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Le vent du boulet

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(Le vent du boulet est un trouble du comportement et/ou mental qui a d’abord été constaté par les médecins militaires chez des soldats qui, malgré leur réputation de robustesse, étaient marqués par les scènes vécues dans les combats.Wikipédia)
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La sécurité est l’essence même du chemin de fer, inhérente à chaque cheminot. Chaque corps de métier, dans son activité, a ce maître mot rivé à l’esprit, c’est comme une seconde peau, que l’on soit en bas de l’échelle ou au dernier barreau, au sommet de la pyramide. Aussi, c’est tout cet ensemble de responsabilités qui maintient le haut rang de sécurité dans l’entreprise, même si parfois un grain de sable vient enrayer ce bel équilibre. On pense à tort que cette sécurité repose essentiellement sur les épaules des mécaniciens de locomotives et des aiguilleurs. C’est oublier un peu vite toutes les différentes fonctions exercées par des agents que l’on ne voit pas au premier abord, du lampiste à l’accrocheur, de l’enrayeur au cantonnier, et combien d’autres. Chacun dans son costume participe à cette chaîne de sécurité.
Fernand Bourg est de ceux-là, comme son père l’était. Il est visiteur de voie ou cantonnier si vous préférez, en gare de Darney sur la ligne 24,9 de Darnieulles à Jussey. Entretien et réparation des voies, remplacement de traverses et d’éclisse, bourrage de ballast, graissage des appareils de voie, élagage des arbres, toutes ces opérations qui consistent à maintenir dans un parfait état la voie royale pour la circulation des trains n’ont pas de secret pour lui. Intégré au sein de la brigade de surveillance voie et bâtiments de cette gare, il connaît tous les parcours qui leur sont dévolus par cœur.
Mais Fernand est à présent un cabossé de la vie, rescapé de la Grande Guerre, la der des ders pour cet ancien poilu de retour dans sa gare chérie après deux années passées dans les tranchées et sur les champs de bataille. La peur au ventre, la mort omniprésente, les bombes, les balles sifflantes, les obus de mortier, les gaz, les ordres gueulés, les montées à l’assaut, les marches interminables, la gamelle, la boue, la gadoue, la crasse, les rats, il a tout vécu. Et puis la fin de la guerre, la survie, la chance d’être revenu de tous les enfers, de toutes les horreurs, d’avoir frôlé la mort sans que celle-ci ne l’atteigne, d’être sorti indemne de ce boyau de souffrance et de deuil. La grande faucheuse n’ayant pas voulu de lui, il se surprend parfois à murmurer « merci mon Dieu », mais sans grande conviction. Il est convaincu d’avoir eu de la veine c’est tout.
De retour dans son univers, il est bien décidé à oublier toute cette boucherie, tous ses amis tombés à ses côtés qui ne cessent de le tourmenter, effacer de sa mémoire tous ses cauchemars et ces atrocités, supprimer de son odorat la puanteur, libérer de son estomac les envies de vomir.
Se débarrasser de tout ce bouillonnement qui colonise son crâne, le réveille en pleine nuit, ces nuits où il hurle à n’en plus finir les noms de ses compagnons tombés, ces nuits où il s’accroche aux barreaux du lit comme pour ne pas monter à l’assaut, ces nuits où les râles des agonisants excèdent le fracas des obus, ces nuits qui au matin le laissent exsangue, suant et tremblant, hagard.
Et lorsqu’il sera enfin apaisé, plus serein, il aimera lui aussi fonder une famille. Vivre encore chez ses parents, passé vingt-trois ans, n’est plus tenable, bien qu’au retour de la guerre ce havre de paix et de chaleur humaine fût le bienvenu. C’est d’ici qu’il est parti « la fleur au fusil » avec ses camarades du village, et c’est là que tout naturellement il ne pouvait que revenir panser ses blessures, près de ses vieux qui l’accueillirent à bras ouverts.
Une fois par mois, son travail consiste à parcourir à pied une portion de la ligne pour examiner visuellement mètre par mètre, si je puis dire, les différents éléments qui la composent. Aujourd’hui, en ce début juin 1919, il doit rejoindre la gare de Monthureux-sur-Saône aller et retour, soit un parcours de près de 14 km le long des voies. Il connaît les horaires de passage des trains qui risquent de mettre sa vie en danger, aussi la sécurité exige qu’il marche face à une éventuelle circulation, et le plus possible sur le chemin. Il est muni de quelques outils de réparation courante et d’agrès de sécurité, et surtout de son carnet de consignations sur lequel il portera chaque détail de sa visite, chaque point qui doit être réparé ou inspecté plus précisément, tels qu’une traverse à remplacer, un ballast qui semble affaissé, un tire-fond et une semelle désolidarisés, un rail à meuler suite à un patinage, des herbes à traiter, des arbres qui empiètent le gabarit, tous ces défauts qui peuvent compromettre la sécurité dont il est le garant.
Fernand prend son service à onze heures, son sac à dos est rempli, sa cantine pour le repas qu’il prend en général lorsqu’il arrive à l’entrée de la forêt d’Attigny soit après trois kms de marche et de relevés. À sa prise de service le chef de section lui a remis un ordre de constatation, il faudra examiner aux environs du km trente-six juste avant le Pont Tatal un objet brillant au milieu de la voie, signalé par le mécanicien du huit heures dix-huit, pour le reste c’est la routine.
L’œil avisé, Fernand chemine sur le sentier qui borde la voie. Il a déjà noté deux traverses qui lui paraissent en mauvais état, c’est la seconde fois qu’il les signale, mais c’est toujours le chef de section qui décide ou non de leur remplacement. Une dizaine de tire-fonds sont à resserrer, il s’en aperçoit rapidement par la tête qui dépasse plus que les autres de la semelle, aussi, il trace une croix à la craie grasse sur les traverses et note dans son carnet le kilométrage exact. Aucune éclisse pour l’instant ne présente de défaut, pas trop d’herbe, il en déduit que le désherbant utilisé au printemps est efficace, aucun arbre ne vient entraver les circulations, mais nous ne sommes pas encore en bordure de forêt, ce sera pour plus loin.
Il se sent bien à ce moment, ses idées noires sont pour un temps éloignées, son travail l’absorbe plus que tout autre préoccupation. Enfin, il aperçoit le petit pont qui enjambe la route qui mène à Droiteval, c’est à cet endroit habituel qu’il marque l’arrêt pour casser la croûte et faire un petit quart d’heure de sieste. C’est un joli coin de verdure avant d’aborder le bois d’Attigny qui fait partie de la dense forêt de Darney. Il est seul et libre de son emploi du temps, le principal est de bien faire son travail, car au retour son carnet de consignation sera disséqué par son chef qui organisera les interventions futures.
Fernand termine son maigre repas, un morceau de fromage et du pain, une pomme et le tour est joué. Il s’est préparé également une petite topette d’eau et de vin pour toute sa tournée. Depuis son retour à la vie civile, il n’a pas retrouvé le solide appétit qu’il avait avant-guerre, les privations et le souvenir de l’exécrable nourriture ingurgitée durant ces terribles années l’ont pour longtemps encore éloigné de la gloutonnerie. Ses reliefs pliés dans sa serviette, il pose son sac à terre comme un oreiller et s’allonge dans l’herbe grasse pour un petit somme.
Bien entendu, le sommeil ne vient pas, il rêvasse quelques minutes puis se relève, se cambre en arrière en massant ses reins, rien de tel pour remettre la machine en route. Il replace son sac à dos, remonte la petite pente jusqu’à la voie puis reprend sa visite avec application, à quelques mètres les premiers chênes de la forêt domaniale, réputés pour la fabrication de tonneaux, balancent leurs branches dans le soleil éclatant.
Cette simple vision d’une nature apaisée, dans sa magnificence, cathédrale de verdure plongée dans un silence monacal où seul bruisse son pas, semble le réconcilier avec la vie. La nature est si belle pense-t-il, pourquoi l’homme s’acharne-t-il à la martyriser, il n’a pas la réponse, il ne peut que se rassasier de l’instant présent.
Sa visite se poursuit pas à pas avec toujours la même exigence sur le contrôle, simplement, sa vision s’est agrandie vers l’imposante voûte forestière qu’il faut à présent inspecter, une branche menaçante devra être traitée rapidement. Là-bas, dans la courbe, il aperçoit les premières colonnes du Pont Tatal, ce somptueux viaduc qui enjambe l’Ourche, quand soudain, quelques mètres en avant, étincelle, au milieu de la voie, l’objet qu’il a pour mission d’examiner.
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- Fernand n’est pas rentré ? demande Jules, le chef de section à Marcel qui, de son côté est de retour du contrôle mensuel de l’autre côté de la ligne, celle qui va de Darney à Belrupt et Lerrain.
- Je l’ai pas encore vu, répond Marcel.
- Bon, il est quelle heure, dix-sept heures, je vais dans mon bureau, tu peux aller Marcel, j’attends encore, tu m’as déposé ton carnet ?
- Oui, il est sur ton bureau. Bon, allez salut Jules, à demain.
- À demain, Marcel.
Jules se gratte la tête, il pense que ce n’est pas habituel chez Fernand d’être aussi en retard, d’habitude à cette tournée il est rendu pour seize heures trente ou seize heures quarante-cinq, guère plus. Enfin, il va attendre jusqu’à dix-huit heures avant de prendre une décision, pour l’instant il saisit le carnet de Marcel, le consulte et recopie sur un cahier de travaux les résultats de sa visite. Le chef de gare qui vient de donner le départ au dix-sept heures huit rentre dans le bureau de Jules plongé dans ses écrits.
- Salut Jules, j’ai pas eu l’occasion de te voir aujourd’hui.
- Salut Marc, t’aurais pas vu Fernand par hasard, il faisait la tournée de Monthureux et il est pas encore là, d’habitude à seize heures trente il est rendu.
- Non, je ne l’ai pas vu, il ne serait pas rentré directement chez lui par hasard.
- Ah non, pas le Fernand, je le connais trop bien, c’est bien le fils à son père, consciencieux jusqu’au bout des ongles, non, je vais attendre jusqu’à dix-huit heures et je passerai voir ses parents avant de rentrer chez moi.
- Oui, tu as raison, à part ça, pas de problème ?
- Non non, ça va. On sent pourtant chez Jules une préoccupation inhabituelle, un souci qu’il aimerait bien éclaircir.
- Bon, je te laisse Jules, tu me tiens au courant pour Fernand.
- Entendu, Marc.
Il est bientôt 18 heures et Fernand n’est toujours pas rentré. Jules attend l’arrivée du dix-huit heures quinze en provenance de Jussey, demande si l’équipe de conduite a vu quelque chose, mais non, rien à signaler d’important, aucun marcheur le long de la voie, Jules est à demi rassuré, il ferme son bureau à clé et enfourche son vélo pour rendre visite à Madeleine et Arsène, les parents de Fernand, avant de rentrer chez lui. Ils habitent rue des Fabriques à deux pas de la gare, et comme on l’a dit, Arsène est un ancien de la compagnie et de la section de Darney tout comme son fils.
- Salut Arsène, bonjour Madeleine.
- Salut Jules, qu’est-ce qu’y t’amène à c-t-heure donc, rentre va on s’ra mieux à l’intérieur.
- Pas longtemps hein, dis-voir Jules, Fernand il ne serait pas rentré par hasard.
- Pas encore non, y m’a dit qu’y faisait la tournée de Monthureux alors comme tu sais c’est pas la porte à côté.
- Oui je sais, mais d’habitude il est rendu pour seize heures quarante-cinq au maximum et là il est déjà dix-huit heures trente, tu comprends que je m’inquiète.
- Ah ben oui, ça c’est bizarre queque’t’en dis-toi Madeleine.
- Ce matin, il était comme d’habitude, tu sais c’est pas un causant mon Fernand et encore moins depuis qu’il est revenu des morts si tu vois c’que j’veux dire.
- Mais t’as pas demandé au dix-huit heures quinze s’ils avaient rien vu.
- Ah si j’oubliais, tu penses bien que j’ai attendu avant de venir, mais rien, ils n’ont rien vu, c’est déjà rassurant sur ce point.
- Tu bois un canon.
- Non merci Arsène, je file là, je vais me rendre à la gendarmerie pour qu’ils enquêtent et je vous tiens au courant, il est peut-être parti voir une belle.
- Ah si seulement, répondent en chœur Arsène et Madeleine.
Jules enfourche son vélo et se dirige vers le poste de gendarmerie rue de la République. Un agent d’accueil est seul dans le bureau qui ferme à dix-neuf heures.
- Bonjour Monsieur.
- Bonjour, ah vous êtes de la gare, je vous reconnais fait le planton.
- Oui, je travaille à la section d’entretien des voies et c’est justement pour cette raison que je viens vous voir.
- Oui, dites-moi
- Eh bien voilà, j’ai un de mes agents qui est parti ce matin en patrouille de surveillance vers Monthureux aller-retour, d’habitude il est rentré pour seize heures quarante-cinq et il n’est toujours pas là, alors voilà, j’aimerais que vous enquêtiez.
- Il était seul.
- Oui, comme toujours, je voulais ajouter que j’ai demandé à l’arrivée du train du soir qui venait de Jussey s’ils avaient vu quelque chose, ils n’ont rien vu.
- Enfin vous savez, on ne disparaît pas comme cela sans raison, il faut parfois attendre vingt -quatre heures avant d’être sûr. Enfin je prends votre déposition et je vais en informer les collègues aux environs.
Jules donne toutes les informations demandées sans oublier la période de guerre vécue par Fernand. L’agent lui répond qu’il lance les recherches et que bien entendu il sera mis au courant. Il reprend son vélo avec un poids en moins, il n’est plus seul à rechercher ce brave Fernand, et rentre chez lui.
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- Allô la gare de Jussey.
- Oui, bonjour, ici la gare de Jussey.
- Oui, bonjour, j’aimerais parler à Monsieur Jules Masseret, la personne qui a lancé un avis de recherche hier au soir.
- Ah oui, c’est le chef de section, je vais le chercher.
Jules accourt et saute sur le répondeur.
- Oui bonjour, ici Jules Masseret, vous avez du nouveau.
- Oui, nous avons retrouvé votre Fernand, mais le mieux serait de venir à la gendarmerie, l’adjudant vous attend.
- J’arrive, annonce Jules, j’emmène ses parents ?
- Non, ce ne sera pas nécessaire, l’adjudant se rendra à leur domicile ensuite.
- Entendu, j’arrive, répète Jules.
Jules laisse tout son travail en plan, prévient Marc de son départ, donne quelques consignes à Marcel et se dirige avec sa bicyclette vers la gendarmerie où l’adjudant Maurice Duval qu’il connaît de vue le fait entrer dans son bureau.
- Bonjour Monsieur Masseret, asseyez-vous.
- Oui, bonjour mon adjudant, alors, vous l’avez retrouvé ?
- Oui, enfin ce n’est pas nous, ce sont des promeneurs qui l’ont découvert au petit matin dans les bois de l’ancienne Abbaye de Droiteval à Claudon, complètement épuisé et délirant. Il disait chercher les Boches qui avaient démonté la voie ferrée, les fumiers qui avaient détruit les villages de Craonne, de Fleury, de Fay, de Douaumont et tous les autres, mais vous connaissez ces noms aussi bien que moi. Certains habitants assurent avoir pris peur à le voir faire des moulinets avec un bâton, il criait « où vous êtes, où vous cachez vous », courait dans tous les sens comme un hystérique. Puis il s’est effondré en larmes au pied d’un chêne, murmurant « où qu’y sont, où qu’y sont ». Le maire de Claudion arrivé sur les lieux disait que tout cela lui faisait penser à Don Quichotte et son attaque des moulins ce qui n’est pas faux.
- Ah peut-être mais je l’connais pas alors j’peux pas vous dire.
- Oui enfin, mais vous imaginez, comme il a erré toute la nuit dans les bois, en voyant des promeneurs la fureur l’a reprise.
- Le pauvre Fernand.
- Mais dites-moi, il n’y a jamais eu de ligne qui partait de cet endroit, un peu avant le Pont Tatal et qui se dirigeait vers Droiteval ?
- Non non, ça, je peux vous l’affirmer, mais alors il est où Fernand.
- Vous savez, il était dans un tel état d’épuisement et de délire que nous avons préféré l’envoyer à l’hôpital de Mirecourt et je pense que de là il sera envoyé pour quelque temps au centre psychiatrique de Maréville près de Nancy où il sera bien soigné. Mais vous n’avez pas idée de ce qui a pu déclencher cette folie, à part bien sûr sa participation active à la guerre.
- Eh bien je vais vous surprendre mon adjudant mais j’ai peut-être une explication. Ce matin, n’ayant aucune nouvelle, j’ai envoyé Marcel, mon autre contrôleur, jusqu’au Pont Tatal à vélo, car hier on m’avait signalé un objet brillant à cet endroit et Fernand devait en faire la constatation lors de sa visite, eh bien vous savez ce que m’a ramené Marcel.
- Non, fait l’adjudant, les yeux écarquillés dans l’attente d’une annonce ahurissante.
- Un casque à pointe de soldat allemand en parfait état, briqué et reluisant. Il était au plein milieu de la voie ferrée, je ne sais pas ce qu’il faisait là, peut-être jeté là par représailles, et mon Fernand, eh bien, je suis sûr qu’il a pas supporté, qu’est-ce que vous en dites ?....
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(Toute ressemblance avec des personnes et des situations ne seraient que pures coïncidences.)
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La ligne de Jussey à Darnieulles - Uxegney
est une ancienne ligne ferroviaire française à écartement standard non électrifiée. Elle assurait une liaison stratégique de l'Est, desservant la Vôge.
Elle constituait la ligne 051 000 du Réseau ferré national (ligne 249 dans l'ancienne numérotation régionale du réseau Est de la SNCF), et ligne 60 dans la numérotation de la Compagnie de l'Est). Lors de la fermeture par tronçons de la ligne, celui de Jussey à Passavant a temporairement été numéroté 28.
La ligne fut mise en service le 21 novembre 1886, puis portée à double voie après que son caractère stratégique ait été reconnu. Des quais militaires furent établis à Damieulles, Harol, Darney, Monthureux et Jussey. La ligne fut effectivement utilisée pour les besoins militaires notamment du 26 août au 24 novembre 1914.
Dates de déclassement :
• Section Passavant - Monthureux-sur-Saône (PK 23,700 à 32,200) : 12 novembre 1954.
• Voie de raccordement du port de Passavant (PK 18,560 à 19,457) : 13 février 1964.
• Raccordement de Darnieulles (PK 0,132 à 0,772) : 13 février 1964
• Raccordement militaire de Jussey (PK 0,100 à 0,690) le 13 février 1964.
• Section Monthureux-sur-Saône - Darnieulles-Uxegney (PK 32,200 à 70,950) : 18 février 1976.
(Wikipédia)

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