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Le Festin

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Nicolas

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_ Vous pouvez me déposer ici? Je vais descendre ici...
_ Pas de soucis chef.
_ Au feu rouge ce sera parfait.
Le taxi se glissa entre deux grosses berlines noires, stoppa sa course près du trottoir. L'un des conducteurs klaxonna, frappa nerveusement la vitre de la paume de sa main.
_ Pourquoi qu'il klaxonne? Il peut pas avancer de toute façon! Dit avec humeur le chauffeur tandis que Frédéric sortait son portefeuille. Il a rien d'autre à faire?
Derrière, les autres véhicules klaxonnèrent à leur tour.
_ Désolé de vous laisser en si mauvaise compagnie, lui dit Frédéric en lui tendant un billet de 20 euros.
_ Vous inquiétez pas pour moi, chef. C'est moi qui m'inquiète pour vous...
D'un signe de la tête celui-ci désigna le dehors, la nuit glaciale où descendaient des flocons de neige ronds et blancs comme des petites meringues. Frédéric soupira, soupira une nouvelle fois en constatant que son soupir dégageait un nuage de fumée de bien mauvaise augure.
_ Merci pour la monnaie...
_ Passez par la rue Cambon, c'est juste sur la droite...
_ Merci! Répondit Frédéric qui ne savait pas trop pourquoi le chauffeur lui donnait ce conseil. L'avait-il pris pour un provincial? Une fois de plus... songea-t-il, les parisiens sont tellement odieux entre eux qu'ils prennent pour des provinciaux ceux qui leur parlent aimablement...
Il s'engouffra dans les ruelles, se rendit compte qu'il avait oublié de fermer la portière et sortit de sa sacoche ses gants et son bonnet. Un vent violent, inhabituel, fouettait son visage. Il faisait froid, vraiment très froid. Ses yeux pleuraient, malgré son pas précipité, ses jambes tremblaient. Mais il n'avait pas le choix, ce soir-là les embouteillages étaient tels que la ville entière était paralysée. Il ne pouvait compter que sur ses pieds pour arriver à l'heure.
_ A moins de prendre un vélib'... Dit-il tout haut à un candélabre figé dans son indifférence. Non sûrement pas avec ce froid. Et puis le vent soufflait en sens contraire.
Cette idée l'amusa. Il se vit à vélo poussé par le vent, arriver à toute vitesse au vernissage. Attention les amis! J'arrive! Aurait-il crié avant de rentrer dans la vitrine.
_ Voilà qui n'aurait pas fait rire beaucoup de monde... Murmura-t-il tandis que le vent, sournoisement, vînt se frotter contre ses dents.
Il dépassa un cortège de touristes, força le passage à une voiture qui ignorait tout de l'existence des feux-rouges et parvînt au Jardin des Tuileries. A sa droite, la place de la Concorde brillait de mille phares, à sa gauche, le Louvre et ses éclairages étudiés s'élevait comme une photographie géante collée au beau milieu de l'agitation générale.
La rue de Rivoli, plus luxueuse que jamais, était un obstacle que seul un parisien aguerri traverse sans manquer de se faire klaxonner. Puis les jardins sombres, et les quais, la Seine et ses remous dorés... La plus belle ville du monde se déroulait, éternelle, semblable à la surface d'un diamant aux reflets variés. Frédéric marcha encore plus vite comme pour fuir ce décor dont le froid et le luxe interdisaient tout présence humaine.
Il dit avec une pointe d'ironie:
_ C'est incroyable comme la neige et les dorures vont bien ensemble... On dirait que la nuit les marie à merveille...
Sur le Pont des Arts, le vent soufflait plus fort encore. Pourtant, quelques touristes prenaient des photos; caché derrière un gobelet MacDonald rempli de quelques pièces grelotantes, un homme à la barbe grisonnante jouait Le Temps des Fleurs. Malheureusement pour lui, les crissements de son archer ne séduisaient pas son public. Malgré tout, il continuait à jouer, machinalement, comme si le froid avait tué tout son être excepté ses deux mains.
Sur l'autre quai, en descendant les quelques marches du pont, Frédéric manqua d'écraser la jambe d'un homme dissimulé sous un épais sac de couchage. Sa femme se tenait contre lui, emmitouflée dans une couverture chauffante et entre eux, un enfant, âgé de cinq ans tout au plus, les yeux hagards, levait la tête par curiosité, dévisageait innocemment les passants. Un morceau de carton avec écrit en lettres capitales "SYRIAN" criait pour eux.
Frédéric passa son chemin sans trop savoir quoi faire. Il donnait déjà tellement d'argent... Et le nombre de famille sans abri ne cessait d'augmenter dans les rues deParis... Que pouvait-il faire?
Il se sentit impuissant, puis inhumain, puis en colère contre lui même, de cette colère qui nous envahit lorsque l'on agit en désaccord avec nos propres valeurs.
Il marcha tout droit vers le lieu où avait le vernissage, à toute vitesse, cette fois pour s'oublier lui-même.

Lorsque Frédéric entra dans la galerie, il ne put s'empêcher de faire un parallèle entre le décor qu'il venait de traverser et le grouillement des brushings dorés. Tout n'était que champagne, éclats de rire et sollicitations. Les murs contenaient mal tout ce monde; les gravures suspendues étaient plus plates que plates, désolées d'infliger à l'assistance quelques centimètres d'espace en moins.
Il se frotta le crâne pour faire tomber la neige de ses cheveux, se faufila entre tous ces gens dont les visages, connus ou inconnus, se mêlaient agressivement. Trop de monde, trop de voix, trop d'attentes mondaines. Il avait du mal à imaginer que toutes ces personnes s'étaient déplacées pour venir admirer les gravures d'un autre siècle.
D'ailleurs, n'étaient-ce pas les mêmes qui, le mois précédant, avaient assisté avec le même entrain et dans la même galerie, à la présentation d'un projet d'un jeune artiste contemporain dont l'unique soucis vital était d'enrubanner les pieds des panneaux de signalisation de la rue de Sèvre à l'aide de cellophane?
Sa présence était obligatoire, se rappela-t-il, son éditeur le lui avait fait savoir, il ne se souvenait plus pourquoi... Il avait obtempéré, aussi sans trop savoir pourquoi...
Il se présenta devant le buffet, son échappatoire. Là, les petits fours prenaient leur envol, allaient directement s'engouffrer dans les bouches. Le serveur remplissait les coupes de champagne à un rythme industriel, le front suant, déterminé à sourire jusqu'au bout. Pas même le temps de dérober une olive...
Frédéric prit une coupe, un petit bout de pain de forme carré et multicolore. Il eut l'impression d'avaler la Cité Interdite. Puis, il se dirigea vers un petit groupe isolé.
_ Salut les artistes, leur dit-il gaiement.
Ils le saluèrent, la mine sombre, manifestement pas très contents de se trouver là.
_ Vous aussi vous êtes punis ce soir?
Ils acquiescèrent d'un bref dodelinement de la tête. Frédéric rit intérieurement. Il partageait leur malaise et leur silence lui convenait très bien. Alors, tout en dégustant son champagne, il se tînt près d'eux, tourné vers une gravure accrochée au mur et dont absolument personne ne se souciait. Le petit groupe le protégeait ainsi d'éventuels retrouvailles.
Hélas, son stratagème ne le préserva pas de l'arrivée intempestive de son éditeur:
_ Eh! Fred! Tu es là! ça tombe bien je dois te présenter quelqu'un.
Frédéric fut emmené illico presto par son éditeur dans une petite salle avoisinante.
_ Il faut que je te présente quelqu'un, lui disait-il tout excité, comme un jeune adolescent plein de romantisme persuadé d'avoir trouvé une carte au trésor. Pourtant Victor Sachuty faisait plus vieux que son âge. Ce phénomène de rajeunissement n'avait lieu que lors des vernissages. Sans doute se nourrissait-il davantage de la présence de la foule que du talent de ses protégés.
_ Voyons... Où est-il? Il faut que je te le présente...
La salle était minuscule et meublée que d'un banc. Pourtant Sachuty tournait sur lui-même, comme désespéré.
_ Tu as regardé dans ta poche? Lui dit Frédéric.
_ Pas drôle. Je suis pressé.
_ Désolé mais quand je m'ennuie je ne rie que des blagues pas drôles.
_ Arrête un peu. Y a plein de gens importants ici. C'est le moment de se faire des relations.
_ Comme trouver un autre éditeur...
_ De moins en moins drôle.
_ Et c'est qui la personne que tu veux me présenter?
_ C'est un jeune photographe... Il faut que tu voies son book. Absolument.
_ Je suis écrivain.
_ Tu me donneras ton avis...
_ Je n'y connais rien à la photographie.
_ Je fais confiance à ta sensibilité artistique.
_ Je n'en ai aucune en dehors des mots.
_ Tu verras. C'est une merveille. En plus le gars est vachement intéressant. Il vient de passer un an à Londres et...
_ Et pfff... Bon il arrive?
Le miracle se produisit et la porte s'ouvrit. Un homme, grand, très mince, le visage sévère et livide comme un vampire fit son entrée. Tout chez lui respirait le mutisme le plus méprisant du monde.
_ C'est son modèle? Dit Frédéric pour se moquer de lui.
_ Pourquoi tu dis ça? Lui demanda Satuchy qui n'avait saisi aucune pointe d'ironie dans propos.
_ Bah... Il arrive-là... avec une posture de mec inatteignable... On dirait plutôt un mannequin pour les revues branchées...
Le visage du photographe n'esquissa pas la moindre expression. Il se contenta de se tenir debout, jugeant inutile de se défendre. Une façon de signifier à Frédéric combien son attaque était grotesque.
_ Bon, fit Satuchy, passons aux choses sérieuses. Stev, montre nous ton book.
Le photographe tendit un mince volume à Frédéric. Ce dernier l'ouvrit, le feuilleta pendant un long moment. "Mais qu'est-ce que je vais leur dire... C'est affligeant de nullité... Je suis scié... Scié par l'inhumanité de ce type... Comment peut-on photographier les rues, les passants... les sans-abris avec aussi peu d'humanité... On dirait que le monde autour de lui ne sert que de matière à ses photographies... C'est que du style... Du joli... C'est un artiste inutile qui surfe sur une mode qu'un vrai photographe talentueux a lancé malgré lui. Il n'a pas senti l'émotion, la communication sensorielle qui réside dans les vraies oeuvres... Il photographie pour se faire un nom, pas pour changer le monde..."
_ Alors? Lui demanda Satuchy avec un grand sourire.
_ Alors alors... dit Frédéric qui n'osait pas lever les yeux.
_ Alors alors alors... insista l'éditeur sûr de lui.
Sous la contrainte, Frédéric dévisagea le photographe. Un léger sourire plein d'arrogance s'esquissait sur ses lèvres.
_ Et bah... J'en déduis que je suis écrivain.
_ Qu'est-ce que tu veux dire?
_ Bah que je suis écrivain. Bon désolé mais les petits fours m'attendent...
Frédéric tendit brutalement son book à Stev dont les traits du visage tombèrent sur le carrelage.
_ Excusez-le, lui dit Satuchy, Fred est un peu spécial... un peu ailleurs... un peu artiste... Enfin vous voyez ce que je veux dire.
_ ???

Frédéric, excédé et peu désireux de subir les remontrances de Satuchy, s'extirpa de la marée humaine. Il s'excusa auprès de quelques brushings à qui il avait écrasé les pieds et sortit dans la rue.
_ Il faut que je respire... Dit-il en s'étirant. Est-ce que je rentre? Non Satuchy a peut-être encore besoin de moi. Et il vaut que je rattrape le coup avec le photographe-mannequin avant qu'il ne soit trop tard. Bon... il ne me reste plus qu'à marcher... Mais avec ce froid... Et cette neige qui n'en finit plus de tomber... Les trottoirs commencent à être blancs. Je vais plutôt aller lire dans un café. Au moins je serai tranquille. Et comme ça si Satuchy m'appelle, je me pointe tout de suite.
Il trouva un bar non loin de la galerie. En pleine semaine et en plein hiver, les bars du centre de Paris étaient souvent vides. Il s'installa au fond d'un pub, sur une banquette bien moelleuse. Et comme il était le seul client, il se permit de demander à la serveuse de baisser la musique.
_ Brouuuuh fit-il, rien de tel qu'un lait chaud au miel en cette saison.
Il commanda, sortit son livre "Claude Gueux" et lut.

Il ne lui restait plus qu'une dizaine de pages à lire quand son portable se mit à vibrer dans sa poche. C'était Satuchy.
_ Il veut que je vienne... Mais il me reste que dix pages... C'est trop bête... Et puis j'en ai marre de ses mondanités.
Il ne répondit pas, envoya un texto "je suis a coté jarrive" et reçut un "depech ca urj".
_ Tant pis. Je finis mon livre.
C'est ce qu'il fit, sans se presser. Puis, il sortit, marcha gaiement, musicalement sous la neige, ressourcé par cet instant de calme.
Lorsqu'il arriva devant la galerie, la foule des brushings avait quitté les lieux. Le serveur débarrassait le buffet, jetait les coupes en plastiques et les assiettes vides dans un grand sac poubelle.
Frédéric entra:
_ Tout le monde est parti?
_ Oui, on vous a pas dit?
_ De quoi?
_ La suite du vernissage à lieu dans une salle de la galerie du Louvre.
_ Dans le Louvre? Carrément... Ils ont mis les moyens cette fois...
_ Y a une projection de prévue...
_ On m'a pas dit...
Il regarda son portable. Satuchy lui avait envoyé plusieurs textos:
"On va au resto puis à la projection, rappelle-moi"
"rappelle pour l'adresse"
"mais tes où? on a reserve un resto chic"
"a mon avis c'est mort pr le resto... est ce que tu viens à la projection?"
"merci de me dire si tu viens à la projection"
"va au diable!"
_ Il est quelle heure? Dit à Frédéric en découvrant sur l'écran qu'il "tait déjà minuit passé. Incroyable... J'étais tellement absorbé par ma lecture que je n'ai pas vu le temps passer. Je n'ai plus qu'à rentrer chez moi...
_ Vous habitez où? Lui demanda le serveur tout en réajustant une gravure dont le cadre avait été bousculé.
_ Oula, loin, très loin, à Dourdan la Forêt...
_ Vous êtes en voiture?
_ Non pourquoi?
_ Y a un problème dans le RER, c'est la ligne C...
_ La mienne justement...
_ Je vous aurais bien raccompagné en voiture mais j'habite à Cergy Pontoise. Prenez un taxi.
_ Trop cher. Bon bah... Il ne me reste plus qu'à dormir-là.
_ Je suis désolé mais je ne peux pas vous laisser là. Je dois fermer et...
_ Vous inquiétez pas, j'ai les clés de la galerie.
_ Parfait. Dit le serveur. Alors je vous laisse vous installer.
Il passa un dernier coup de balai, délaissa son costume impeccable pour une paire de basket, un vieux jean et un sweat Star Wars avant de filer.
Frédéric ferma à double tour la porte de la galerie, s'allongea sur le banc dans la salle où avait eu lieu la discussion entre lui, Stev et Satuchy, et s'endormit.

Un bruit, des coups portés à la porte de la galerie le tirèrent de son sommeil.
_ J'espère qu'il n'y a rien. Se dit-il.
Les gravures, dans l'obscurité, dormaient à point fermé.
_ C'était peut-être dans mon rêve... Je rêvais de quoi déjà?
De nouveau des coups portés à la porte.
Il se leva, découvrit, à l'extérieur, derrière la porte vitrée, un homme qui étalait une couverture. Un enfant tapait sur la vitrine avec une boîte de conserve. Il vit Frédéric, tira, le manteau de son père et désignant le jeune homme.
Frédéric ouvrit la porte:
_ Pas dérange, nous pas dérange... Se défendit l'homme.
_ Pas de problème, répondit-il en s'efforçant de sourire.
La neige continuait de tomber, le froid, plus glacial que jamais lui brûlait les joues. Comment était-il possible, comment à Paris en 2017, était-il encore possible que des enfants dorment dehors en plein hiver? Un sentiment de colère le fit sortir brutalement de son état léthargique.
_ Entrez, fit-il à l'homme en s'effaçant de l'encadrement de la porte.
L'homme hésita, l'enfant aussi. Mais Frédéric était plus que jamais déterminé à faire sauter les règles absurdes qui régissent une société incapable de protéger ses membres.
_ Allez, entrez, insista-t-il, au chaud!
D'un geste de la main il fit signe à l'enfant de rentrer. Celui-ci n'hésita plus, aussitôt suivi par son père.
_ Merci, merci, disait-il au jeune homme. Puis: Encore famille, encore famille...
_ Bien sûr, faîtes les venir.
Et l'homme disparut au fond de la rue et la bienveillance de Frédéric fut récompensée par l'arrivée de deux autres hommes, trois femmes (dont une particulièrement âgée), et d'une douzaine d'enfants. Tous se précipitèrent dans la galerie.
_ Je m'attendais pas à ça, rit Frédéric, mais bon... Si ça vous sauve pour cette nuit tant mieux.
Il alluma les lumières de la galerie, se rendit dans la petite cuisine et ouvrit le frigo.
_ Nous avons des restes! S'exclama-t-il de façon théâtrale à ses convives. Ceux-ci se regardèrent, incapables de comprendre ce qu'il disait.
_ Bon, ça fait rien. Vous, venez avec moi.
Il s'adressait au père du jeune garçon. Celui-ci s'avança et, sans comprendre ce que tramait le jeune homme, se retrouva avec une dizaine de boîtes en cartons empilées sur les bras. Frédéric, quant à lui, s'occupa des bouteilles...
_ Ce soir nous allons nous offrir un festin! S'exclama à nouveau Frédéric dont le mystérieux enthousiasme contaminait peu à peu l'assistance.
Il souleva les couvercles les boîtes disposées sur la table. Les yeux, les bouches, les estomacs de la famille s'ouvrirent aussitôt. Puis, ce fut le tour des mains, avides, comme des aigles royaux fondant sans la moindre pitié sur leurs proies.
Au comble de sa joie empathique, Frédéric, alluma le poste radio. Les chansons de Sia résonnèrent dans la galerie, au rythme des pop! de bouteilles de champagne. Débuta alors, au milieu des gravures anciennes et solennelles, le festin.

Le lendemain matin, quand Frédéric sortit de la salle du fond de la galerie, l'aube pointait, les rayons du soleil rutilaient sur les bordures gelées des fenêtres et venaient éclairer le chaos qui régnait.
Le sol était jonché de petits fours, de bouteilles parfois cassées, de morceaux de boîtes. en carton.. Sur les murs blancs, des aliments écrasés par des mains enfantines faisaient concurrence aux gravures.
Frédéric était seul, toute la famille était partie. D'ailleurs la porte de la galerie était restée grande ouverte.
_ Bon bah... J'ai plus qu'à partir. Dit-il en baillant.
Il fit un rapide coup de ménage, sauva ce qu'il put sauver, effaça au maximum les indices du festin.
Une fois fini, il mit son manteau, se dirigea vers la sortie.
_ Je n'ai même pas pris le temps de regarder les gravures.
Il fit un tour rapide de la galerie.
_ Mouais... des gravures qui représentent des couverts... Des verres, fourchettes, des couteaux, des cuillères... Quelle drôle d'idée...
Il y a des mondes que je comprendrai décidément jamais...
Il sortit, ferma la porte à clé. Au-dessus de lui, le soleil était immense dans le ciel en train de fondre.
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