'adresse et les coordonnées d'Idriss. Elle avait remué ciel et terre pour aboutir à cette association congolaise lilloise. Par éthique, les membres de l'association avaient refusé de divulguer la nouvelle identité et surtout le lieu de résidence de Jules, mais c'était sans compter sur ce coup du sort. Kymia, dont la mère travaillait à l'association, avait entendu ses parents évoquer le cas de Maka, qui recherchait son fils pour lui expliquer, le jour de ses dix-huit ans, que c'était par amour qu'elle avait décidé de le confier à une famille française. Confier son fils au service d'adoption fut pour Maka un geste d'espoir, malgré la douleur de la séparation, car elle donnait un avenir à son fils, ce qui était, à l'époque, impossible dans son propre pays. Ce fut un sujet de discussions passionnelles entre les parents de Kymia qui, elle, avait vite tranché. Il était inconcevable d'empêcher une mère de dire tout son amour à son fils.

Kymia entreprit les démarches pour retrouver Jules. L'accès aux fichiers de l'association de sa mère l'y aida fortement. Retrouver Jules fut un jeu d'enfant. Provoquer une rencontre pour organiser l'appel de Maka fut plus compliqué. Ce fut grâce aux réseaux sociaux qu'elle y parvint. Elle invita Jules à la rejoindre dans sa communauté congolaise pour lui faire découvrir la culture de son pays d'origine. Au départ, ce furent surtout les charmes de Kymia qui motivèrent Jules à intégrer l'association. Mais très vite, il tomba également amoureux de ses racines. Bien-sûr, il ne rejetait pas la culture inculquée par ses parents. L'amour qu'il portait à ses parents serait toujours bien plus fort que n'importe quelle culture... Jusqu'au jour...

Vincent prit les mains d'Isabelle et s'avança au plus près de Jules :

— Pardonne-nous s'il te plait Jules, ce fut une erreur monumentale. D'ailleurs, ta mère et moi on a longtemps hésité à revenir sur ce mensonge. Nous pensions bêtement qu'il serait plus facile pour toi d'admettre une nouvelle vie sachant que ta mère avait été tuée par la barbarie que tu fuyais en nous rejoignant. Mais il était trop tard, nous étions prisonniers de ce mensonge même si on savait que tu nous aimais pour nous-même et que tu étais parfaitement capable de comprendre cette situation.

Le visage de Jules se crispa sous l'effet d'une colère encore difficile à contenir.

— Vous rendez-vous compte ? Imaginez ma situation quand, le jour de mes dix-huit ans, Kymia m'entraîna à l'abri du bruit d'une discothèque surchauffée. J'étais en transe, il est vrai aidé par l'alcool qui commençait à me monter à la tête. Au calme, dans une salle adjacente insonorisée, elle me donna son portable et, avec un sourire ravageur, me dit : « Tiens, surprise ! »

Son téléphone vibra quelques secondes après. « Réponds, c'est pour toi », me confirma-t-elle.

— Quand Maka se présenta comme ma mère, je l'insultai de tous les noms. Comment pouvait-on se faire passer pour une mère sauvagement tuée par des barbares ? Fou de rage, je raccrochai. Kymia me prit dans ses bras et me donna tous les détails pour arriver à une seule conclusion : vous m'aviez menti. Mais comment peut-on mentir sur la mort d'une mère ? C'était pour moi inconcevable. Je ne voulais plus vous voir. Je rappelai Maka et échangeai longuement avec elle. Nous décidions de nous voir une fois par an, au Congo. Toutes ces années, j'attendais ma date d'anniversaire pour aller rencontrer ma mère et nous passions quelques jours ensemble, à parler de tout et de rien, de la vie, de celle qui était devenue ma femme et grâce à qui je l'avais retrouvée, de mes espoirs, de mes désespoirs, mais jamais, oh non jamais de vous. Maka pensait que je ne parlais jamais de vous par pudeur, afin de ne pas la blesser de m'avoir abandonné, ce que pouvait signifier le geste de m'avoir confié à l'adoption. C'est seulement l'année dernière qu'elle a compris la situation qu'elle avait provoquée sans le savoir. Pour la première fois, en effet, je parlais de vous. Elle m'a supplié de vous pardonner, au même titre que je lui avais pardonné. Je lui ai alors fait une promesse, celle de venir vous expliquer, le jour de mes trente ans, pourquoi je vous ai quitté le jour de mes dix-huit ans. Je l'invitai à venir partager ce moment en France. Au même titre que vous m'avez fait vivre douze ans avec l'idée que ma mère était morte, je vous ai fait vivre douze ans avec l'idée que vous ne reverriez plus jamais votre fils. Cela peut vous paraître cruel, mais cela était, à mes yeux, la seule thérapie pour être quitte et redémarrer à zéro notre relation. Je n'en suis pas fier et je sais que les conséquences furent violentes sur votre existence.
— Ce n'est rien, on t'aime Jules, fut la seule réponse de Vincent, que répéta dans un sanglot Isabelle.

Comme réaction, ils embrassèrent Idriss qui ne sera plus jamais Jules mais qui est redevenu un fils qu'ils partageront désormais avec Maka qu'ils enlacèrent également. Kymia vint avec le petit Angolo s'emmitoufler au cœur de la mêlée qui devint, par la magie du moment, une famille réunie qui ne se quitterait plus jamais.


Le destin a ses caprices que même les mensonges n'arrivent à détourner.

L'amour sera toujours plus fort...

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Yasmine Anonyme · il y a
Un très belle histoire bien raconté toutes mes voix**** Je vous invites à lire ma TTC en concours. Merci d'avance et bonne journée!
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/les-inventions-naissent-mais-les-hommes-meurent-1

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Gabriel Epixem · il y a
Belle histoire.
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Florence · il y a
Être prisonnier d'un mensonge doit être insupportable. Votre histoire pourrait faire l'objet d'un plus long texte. J'aime et je vote.
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Julia Chevalier · il y a
belle conclusion.
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Zou zou · il y a
Un jour ou l'autre ...la vérité éclate , alors ! Toutes mes voix
En finale Poésie avec ' Cataclysmal 'si vous aimez

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M BLOT · il y a
Je vous remercie et vous soutien ! Émouvant récit ❤️🍀
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M BLOT · il y a
Vous pouvez me soutenir sur. L'empreinte des souvenirs 😉 amitiés
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Dominique Coste · il y a
J'ai beaucoup aimé votre écriture, et l'histoire est très émouvante . Merci à vous et bravo ! Je vous offre mes voix.
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Pensées Légitimes · il y a
merci
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Samia.mbodong · il y a
Sacré mensonge et sacré destin.
Quelle histoire, on avance on avance on veut savoir, vous arrivez à nous passionner Bravo.
Beaucoup d’émotions dans cette histoire qui renvoi inévitablement aux sujet grave des conséquences de l’adoption.
C’est excellent
Bravo et merci.

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Pensées Légitimes · il y a
merci
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Pensées Légitimes · il y a
merci
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Lafaille · il y a
Mon vote!
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Cathy Grejacz · il y a
Mon vote pour ce texte prenant. Le sujet du mensonge est intéressant

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