Le dialogue

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J'écris depuis très longtemps par passion et surtout pour m'amuser . Vous pouvez me retrouver sur Amazon où sont publiés mes romans et mes recueils et sur Facebook "Les pages de l'Herm". Merci à  [+]

- Arnaud : Paris est beau n’est-ce pas ?
- Victoire : Je vous demande pardon ?
- Arnaud : Ne trouvez-vous pas que ce soir Paris est beau ?
- Victoire : Si, mais il est beau tous les soirs, pour celui qui l’aime.
- Arnaud : Et l’aimez-vous ce soir ?
- Victoire : Oui, comme tous les soirs.
- Arnaud : Je me présente, Arnaud Richier.
- Victoire : Victoire Borde.
- Arnaud : Raison professionnelle ?
- Victoire : Oui, et vous ?
- Arnaud : En fait je ne sais plus vraiment pourquoi je suis là.
- Victoire : Vous êtes venu dans la capitale sans raison ?
- Arnaud : Si, j’en avais une en quittant Vernon.
- Victoire : Et qu’en avez-vous fait depuis ?
- Arnaud : Je crois que je l’ai égarée au fil de la Seine.
- Victoire : Et maintenant ?
- Aranud : Maintenant ? Je suis là, avec vous.
- Victoire : Était-ce cela votre idée, trouver quelqu’un et lui parler ?
- Arnaud : Je ne sais pas...Peut-être.

Tous deux tournent leur regard vers la Seine qui brille à leurs pieds. Arnaud a quitté Vernon convaincu que son destin se trouvait dans la capitale. Il a pris le premier train, et s’en est allé sans se retourner. Depuis, ses parents ont dû trouver son mot sur la table de la cuisine. Il sait qu’ils sont malheureux, mais il sait aussi, qu’il ne reviendra vers eux que son envie de voir ailleurs satisfaite. Dans sa valise, il n’a presque rien emporté de sa vie de provincial, juste un ou deux T-shirt, un jean, ses affaires de toilettes et ses clichés, ses épreuves.

- Arnaud : Je suis passé à tout hasard il y a une semaine, ils m’ont dit d’attendre, et puis, ils m’ont donné rendez-vous. Et vous ?
- Victoire : Moi aussi, je suis passée à tout hasard il y a environ une semaine et comme vous maintenant, j’attends.
Arnaud : Tout est différent ici. Le temps ne passe pas de la même façon qu’en province.
- Victoire : C’est vrai, il est plus pressé, plus avide.
- Arnaud : j’ai voulu connaître la vie parisienne.
- Victoire : Et alors ?
- Arnaud : oh ! c’est encore trop tôt.
- Victoire : Et vous êtes si jeune !
- Arnaud : J’ai trente ans tout de même !

Ils font une pause, se retirent dans leurs songes. Victoire sort une cigarette et regarde la fumée s’échapper par la baie vitrée grande ouverte. L’air frais chargé de pluie et de brume descend dans son âme et l’entraîne bien au sud de la Seine. Encore une nuit seule, une nuit parisienne sans amour, sans chaleur. Elle jette un œil à son voisin, ce jeune provincial, curieux, exalté par ses découvertes et ses attentes.

- Victoire : Que photographiez-vous ?
- Arnaud : je vous demande pardon ?
- Victoire : Quels sont vos sujets ?
- Arnaud : La nature bien sûr, mais avant tout les hommes et plus principalement, leur âme.
- Victoire : Je vois. Sont-elles faciles à capturer ?
- Arnaud : Non, et c’est en cela qu’elles sont belles !
- Victoire : Noir et blanc ? couleur ?
- Arnaud : Tout dépend de la personnalité, du caractère. Si c’est une nature joyeuse, enjouée, ce sera de la couleur. Si le sujet est grave, sérieux, mystérieux, ce sera du noir et blanc.
- Victoire : Et la Seine ?
- Arnaud : Comment ça la Seine ?
- Victoire : La Seine, de quelle couleur est-elle ?
- Arnaud : La Seine est une femme capricieuse, sensuelle, énigmatique et le noir et blanc lui sied si bien.
- Victoire : C’est amusant !
- Arnaud : La Seine est un sujet sérieux !
- Victoire : Oui vous avez raison. Mais ce n’est pas la Seine que je trouve amusante, bien qu’elle soit pour moi toujours gaie, non c’est la vision que vous en avez.
- Arnaud : Pardonnez ma franchise, mais je parle comme je photographie, avec sincérité et sentiment.
- Victoire : Je vois.
- Arnaud : Vous par exemple, je ne pourrais pas vous photographier autrement qu’en noir et blanc, même si nous ne nous connaissons que depuis vingt minutes.

Victoire éteint sa cigarette, et sourit à Arnaud qui maintenant se tient près d’elle. La provinciale qu’elle fut, lui revient alors.

- Victoire : Pourquoi en noir et blanc, suis-je si sombre ?
- Arnaud : Non, pas du tout, mais vos traits, ce qui émane de vous, impose le noir et blanc.
- Victoire : Je suis un clair-obscur ?
- Arnaud : Exactement.
- Victoire : Et bien je vais être franche à mon tour, c’est la vie parisienne, celle-là même que vous venez chercher, qui a fait de moi ce clair-obscur. Mes couleurs se sont ternies au fur et à mesure de mes désillusions.
- Arnaud : Mais le noir et blanc sont des couleurs, et qui je vous le répète, s’accordent parfaitement avec votre âme.
- Victoire : Mon âme, qu’en savez-vous de mon âme ?
- Arnaud : Et bien, je sais qu’elle est seule, sensible, douce et détachée du monde qui l’entoure.

Victoire examine de plus près Arnaud, jeune inconnu qui par magie, a pointé son mal. Un roman tous les deux ans et malgré cela, incapable de nommer la détresse qui la ronge.

- Arnaud : Ai-je vu juste ?
- Victoire : Oui... Trop juste même à mon goût.
- Arnaud : Je ne voulais pas vous heurter.
- Victoire : je ne suis pas heurtée, mais surprise par autant de justesse.
- Arnaud : Vous étiez dans mon objectif.
- Victoire : Assurément.

Arnaud s’avance sur le balcon, s’accoude à la rambarde, et observe la nuit qui avance. Perdu dans ses pensées, dans son impatience grandissante, il cherche du regard la direction de Vernon, mais la ville est si grande, et les lumières si fortes, qu’il renonce. Son rêve sous le bras, il a débarqué gare Montparnasse, et comme un jeune idiot a dérivé au gré des maisons d’éditions, pour échouer dans celle-ci à laquelle, rien de son ouvrage, de son travail, ne le prédestinait.

- Victoire : Vous semblez inquiet ?
- Arnaud : C’est à dire...comment vous expliquez ?
- Victoire : Mais simplement, avec franchise.
- Arnaud : Je suis venu à Paris pour être édité en qualité de photographe et voilà que je suis convoqué pour l’illustration d’un livre.
- Victoire : Et cela vous contrarie-t-il ?
- Arnaud : Pas exactement, disons que je suis dérouté.
- Victoire : Une des occupations de la capitale ; Dérouter. Dérouter, c’est ce qu’elle sait faire de mieux.
- Arnaud : Ne riez pas, je vous assure que c’est déroutant !
- Victoire : Certes, mais n’est-ce pas là une nouvelle façon pour vous d’aborder les âmes ?
- Arnaud : Oui, bien évidemment. Mais un texte, est bien plus complexe qu’un visage.
- Victoire : Le croyez-vous ?
- Arnaud : Bien sûr que je le crois. Ce sont des mots que mon objectif accompagne, ils ne parlent pas, ils chuchotent, expriment silencieusement des sentiments, des impressions, des ambiances.
- Victoire : Est-ce cela qui vous fait peur, ne pas retranscrire avec exactitude ce que l’auteur a voulu dire ?
- Arnaud : Précisément. Imaginez que mon interprétation ne corresponde en aucun cas à ce que l’auteur a suggéré au lecteur, s’en est fini de moi et de mes photographies.

Victoire ne s’est jamais arrêtée sur ses écrits et sur l’impact qu’ils avaient sur ses lecteurs. Elle n’a jamais non plus réfléchi à ce qu’elle voulait suggérer à ses lecteurs. Elle écrit tout simplement, couchant sur le papier ses sentiments, les histoires qui lui trottent dans la tête, tentant de transcrire avec application, sincérité et minutie, les ambiances, les personnages qu’elles rencontre et qui la touchent. Paris est maintenant recouvert d’un bleu intense, au loin la Tour Eiffel scintille de mille feux, Edmond son éditeur ne revient toujours pas, elle est lasse de cette attente interminable, de cette vie qui ce soir, ne ressemble qu’à un énorme brouillon. Elle sent près d’elle Arnaud Richier tout aussi fatigué qu’elle de patienter dans ce salon désuet que deux malheureuses lampes de style empire éclairent péniblement.

- Arnaud : Et vous, pourquoi êtes-vous là exactement ?
- Victoire : Mais je vous l’ai dit, pour affaires.
- Arnaud : Vous aussi vous venez vendre vos talents ?
- Victoire : En quelque sorte.
- Arnaud : Et quels sont vos talents ?

Victoire sourit, boutonne sa veste, enroule son étole autour de son cou que le froid assaille, et réfléchit. Ecrire, elle ne sait faire que cela. Et elle le fait depuis si longtemps, qu’il lui semble que c’est une évidence. Arnaud, le buste en avant, penché au-dessus du boulevard illuminé et bruyant, lui apparaît comme un songe. Ce n’est non pas sa jeunesse qu’elle regarde, mais son âme cachée derrière une touffe de cheveux épais, bien coiffés et sages. Le visage un peu osseux, de grands yeux clairs, tout chez lui trahit l’appétit, l’intérêt. A l’aube d’une vie nouvelle pleine de promesses, il promène sa soif de vivre et, son objectif en perpétuelle quête, il avance vers les autres sans aucune autre pensée que de mettre à nu leur âme. Mais la sienne, à quoi ressemble-t-elle ?

- Victoire : Extérioriser ce qui ne se voit pas ou ne s’entend pas.
- Arnaud : C’est votre première tentative ?
- Victoire : Non ma...Je ne sais plus exactement.
- Arnaud : Vous avez échoué ici, tout comme moi ?
- Victoire : Oui à peu près, bien que je n’utiliserais pas le mot « échouer ».
- Arnaud : vraiment, alors quel mot utiliseriez-vous ?
- Victoire : Naître.
- Arnaud : Naître ? Mais pour naître, il faut d’abord n’avoir jamais vécu !
- Victoire : Mais ce fut le cas.
- Arnaud : Ce fut, c’était il y a longtemps ?
- Victoire : Dix ans, peut-être plus.
- Arnaud : Racontez-moi, que je devine ma naissance.
- Victoire : Mais il n’y a rien à raconter. Vous la vivrez pleinement quand elle se fera.
- Arnaud : Donnez m’en juste quelques bribes que je les photographie.
- Victoire : Une naissance de cette sorte, ne se raconte pas, elle se vit, voilà tout.

C’était il y a quinze ans, elle arrivait comme lui de sa province, pétrie de peurs, d’espoirs, et de volonté. Comme lui, elle a arpenté les rues et les trottoirs de la capitale à la recherche de la lumière qui la ferait éclore. De refus en refus, de dépit en blessures, elle a erré, puis sans réellement y croire, elle a frappé à cette porte et la lumière est apparue, et elle est née. Lavée de tous les affronts, de toutes les larmes versées par découragement, elle s’est épanouie. Roman après roman, elle a grandi jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à ce soir.

- Victoire : Si je devais vous photographier, je le ferais en couleurs. Vous êtes si...
- Arnaud : Si...quoi ?
- Victoire : Je n’arrive pas à décrire ce que vous m’inspirez.
- Arnaud : Je vous inspire, ça c’est amusant.
- Victoire : Oui en couleur, parce que vous êtes le début, le commencement, rien ne vous a encore écorché durement.
- Arnaud : C’est vrai, je n’ai pour l’instant que des ecchymoses.
- Victoire : On appelle ça du bleu à l’âme.
- Arnaud : Vous... vous êtes écorchée.
- Victoire : Ecorchée, entaillée, appelez ça comme vous voulez, le résultat est le même, je suis abîmée.
- Arnaud : Parlez-moi, tout restera entre nous. C’est ce soir et pas un autre. Après, nous ne nous reverrons plus.


Raconter, écrire, mettre en scène, çà Victoire sait le faire, elle ne sait d’ailleurs faire que ça, mais se raconter, c’est une autre histoire. Et puis, pourquoi devrait-elle se raconter ce soir, à ce jeune homme dont elle ne connaît rien et qui sûrement s’amusera de ses déboires, de ses doutes ? Cependant, l’envie de se confier, de s’épancher la tenaille ; Il y a si longtemps qu’elle rêve d’un tel instant. Parler d’elle à quelqu’un qu’elle ne reverra jamais ;Quelqu’un qui emportera avec lui ailleurs ce qui ce sera dit dans une intimité inattendue. Edmond est charmant, délicat, mais c’est son éditeur et il n’a pas la finesse d’un confident. C’est un homme d’action, de contrats, de ventes qui gère sa vie littéraire et prend bien soin de laisser sa vie privée de côté. Elle est son écrivain, ses romans le touchent, sa détresse lui fait peur, elle en est consciente. Edmond est né dans cette maison d’éditions, il n’a pas comme elle ou Arnaud, dû se débattre, courir, avancer contre vents et marées pour s’imposer, pour exister. Arnaud Richier lui, sait. C’est vrai, il n’est qu’au préambule de son expérience, mais déjà, il ressent les affres des espoirs déçus, des portes fermées trop tôt ou trop vite, des promesses non tenues ou oubliées. Il a comme elle, cette fibre de celui qui ne renonce jamais, qui ne vit que pour sa passion, et qui, transporté par ce qu’il ressent, par ce qu’il aime, marche vers sa naissance.
Elle s’interroge sur cet étrange échange, sur ce moment à part en plein cœur de la capitale, sur ce dialogue commencé sur un rien et qui peut-être, se terminera sur une poignée de main, ou sur un rien. Arnaud est silencieux, il est maintenant adossé à la rambarde, les yeux plantés dans le ciel voilé. Sans doute l’a-t-il oubliée, sans doute ne voit-il plus qu’il est à Paris, qu’il est en rendez-vous et qu’il discute avec une inconnue.

- Victoire : Etes-vous à Vernon ?
- Arnaud : Oui et non, je pense à maintenant, à monsieur Ricoire, à mes photos, à ce rendez-vous qui n’en finit pas.
- Victoire : Aimeriez-vous être ailleurs ?
- Arnaud : Oui, mais dites-moi, n’est-ce pas vous qui deviez vous confier ?
- Victoire : Je ne me souviens pas. Moi j’aimerais être au bord de l’océan. A cette heure-ci, il est superbe paraît-il.
- Arnaud : Il n’est pas magnifique, il est tout simplement indescriptible.
- Victoire : Vous a-t-on montré le livre que vous deviez illustrer ?
- Arnaud : Non, je sais juste que c’est un recueil de nouvelles, mais à part ça, je n’en sais pas plus. Mais vous ne m’avez toujours pas dit en quoi consistaient exactement vos talents.
- Victoire : je vous l’ai dit, ils ont le même objectif que vous, dépeindre les âmes.

Et là, juste maintenant, c’est son âme qu’elle aimerait dépeindre. Elle commence à la sentir, à la deviner. Elle se dessine dans sa tête, elle sait déjà les mots qui la décriront. Arnaud Richier sera immortalisé, cet instant sera immortalisé. Elle le met dans un coin, au chaud, et ce soir, cette nuit, dans trois jours, il sera fixé comme une photo, sur papier, sur son album à elle. Cet album qu’elle confectionne au fil de ses nouvelles, de ses romans. Elle se demande même s’il ne va pas être un ou deux poèmes Arnaud Richier, le jeune provincial, empli de fougue et de mordant. Oh oui qu’il fera de jolis poèmes, il donnera de jolis vers. Elle le fixe, le pénètre entièrement, jusqu’à en devenir indécente, impolie, elle dérobe tout ce qui peut la servir pour imprégner cet épisode. Elle l’examine minutieusement, il respire la jeunesse, l’impatience, l’insouciance, tout ce qu’elle fut et dont elle a été dépouillée.

- Victoire : Avez-vous encore quelques photos dans votre sacoche ?
- Arnaud : Non, ils ont tout gardé, tout est sur leur bureau.
- Victoire : Dommage !
- Arnaud : Attendez, je vous dis une bêtise. J’ai une photo de ma mère. Je l’ai prise il y a un mois et je la trouve très belle. C’est pour ça que je la garde sur moi.

Victoire est surprise de cette proposition. En un instant, elle se retrouve projetée dans l’univers d’un homme dont elle ne connaît rien et qui pourtant, lui offre de découvrir sa mère. C’est une femme d’une soixantaine d’années, un beau chignon, pas de maquillage mais énormément de douceur sur un visage aux traits bien dessinés. Frappée par la ressemble entre le jeune homme et sa mère, elle ne peut s’empêcher de le lui faire remarquer, et aussitôt, Arnaud sourit. La photo est belle, claire, sincère, sans artifice. Victoire découvre en quelques secondes toute l’intimité et la complicité qui relie ces deux êtres.

- Victoire : Est-elle souvent votre sujet ?
- Arnaud : Non, jamais. Là, je l’ai prise à son insu.
- Victoire : Elle est belle, elle semble si naturelle, si habituée à l’objectif, si...
- Arnaud : Je vous l’ai dit, je capture les âmes, uniquement les âmes. Cette photo, c’est vraiment ma mère et c’est pour cela que je l’aime.
- Victoire : Je comprends.
- Arnaud : Voyez-vous, je ne pourrais vous prendre en photo maintenant. Le sachant, vous ne seriez pas naturelle et ce ne serait pas vous. Mais, je n’exclus pas de vous fixer dans mon objectif, avant que nous nous quittions.
- Victoire : Vous n’oseriez pas ?
- Arnaud : Mais si.
- Victoire : Alors, il me faut être vigilante.
- Arnaud : Vous ne pourrez l’être éternellement.
- Victoire : Il est suspendu à votre épaule pour cette raison ?
- Arnaud : Mon appareil ? Oui. Il est mes yeux et ma voix.
- Victoire : Supposons que vous arriviez à me fixer sur votre objectif, aurai-je droit à une copie ?
- Arnaud : Oui, seulement si vous m’envoyer une copie de la vôtre.
- Victoire : Comment ça ?
- Arnaud : Je sais qu’il y a cinq minutes, vous me dévisagiez uniquement pour m’inscrire sur une de vos pages. Alors de cette page, aurai-je la copie ?

Victoire ne bouge plus, ne respire plus, tel un archer, Arnaud Richier a une fois de plus visé juste. Elle aurait dû être plus prudente. Cependant, à bien y réfléchir, rien ne peut échapper à Arnaud Richier, chasseur d’âmes. Même la plus grande prudence ne peut rien contre son œil avisé et aiguisé.

- Arnaud : Alors...Aurai-je une copie ?
- Victoire : Si...
- Edmond Ricoire : Ah, c’est très bien que vous soyez la tous les deux. Entrez, je vous en prie. Ma chère Victoire, ce jeune homme va te surprendre.
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KARIMOU Inas · il y a
Un bel hommage aux photographes, à ces photographes qui savent transmettre de l'émotion rien qu'au travers d'une photo. J'adore, bravo ❤
PS: vous pouvez faire un tour sur mon texte le lire et le soutenir si ça ne vous ennuie pas? Vous me feriez plaisir 😘

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Philippe Barbier · il y a
original
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Albane Charieau · il y a
Merci Philippe, excellente soirée.
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Stéphane Sogsine · il y a
Je me suis laissé porter par ce dialogue tout en finesse. J'en ai aimé ces recherches d'âmes qui se croisent et la fraîcheur des deux protagonistes, Victoire tout autant qu'Arnaud, quoi qu'elle en dise
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Albane Charieau · il y a
Merci Stéphane,très heureuse que mes personnages vous plaisent. Merci de les avoir écoutés.
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Alphonse Dumoulin · il y a
Très beau texte, pudique et rare.
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Albane Charieau · il y a
Merci Alphonse pour votre passage et votre amicale lecture

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