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Les oiseaux chantaient, le soleil brillait et une douce brise faisait valser les bourgeons de printemps. Un temps parfait, pour une journée horrible... Sarah rentrait du lycée à pied, comme tous les jours depuis le retour du beau temps, mais elle était plus concentrée sur le livre qu’elle avait en main, que sur le paysage bucolique du parc autour d’elle. Lisant assidûment malgré les soubresauts dus à la marche, elle ne vit pas l’ombre qui la suivait à bonne distance depuis sa sortie des cours. Arrivée chez elle, ses chaussures volèrent dans le vestibule et elle monta quatre à quatre les marches de l’escalier pour se retrouver dans son antre.

Elle ouvrit son ordinateur, assise en tailleur sur son lit et fit défiler les nouveautés musicales d’un chanteur de folk mises comme ambiance son dernier album. Une alerte mail fit vibrer son smartphone, et elle vit 17h39 s’afficher sur l’écran. Sa mère rentrerait dans 40 minutes, elle avait intérêt de se dépêcher si elle voulait grignoter des cochonneries en chocolat... Se rendant dans la cuisine, accompagnée de son fidèle livre et de son associé numérique portatif, elle se figea en remarquant une silhouette à la fenêtre. Dans un élan inconscient, elle bondit vers la vitre et vit l’inconnu s’enfuir derrière la maison. Le suivant dans le jardin, quelle ne fut pas sa surprise de se retrouver face à un garçon de son âge.

Ce jardin elle le connaissait depuis qu’elle était née. Elle avait jouée dans le bac à sable, installé spécialement pour elle, elle y avait fait ses goûters d’anniversaire, elle avait embrassé son premier copain sous le cerisier et avait révisé son bac de 1ère, allongée sur l’herbe qu’il foulait en ce moment même. Il la scruta un moment avant de prendre la parole, et elle en fit de même, observant ses cheveux noirs en bataille, ses yeux pénétrant et sa tenue tout de noir vêtue. Il s’approcha d’elle, et quand il fut assez prêt pour presque la toucher, il lui sourit et se présenta.

« Je m’appelle Ganet. Et j’attends ce moment depuis si longtemps Sarah...
- On... se connaît ? lui demanda-t-elle perplexe.
- Moi je te connais. Je t’observe depuis ta naissance.
- Ok, c’est creepy de dire ça !
- Non, non ! Ne te méprends pas, je ne suis pas un pervers.
- Ah bon ? Parce que le fait de « m’observer », continue-t-elle en mimant des guillemets, ça fait pas super pervers ?
- Tu ne comprends pas, je suis là pour la prophétie !
- Ok... Aller tchao le timbré ! s’exclama Sarah en se retournant et fermant la porte fenêtre de la cuisine derrière elle. »

« Sarah ! » cria le type à maintes reprises, tambourinant contre la vitre et cherchant des yeux la jeune fille. Cachée derrière le comptoir, à l’abri des regards, elle se demandait réellement qui était ce type, et ce qu’il avait bien pu fumer... Accédant au téléphone posé plus tôt sur une table dans son dos, elle appela Julie, sa meilleure amie. « Allo Julie ! Ouais, nan c’est pas pour ça. Dis-moi, tu connais un certain Ganet ? Non, je me fous pas de toi. Ce mec doit avoir notre âge et il est... Julie, je me fous de savoir si un type est mignon, quand il squatte mon jardin et me fout la trouille de ma vie ! Si tu pouvais... Allô ? Allô ! Fait chier...» Sarah vérifia son téléphone et confirma ses doutes : plus de batterie. Se sentant dans une vraie galère, elle osa un coup d’œil en direction du jardin et eut la bonne surprise de le voir vide.

Un bruit sourd dans son dos la fit sursauter, elle manqua frôler l’arrêt cardiaque quand elle découvrit à nouveau Ganet, seulement séparé d’elle par le canapé. Jurant contre les dieux et les vents, elle fit un saut digne des jeux olympiques et monta les marches quatre à quatre. Une fois enfermée dans sa chambre, elle se posa deux secondes pour réfléchir. Elle avait laissé tomber son téléphone en bas et ses parents ne rentreraient pas avant 30 minutes environ... Son ordinateur ! Si elle envoyait un message à toutes les personnes proches d’elle géographiquement, il y en avait peut-être une qui serait assez rapide pour la secourir. Mais cet espoir mourut aussi rapidement qu’il naquit. Plus de batterie... Décidément soit elle n’avait vraiment pas de chance, soit le sort s’acharnait délibérément contre elle.

Toc. Toc. Toc. Faisant volte-face, elle fixa la porte fermée à clef, tenant son ordinateur au-dessus de sa tête. Quitte à perdre quelque chose, autant que ce soit son ordinateur, plutôt que sa vie... « Sarah... » soupira la voix trainante du jeune homme de l’autre côté, à genoux devant la serrure, tentant de la crocheter avec deux épingles. Entendant ces bruits suspects, Sarah le prévint du ton le plus assuré qu’il lui était permis « Attention je suis armée ! » Un instant de silence, puis s’ensuivit un rire d’abord moqueur, puis totalement euphorique. Le cliquetis reprit de plus belle, et il ne fallut pas plus de quelques secondes à Ganet pour ouvrir la porte sous les yeux apeurés de Sarah.

« Je savais que tu ne me décevrais pas ! lui avoua-t-il, s’accolant à la commode en bois à l’entrée de la chambre.
- Mais qui es-tu bordel !
- Ecoute, je sais que tu dois avoir beaucoup de questions, mais il faut que tu viennes avec moi. Le temps presse, ils sont peut-être déjà en route.
- Mais t’es complètement malade ma parole ! Je te préviens, j’ai déjà appelé les flics !
- Non, pouffa-t-il, je ne sais que tu ne l’as pas fait. D’ailleurs la police ne pourrait rien contre eux, ils sont trop dangereux.
- Qui ça eux ? Le seul danger que je vois ici : c’est le malade mental qui est entré chez moi par effraction !
- Effraction ? La porte n’était pas verrouillée...
- Ça ne veut pas dire que c’est journée porte ouverte !
- Calme-toi Sarah. Je t’expliquerai tout en chemin mais tu dois me faire confiance. Prépare tes affaires, je ne sais pas quand tu pourras rentrer.
- Il est timbré... Il est timbré... Il est timbré ! répéta inlassablement la jeune fille, se collant au mur au point de presque se fondre dedans.
- Je ne suis pas fou. Et je sais comment te le prouver... Tu n’étais pas censée voir ça, mais la situation l’oblige. »

A ces mots, elle vit Ganet faire tournoyer ses mains et resta tout aussi sceptique à la fin du pire spectacle de marionnettes qu’il eut été donné de voir. Les bras las de tenir l’ordinateur en joue, elle baissa cependant sa garde et il en profita pour lui arracher des mains. Mais avant qu’elle n’ait eu le temps de protester, il l’ouvrit et fit défiler sur l’écran noir un message de lettres blanches : « Tu voulais une preuve ? En voici une. Je ne suis pas fou. » Pas du tout convaincue par sa prestation, Sarah tenta un passage en force, mais il la contra et la renvoya s’assoir sur son lit. Il sourit du défi qu’elle lui lançait et lui montra alors ce qu’elle ne devait voir.

Des éclairs jaillirent de ses doigts et vinrent se fracasser dans un grondement sur chaque prise de la pièce. L’électricité lui sortait du corps, coupa chaque appareil électronique et fit exploser les ampoules de toute la maison. Ravi de son effet sur la jeune fille, Ganet poussa son zèle et la toucha alors par accident, l’électrocutant. Inconsciente, elle s’effondra sur le sol et il dut la porter sur son dos, pour l’amener jusqu’à son véhicule et prendre la route de l’école.

Une heure plus tard, Sarah émergea de son sommeil dans un sursaut, perturbée par l’arrêt du bercement de la route. Elle se redressa sur ses coudes et identifia son environnement comme la plage arrière d’une voiture. Le siège du conducteur était vide et personne ne semblait se trouver à proximité du véhicule. Elle tenta alors sa chance et ouvrit la portière le plus discrètement possible. Toujours personne à l’horizon, elle sortit lentement de la voiture et fit quelques pas à l’affut d’une quelconque présence. Mais à peine devina-t-elle le bâtiment devant elle, jusqu’alors caché par un amas de brouillard, que la silhouette de Ganet s’en détacha. Elle courut en direction inverse mais fut brutalement obligée de s’immobiliser quand un éclair lui barra la route telle une clôture. Elle se retrouva bientôt enfermée entre quatre rais lumineux de haut voltage, et Ganet rigolait dans son dos.

D’un signe de tête, il lui intima l’ordre de le suivre, et fit mouvoir les barrières pour qu’elle ne puisse qu’accepter. Une fois la porte du grand bâtiment décrépit passée, la surprise de Sarah fut de taille. L’intérieur était encore plus délabré que l’extérieur. C’était à peine si l’on savait comment les murs restaient debout. Ils traversèrent le grand hall d’entrée, contournèrent les immenses escaliers qui se divisaient en deux à l’étage et débouchèrent dans un couloir sombre. De là, ils entrèrent dans une petite pièce tout aussi lugubre, contenant pour tout et pour tout : une armoire. Les nerfs de Sarah lâchèrent à ce moment précis et elle éclata d’un fou-rire incontrôlable. Ne comprenant pas son hilarité, Ganet se tourna vers elle, l’air inquisiteur.

« J’ai compris ! Tu as voulu aller à Narnia, et tu t’es tapé la tête trop fort contre le fond de l’armoire ! explosa-t-elle entre deux rires tonitruants.
- C’est un passage secret, lui révéla-t-il après qu’elle se soit calmée.
- C’est. Un. Placard.
- Peut-être, mais il nous conduira vers l’école.
- Il est hors de question que je rentre dans un placard avec un kidnappeur. Il n’y a pas écrit « Stupide-blonde-aux-gros-seins » sur mon front.
- Nous ne sommes pas dans un film d’horreur Sarah...
- Ha bon ? Pour toi le kidnapping et l’enfermement dans un lieu sordide, ça fait conte de Bisounours peut-être ?
- Je ne t’ai pas kidnappée...
- Tu m’as extraite de force de mon domicile et me retiens contre mon gré. Si ce n’est pas la définition même de kidnapping, alors on ne parle pas la même langue !
- C’est pour ton propre bien. Tu es l’élue de la prophétie et tes ennemis pourraient t’abattre dans ton monde. Ici tu seras en sécurité. » acheva-t-il, avant que des éclairs ne partent une nouvelle fois de ses mains, pour faire le tour de l’armoire et revenir se concentrer sur la poignée.

Il l’enclencha et ouvrit la porte en grand, pour que Sarah puisse voir le fond la pièce, à la différence que celle à l’intérieur de l’armoire, paraissait comme neuve. Il entra le premier et regarda Sarah hésiter de l’autre côté. Il fallait bien avouer qu’elle n’en croyait pas ses yeux. Trop occupée à découvrir cet « autre monde » comme il l’avait laissé entendre, elle ne remarqua pas que la barrière la retenant prisonnière s’était évaporée. Poussée vers l’inconnu, elle pénétra à son tour, et se retrouva derrière l’armoire, dans une pièce flamboyante de couleurs.

Un geste, il l’invita à le suivre, et ils firent le chemin inverse d’à leur arrivée. Tout était en parfait état : les pierres grises étaient redevenues blanches, au sol les dalles défoncées formaient maintenant des mosaïques complexes, et de grands lustres pendaient au plafond du hall, renvoyant de leurs milliers de cristaux, la lumière des fenêtres et vitraux. Cet endroit était magnifique, et Sarah se perdit dans sa contemplation, si bien que Ganet dut revenir sur ses pas, l’amenant finalement à un salon où deux fauteuils en cuir trônaient devant une immense cheminée en marbre, où un feu crépitait. S’asseyant toujours silencieuse, la jeune fille continua d’observer le tapis, les bibliothèques et les motifs des vitraux de la salle, jusqu’à ce que son compère la ramène à la raison.

« Tu es ici dans une école, Sarah.
- Genre Poudlard ?
- Non...
- L’institut Xavier ?
- Non...
- L’école des Winx ?
- Pardon... ?
- Non, rien.
- C’est une école pour les gens qui ont des capacités incroyables, des dons, et qui veulent apprendre à s’en servir.
- Vous faites de la magie ?
- Non, enfin pas vraiment...
- Alors va pour Charles... ajouta-t-elle plus bas, avec un petit sourire.
- Certaines personnes sont nées avec des capacités différentes, mais on ne sait pas pourquoi. Chacun ici possède un pouvoir, et certains peuvent avoir le même. Tu peux voir cela comme une loterie.
- Ou une mutation génétique... J’aurais quelques ouvrages à vous conseiller, si vous voulez comprendre...
- Il faut que tu saches, que tout ceci est très sérieux. Cette école est ancienne, elle recueille des enfants perdus et apeurés depuis plus de 950 ans, maintenant. Mais aujourd’hui, elle est en danger. »

Il se leva et dégagea de la bibliothèque à droite de la porte, un énorme livre aussi vieux que l’école elle-même. Il le lui tendit et se rassit face elle, l’observant pendant qu’elle feuilletait l’ouvrage. La couverture annonçait « L’histoire de Temvolé » : le nom de l’école. Construite par Wilfried Saperlipopette un puissant mage, à l’aube du millénaire, elle avait accueilli des milliers d’élèves et s’était développée en même temps que les pouvoir des êtres humains. Mais le château qui l’abritait était maudit. On disait que Wilfried avait volé les terres de son ennemi et avait même ensorcelé sa femme. Lui ainsi, que toute sa descendance et ses possessions seraient maudits à jamais. Une prophétie informait que seule « l’héritière de Saperlipopette pourra rompre le sort, libérer sa famille et délivrer l’école de son funeste sort. En la personne de Sarah, la victoire trouvera son heure de gloire et le sang de l’ennemi couvrira les corps des valeureux soldats morts au combat. »

« Plutôt perchée comme prophétie... J’apprécie particulièrement « les corps des soldats morts au combat », genre votre élue elle n’a pas l’air de servir à grand-chose au final.
- Peux-tu cesser d’être aussi sarcastique ?
- Peux-tu cesser d’être aussi... prophétique ! La seule élue qui existe c’est Buffy Summers, et si tu m’annonces que tu es un vampire, je t’achève à coup d’oignon dans le rectum...
- De l’ail.
- Pardon ?
- C’est de l’ail que l’on utilise contre les vampires.
- Je rêve... se plaignit-elle en levant les yeux et le bras au ciel. »

Désespérant de sa situation, elle se leva et demanda à faire le tour de l’école. Elle espérait qu’en acceptant de rester pour un temps, il la lâcherait avec son élue à noix, mais elle se trompait lourdement. A mesure qu’ils avançaient dans le château, il lui parla des différents pouvoirs, des cours de l’école (dispensés au moment même où ils parlaient, d’où l’absence de vies dans les couloirs), de comment les élèves utilisaient la magie une fois de retour dans le monde normal. En effet des élèves avaient lancé un sort à la création de l’école, la décalant dans le temps de leur univers. Ainsi ils pouvaient étudier tranquillement, tandis que le château tombait en ruine pour ceux qui ignoraient la magie. Au bout d’une demi-heure, n’en pouvant plus, Sarah s’écria en plein milieu de l’escalier :

« Et s’il y avait erreur sur la marchandise ? Et si je n’étais pas la bonne ?
- C’est ton destin. Tu es la Sarah qu’il nous faut.
- Mon nom c’est Sarah Sarp. Pas Sarah Connor, ok.
- Je...
- Et j’espère vraiment que si un jour j’ai un fils, il ne m’enverra pas un pauvre clodo trouvé dans la rue pour me sauter et engendrer le dit-marmot.
- Tu devrais arrêter de regarder tous ces films...
- Et toi de te faire des films ! Je ne vais pas me battre et risquer ma vie pour des gens que je ne connais pas et qui risquent de mourir de toute façon. Vous êtes des foutus magiciens, utiliser votre foutue magie ! Un coup de Avada Kedavra, c’est pas si compliqué !
- Ce n’est pas ce genre de magie... Ce n'est même pas de la magie. Tu dois comprendre que notre ennemi est très puissant, il a eu au moins un millier d’années pour s’entrainer.
- Attends une seconde. Tu m’as dit que l’école avait quel âge ?
- Heu... 950 ans et quelques je crois...
- Donc presque « un millier d’années »...
- Mais...
- Et vous connaissiez son existence ?
- Oui mais...
- Et y a pas un foutu crétin du bulbe qui s’est dit qu’il valait mieux l’affronter ou apprendre à l’affronter à ses élèves, plutôt qu’appendre à faire voler une plume à coup de Levioooosa !?
- Ce n’est pas ce genre de... recommença-t-il las de cette mission.
- Et bin ça aurait peut-être été plus simple ! Au moins Harry, il commence à se battre tout de suite... Flingue le bazar à coup de lance-roquette et c’est fini ! Ou alors flingue-moi, et j’en aurais fini.

Finissant de descendre l’escalier, les deux jeunes gens firent un tour sur eux-mêmes, à l’entente du nom de Ganet. Un homme dans la quarantaine et plutôt bien portant, courrait affolé en leur direction. Il manqua de s’effondrer sur Ganet, mais se retient à la rambarde. Il maugréa des paroles incompréhensibles, mais finis par les deux mots : « Sarah. Vient ! » Tous trois se précipitèrent alors vers la pièce où se trouvait l’armoire qui les avait emmené et y découvrir une femme dont la prestance n’égalait que son âge. Elle parut surprise en un premier temps de voir Sarah, mais elle outrepassa ce détails, pour elle : insignifiant. Elle annonça d’une voix grave et assurée :

« Nous sommes sauvés ! La prophétie va être accomplie.
- Madame la directrice... commença Ganet, pas peu fière de lui.
- L’élue Sarah, notre salue à tous est à présent prête à se sacrifier pour ses congénères. Elle...
- Ho, ho ! Calmos McGonagall. Je n’ai jamais dit oui. Et ce n’est pas en envoyant votre Don Jon Snow de pacotille, que je vais craquer comme une midinette. Ce qui vous arrive craint, c’est sûre, mais fallait peut-être penser à se sortir des doigts du cul un peu plus tôt...
- Qui est cette insolente petite créature ? aboya la directrice, révolter par le ton et les propos de l’insolente lui faisant face.
- C’est... Sarah madame, intervint Ganet.
- Fichtre non !
- Je vous assure que si... Sarah Sarp descendante des Saperpi, des Saperlipo, et enfin des Saperlipopette. Le nom a changé au fil des siècles, mais elle reste de la famille de notre vénérable Wilfried.
- Mon cher Ganet, ne pensez-vous pas possible, qu’avec les années... Les descendances se sont multipliées ! Elle ne fait pas partie de la bonne famille ! Celle-ci, oui. finit-elle de dire en pointant du doigt, une jeune fille rousse d’une vingtaine d’années, cachée dans un coin de la pièce depuis le début.
- Y en avait vraiment une autre alors ? Putain j’étais sûre que ce n’était pas moi ! Haha, bonne chance ma veille ! Bon bah les gars, moi je m’en vais alors. Tchao, Bibbidi-Bobbidi-Boo et tout le bordel ! » trancha-t-elle, franchissant la porte de l’armoire, et la claquant derrière elle.


FIN
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