Le tueur de Clichy

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La micro-nouvelle est un genre que j’apprécie particulièrement : elle nous plonge rapidement dans un univers qui nous permet de déconnecter de la réalité le temps d’une pause  [+]

Le samedi après-midi, toutes les villes fourmillent de badauds et de consommateurs. On enchaîne les rendez-vous chez le coiffeur ou chez le dentiste, avec un peu de lèche-vitrine en espérant trouver LA paire de chaussures trop belles qu'on a repérées dans un article de Carine Bizet dans le magazine M le Monde, avant de filer au sport. On emmène les enfants au square ou au match de foot. On court pour ne pas rater son rendez-vous Tinder. On flâne simplement dans les parcs. On s'active parce que le samedi après-midi, c'est sacré : on a toujours mille choses à faire ! On veut profiter, participer à l'effervescence de la ville avant de se poser le dimanche, « si loin si proche de la semaine prochaine» comme le chante Volo.

Ce jour-là, à Paris, la foule est dense. Il fait beau. C'est le printemps. Au sortir de l'hiver, on a envie d'être dehors. Au lieu de prendre le métro pour aller chez sa grand-mère comme chaque fin de semaine, Baptiste choisit de s'y rendre à pied. Il passe par le cimetière Montmartre, va saluer France et Michel dans leur demeure de verre et en sortant de ce havre de paix s'arrête en haut des escaliers devant la petite vitrine de l'antiquaire. Parfois, il y dégotte une babiole pour sa grand-mère. Pas aujourd'hui. Il presse le pas, il n'aime pas la faire attendre, elle s'inquièterait. Il rejoint le boulevard de Clichy où la vie parisienne reprend ses droits. Il est bientôt arrivé rue Fromentin et se faufile d'un pas alerte entre les passants.

Les touristes chinois suivent le petit parapluie coloré de leur guide, s'arrêtant parfois pour se prendre en photo devant le Moulin Rouge ou devant l'entrée si caractéristique du métro parisien.
C'est là, au milieu de la place Blanche qui grouille de monde de tous côtés, de part et d'autre du boulevard de Clichy, que sur le terre-plein central, une silhouette s'écroule. On s'écarte devant ce qu'on pense être un poivrot ayant atteint la limite du raisonnable. Mais bientôt, un cri fuse : « Il saigne ! ». On s'approche. « Appelez les pompiers ! » Une jeune femme se fraie un chemin. Elle travaille pour la Croix-Rouge. Elle a l'habitude des comas éthyliques. Elle va gérer. Mais quand elle aperçoit la tache de sang qui s'étale sous la tête du malheureux, elle a compris qu'il est trop tard.
Elle s'agenouille, cherche un pouls. C'est fini. Deux policiers arrivent rapidement sur les lieux et sont aussitôt sur leurs gardes. D'après le topo de la fille, ce serait un jeune homme ivre qui se serait cogné la tête. Mais il y a trop de sang. Un des flics se penche, s'allonge presque face contre terre pour examiner la tête de la victime. Aucun doute : c'est une mort par balle.
Jeannette entend la sirène des pompiers et des voitures de police alors que son petit-fils devrait être arrivé depuis dix minutes déjà. Soudain, son sang se fige dans ses veines. Elle sait qu'elle ne le reverra plus. Il n'est jamais en retard.
                                                                  ***
Le commissaire Graque a réuni ses équipes. Il veut tout le monde sur le pied de guerre. Le préfet ne lui a pas laissé le choix : « Ou vous résolvez cette affaire au plus vite, ou vous irez croupir dans le plus miteux des commissariats de France ! M.Clerico m'a appelé ce matin : les annulations commencent à pleuvoir au Moulin Rouge. Sans compter les Parisiens qui n'osent plus sortir de peur de se recevoir une balle dans la tête. Faites quelque chose Graque ! Vous avez jusqu'à la fin de la semaine.» Alain Graque, grand bonhomme au ventre rond qui en impose autant par son physique que par sa voix tonitruante et son charisme, parvient à faire taire l'assemblée avec un simple «Hum, hum... s'il-vous-plait ! ». Tous les policiers se tournent vers lui, attendant les ordres. Il explique.
Les miracles dans la Police étant denrée rare, le commissaire compte plutôt sur l'expérience d'un profiler. Martin Bourgeon. Il a déjà travaillé avec eux et sa technique est assez étonnante. Il étudie longuement les dossiers, puis il marche de long en large dans le commissariat ou dans la rue quand il fait beau. Un rêveur, un peu comme Jean-Baptiste Adamsberg, le flic de Fred Vargas. Et quand il expose sa réflexion, on dirait un peintre qui, touche par touche, fait apparaître le portrait du monstre que toute la police recherche. Au début de sa carrière, certains commissaires ont douté de ses compétences et ne lui ont pas accordé leur confiance tout de suite, provoquant d'autres morts qui leur ont valu de sacrées remontées de bretelles !
Martin Bourgeon a toujours eu une fascination pour les tueurs en série. Après des études de
psychiatrie, il a suivi une formation à Quantico, au sein même du FBI. Depuis lors, il apporte son aide pour éclairer les policiers qui ne le voient pas toujours comme un atout, du moins au début de chaque affaire... A la fin, il arrive souvent qu'on le félicite.
Aujourd'hui, il est venu en renfort pour dresser le profil du tueur de Clichy. Cinq victimes en un mois, au même endroit, sur la place Blanche. Toutes se sont écroulées, en plein jour à des heures différentes, au milieu de la foule, un téléphone à la main. Trois hommes et deux femmes, d'âges et de milieux sociaux différents. Deux seuls points communs entre ces gens : le lieu et le téléphone.
Le lieu est passé au peigne fin, l'enquête de proximité est menée scrupuleusement. Le juge a donné son autorisation pour l'installation de caméras sur les toits. Mais la balistique a affirmé que le tueur pouvait se situer bien au-delà du périmètre de la place ; certains fusils ont une portée efficace pouvant aller jusqu'à 800m. Tout surveiller devient impossible. Les témoignages recueillis deviennent alors une base de travail importante.
C'est en bossant sur les portables qu'une piste intéressante a redonné de l'énergie à tout le
commissariat. Les derniers appels entrants relevés sur les cinq téléphones sont des appels masqués.
Les techniciens travaillent d'arrache-pied et il en résulte deux numéros de portables à carte prépayée. Le tueur a pris soin d'utiliser des cartes SIM prépayées qui lui permettent de communiquer de façon anonyme pendant quinze jours. Au-delà, il faut envoyer son identité au fournisseur. Voilà pourquoi il y a deux numéros, il doit changer de carte toutes les deux semaines. Cela aurait été trop beau que les numéros mènent aussi facilement à une identité. Alain Graque se doit de remotiver ses troupes.
Bourgeon arpente les trottoirs du boulevard de Clichy se repassant les détails de chaque meurtre et tentant de se glisser dans la peau de l'assassin. Pourquoi appeler des gens au hasard ? Juste pour le plaisir de tuer au hasard ? Et comment s'y prend-il pour appeler des gens qui se trouvent au même endroit ? Une idée germe dans son esprit. Marcher encore pour la faire mûrir. Ça y est, il la tient. C'est risqué mais il doit la soumettre au commissaire.
Dans le bureau du patron, installé confortablement dans un fauteuil en cuir, il explique :
« Je vais appeler le dernier numéro et je vais laisser un message intime.
- Pardon ? S'étonne Graque.
- Oui, je vais me faire passer pour un gars qui appelle un ami, un gars qui aurait besoin de parler. En voyant un numéro inconnu, le tueur ne décrochera pas. Mais sa curiosité le poussera à écouter le message que j'aurai laissé. Et il rappellera. Il a un tel désir d'entrer en contact avec les gens. Et si comme je le pense, il est lui-même en détresse... »
Devant la moue dubitative du commissaire, le profiler reprend :
« Il veut qu'on s'intéresse à lui, il appelle des gens au hasard mais visiblement ils ne lui conviennent pas. Vous avez bien vu que les conversations n'ont pas duré plus de quelques secondes. Un des témoins a affirmé avoir entendu la victime n°3 dire : « Je n'ai pas le temps de vous écouter. » C'est que le tueur a quelque chose à dire. Et si je fais comme lui, que je me mets à sa place, il sentira que j'ai besoin de parler, il sera en confiance, il parlera. J'en suis sûr. »
Le commissaire Graque tourne et retourne le stylo qu'il a en main, relève ses lunettes sur son front. Ils ne peuvent pas se louper sur ce coup-là. Il faut arrêter ce taré avant qu'il ne tue à nouveau. De toute façon, on n'a pas d'autres pistes.
« Allez-y Bourgeon. Faites-le parler et suffisamment longtemps pour qu'on puisse le localiser. »
                                                                         ***
Tiens, le numéro n'est pas masqué... Ils en ont mis du temps. Ils ne sont pas aussi rigoureux que dans l'armée, ça c'est sûr ! Ils n'espèrent quand même pas que je décroche ? Voyons ce que dit ce message.
« Salut Paul, c'est moi. Tu peux me rappeler, s'il-te-plaît ?... C'est important.... Je n'en peux plus, Paul. Faut que je parle à quelqu'un sinon je vais devenir fou ! Ne me laisse pas tomber, pas toi. »
Merde, ça ne ressemble pas à un flic. Aucun ne saurait jouer la comédie aussi bien. C'est peut-être un piège quand même... Ils ont embauché un comédien pour m'appeler. Merde ! Et si c'est un vrai gars qui s'est trompé de numéro, qui est vraiment au bout du rouleau ? Merde, merde !
Le doute s'insinue dans la tête du tueur de Clichy. Il ne peut pas laisser un homme dans cette détresse. Ses camarades ont toujours pu compter sur lui. Il ne peut pas déroger à la règle. Il y va de son honneur. Mais il n'a pas envie de se faire choper. Il ne tarde pas à prendre sa décision : il mobilise toute son énergie et ressort sa panoplie de bon combattant des systèmes d'information et de communication. Il va rappeler le gars en prenant toutes les précautions nécessaires. Si c'est les flics, jamais ils ne pourront arriver jusqu'ici. Si c'est un pauvre gars, il aura accompli sa mission.
                                                                        ***
«Il rappelle ! Je vous l'avais bien dit, » lance Bourgeon d'un air triomphant au commissaire. Un mot du patron et toute l'équipe est sur le qui-vive : devant des écrans pour géolocaliser l'appel, casques sur les oreilles pour capter le moindre bruit qui pourrait donner un indice du lieu où se trouve le tueur. Une équipe est déjà en route, attendant les instructions de son supérieur.
«Allô ? C'est toi, Paul ? » Dit Bourgeon d'une voix sûre. Le profiler a choisi ce prénom pour
nommer le tueur un peu par superstition : c'était celui du premier serial killer qu'il a rencontré aux Etats-Unis, Paul Zeininger, connu sous le nom de Gerald Stano.
« - Oui. Répond celui que tous espèrent être le tueur de Clichy.
- Merci. Merci de me rappeler. Tu me sauves la vie, tu sais... Sans toi, je me serais foutu en l'air.
-...
- T'es encore là ? Je peux parler, je te dérange pas ? S'assure le profiler.
- Non.
- Si t'avais pas rappelé, t'aurais appris ma mort dans le journal dans la rubrique nécrologie :
Monsieur Martin Bourdon, mort dans sa... »
Le profiler sanglote doucement, sans en faire trop. Il a établi un premier degré d'intimité : les
présentations. Fausses évidemment. Si le tueur fait une rapide recherche sur internet, il trouvera de nombreux Martin Bourdon dont aucun n'est profiler ou policier. Puis il reprend :
«Rien que d'imaginer l'annonce de ma mort dans le journal, ça me fout une boule là, un poids sur la poitrine. Ça m'écrase ! Ça fait un mal de chien !
- C'est une angoisse, Martin, c'est normal. Ça finit toujours par passer, faut pas paniquer. »
Le poisson a mordu à l'hameçon. Il n'y a plus qu'à le laisser se fatiguer avant de ferrer.
«- T'es sûr ? Je n'ai jamais été dans cet état, tu me connais. J'ai toujours été fort face aux difficultés mais là... Tout s'écroule. Je craque... »
Le commissaire fait comprendre à Bourgeon que les sanglots, ça va bien ! Et comme pour
confirmer, la voix assène :
«Un soldat, ça ne pleure pas. Redresse-toi, lève la tête et respire un grand coup. Comme ça. »
Mouvement circulaire de la main du commissaire que Martin comprend aussitôt : continuer à le faire parler. Il respire bruyamment, comme le supposé tueur. Pourvu qu'il n'ait pas jeté son portable et que c'est bien lui au bout du fil.
« Ça va mieux ?
- Ouais un peu. Mais j'ai honte, simule Bourgeon. J'ai honte de ne pas réussir à trouver de solutions à mon problème.
- Et c'est quoi ton problème ?
- Ben... je suis tout seul. Tout seul avec tout ça dans ma tête qui tourne en boucle. Je n'y arrive plus... Je n'y arrive plus !... Comment tu fais, toi ? »
On dirait Christian qui se précipite et réclame un baiser à Roxane sous son balcon ! Ca va trop vite, peste le commissaire. Le tueur va se braquer, on va le perdre !
Pendant ce temps, les policiers sur le terrain attendent les instructions. Ils sont place Blanche mais ne savent pas vers où se diriger exactement. Les techniciens mettent pourtant tout en œuvre, mais
rien ne permet de remonter jusqu'au tueur. Il doit avoir un sacré matos de pro qui permette de brouiller les ondes. Communication secrète et beaucoup de moyens matériels... Un policier émet l'idée qu'il s'agit peut-être d'un militaire travaillant dans la communication. Le commissaire le félicite d'une tape sur l'épaule, c'est une idée à creuser. Une équipe se met aussitôt au boulot et fouille d'abord du côté des anciens soldats qui ont un casier, limitant leurs recherches aux gars de la communication.
« Comment je fais ? Eh bien je parle, reprend l'assassin. Enfin, j'essaie.
- Tu vois un psy ?
- Non, t'es fou ! Je parle à des gens, au hasard.
- Ah...
- Ouais, mais les gens ici sont égoïstes, tu sais. Ils ne pensent qu'à leur gueule. Ils n'en ont rien à foutre de nous.
- Ah...
- Tant pis pour eux. Ils ne sauront jamais ce que j'avais à dire.
-...
- Mais heureusement, il y en a qui m'ont écouté. Du coup, je me sentais moins seul. Et tout ce bordel dans ma tête, j'ai pu l'évacuer. Il pesait moins lourd après.
- Ah... Et tu crois qu'ils pourront m'écouter aussi ?
- Impossible.
- Pourquoi ?
- Parce qu'ils n'étaient là que pour moi.
- Ok. Mais dis-moi, comment je fais pour en trouver des gens ?
- Mais t'es con ! Tu n'en as pas besoin, toi. Je suis là. »
Putain de bordel de merde ! Ce petit con essaie de me la faire à l'envers. C'est un flic à coup sûr ! Amusons-nous un peu, disons-leur ce qu'ils veulent savoir et finissons-en. Pour une fois que je peux vraiment parler à quelqu'un. Au moins ils sauront et ils ne m'auront pas.
« Ouais, c'est vrai, t'as raison, rassure Martin Bourgeon en serrant un poing rageur d'avoir fait cette boulette qui pourrait coûter la vie à d'autres innocents. D'ailleurs, ça me fait du bien de te parler.
Mais tu vois moi, je ne saurais pas par où commencer. Je ne saurais pas quoi dire pour me libérer du merdier qu'il y a dans ma tête.
- Moi je leur dis tout. Tout ce que j'ai fait là-bas en opex.
-... Vraiment tout ?
- Ouais. C'est ça qui libère. Faut que ça sorte toutes ces saloperies qu'on nous a obligés à faire.
- Mais ils vont te balancer !
- Impossible, je te dis. »

Branle-bas de combat au commissariat ! ''OPEX'' comme ''opération extérieure'' dans le langage

militaire. Le jeune policier avait vu juste. Le ministère de la Défense est mis sur le coup dans la seconde. Passer en revue les fiches des soldats revenus d'opérations prendrait des heures. On croise les informations.
Martin Bourgeon récapitule : « On cherche un militaire bon tireur ayant travaillé dans la
communication. Probablement célibataire. Sans doute blessé au combat. Ayant un fort sens de la camaraderie, oui bon comme la plupart des militaires. Quelqu'un dont l'armée se serait séparée. Il a peut-être fait un burn out, été le sujet de crises impressionnantes où il aurait été capable de tout casser. Il ne supporte pas les actes horribles qu'il a commis en mission. »
Il reprend le contact avec le tueur de Clichy :
« Comment ça impossible ?
- Ils ne parleront pas. Ceux à qui j'ai parlé ne parleront pas, sois-en sûr, ils ne savent pas qui je suis. Ceux qui ne m'ont pas écouté non plus. Mais ça tu le sais déjà.
- Ils sont morts, c'est ça ?
- Il t'en a fallu du temps pour le dire ! »
Un rire résonne dans le téléphone. Le profiler ne se laisse pas décontenancer même si sa couverture vient de tomber.
« Ecoute Paul, ce que tu as fait en opex, c'est le soldat qui a exécuté des ordres, ce n'est pas toi qui as pris les décisions. Tu n'es pas responsable, d'accord ?
- D'abord, arrête de m'appeler Paul. Arrête de faire semblant, putain ! Rugit la voix. Tu ne sais pas ce que j'ai fait. Ce n'est pas toi qui vois chaque nuit le sang, la chair, les yeux noirs qui te supplient. Ce n'est pas toi qui, des années après, te bouches encore les oreilles entendant encore le bruit des explosions emportant tes camarades. Ce n'est pas toi qui te revois rampant, complètement assourdi par l'explosion, pour aller porter secours à ton meilleur pote. Ce n'est pas toi qui en l'attrapant par le bras pour le sauver as gerbé ses tripes en voyant que seul son bras était dans ta main, arraché du reste du corps en charpie. Ce n'est pas toi qui as exécuté froidement chaque personne rencontrée sur le chemin du retour jusqu'au camp. Tout le monde y est passé. Des collègues, des locaux. Même un
gosse. »
Tout le commissariat retient son souffle. Il faut le localiser maintenant. Alain Graque supplie le profiler de trouver LA bonne phrase qui permettra à l'équipe sur place une interpellation.
«Je m'appelle vraiment Martin. Et toi ?
- Luc.
- On va pouvoir t'aider Luc.
- C'est trop tard. Merci de m'avoir écouté. »
La communication est coupée.
                                                                     ***
Tout en haut de l'immeuble situé entre la rue Blanche et la rue de Bruxelles, une silhouette s'avance, fusil à la main jusqu'au bord du toit. Et s'avance encore. Le corps de Luc Bextier s'écrase devant la pharmacie, sous le regard impuissant de la Police.
La fouille du domicile de Luc Bextier a révélé un véritable arsenal, tant en armes qu'en matériel de communication. Dans son ordinateur, on a retrouvé un logiciel permettant d'afficher les numéros de mobiles à proximité, un peu comme les applications qui permettent de visualiser les avions ou les bateaux en mouvement et qui permettent à l'internaute de s'échapper virtuellement. Luc Bextier ne voulait rien d'autre que cela : s'échapper.
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