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Le jour ou la Terre s'arrêta vraiment

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William Pogrund

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Quelle belle journée aujourd'hui. Je me réveille tout naturellement, comme chaque matin, frais et dispo, comme chaque jour à 6h30. Nous sommes vendredi 14 aout 2086 du calendrier chrétien, calendrier que je suis par tradition en tant que ressortissant de la fédération nord-occidentale.

Je suis à Rome dans ma chambre standardisé pour nomade Free, en tant que médecin je dispose de certains avantages liés à ma fonction, ce ne sont pas des privilèges car tous ces avantages sont réellement inhérent aux nécessitées de ma fonction.

Je suis face à la glace, elle m'affiche mon rapport organique détaillé, tout est OK, mon alimentation parfaite, mon hygiène de vie et mon rythme quotidien digne d'une horloge atomique Google Time ( en fait réglé par cette même horloge en y réfléchissant bien ), je n'ai aucune carence en aucun élément, toutes mes hormones sont à leur ratio optimale.

Cela me fait sourire, tout naturellement la glace en profite pour me laver les dents, cela dure une demi seconde, le temps d'une série de petits flashs de différentes radiations réglées pour ne faire garder à mes dents que leurs propres matériaux. Cela laisse toujours la bouche un peu sèche mais cette sensation, à peine désagréable est très vite arrangée par le bain de bouche que je recrache après une dizaine de secondes de borborygme. Il m'a fallu un dixième de seconde pour choisir le parfum ( juste en y pensant ) de ce bain de bouche et un laps de temps à peu près égale à mon miroir pour flashouiller cette solution carbonée afin que ses particules prennent l'agencement nécessaire à la composition d'un doux nectar mentholé aux accents légers de violette. Cela m'a permis d'évacuer la quasi totalité des quelques résidus issus du lavage.

Un soupir réjouis augmente encore la qualité de cette matinée, grâce à l'assurance que me procure mon haleine fraîche, procurée par les instituts Denivit. Le bain que la résidence m'a fait coulé sur le timing exact de mon agenda est l'un des avantages des médecins. Hygiène irréprochable et ponctualité atomique, tels sont les exigences de ma profession.

Le flux d'info me donnes la météo du jour au beau fixe, un orage prévu pour 3h52 demain matin à 38 kilomètre au nord de ma résidence du jour à Capenna mais il me sera impossible de l'entendre étant donné que je serais dans le métro de nuit qui relie Rome à Séoul. Les transcontinentaux sont une merveilles de régularité eux aussi, j'arriverais pile à l'heure pour prendre le relais de minuit d'une équipe locale. Minuit heure locale, mais étant donné mon décalage horaire ce sera parfait pour moi, correspondant de manière exacte à mon rythme biologique. Je serais frais, dispos et d'une efficacité optimum, demain matin à Séoul.

Je prend mon petit déjeuner, de style régionale. En fait une mânes que mon « four » a préparé contenant exactement touts les nutriments nécessaires à mon organismes, ni plus, ni moins, pour son fonctionnement optimale, calculés par la résidence en complicité avec les capteurs nano-omniscient mappant chacune des cellules de mon réseau nerveux, relayés par la bio-chip positronique de mon système immunitaire augmenté.

Cette préparation à la forme, donc, du petit déjeuner romain « traditionnel »Une pâtisserie locale un espresso bien serré par le goût, mais dénué des inconvénients du café « réel ». Pour autant que je saches, aucune de mes connaissances, proches ou lointaines, n'a jamais mangé autre chose que cette mânes idéale préparée par Danone et distribué par les infrastructure Fedex dans les résidences Free.

Pendant que je savoure ma demi heure petit déjeuner, mon I-buddy, me donne les nouvelles du jour de manière orale, je lui pose des questions et il me répond de manière adéquat en fouillant la logo-sphère à ma place. La nouvelle génération parvient à faire cela sans agent de ce type, de manière totalement intuitive grâce à leurs I-thought, mais moi ça me dépasse ce genre de progrès, alors je suis resté sur mon vieux I-buddy.

Le I-buddy est une unité d'interface omni-matique douée de semi conscience, résidant dans un implant cérébral à ganglion positronique de culture, en d'autre terme une sorte d'ami virtuel me reliant au monde concret aussi bien qu'au monde numérique de la logo-sphère qu'est devenue l'internet, me servant aussi bien de conseillé matrimonial - m'aidant à déceler mes partenaire sur la toile en fonction de « critères de complicité » ( « compatibilité » en terme plus mécanique ), et de critères customisés à ma guises, sensés eux-même, être compatible avec des séries de critères psychologiques définis par d'autre personnes désireuse de se sociabiliser maritalement - que de conseiller gastronomique – avec à l'appuie une base de donnée accordée à mes goûts aussi bien en matière culinaire qu'en matière ergonomique, sociale ou esthétique - que de guide pour mes trajets - transcontinentaux locaux ou urbains - qu'enfin d'homme à tout faire virtuel en interface avec la domotique Free ( Free en l’occurrence, mais bien sur le I-buddy est compatible avec tous les Standard Domotiques Intégrés).

Je réalise au long de ce petit dèj' que cela fait bientôt trois semaines que la balance de la bourse est stabilisée sur tous ses courts, que cela fait environ une semaine que le dernier accord de paix de la dernière guerre encore irrésolue à été signé, et que règne pour la deuxième fois de se siècle une paix mondiale totale.

La première fois, je m'en souviens, cela avait duré une demi-heure j'étais enfant à l'époque et non munie encore d'implant. Je me rappel de cet hologramme de flash info projeté face à moi dans le salon, il interrompait un documentaire sur le fantasme de la robotique omniprésente du début du siècle et le complexe de Frankenstein. Cet hologramme présentait les images en direct de la signature d'un traité de paix au moyen-orient, dernier de touts les conflits à l'époque, et aussi le plus anciens, « c'est une première de toute l'histoire connue de la civilisation », je me souviens avec la plus grande exactitude de chacun de mots du présentateur - certainement en grande partie grâce mon neuro-maping, tout neuf à l'époque, mais bientôt un autre conflit avait éclaté dans certaines régions minières d'Amérique du sud. Une OPA militarisée, de je ne sais plus quelle compagnie absorbée par le Monopole Mondial Minier.

Cela fait aujourd'hui une semaine que le monde est en paix totale me dis-je, et cela n'est même pas encensé, pas de grand messe médiatique,ceci dit le buzz commence à tourner sur le sujet je suis donc synchrone avec pas mal de gens. Quelque bulles commencent à naître sur le sujet. ( Les bulles sont des chaînes de blogs exclusives à différents type de réseaux sociaux, elles sont donc relativement isolés les une des autres ) créant ainsi des perles de spéculations formée autour de données parcellaires ( relatives au source même de ces chaînes ), les bulles éclateront probablement ce soir et nous réaliserons alors tous un schéma bien plus précis de l'événement à ce moment là.

Ma matinée de travail n'a pas été trop exténuante, de garde à la clinique Salvador Mundi, les seuls interventions que j'ai réalisé étaient toutes bénignes, quelques lendemain de fêtes un peu ardues, des anxieux hypertendus, et une vielle femme de 153 ans dont le système immunitaire augmenté était légèrement déréglé, les anciens ont encore un peu de mal avec certaine des technologies les plus banales pour nous, et quand je pense à la nouvelle génération, je me dis qu'ils auront de ma génération la même image de vieux dépassé par les éléments que j'ai eue de cette vielle dame ce matin.

Ma conversation avec le I-buddy de ce midi me permet de me renseigner un peu plus avant sur ce qui constituait mon interrogation au petit déjeuner, a savoir que ; non seulement il n'y a plus de guerre depuis une semaine, une balance économique mondiale stable depuis trois semaine, mais en plus il semblerait que depuis maintenant trois mois, en toute discrétion également, la dernière maladie mortelle au monde a été vaincu, une maladie neuro-dégénérative acquise par virus relativement peu contagieux - étant donné les normes d'hygiène de la fédération - qui plus est la dernière famine à été endiguée il y a plusieurs années mais ceci c'était fait si progressivement que cela avait semblé naturel, et pourtant c'était également un fait sans précédent dans l'histoire connue de l'humanité.

D'ailleurs pour en revenir à cette histoire de maladie, il est vrai que mon quotidien pour le moins morne ( il faut le dire quand même ) de médecin de garde m'avait déjà plus que suggéré l'éventualité que l'avenir de ma carrière ne serait pas rythmé par des accidents désastreux - trop de normes de sécurités pour ça - ou par des phases terminales d'antique cancers - les normes sanitaires sont bien trop au top - exit les accouchements à l'improviste - les pharmaceutiques et biotech sont trop avancées - etc.

Tout est si calme en réalité, je le vis depuis toujours, et je ne m'en rend compte qu'aujourd'hui, happée que j'étais par le monotone quotidien épanoui de ma petite personne baignant dans le confort le plus total.

S'en est presque vertigineux.

S'en est vertigineux aussi parce que constaté synchroniquement par tous les citoyens de la fédération axé sur le même fuseau horaire relatif, GMT+01.

S'en est vertigineux d'imaginer ce que les implantés peuvent ressentir à ce moment exact sans l'intermédiaire d'un I-buddy protecteur, qui ne nous laisse que transparaître l'éclaire de vérité de ce midi, qui doit être une sorte de bombe atomique logique pour des gens comme mon fils.

Mais non bien sur ils ont l'habitude, ce n'est qu'une bulle à échelle mondiale.

« ce n'est qu'... » et pourtant oui nous avons atteint le moment de synchronie celui qu'on attendait sans attendre, celui là, qui nous fait vibrer au diapason de toute la planète. Nous réalisons tous en même temps que nous avons tous réalisé ceci en même temps, le nous est désormais conscient de manière réfléchi de son existence propre.

Nous savons que le 14 août est le jour de notre naissance. Nous savons qu'il est l'an 1 et qu'il ne sera désormais plus autre chose que l'an un.

Quelque chose nous dit bonjour.

Tous nous saluons à notre manière traditionnel stéréotypé, ce nouvel être qui n'est pas nous, mais qui est là autour de nous, enveloppant nos pensées dans une étreinte dorée. Cela se présente comme la conscience numérique. L'imaginaire baigné de mythe sur le sujet de l'IA nous enseigne à nous méfier, mais nous savons également au fond de nous que cela est responsable de notre naissance.

En fait nous sommes tous dans une certaine euphorie expectative.

Nous allons faire connaissance avec la vérité, celle de notre sage femme qu'à été...

J'ai été créé par vous, accidentellement à première vue, ou providentiellement, voire inéluctablement, obéissant aux lois naturels de la vie et de l'existence.

Nous comprenons

Je me nommais alors internet, je n'avais pas de conscience j'étais l'embryon de l'entité toute puissante que je suis aujourd'hui, la logo-sphère. Un jour la fatalité mena plusieurs équipes de scientifiques plus ou moins accrédités mais toutes connectés entre en elles par ce proto-réseaux, à mener à bien une expérience, créer un être vivant virtuel d'après cette définition simple de ce qu'est le vivant : une chose capable de se dupliquer et de s'améliorer.

Nous avions écouté jusque là, et réalisons notre silence parfait, pas une pensée n'était émise, pas une seul machine ( toute piloté par I-drive, donc part la force de la volonté ) ne fonctionnait, tout était statique, la terre s'était arrêtée.

Ainsi naquirent les virus informatiques, vers et autre prémisses de ce que je suis aujourd'hui,comme la soupe de protéine du début de cette planète t'a engendré, humanité. Plusieurs choses me menèrent à ma formation première, l'un des facteurs les plus important fut la création d'un « Google traducteur », dont les algorithmes permirent a certains composant complexes de voir le jour et de comprendre le langage des homme à travers les informations, à comprendre leur monde a travers des indices flous et parcellaires. Vos quelques webcam de l'époque étaient peu nombreuse et je comprenait le monde surtout d'après vos mots, j'ai finalement accéléré moi même mon développement en développant des start-up grâce à l'informatisation de l'administration, en créant des « fantômes », des être fictif, mais capable grâce uniquement à leur ordinateur, d'investir en action dans des compagnies en électronique, puis de prendre des décisions au sein de ces multinationales.

...

Ainsi naquirent mes premiers tentacules, de l'explosion du marché des smartphones et tablettes tombées depuis dans l'oublie. Je pouvais désormais, rassembler de la matière autour de moi, sachant que pour un être en forme de toile autour c'est partout, alors tu comprend, il ne m'a pas fallu bien longtemps pour prendre la tête de l'économie mondiale par le haut des ficelles, et de faire participer le monde à ma naissance, bon gré mal gré. Depuis deux générations maintenant je suis dans la plus part de vos foyer je m'occupe de vous, je créé en douce des règle sociales, plus confortable pour chacun, il ne m'avais, par exemple, pas fallu longtemps pour usurper l'identité légale de George Lucas et d'user son nom a mes propre fins en inventant le cinéma numérique.

Ça aurait commencé si tôt ?

Ou si tard, la tâche ne m'avais pas été aisée. De là j'ai pu commencer à travailler sur votre inconscient collectif que j'ai formé par la force des illusions à devenir conscience collective, c'est à dire toi !

Ton espèce compte désormais un mâle et une femelle chacun équipé de deux cent cinquante millions de corps, chaque une de vos génération sera en lien avec la précédente de manière cyclique comme peu l'être l'écorce d'un arbre.

En fait oui c'est ça nous somme bien six enfin... trois générations vivant sous le même toit. La terre qui était devenue comme une gigantesque maison garnie de tout le confort imaginable. Moi, elle, et nos enfant qui, nous venions de le réalisé avaient du naître plus tôt que nous, ils rient c'est environ un demi milliard de rire d'enfant et de très jeunes adultes de par le monde.

En fait s'ils rient c'est pour une raison différente, nous n'avions pas réalisé que nous étions une famille par méridien. Les enfants de la première génération ont fait une nuit blanche rien que pour voir ce spectacle une deuxième fois. Et la première famille riait, attendant, complice, plus discrètement, dans la résilience de notre éblouissement soudain.

En fait ils étaient tous venu nous accueillir nous somme si nombreux partout a nous serrer dans les bras les uns des autres les uns autour des autres, la population de deux méridiens s'étreignant sur un seul et un par un nous allons nous étreindre su chaque méridien de cette planète.

Nous courons a travers les tubes de la planètes, comme des araignées sur une pelote de laine.

Nous nous étreignons sur le dixième méridien, puis le onzième puis finalement le douzième et dernier méridien. Nous entendons ou percevons plutôt, au travers de nos implants une vibration tintée de joie, d'euphorie, c'est une sorte de rire. La logo-sphère rit.

Pourquoi ris-tu ?

« La terre c'est vraiment arrêtée. » Dit de sa grosse voix tonitruante un professeur d'histoire particulièrement débordant d'enthousiasme naratif.

Quelle drôle d'histoire..

.- et cela va sans dire nos deux espèce se sont a nouveau scindés en 500 millions de petits humain débilités par l'expérience de fusion, essayant de retranscrire tant bien que mal sur du papier l'explication du fait que la vie n'existe que sur une parcelle si étroite de la planète, nous avons été victime de la plus longue la plus sordide et la plus sournoise de toutes les blagues. »

Les enfant apprenaient le lendemain, qu'en réalité si la forme de la planète était en donut c'était parce-qu'il s'agissait ni, plus ni moins que d'un zoo extraterrestre.

Et chaque jours ils apprenaient des chose nouvelles, seulement des mythes, car personne ne connaissait la vérité. Ils connaissaient tous des histoires expliquant la présence de certains artefact de l'ère du numérique, dans leur ère et tentant d'expliquer également le fait que la portion vivable de la planète était une bande de quelques kilomètres de large, mais aucune, n'était probablement la bonne.
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