Le coup de la panne

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À quatre ans, j'ai pris conscience de mon existence en brandissant quatre doigts tendus, du haut du toboggan, à une maman curieuse qui me retenait de dévaller comme une furie la pente de plastique  [+]

Image de Automne 2014
Les premières secondes, le plus difficile à admettre, c’était de devoir finir le travail toute seule. Avant de me remémorer nos nuits blanches, avant même de réaliser que tu ne serais plus là, avant de comprendre que ton départ allègerait ma vie de la moitié de ses souvenirs.

C’est terrible, mais avant tout cela, la première pensée à m’avoir traversé l’esprit, c’est qu’il me restait 24h pour terminer cette nouvelle. Et que je devrai le faire sans toi.

Excuse-moi. C’est pour ça que j’ai eu envie de te frapper.

Je sais que c’était mon idée de te traîner à San Francisco pour faire ce road trip, que je n’avais pas besoin de toi à la base. Que c’était juste une blague pour énerver Papa, pour lui montrer que toi et moi on pouvait avoir une relation fondée sur autre chose que cette stupide chaîne des nécessités dont il parlait sans cesse. « L’être humain s’entoure uniquement de ce dont il a besoin » et toutes ces théories qui érigeaient l’utilité comme le graal ultime, alors que moi, apparemment, je m’excusais de vivre en permanence.

Mais tu vois, quand tu étais à côté de moi dans la décapotable, même si tu ne laissais échapper aucun bruit, même si je savais bien que le soleil te tapait un peu trop dessus, je sentais que nous étions en train de partager quelque chose de fort.

Et puis nous sommes rentrés. Et nous avons commencé à raconter cette histoire. Toi avec ton langage, moi avec le mien. Tu avais les photos, je me souvenais des sensations ; je me rappelais les odeurs, et toi, tu avais les sons. Bien sûr, je voyais bien que tu commençais à montrer quelques signes de faiblesse. Que tu n’étais plus aussi réactif. Je ne te le disais pas, mais lorsque je montais le volume de Canned Heat au maximum, je l’entendais quand même, ce râle faible et continu, cette voix rauque que j’appelais ton souffle.
Enfin, jusqu’à hier du moins.

Il devait être 21h à peine. Et tout est allé très vite. Je t’ai peut-être un peu brusqué, je ne sais plus. C’est vrai, que je te demandais toujours tout un tas de choses à la fois, et puis j’avais cette manie de te cogner – mais pas très fort, hein – pour que tu me donnes vite ce que je voulais. Mais cette fois-ci tu es resté de marbre. Rien, niet, terminé bonsoir. Une demi-seconde, et pfiou, plus personne.

Ça n’aurait rien changé, mais j’avais quand même l’impression qu’il fallait faire vite, alors je t’ai pris dans mes bras, et tu étais lourd, plus que d’habitude j’aurais même dit, et ça dépassait de partout, mais je tenais bon quand même, et puis je t’ai installé à la place passager de la voiture et je t’ai mis la ceinture. Ensuite, je suis retournée fermer la maison et faire un thermos de café, j’ai pris une couverture et un bonnet, et va savoir pourquoi je t’ai enveloppé dans la couverture et je t’ai mis le bonnet alors que ça ne te faisait ni chaud ni froid, et puis j’ai mis le contact.

La dernière fois que j’y étais allée, ça avait pris deux heures. Mais comme il neigeait et que je n’avais plus l’habitude du trajet, j’ai compté qu’il faudrait environ trois heures de route. La musique devrait m’aider à tenir le coup. A bien y penser, c’était le seul bon souvenir qu’il me restait de l’époque où j’aimais conduire.

J’ai béni le voisin fauché qui m’empruntait la voiture de temps en temps ; il avait beau avoir changé la fréquence de l’autoradio, la vieille AX avait toussoté un moment mais semblait prête à prendre la route. Ne me restait plus qu’à lancer la playlist qui dormait encore dans mon MP3. Les premiers accords d’Invicible ont résonné dans l’habitacle. Je devrais pouvoir y arriver.

Il y a les chansons du matin et les chansons du soir. Celles sur lesquelles on danse, et celles qu’on écoute pour pleurer. Mais plus que tout, il y a les chansons de route. Ce sont des chansons qui se regardent : il faut laisser un paysage défiler devant soi, abattre des kilomètres, jusqu’à oublier que la musique existe aussi pour les autres, jusqu’à croire que c’est le langage secret de notre regard porté sur le monde.

Je les ai toujours divisées en deux catégories : d’abord celles dont le rythme sonne comme une déclaration de guerre. Une implacable marche en avant contre laquelle tu ne pourras jamais rien faire, et tu as beau savoir que la chanson va bien finir par se terminer, c’est plus fort que toi, tu le sens quand même, on ne te fera pas croire que c’est juste pour rire, tu sais très bien qu’il y a quelque chose d’autre derrière tout ça. J’en écoutais beaucoup, avec toi, de ces chansons-là. Mais tu n’étais pas le meilleur pour ça ; les basses, ça n’a jamais été ton truc.

Et puis il y a les autres ; plus douces, contemplatives. Tu regardes les paysages se succéder plus vite que tu ne saurais les retenir, c’est déjà le soir ou entre chien et loup, et tu pensais que c’était un nuage, cette chape noire qui est venue tout assombrir, mais c’est bien déjà la nuit qui tire son rideau sur le ciel. Et tu sais qu’il y aura d’autres nuits, d’autres paysages, et d’autres trajets qui te conduiront vers des contrées que tu n’imagines même pas encore. C’est vertigineux, mais c’est beau aussi. Avec ces chansons-là, tu ne pars pas en guerre, tu as déjà baissé les armes. Mais tu n’es pas mécontent d’assister à la bataille.

Lorsque j’en trouvais une comme celles-ci, je ne la laissais pas passer. J’en avais de mémoire une petite dizaine – je me suis dit qu’avec ce qu’il t’était arrivé, je risquais d’en perdre sans doute le double – mais peu importe si je devais les écouter jusqu’à deviner à la fin de chacune d’entre elles les premiers accords de la suivante. Elles allaient faire de moi un rouleau-compresseur de la route. L’implacable Irma affrontant courageusement le grand froid Essonnien et l’accueil glacial de son père. Même pas peur.

Il faisait froid dans la voiture. La neige étouffait à moitié le bruit des pneus, et les essuie-glaces lissaient inexorablement les flocons qui finissaient leur course sur le pare-brise. Sfffiit, sfffiit, à chaque passage, les lames de plastique laissaient fondre sur leurs parois les perles blanches qui disparaissaient avant que j’aie eu le temps d’en distinguer les contours. Cela ne m’avait jamais vraiment plu. Quand j’étais petite, j’ouvrais grand la bouche par la vitre arrière, et j’essayais d’en attraper le plus possible, même si je m’en voulais un peu de les avoir empêchées d’atteindre le sol. Papa disait que si j’arrivais à m’en approcher tout doucement, sans les faire fondre, je me rendrais compte qu’elles étaient toutes uniques. S’il m’avait approchée tout doucement aussi, il aurait peut-être remarqué que je n’étais pas comme les autres.

Mais il y avait au moins ce point sur lequel je lui avais toujours ressemblé. Nous étions de ces gens qui gardent leurs distances, comme avec ces paysages qu’on traverse sans jamais s’y arrêter. On voit à quoi ils ressemblent, on croit deviner leurs contours, mais on n’en est jamais assez proche pour commencer à les aimer pour ce qui les différencie des autres.

Même si tout était devenu plus facile lorsque tu étais arrivé.

A présent, je venais de quitter le quartier et j’arrivais aux abords de la zone industrielle. C’était joli, il y avait les néons des boutiques qui dessinaient une palette de cristaux colorés sur les vitres mouillées, mais je m’étais déjà un peu réchauffée et il commençait à y avoir de la buée que j’ai eu envie d’essuyer avec ma manche. En la frottant contre la fenêtre glacée, j’ai effacé sans le savoir des dessins faits au doigt qui commençaient juste à réapparaître, bribes de souvenirs d’une autre vie, notes pour plus tard que je redécouvrirai un jour, dans une autre histoire que celle-ci.

Il y avait aussi de la buée sur les vitres, le soir où j’étais partie de la maison. Je me souviens l’avoir effacée du bout des doigts pour lancer à Papa un petit signe de la main, après avoir rangé toutes mes affaires dans le coffre et fait de la place pour ce gros carton sorti d’on ne sait où. C’était il y a deux ans.
Et je m’étais retrouvée en panne sèche sur le bord de l’autoroute.

Pour conjurer le mauvais sort, je me suis dit que cette fois ce serait une bonne idée de faire le plein avant de prendre la voie rapide. Et puis je n’avais pas de temps à perdre, si j’arrivais trop tard, il serait sans doute endormi. En attendant que le réservoir se remplisse, j’ai pensé qu’il était de certains souvenirs comme des stations-services : on s’y arrête un moment, parce qu’ils nous sont utiles pour aller plus loin, mais on n’y reste jamais longtemps. On croit qu’ils ressemblent à tous les autres.

Si j’avais pris le temps, ne serait-ce qu’une fois, de m’attarder sur la scène de mon départ, peut-être que j’aurais retrouvé, dans le flou dessiné par la vitre presque opaque, le sourire si reconnaissable de mon père lorsqu’il m’avait vue fourrer le carton dans le coffre. Peut-être que j’aurais deviné qu’il avait tout anticipé. Que ces mêmes phrases qui mourraient à la lisière de ses lèvres lorsque j’étais avec lui, il te les confierait, à toi. Et que tu me les donnerais à lire.

Mais je n’aurais jamais pu imaginer que les années ne changeraient rien à ma colère.

Il faisait un temps détestable. Avec le chassé-croisé des vacances d’hiver, toutes les conditions étaient réunies pour que le voyage se passe mal. Cela ne voulait rien dire, pourtant : le jour de l’accident il avait fait beau toute l’après-midi. Et comme c’était en plein mois d’août, il n’y avait personne sur la route.

Hier, c’était autre chose. Un embouteillage bloquait la circulation à 200 mètres de l’entrée de l’autoroute. Puisqu’il n’y avait rien d’autre à faire, j’ai pris le vieux thermos, et je me suis servie une tasse de café que j’ai bue à petites gorgées. Le gobelet se fixait moins bien qu’avant sur le bouchon, mais il conservait toujours autant la chaleur. Il y a longtemps, Papa et Maman l’utilisaient aussi pour garder au frais du thé glacé lorsqu’on partait en voiture l’été, pour les longs trajets. Mais depuis l’accident, c’était seulement du café. Fort et épais, comme Maman l’aimait. Son encre noire, qui l’aidait à compléter les marges de ses journées déjà bien remplies. Sur ce point, c’est à elle que je ressemblais. Toujours courir plusieurs lièvres à la fois. Sinon c’était trop facile.

Les voitures de derrière commençaient à klaxonner, alors j’ai jeté un œil dans le rétroviseur pour voir s’il se passait quelque chose. Il y avait des lumières qui dansaient de part et d’autre de la route, blanches d’un côté, rouges de l’autre, et cela m’a fait penser à la bague qui ne la quittait jamais, et qu’elle changeait de main en nous disant que c’était un code secret pour connaître son humeur du moment.
Lorsque je l’avais récupérée, j’avais essayé de la porter moi aussi, mais elle était trop grande pour les doigts habituels, et tout ce vide à combler ça me rappelait trop celui qu’elle avait laissé, alors je l’avais rangée dans une boîte, et je la regardais de temps en temps, et puis un jour j’avais arrêté de la regarder. Mais je savais qu’elle était quand même là. Comme un souvenir caché derrière une porte qu’on refuse d’ouvrir mais dont on caresse la poignée. Comme ce fichu panneau vert qui allait bien finir par apparaître mais que j’allais faire semblant de ne pas regarder.

Le trafic avait repris, j’ai suivi la file des voitures qui venait de s’engouffrer dans un tunnel, et comme il y avait plus de lumière j’en ai profité pour te jeter un coup d’œil à la dérobée. Comme j’étais partie vite de la maison, que je ne pensais qu’à la nouvelle qu’il fallait rendre avant demain, je me suis aperçue que je n’avais même pas réfléchi à tout ce que ton absence allait amputer à ma vie. Bien sûr, ce n’était pas l’essentiel. Le goût des abricots du jardin, l’odeur de vieux cuir du fauteuil adoré, les clichés préférés dont on avait soigneusement gardé les négatifs, ces choses-là existeraient toujours. Et même si elles disparaissaient, leur souvenir, lui, resterait intact.

Le pire, c’était le néant. De savoir que tu avais précipité dans ta chute des pensées déjà oubliées. Photos ratées sur lesquelles on passe sans les regarder vraiment, poèmes ni finis ni jamais vraiment commencés, noms perdus d’inconnus qu’on aurait pourtant voulu revoir. Pour accepter l’absence, il faut dompter le manque. Mais comment peut-on manquer de quelque chose dont on ne se souvient plus ?
Certains souvenirs sont comme des tunnels qu’on traverse. On cherche tellement à voir se dégager le disque de lumière au fond qu’on oublie ce qu’il y a autour. Et après, lorsque le cercle s’agrandit et que la voiture est de nouveau dévorée par le jour, on oublie que si le soleil nous chauffe tant, c’est qu’il y a eu de l’ombre, avant.
C’était la fin du tunnel. Les voitures devant ralentissaient toutes, alors j’ai freiné, et lorsque nous avons regagné l’air libre, j’ai vu qu’il y avait, derrière la rambarde, deux yeux jaunes qui se dégageaient d’une masse sombre et velue. J’ai imaginé que c’était peut-être un cerf égaré, alors j’ai pensé au chemin qui menait à la maison, et comment Papa s’amusait à rouler tout doucement pour que Maman essaie d’apercevoir des biches dans la forêt. Moi je n’avais jamais envie de regarder, j’avais déjà suffisamment peur du noir pour avoir envie d’y découvrir quelque chose, mais c’était un moment que j’aimais bien parce que j’entendais les graviers de l’allée crisser sous les pneus de la voiture, et que ça tanguait un peu à l’arrière, comme dans un bateau.

L’autoroute était presque déserte, à présent. La neige aussi nous avait faussé compagnie, et je me suis aperçue que la playlist était terminée depuis un moment. D’être comme ça, dans le noir, avec seulement le bruit des pneus sur l’asphalte, j’ai pensé que c’était la première fois que je me retrouvais sur la route, si tard, et sans personne. Les seuls trajets de nuit que l’on faisait, à l’époque, c’était pendant les vacances, pour ne pas se retrouver avec tous les autres dans les bouchons. On mettait les valises dans le coffre, Maman me fabriquait un lit à l’arrière avec des couvertures, et puis on filait sur l’autoroute. Je m’endormais en entendant les murmures de mes parents qui passaient la nuit à chuchoter en buvant du café – ils conduisaient à tour de rôle – et souvent je dormais d’une traite, ou bien je me réveillais mais je ne leur disais pas, parce que j’avais l’impression que c’était un peu interdit, d’être réveillée en pleine nuit, avec tout ce monde mystérieux qui défilait aux fenêtres. Alors, comme j’avais peur de me rendormir à force de ne pas parler et que je me retenais de demander un gâteau, je m’inventais un jeu où j’avalais en silence chaque voiture que Papa doublait, et après je les imaginais, toutes ces voitures devenues minuscules, en train de se promener dans les couloirs de mon corps qui me semblait tout aussi sombre et mystérieux que les paysages que l’on venait de traverser.

Lorsque j’étais petite, la vitesse était mon alliée. C’était les courses à dévaler la pente moussue en face de la maison, les escaliers gravis quatre à quatre. C’était les crampes à la main à rédiger trop vite les exercices qui me retenaient d’être déjà dehors. Dans la voiture, j’étais contrainte à rester immobile. Mais l’armure de ferraille avançait pour moi, avalait les kilomètres, domptait ce monde dont je n’avais rien à craindre puisque je l’avais traversé avant même qu’il n’ait remarqué ma présence. Lorsque j’étais petite, j’étais invincible. Et Papa et Maman vivraient pour toujours.

Le trajet commençait à se faire long. Et j’avais très envie de m’arrêter, même s’il me fallait gagner la maison le plus vite possible. Tout en restant concentrée sur la route, j’ai essayé de distinguer dans l’ombre le contour des maisons dont les fenêtres encore allumées me lançaient des clins d’œil, comme pour m’inviter à les rejoindre, ou à attarder mon regard sur elles. Il suffisait de les regarder une seconde de trop pour dévier de ma trajectoire. Juste une seconde, pour que mes mains bougent imperceptiblement le volant. Un claquement de doigts et sspbiimm, dans le décor.
Je me suis dit que je ne supportais plus que tout aille si vite. Qu’à présent je détestais ces routes sur lesquelles on n’avait pas d’autre choix que de continuer à rouler. Comment avais-je pu un jour me sentir libre, enfermée dans cette carcasse filant à toute allure, planquée derrière cette vitre qui me refusait de la nature jusqu’à son parfum, contrainte de continuer tout droit, toujours tout droit, avec pour seul échappatoire les jeux pour enfants ternis d’une vieille station-service ?

J’avais tout simplement grandi. Et le champ des possibles offerts par ces nouveaux espaces n’était plus une promesse de conquêtes à venir. Il ne faisait qu’esquisser les contours de tous les paysages que je ne connaîtrais jamais. Enfant, je croyais que les routes étaient sans fin ; aujourd’hui j’avais compris que chacune d’entre elles nous mène quoi qu’il arrive à la même destination. C’était sans doute pour ça que j’avais voulu raconter des histoires. Pour emprunter d’autres routes, et m’y arrêter si j’en avais envie. Des routes qu’emprunteraient d’autres personnes, et qui continueraient à exister lorsque je ne serai plus là.

C’était le moment de quitter la voie rapide, et on arrivait aux abords des usines à côté desquelles était niché le petit théâtre où avait été joué le premier de mes textes. Je m’en souvenais bien, parce qu’au début j’avais été mortifiée en découvrant le quartier, si gris et mort à côté de cette histoire que j’avais voulue pleine d’espoir. Et puis, un soir, Maman m’avait fait grimper dans la voiture pour aller l’observer de nuit, parce qu’elle disait que les lieux avaient une âme, et qu’une âme endormie ne mentait jamais, alors nous nous étions garées sur le petit parking et nous avions regardé la façade jusqu’à commencer à piquer du nez. Et je me souviens, dans la nuit, les cheminées d’usine devenaient des fabriques à nuages, le théâtre s’appelait les Clochards Célestes, et moi je trouvais que ça lui allait bien, parce qu’il était comme ces fumées grasses qui montaient vers le ciel, à la fois crasseux et poétique, on ne pouvait pas lui en vouloir d’être là même si on devinait qu’il n’en sortirait rien de bon.

Il m’avait longtemps hanté ce nom, tellement que j’avais parfois l’impression qu’il me collait à la peau, que j’étais devenue cet être perdu entre deux eaux, pataugeant dans les idées boueuses qui l’empêchent de prendre le large.
Et puis, il y avait aussi ce souvenir ; à chaque fois qu’ils parlaient du théâtre, Maman disait« ton truc Céleste, là » et Papa disait « ton machin des Clochards », et je trouvais que ça les représentait bien, et en y pensant je me suis dit que dans une autre vie j’aurais pu les asseoir à l’arrière de la voiture et les faire regarder le même paysage, et que Maman se serait souvenue d’un beau chêne et Papa d’un arbre mort, car finalement tout dépend du regard que l’on décide de porter sur les choses.

J’étais maintenant sur la petite départementale, et comme je roulais moins vite j’ai ouvert les vitres pour laisser entrer l’air du soir, ça ne sentait pas très bon mais c’était une odeur que je connaissais par cœur, et je me suis surprise à être contente d’être de retour. Le hasard de la vie m’avait fait naître ici, et il y avait quelque chose, dans la forme des ces maisons, dans la couleur de ces toits, qui faisait que je me sentais chez moi.

J’ai vu, de loin, le panneau se dessiner. J’ai reconnu les lettres sans pouvoir les déchiffrer, le « O » rebondi, le « F » et le « L » joufflus. Ce « BONDOUFLE » qui sonnait comme « pantoufle » et que mon imaginaire d’enfant avait inventé monstre glouton et bienveillant. Cette ville qu’adolescente je rêvais en forteresse d’Harry Potter, d’autant plus fantasmée que les parents ne voulaient jamais s’y arrêter car ils disaient qu’il n’y avait rien à voir là-bas. Mais c’était comme le Père Noël, ils m’avaient dit qu’il n’existait pas et je ne les avais pas crus, et plus ils s’obstinaient et plus je me disais que ça devait cacher quelque chose, alors je n’en parlais plus mais je n’en pensais pas moins.

Je m’étais promis de ne pas regarder le panneau, mais je ne sais pas trop pourquoi j’avais les yeux rivés dessus, et puis j’ai mis le clignotant alors que j’aurais dû filer pour arriver plus vite à la maison, et j’ai bifurqué pour rejoindre le centre-ville. J’étais sans doute engourdie par les deux heures de route qui avaient précédées, parce que je me suis dirigée de façon presque automatique jusqu’au parking, sans même penser que j’avais retrouvé la route alors que je n’étais venue qu’une seule fois. J’ai garé la voiture, je t’ai remis la couverture qui avait un peu glissé, j’ai pris le thermos de café, et je suis sortie.

Rien n’avait vraiment changé depuis l’accident. La rambarde était encore légèrement enfoncée, et c’est idiot mais cela m’a fait plaisir, il restait quand même une trace, alors j’ai caressé du bout des doigts la tôle froide et humide, et je me suis assise à l’endroit où le métal arqué s’était plié pour me servir une tasse de café. Derrière la rambarde, sur le bas-côté, j’ai vu des morceaux de plastiques froissés, écrins devenus obsolètes de fleurs rendues à l’humus, et j’ai pensé que c’était sans doute depuis ce jour-là que je n’aimais plus la terre et les plantes, parce que je les jalousais d’étreindre ce corps dont la chaleur m’était avant réservée.

En dévissant le bouchon du thermos, je me suis souvenue combien j’en avais voulu à Papa de n’avoir pas voulu se déplacer. J’étais partie toute seule, le visage ravagé par les larmes, et arrivée sur place on m’avait dit que je pouvais prendre tout ce que je voulais dans la voiture, et j’avais voulu prendre son gilet bleu qui était resté sur la banquette mais l’habitacle était tellement plié dans tous les sens que j’avais beau tirer dessus, il n’y avait rien à faire, alors j’avais juste pris le thermos qui avait roulé à l’arrière sous les sièges et j’étais partie.

En rentrant à la maison, j’avais plusieurs fois dévissé le bouchon pour sentir la chaleur vivante du café qu’elle avait fait le matin, je me disais que c’était tout ce qu’il restait, alors pendant plusieurs jours je n’avais plus osé l’ouvrir, et il n’y avait que lorsque j’étais trop triste que je le dévissais juste un peu, pour sentir cette odeur qui était tellement la sienne, et pour laisser perler contre ma joue l’haleine du breuvage devenu tiède.

Au bout d’une semaine, quand j’avais été sûre que le café était devenu froid, je l’avais versé dans un bol et je l’avais regardée, cette surface liquide sombre et stagnante, en pensant que ça n’avait plus rien à voir avec elle, les cascades de son rire et la vie de ses cheveux, alors j’avais bu d’une traite le breuvage âcre comme pour l’étreindre une dernière fois, mais cela ne m’avait laissé qu’un goût amer dans la bouche et des crampes à l’estomac.

Il était presque 23h, je devais me dépêcher de reprendre la route. De retour dans la voiture, j’ai remis pour la dernière fois la playlist au début, et j’ai abattu mécaniquement les derniers kilomètres qui me séparaient de la maison. De loin, lorsque j’ai vu que les fenêtres du bureau étaient encore allumées, j’ai compris qu’il n’était pas trop tard.

J’ai garé la voiture dans l’allée, je me suis quand même dépêchée de te sortir de la voiture en transformant tant bien que mal en baluchon la grande couverture, puis je t’ai transporté jusqu’à la porte d’entrée sans me rendre compte que le bonnet que je t’avais mis en partant était tombé dans l’allée. J’ai sonné, il y a eu du bruit dans les escaliers, et puis en une seconde Papa était dans l’embrasure de la porte, et il n’avait même pas l’air surpris.

On s’est regardé dans les yeux, il a jeté un œil au pauvre ordinateur qui gisait dans la couverture, et on a tous les deux souri ; lui parce qu’il a pensé que j’avais fini par avoir besoin de toi, moi parce que finalement j’étais heureuse de le voir, mais ce n’était pas grave si on ne souriait pas pour les mêmes raisons.

Papa m’a laissée entrer, on t’a porté jusqu’au bureau sans rien dire, et pendant qu’il te réparait je me suis endormie dans le vieux fauteuil, parce que je ne savais pas par où commencer, et parce que la route m’avait fatiguée. Lorsque je me suis réveillée, tu étais devant moi, ton écran était allumé, il y avait écrit « bonjour chérie » dessus, et je me suis dépêchée de finir la nouvelle parce qu’il ne restait plus que quelques heures pour l’envoyer.

Je t’ai remis dans la voiture, j’ai vérifié que je n’avais rien oublié, et puis lorsque j’ai vu que la banquette arrière était vide j’ai compris qu’il manquait quelque chose et pourquoi Papa tardait à venir me dire au revoir. Je l’ai vu descendre l’allée avec à la main le thermos qu’il avait rempli de café chaud et j’ai baissé la vitre pour le récupérer.

Ensuite j’ai démarré en lui faisant un petit signe de la main, et alors que la voiture commençait à tanguer le long de l’allée de graviers, j’ai laissé couler les larmes que je n’avais pas versées depuis la mort de Maman.

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michel jarrié · il y a
Il est toujours très agréable de découvrir des textes relativement anciens. Vous êtes une romancière accomplie ! Conduire, outre la voiture, un texte que l'on suit, ne sachant pas qu'elle en sera l'issue et cette fin tragiquement surprenante.
Salut l'artiste !

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Arlo G · il y a
À L'AIR DU TEMPS d'Arlo est en finale du grand prix été poésie 2017. Je vous invite à voyager à travers sa lecture et à le soutenir si vous l'appréciez. Merci à vous et bon après-midi.Cordialement, Arlo
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Janou · il y a
On trouve des choses passionnantes sur les sites d'échanges de votes...
http://www.voteforall.com/forums/viewtopic.php?id=4324 Elle est belle la victoire !

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Emmanuelle Piton · il y a
Je vous félicite, Sherlock! Vous avez déjà identifié 17 de mes votes, c'est un bon début :) Pour parfaire votre enquête, amusez-vous donc à chercher tous ceux qui n'ont pas eu la transparence de postuler sous leur véritable identité, sur tous les réseaux de ce type... vous comprendrez alors à quel point les dés sont pipés, et pourquoi je ne réitèrerai pas l'expérience.
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Martine-MARIE marie · il y a
Ah !vous aussi !pour ma part je suis vaccinée. Plus de compétion.ce qui est dommage, c'est que seuls les auteurs qui proposent leurs textes en concours sont visibles.
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Zabelou · il y a
Désolée d'intervenir, mais vous n'allez tout de même pas vous poser en victime alors que vous avez triché ?
Ce n'est pas une question de nombre de voix mais de principe...
Je trouve votre attitude insensée. Et je le dis d'autant plus librement que je ne publie plus non plus ici. Mais je défends des auteurs qui eux jouent dans les règles.

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Emmanuelle Piton · il y a
Je ne considère absolument pas avoir triché! Comme expliqué dans mon premier message de réponse à Janou il y a plusieurs mois, lors de la phase de premier vote pour les textes, j'ai été étonnée qu'il y ait tant d'écart entre certains votes. En discutant du sujet avec mon entourage amical et professionnel, j'ai eu vent de ces sites permettant de communiquer autour des jeux concours fonctionnant au "j'aime". Je n'ai pas sauté de joie lorsque j'ai effectivement découvert des dizaines de messages portant sur ce concours sur lesdits sites! Je voulais faire connaître mon texte, donc j'ai effectivement joué le jeu ( et "gagné" 17 votes ) , tout en communiquant également sur mon texte auprès d'autres réseaux, littéraires, professionnels, amicaux... et en me défendant de reparticiper par la suite à ce concours. Ce n'est pas par bêtise que j'ai laissé mon nom, prénom, et ma photo sur le site que recense Janou. Si j'avais voulu "tricher" comme vous dites, j'aurais fait profil bas! Il est facile de pointer une personne du doigt... Comme je le disais dans un précédent post: "Si Short ne voulait pas que les auteurs sollicitent leur réseau, que cela créé du flux sur le site et contribue à le faire connaître et bien référencer, le règlement du concours aurait peut-être été pensé différemment."Je ne m'arroge pas le prix de la meilleure élève, mais parfois l'arbre cache la forêt! Bonne journée.
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Iza Ca · il y a
Moi la polémique je m'en moque, après la bataille je vote pour votre texte. Il m'a touchée. Vraiment.
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Emmanuelle Piton · il y a
Merci Beaucoup Iza! Je n'en posterai pas d'autres sur ce site car je ne me suis pas remise de la dite polémique, mais je garde votre compliment bien au chaud. Très bon début d'année
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Emmanuelle Piton · il y a
Mais enfin c'est incroyable un tel acharnement! Ne pensez-vous pas que les autres auteurs ont également transmis leurs textes à leurs proches, collègues et autres pour solliciter leur soutien ou du moins les inviter à lire leur production? Avez-vous accès aux votes pour deviner qu'il n'y a que mon réseau à avoir soutenu mon texte? Je travaille dans le domaine du spectacle, et peut-être que mes contacts sont plus réactifs face aux projets artistiques que ceux d'autres auteurs... mais je n'en ai pas pour autant 380!
Vous pouvez du moins être rassurée, votre voix a été entendue, et ma victoire, en raison de vos commentaires, a exactement le goût amer que vous souhaitiez lui donner. Pourriez-vous, s'il vous plaît, avoir la gentillesse de cesser maintenant? Mes proches, qui tout comme moi n'ont pas l'habitude des forums et autres sites participatifs, m'appellent un jour sur deux pour m'informer de vos messages et en sont peinés autant que moi. Si Short ne voulait pas que les auteurs sollicitent leur réseau, que cela créé du flux sur le site et contribue à le faire connaître et bien référencer, le règlement du concours aurait peut-être été pensé différemment. Je commence à être excédée que vous me fassiez porter le chapeau d'un mécanisme qui vous excède... d'autant plus que je vous rejoins sur ce point! Dès mon premier message je vous répondais que je préférais les concours où les prix sont décernés uniquement par un jury.

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Zalma Solange Schneider · il y a
Bonjour,
Je voulais vous dire que j'ai apprécié votre texte, très bien écrit.... et je pense que vous avez tout à fait votre place sur "Short", ne serait-ce que parce que votre texte a d'abord été sélectionné par le comité de lecture, avant qu'interviennent ces questions de vote et de concours....
Pour le reste... que dire, si ce n'est qu'à un certain stade, tous les textes sont bons.... et le vôtre l'est !

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Janou · il y a
Et voila, on débarque, on fait voter son réseau et on repart 1er prix en poche sans trainer. Honteux !
Le prix des internautes devrait être remis à Styl'o et l'autre à Ernest Fourachault...

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Martine-MARIE marie · il y a
Mais c'est quoi cette jalousie...pfff
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Yannick Pagnoux · il y a
Jolie victoire, je n'ai pas voté car votre nouvelle ne faisait pas partie de mes préférés, mais vous n'avez point voler votre victoire.
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Emmanuelle Piton · il y a
Merci à ceux qui auront pris le temps de lire ce texte et de voter - ou non - pour lui. Une page se tourne... Bonne continuation à tous dans vos projets d'écriture:)
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Janou · il y a
Bravo à Facebook !
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JLuc · il y a
Génial, on attend les autres tomes!
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Pim San · il y a
J'ai trouvé ce texte plutot bon, certains passages forts (la rambarde encore légèrement enfoncée, par exemple) et vote donc pour (soyons cohérent) même si je découvre toute cette "polémique". Je crois que pour le vote du public, il, serait plus intéressant de regarder le pourcentage entre le nombre de votes et le nombre de lectures. Et je dis pas ça uniquement parce que ça ferait remonter mon texte dans le classement :-), tout en restant bien loin du podium. Le votre resterait dans les tout premiers.
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Argan le tallec · il y a
J ai voté il y a quelques jours en vaincu, et admiratif par la mobilisation des lecteurs ! J ai lu ce texte et j ai aimé...venez lire les trente autres finalistes ! Au plaisir de vous lire !
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Mone Dompnier · il y a
Plus de 2000 lecteurs ! Quel succès ! Votre compteur au moins n'est pas en panne, lui.
Dommage que vous ne jouiez pas franchement le jeu, en tirant toute la couverture à vous, au mépris des autres. Je le dis d'autant plus sereinement que je ne suis pas dans la bagarre.

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Fred Panassac · il y a
Emmanuelle, peut-être êtes-vous victime, comme Styl'O, de la démarche bien intentionnée d'une internaute qui vous a inscrite à votre insu sur un site d'échanges de votes. Car il s'agit de la même personne qui a laissé un commentaire en vue d'échanger son vote contre les vôtres, sur le texte de Styl'O et sur le vôtre.
Une chose est sûre, on aimerait savoir ce que vous en pensez. L'enfer est pavé de bonnes intentions et si on vous a inscrite sur un site d'échanges de votes à votre insu, cela ne vous rend pas service.

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Emmanuelle Piton · il y a
Bonjour Fred, j'ai répondu à Ernest Fourrachault juste en dessous, n'avais pas lu votre message avant. Bonne journée! Merci de votre attention.
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Fred Panassac · il y a
Bonjour Emmanuelle.
J'espère que vous ne me classez pas parmi les personnes impolies car je me fais un devoir d'être courtoise.
Certes, l'écrit crée une distance. Mais en ce qui me concerne, je ne me retranche pas derrière l'anonymat pour critiquer. Le nom qui apparaît ici est mon véritable nom, je n'ai fait qu'abréger mon prénom qui est Frédérique. Vous pouvez me retrouver sur d'autres réseaux où je ne prends pas de pseudo non plus. Je n'ai rien à cacher.
Vous aviez eu la visite ici d'une dame qui demandait de "rendre" (sic) son vote en votant pour une photo de son petit-fils. Cela m'avait paru anormal , je l'avais signalé.
Quelle que soit l'issue de ce qui est, vous le reconnaîtrez, un incident, je vous souhaite de connaître le succès que vous estimer devoir revenir à votre nouvelle.
La "production" est certes inégale ici mais il y a tout de même de nombreux auteurs talentueux et sympathiques, j'en témoigne à travers la fréquentation de ce site depuis des années.
"Le Coup de la panne" est pour l'instant votre seule parution ici, et vous avez la chance d'avoir un bon réseau "amical, professionnel et social", tant mieux pour vous - ces personnes sont d'un naturel taciturne par rapport aux commentaires que nous, auteurs "shortiens", échangeons en abondance, mais chacun peut choisir de cliquer sans commenter.
J'ai répondu plus longuement que je n'en avais l'intention, j'espère que des propos discourtois ne m'ont pas échappé et je termine en souhaitant que vous continuiez à laisser glisser votre souris sur quelques-uns des textes ici présents.
Pour dissiper tout malentendu, je ne suis pas finaliste en nouvelles mais en TTC , ce qui me disculpe d'avoir signalé le commentaire irrégulier par crainte de concurrence déloyale pour mes textes.

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Fred Panassac · il y a
Correction de ma réponse "que vous estimez devoir revenir" (le site ne "voulant" pas enregistrer ma modification.)
Et je n'ai pas pu terminer en vous assurant de ma sympathie littéraire, voilà qui est fait.

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Emmanuelle Piton · il y a
Merci chère Frédérique pour votre message. J'ai effectivement fait sur le site quelques découvertes - en poésie notamment - qui m'ont tellement emportée que j'en ai raté mon arrêt de tram... alors que j'avais un TGV à prendre! (heureusement, je ne l'ai pas raté celui-ci). Je ne manquerai pas de partir à la découverte de vos textes... et pour rétablir un malentendu, j'ai présenté cette nouvelle au concours car j'étais - une fois n'est pas coutume - relativement contente de mon travail (je ne parle pas ici de "talent"!), elle serait le cas échéant restée dans mes placards, je trouvais donc normal d'assumer la défendre. S'il y a une chose qui m'inspire, c'est bien de découvrir un auteur dont la production m'impressionne... car je fonctionne aux "mentors" et voue à mes idoles littéraires une admiration indéfectible! J'ai fini 2nde du précédent concours littéraire auquel j'ai participé, et j'étais ravie de ce classement car j'estimais la production du gagnant bien meilleure que la mienne... ce qui est à me sens le sain départ d'une envie de progresser, d'aller toujours plus loin. Bonne journée
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Emmanuelle Piton · il y a
Et bien évidement, votre message ne m'a pas paru le moins du monde insultant. Le problème est, lorsque l'on aime les mots, qu'on déballe comme des bonbons ceux que l'on apprécie pour les offrir avec bonheur, mais que l'on peut aussi être touché en plein cœur par des propos, qui, étant de plus écrits, laissent une vilaine cicatrice, quand bien même ils auraient été proférés pour les mauvaises raisons. A bientôt sans doute.
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Zabelou · il y a
Pour être tout à fait honnête Emmanuelle, votre réponse (plus bas) m'avait un peu heurtée à l'époque où je l'ai lue car cette immense confiance en vous affichée, face à vos "concurrents", qui eux aussi croient en leur texte, eux aussi sont sensibles, mais que vous sembliez (maladresse ?) dédaigner, était assez violente à lire.
Je n'avais pas commenté puisque vous ne passiez pas sur votre page. Je le fais donc aujourd'hui. Les auteurs ici communiquent beaucoup, avec chaleur et passion.
Et il faut bien reconnaître que vous ne pouvez pas le savoir puisque, en deux mois, vous n'êtes pas allée au-devant d'eux.
J'ajoute que j'avais apprécié votre texte (un peu trop long à mon goût), mais voyant votre "réseau" surpuissant, j'ai appliqué ma règle personnelle et je n'ai pas voté. C'était inutile vu le "compteur" et j'ai fait le choix de soutenir des textes qui ne se défendent qu'ici, et des auteurs qui font vivre ce site.
Mais cette règle ne concerne que moi.
Bonne victoire à vous car elle ne fait pas de doute et bonne continuation.

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Emmanuelle Piton · il y a
Bonjour Zabelou, vous avez raison, à relire la dite réponse, c'était un peu fort. Pour vous resituer le contexte, je venais d'apprendre l'existence de la page de commentaires en fin de texte. Je découvrais avec surprise des messages de personnes (des proches pour la plupart) qui avaient pris le temps de lire et surtout de commenter ce texte, et j'étais très émue. Au milieu de ces remarques, j'ai découvert le message sybillin d'une inconnue qui, dans une tournure humoristique, faisait référence à l'énergie que je déployais pour faire connaître mon texte via internet, et cette remarque, parce qu'amenée avec cynisme, m'a profondément (et sans doute trop) blessée. J'ai réagi immédiatement, et avec violence, et suis navrée du résultat puisque cela n'a fait qu'accentuer ses foudres... et je n'aurais jamais souhaité heurter la sensibilité d'autres auteurs. J'ai un certain problème avec la fausse modestie, ce n'est pas faux. Je pense qu'il faut oser miser sur ce que l'on sait faire. Pour parvenir à faire de l'écriture mon métier (pas encore hélas aussi bien que je le souhaiterais...) il a bien fallu que je prenne confiance en moi. Néanmoins, je suis prête à le crier à la cantonade: je n'ai aucun sens de l'orientation, je ne me souviens que de 5 dates de l'histoire de France,je suis incapable d'improviser 3 notes en musique... et si cela peut m'excuser aux yeux de ceux que j'ai blessés, la liste peut être plus exhaustive encore!
Je vous remercie pour votre message et vous souhaite une bonne fin de journée.

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Zabelou · il y a
Merci de cette réponse Emmanuelle.
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Emmanuelle Piton · il y a
Je rajoute qu'effectivement, cette mésaventure m'aura permis de découvrir en revanche que les auteurs et les lecteurs sont très actifs sur ce site! 2 mois pour apprendre l'existence des pages de commentaires, 1 mois de plus pour entretenir de véritables conversations...cela me permet de rajouter une dernière ligne à la conversation ci-dessus: Je ne suis absolument pas une reine de l'informatique:) Merci encore pour ces échanges
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Zabelou · il y a
Toujours pas de réponse ? No comment...
Et apparemment, c'est à Ernest qu'on a ôté des voix, il m'a passé un message !!!!
Décidément, je ne comprends plus rien à ce qui se passe ici. :-(

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Fred Panassac · il y a
Vraiment !! Le monde à l'envers. Attendons la suite mais je n'y comprends rien non plus.
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Ernest Fourachault · il y a
L'enfer est pavé de bonnes intentions... Plus sérieusement, je ne sais pourquoi Short m'a retiré une vingtaine de votes, j'attends des explications. Je veux la liste des votants qui me sont retirés et voir de quoi il s"'agit. je ne pense pas qu'une vingtaine de votes ai pu être crées de manière frauduleuse. Je ne tends le bâton à personne, Styl'o m'avait hier gentiment répondu. j'attends la suite.
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Fred Panassac · il y a
Ernest, en apprenant ce qui vous arrive, j'ai pensé un instant que j'aurais dû m'abstenir de signaler l'incident, mais tout bien pesé je préfère avoir soulevé ce lièvre car cette dame prénommée Véronique aurait pu continuer à laisser des votes et des commentaires pour obtenir des votes étrangers au monde littéraire .
L'effet pervers est la suppression de votes sur votre texte, chose à laquelle j'étais loin de m'attendre. Avez-vous finalement eu le fin mot de cette décision?

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Ernest Fourachault · il y a
Je n'ai pas eu de nouvelles ni de réactions à ma demande : je souhaite connaître les 20 votes qui m'on été supprimés. Ensuite, à moi de les contacter pour voir de quoi il s"'agit. J'ai l’impression que nous avons affaire à une censure informatique, et je voudrais bien en connaitre le détail. Les trois premiers ont été censurés de la sorte, par ordre décroissant de votes retirés, sans que celà ne remettent en cause quoi que ce soit : s'agit-il plutôt d'une mesure diplomatique ? j'ai foi en SE, j'attends de voir.
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Emmanuelle Piton · il y a
Je suis d'accord avec Ernest, je me suis fait une raison de cette trentaine de votes également retirés de mon compte car j'ai une bonne avance (de 293, de mémoire, à 265), mais doute de la création "frauduleuse" d'une vingtaine d'adresse mail... A moins d'avoir un "admirateur acharné", ce dont je doute:) Par ailleurs, je découvre à l'instant que mon mur de commentaires est devenu un champ de bataille! Je n'ai pas l'âme belliqueuse et préfère rester en retrait, user de mon temps pour continuer à solliciter mon réseau amical, professionnel et social pour obtenir le plus de visibilité sur cette nouvelle, le plus de lectures possibles, et idéalement (aussi) le plus de votes. J'ai l'habitude des concours "papier", c'est la 1ère fois que je participe à un concours en ligne. Je tombe un peu des nues quant au fonctionnement, mais suis surtout surprise par la réaction de certains, qui , profitant de la distance créée par l'écran et l'anonymat, ne font parfois preuve ni de la correction ni de la politesse dont ils gratifieraient sans doute même leur meilleur ennemi politique... Je suis quant à moi en bons termes avec tout le monde (n'est-ce pas Styl'o :) mais ne prendrai cependant pas plus part au débat qu'au travers de cette réponse unique, car cela m'implique trop émotionnellement. Je vous souhaite donc à tous une très bonne journée tout en prenant la décision, quitte à perdre une partie des retours de mes lecteurs, de ne plus laisser glisser ma souris jusqu'aux commentaires. Bonne écriture et lecture.
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Janou · il y a
En lisant votre réponse d'il y a une semaine, il est évident que seule la victoire vous intéresse de toutes façons. Pas de réponses aux commentaires, on ne vous voit pas non plus lire les autres auteurs commenter ou voter pour eux.
Soyez tranquille, le premier prix vous est assuré. Et c'est tant mieux, puisque vous le jugez vous-même exceptionnel face à la médiocrité concurrentielle...Peut-être que la correction et la politesse que vous réclamez serait déjà d'avoir la curiosité d'explorer ce site qui recèle de très belles choses. Et non pas juste militer pour toujours plus de votes, ramasser votre prix, vous faire publier et repartir comme vous êts venue.
Merci Short.

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Emmanuelle Piton · il y a
OUch! J'aurais mieux fait de tenir ma résolution Janou, votre message en est la preuve! Vous vous trompez largement. Je passe ma journée sur l'application mobile à lire les textes offerts par les auteurs, et si je vote effectivement avec parcimonie, je ne manque pas de commenter et de voter pour les textes qui m'ont touchée. Je ne sais pas ce qui me vaut votre véhémence, mais je m'en acquitte, si c'est le prix à payer pour avoir osé dire que j'étais fière de ma production. Au revoir.
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Marie Casanova · il y a
Bonne continuation à vous Emmanuelle ! :)
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Marie Casanova · il y a
Oh, ça, ce n'est pas normal en effet...Pourquoi vous en retirer à vous ?
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Marie Casanova · il y a
J'ai aussi eu le problème et j'ai immédiatement signalé !
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Ernest Fourachault · il y a
Pas de réponse aux accusations de tricheries ?
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Gabrielle11 · il y a
Vous êtes première et alors ? il gagne quoi le premier une rollex ? une férrari ? croyez vous qu'ils seront prêt à payer quand vous serez éditée ?
Excuse-moi. C’est pour ça que j’ai eu envie de te frapper.

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Véronique Pinai Cordier · il y a
ok faitMerci de rendre en votant pour
mon petit fils et me donner le nombres de weexs.http://www.weetix.fr/z/zcRF25d/pinaive

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Fred Panassac · il y a
Madame,
Vous ne comprenez décidément pas qu'ici vous êtes sur un site littéraire. Je signale votre "commentaire" au modérateur. Un vote n'est valable que s'il est précédé d'une lecture. Je ne pense pas me tromper en estimant que ce n'est pas le cas pour le vôtre car weetix est un site d'échange de votes.

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Gabrielle11 · il y a
j'arrive trop tard, il est déjà enlevé.
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Image de Guest
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Numalius · il y a
Bon courage
Numa

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Joëlle Brethes · il y a
Même si assez vite on "comprend", l'écriture est magique. Merci.
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Grégory Guenine · il y a
Road songs où la plongée vers nos sentiments enfouis...
Bravo Mlle Piton pour cette plongée dans votre univers qui agit comme un miroir aux sentiments propres à chacun de vos lecteurs.
Félicitations et vite vite le roman svp Mlle Piton !

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Mla · il y a
Mla for ever!
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Laure · il y a
J'ai lu, j'ai aime et voté!
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Argan le tallec · il y a
Impressionnant cette mobilisation ! Au plaisir de se lire !
Image de Emmanuelle Piton
Image de Argan le tallec
Argan le tallec · il y a
J affale mes voiles et je vote pour vous ! Bravo ! Argan
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Aurore Magisson · il y a
Génial !!! Bravo !
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Alain Lauriot · il y a
c'est pas possible d'avoir une imagination et une pêche pareille. De quelle planète est-elle cette Emmanuelle Piton ? ne serait elle pas la réincarnation de la Rose de l'Astéroïde B 612, cette planète « à peine plus grande qu'une maison » qui avait été découverte, en 1909, par un astronome turc que personne n'avait pris au sérieux à cause de ses vêtements traditionnels ?
Image de Janou
Janou · il y a
En tout cas, pas de panne sur les réseaux sociaux...

Image de Emmanuelle Piton
Emmanuelle Piton · il y a
Si seulement un jury uniquement décidait des votes je n'aurais pas pris cette peine. Une amie m'a ouvert les yeux lorsque je déplorais d'avoir un piètre classement face à des textes qui pour la plupart ne m'avaient ni émue, ni étonnée. J'ai décidé en effet de jouer le jeu des votes pour cette fois, peut-être par orgueil mal placé, mais soyez-en sûre, si je n'étais pas convaincue de la qualité de mon texte face aux autres je n'aurais pas pris cette peine. Pour ce que ça implique, je pense qu'on ne peut pas parvenir à être écrivain sans une bonne dose de confiance en soi :).
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Janou · il y a
Pour "cette fois" ? C'est votre seul texte ici.
A ce stade la, ce n'est plus de la confiance en soi mais de la prétention. Et si vous aviez confiance, vous auriez justement joué le jeu, sans votre réseau puisque ce texte est excptionnel. La qualité devrait parler d'elle meme

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Doina 92 · il y a
vraiment très fort, bravo, on a re-voté pour la finale et croisons les doigts
Doina (amie de B et A)

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Alice · il y a
J'aime beaucoup ce que vous faites!
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Xavier Piton · il y a
Rien à ajouter, ...
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Utilisateur désactivé · il y a
Bravo à vous Madame Piton. J'ai voté pour votre texte que j'ai lu tout à l'heure en rentrant du travail. Beau, stimulant, émouvant. J'ai beaucoup aimé !
Image de Bernard Piton
Bernard Piton · il y a
Super, le coup de la panne. Bonne continuation jusqu'à la prochaine station
Image de Marie Guzman
Marie Guzman · il y a
j'avais adoré votre texte - je revote bien sûr pour cette plume délicate ...
Image de Marie Guzman
Marie Guzman · il y a
Ce genre de lecture nous fait croire qu'il est facile d'écrire, parce que tout est clair et que le courant file, les mots s'enchainent et nous dessinons des voyages avec délice - comme je suis contente d'avoir découvert votre plume mon vote assurément + 1
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Paul Brandor · il y a
Adroitement mené et et finement écrit. +1
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JPV · il y a
Du talent à revendre!
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Zag84 · il y a
Bien, très bien

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