Leilamir

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Image de Printemps 2014
LUI .Tok... tok.... tok... ses pas résonnent dans mon tempo... tok... tok... elle déhambule dans le couloir blafard.... de son existence...tok...tok...elle se chaloupe dans ses reins...tok...tok...perchée dans ces pompes des grandes circonstence...le souvenir présent des postillons haineux.. piqués sur sa peau, de ces lèvres tendues à en disparaître sur la blancheur jaunâtre de d'un pouvoir .. perdu ..dans un haleine fétide... la main qui vole au bout du bras......tok...tok...elle se repense...

LEILAMIR Je regarde ma langue couler devant mes narines comme une écriture qui se meurt... salut toi comment va ta blessure,saigne toujours et c'est pas cher....pourpre pourpre mémoire qui coule mémoire qui chatouille cette âme trouée de mille plaintes refoulées,mémoire parfaite des jours imparfaits....
Moi et mes jours nous aurions été comme tous ceux qui doivent un jour
boire à pleins poumons sable en pluie et pluie de lumière
boire les vents qui nous déchirent les matrices
toutes les tempêtes et leurs échos lointains
Salut à toi ma mère j'ai le coeur plein de cicatrices...
Pourpre, pourpre, aïe, aïe, et demain, demain, un autre jour mais, pan, pan, ma mémoire, tu es sotte, tu sautes au-delà des barricades, que la nuit croit bien dresser...

.LUI La nuit....la nuit est venue jeter son ombre sur ces jours sans fin.. l'objet de ses pensées et à ne savoir comment endurer l'absence de la promesse du ruisseau qui chante , cette tacite qu'il devait honorer, au lieu d'en imposer... vaniteux soleil noir...quand elle est là au point de s'oublier , il fermerait les yeux....il écouterai ondoyer, un peu sa force , les feuilles voyagées , barques de son cœur , messagères délestées, dans les brûlures, au souffle du soir . Ce besoin impérieux de l'exigence, d'exister sur son domaine, du mur qu'il a dressé autour de sa paillasse, étouffant le mouchoir de ciel, qui persistait à lui promettre.... tok... tok... elle marche les pieds pris dans les clous, et sous ses talons aiguilles, le pavé chante son cheminement.... tok... tok... .sur les côtés ..dans ce tunel, comme le compartiment d'un wagon sans fenêtre , sans début et sans fin.. résonne son mutisme et son corps ponctue de ses seins, de sa tête, ses bras balencent son obstination sans but .. sans projet, sans avenir .. sinon que de marcher.. La voilà au centre. Les gradins sortis du néan se dressent tout autour .. et elle se divise .. dans l'habit de lumière , sérré à la peau.. et à l'autre bout là bas .. dans son pelage noir sous les cornes de sa volonté.. elle est double, le temps de la beauté du geste , elle croyait à la montagne à un seul versant mais elle est à la fois rétiaire et mirmillon, gladiateurs de ce temps moderne .. La foule, le public, la masse aveugle et anonyme sélèvent dans sa poitrine en sa respiration. Rappelles toi, ....... dans le cirque si tu gagnes tu seras roi de Citée, si tu perds, perds en Citoyen,... et ainsi des graffitis des Césars, fussent ils pondus par de frêles envieux ; toi tu étais au centre , portes le, ne t'abaisses pas au rang des minables ; ne fais pas de ce cirque une distraction. LEILAMIR .. j’ai toujours eu la sensation bizarre qu'il manque un truc quelque part ; un je ne sais quoi...ce n'est peut être qu'un plus ou un tout, un machin en marge, un épiphénomène, mais il manque quand même...je me gratte la tête pour pouvoir me répondre, je cherche, je cogite, je dissèque, j'analyse avec mes petits moyens...ces mots, ces verbes deviennent ma passion...je trouve...mais bien sur qu'il y a un chainon manquant, voir deux ou même plus...le récupérer hélas, je n'y peux rien...je sais, je sais..... je donne un air énigmatique, philosophique et pourtant ce n'est pas le cas , c'est juste ma particularité, ce que pour toi ou pour les autres est unique.....oui , je suis peut être unique ,ne le sommes pas tous ? pourtant...ce n'est ni le merveilleux ni le rare que je cherche, d'ailleurs il me semble que je ne cherche même pas, même plus...je me retrouve en "stand-by", prête à recevoir,à subir à attendre...attendre le dénouement divin....... attendre ce que j'ai longtemps attendu en vain...alors,je magnifie la vie par un mirage , ou la beauté des jours m'illusionne , ne pensant qu'a la liberté de mes pages, âme en peine , à présent elle papillonne... mais si mes yeux sont présentement sages, en mon être , le réel et le rêve à jamais fusionnent... LUI dans ces mots qu'on dit avec les yeux se retournant, en accomplissant une tâche quotidienne ; que dis je une corvée pour le commun des vivants , qui tout à coup renferme l'essence même de l’existence. Et aussi avec les doigts dans ses cheveux ,avec la main dans sa main, avec les lèvres sur sa joue, je suis là avec toi et on est pleins tous les deux l'un de l'autre , ces mots silencieux et attentifs avares de sons , riches de significations , les mots silencieux de la vie qu'on devrait partager depuis toujours, pour toujours dans le secret de notre gestuelle, oubliée la puissance de bas étage du pouvoir .. d'erxercer.. ce tu me dois.. je veux..et dans cette sugularité de l'absence ; le personnage danse de ses mille et un feux. Tok... tok.... tok... ses pas résonnent à nouveau dans ce couloir .. sous la pluie battante de ses orages de jeunesse , ou il ne reste que les postillons du je.. entre une blanche et une noire elle tangue dans ce port.. éphémère ,amarée à ce pieu dont les planches du ponton pourrissent du manque de soleil.Tok... tok.... tok.. et le couloir s'étire comme le ver rectiligne sans autre issue que sa prolongation . Jusqu'à ce que son pied vienne de se poser dans un rayon de lumière transversal lui indiquant une croisée des chemins. Son personnage , main dans la main à sa singularité qu'elle ne donne pas à voir, mais aussi avec ce qu'elle ignore d'elle même, peuvent soutenir qu'elle est juste et avoir la justice pour elle alors que toute une société la condamnerait , pour ces rèves de liberté.. qu'elle avorte là en plein carrefour d'abstinence pour venir dans... le feu passe au vert .. tût tût....tok.... tok..... tok..

LEILAMIR .. Entre les murs dorés par l’éclat du soleil, esclave de mes rêves je n' ai pas dormi..............Ce matin je n’ai pu tenir dans mes mains ce que portent les cendres bleutées du ciel.Soumise aux bourreaux de la réalité,je ne voyais que la cime haute du monde de ma fenêtre.....j’entendais les nuages mourir quelle douce agonie qui m’a étreinte. La vie semblait plus belle sous les tombes où j’enterrais les peurs que je ne pouvais fuir..

.LUI La consonnence de ses pas qu'on reconnaîtrait entre toutes, s'élève pourtant unique, entre une blanche et une noire ; le silence rythme ces traces dans la neige blanche de nos écrans .. là sous vos yeux..

LEILAMIR.. Certaines personnes peuvent passer une vie entière sans devenir adulte, je réalise aujourd'hui l'erreur que j'ai commise, les années enchainées perdues, inexploitées, je réalise que je ne m'étais jamais demandé ce que je voulais vraiment...je me suis tardivement souvenue d'un rêve d'enfance, d’indépendance et d’avenir, un rêve reporté pour que le sort soit enterré ; qu'est d'aller loin dans la vie et d'assouvir ma passion de découvrir, d'apprendre et de m'enrichir pour.........m'envoler de mes propres ailes, ou tout simplement, d’être capable de maitriser l’emprise sur sa propre personne en tant qu’entité humaine puis en tant qu’entité identitaire...bref, le rêve d’être libre et libérée...Maintenant que je me retrouve devant le fait accompli, celui, d'être liée, emprisonnée dans la geôle de l’indifférence, de la réprimande, du mépris mais surtout de tant de temps qu’on m’a volé et confisqué, je ne m'incombe pas la faute, paradoxalement... j’avais compris qu'il fallait et faudrait avorter toute naissance d'un rêve en moi, j'avais compris que je devais et devrais suivre à la lettre ce qu'on m'a longtemps dicté et ne jamais contredire, alors, je me suis résignée et j'ai jeté manche après la cognée en choisissant sciemment ce qu'il y avait comme disponible... résister à la mort, soit la pire des fatalités, et c’est ainsi que j’ai décidé de succomber, ne pas hésiter à m'y mettre... à me soumettre... qui suis-je maintenant ? telle est la question

LUI Et elle me reviens dans mes rèves tok.... tok.. tok.... tok.. dans mes pastels , et mes ivoires visages sortis de la pénombre des sables verigineux , des géants, des abords de Mascarat tok.... tok.. tok.... tok.. la blanche et la noire entre deux silences chantent encore mon fer tok.... tok.. tok.... tok.. entre mon marteau et son enclume tok.... tok.. tok.... tok.. Elle peut se rebeller, aller contre des normes sociales au non d'une norme morale, mais comment créer une normes morale pour aller contre la société , ce conglomérat de personnages qui se sont construits derrière leur masque pour protéger leurs propres singularités. . Comment se hisser au-dessus du domaine inter individuel, avoir la liberté de sa singularité protégée par son propre personnage, dans ce rapport à ce même domaine . Serait ce la raison ? .. qui dicte une valeur universelle adopté par tous les personnages...masqués.?, .. tok.... tok... tok.... tok. Ses pieds transpercés, cloués dans ses escarpins .. tok.... tok... tok.... tok. ses pieds comme ceux de l'oiseau humain vissé sur les portes où nous anonons.. tok.... tok... tok.... tok.. .. aussi longtemps......!!!!... je viendrai te rêver.

Encore une fois tes typographies virevoltent en banc sur la résolution de mes rétines et tes mots brillent de leurs éclats dans les courants de ma toile pour appâter et tromper le prédateur que je suis et qui se perd dans tes lumières ne sachant où happer . Telle une urgentiste tu voles au-dessus de tes ruelles dévorant le temps pour mieux en disposer dans la gaze et les ongans , tu le savoures dans les dunes où le vent apporte son obole des montagnes qu'il vient de déposer dans l'océan des sables, où tu te mires dans les ondulations de la chaleur du cœur des hommes. Et c'est cette Bérézina que nous traversons avec toi , à la fois passagère et sapeur pontonnier et même avec les pieds et doigts gelés de ce monde individuel, nous ne nous rendrons pas, même par ces temps de fraternité factices ou les épreuves n'ont pas de nom, ni de source, sorties d'un néant anonyme dans ce brouillard mondialiste ou quelques cornes osent sonder l’écho à la corne de brume pour trouver le chemin de nos âmes perdues, pendues à ces deniers de pendule, indispensables à nos corps... tic tac....... tic tac....... tic tac....... tic tac....... tic tac....ces mots qui ont une signification seulement pour celui qui les écoute , nés du langage, qui a façonné notre pensée, entre une blanche et une noire, le silence ponctue, il nous ramène au nœud des générations... là au dessus du pubis,... où tout a commencé, membre fantôme du placenta, ce larynx, ou se sont éveillés les consonnes et les voyelles dans le babillage aux parents . Ses actes innés, se comprennent mieux car ils ne sont pas assujettis à la volonté d'interprétation du destinataire, quels qu'ils soient, ce qui en découle est la compréhension et la conséquence inéluctable, qui se traduit par le meilleur de l'acceptable, et l'excrément de ce qui ne l'est pas , quand ils sont réprimés par la peur et la vague qui précède la violence subie du commandement........ tic tac....... tic tac....... tic tac... ainsi le souvenir de ces nages primordiales, dans les eaux maternelles, qui ont peuplé ses futurs souvenirs de bien-être accompli, de la plénitude universelle, l' appellent quand elle est perdue à en retrouver le sens, dans la mimique des lèvres, la montée du chant, dans le tissage du hammac foeutal..... tic tac....... tic tac....... tic tac....... tic tac ...tok.... tok... tok.... tok.. .. aussi longtemps......!!!!... je viendrai te rêver.
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