LE CADEAU (1/2)

il y a
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Ancien joli bébé (voir preuve), j'écris des nouvelles à la coloration un peu fantastique, des fantaisies littéraires, des courts romans, des essais, des livres de marketing. Pour du pas sérieux  [+]

1
Mo

Il va venir, je le sais. Il doit venir. Comme les deux autres. Je ne sais pas quand exactement, mais il viendra. La Ville ne permet pas le désordre. Enfin, pas trop longtemps.
Les autosenseurs ont déjà dû détecter la panne. Le signal d'alarme s'est propulsé à la vitesse de la lumière le long des optofibres, véhiculant l'information jusqu'à l'ordinateur de surveillance du bloc. Dysfonctionnement technique de catégorie 3, chez Mo Lindberg, citoyen de classe 6, conapt 63-29, condominium HH, niveau D8, quadrant N-NE. L'information est reroutée vers la machine chargée de la maintenance technique de notre niveau. Le comput détermine le degré d'urgence et ordonne l'intervention. Comme pour les fois précédentes, je me suis arrangé pour provoquer une intervention humaine, bien sûr. Pas si facile. Même ici, dans les strates inférieures de la Ville, en gros les niveaux B5 à K, les conapts sont parfaitement équipés. Les domos veillent à ce que rien ne s'arrête ni ne se détraque. Jamais. Ce n'est pas simple de perturber un système aussi parfait sans éveiller les soupçons.

Au début de ma recherche, il y a deux mois, j'ai compté sur la chance, sur le hasard. Mais j'ai vite déchanté. Les rencontres immatérielles sur le network virtuel ne suffiraient pas. Je m'étais donné un an, une année entière pour trouver ce que je cherche. Ma dernière année, en fait. Mes douze derniers mois avant la cérémonie de la Délivrance. Je me rends compte que j'aurais dû commencer ma quête il y a beaucoup plus longtemps. Deux mois de perdus. Et si je ne trouvais personne ? Mon bracelet-médic vibre. Il vient de détecter une légère bouffée d'angoisse et son petit écran me suggère une pincée d'Anxio-4 dosée à 15%. Oublie-moi cinq minutes, veux-tu !

2
Rob

Wendy m'a interrompu alors que j'étais en train de transmettre tranquillement le rapport de ma dernière intervention. Mes commentaires s'affichaient sur son écran au fur au à mesure de ma dictée, quand elle s'est arrêtée au milieu d'une ligne.
- Une réparation urgente, Rob.
J'ai beau avoir réglé son vocal sur Voix féminine chaleureuse et amicale, je n'aime pas qu'elle me coupe en plein travail. J'aime encore moins la façon qu'elle a de me cracher le morceau de plastique contenant la puce avec les données du travail à effectuer. J'aime bien Wendy, mais je ne supporte pas toujours son côté "Allez, va bosser, je garde la boutique...". Je prends la petite plaquette et je l’introduis dans le lecteur de ma combi. "Intervention demandée chez Mo Lindberg, niveau D8..." Merde, c'est dans le fin fond du tréfonds, ça !... Je n'aime pas les niveaux inférieurs. Ça pue, c'est humide et j'ai même vu des petits animaux en liberté, une fois. Des nuisibles, ils appellent ça. J'espère bien être muté un jour aux niveaux intermédiaires. Les citoyens des classes 3 et 4 sont certainement un peu plus agréables ! "...Arrêt du système de climatisation. Cause inconnue. Réparation automatique impossible. Vocaliser P pour le plan des lieux, I pour le détail de l'installation, A pour l'assistance technique, D pour les données concernant le citoyen-habitant." Au début, je me demandais bien l'intérêt que pouvaient présenter les data sur les gens que je venais dépanner. Jusqu'au jour où je me suis fait sévèrement agresser par un furieux qui trouvait le temps d'intervention trop long. J'ai consulté ses données personnelles, après l'incident. Un irascible chronique qui avait déjà eu pas mal d'histoires du même genre.
- Wendy, je te laisse. Ne fais pas de bêtise en mon absence !
Ce qu'il y a de bien avec les machines, c'est qu'on peut leur répéter cent fois la même blague idiote, elles ne haussent pas les épaules en regardant au ciel.

3
Mo

Comment sera-t-il ? Pourquoi il, d'ailleurs ? Aucune règle ne précise que les techs de maintenance de la Ville doivent être des hommes. Il y a longtemps que j'ai quitté la vie active, mais du temps ou je travaillais, la parité hommes-femmes était déjà respectée dans presque tous les emplois. Dans ceux qui restaient aux humains, évidemment. C'est probablement parce que les deux précédents étaient des hommes. Pour le premier, j'avais réussi à déconnecter le bio-senseur qui détermine mes besoins alimentaires et gère mes repas. Il n'a rien vu et a réparé l'automate en un rien de temps. Mais il n'a pas réussi le test. Je caresse machinalement la petite boite en bois. Il a cru bon de me dénoncer. Pour rien, évidemment, j'avais pris mes précautions. Tant pis pour lui. Dommage pour moi.
Pour faire venir le deuxième, j'ai hésité à détériorer un autre équipement. C'est un soir, au moment ou mon bracelet-médic m'a buzzé pour me suggérer de me coucher, que l'idée m'est venue. Simuler un évanouissement et me blesser légèrement en tombant. Il m'a fallu plusieurs jours pour mettre tout au point. Je ne pourrais peut-être pas tromper l'analyseur du bracelet sur mon prétendu malaise, mais si je réussissais à m'infliger une blessure sans gravité, quelqu'un viendrait à coup sûr. Ça a marché, bien sûr.
Celui-là me plaisait bien. L'idée que son travail consistait à apporter une assistance médicale me rassurait. Naïvement, il me semblait que le contact avec les humains devait rendre plus tolérant, plus compréhensif. Oh, il a été parfait ! Rapide et efficace. Tout a été pour le mieux jusqu'au moment où il a aperçu la boite. Le regard qu'il m'a jeté alors m'a laissé peu d'espoir. Il s'est arrangé pour la caresser rapidement au passage, en sortant. Quelques heures après, j'avais le résultat du test. Lui aussi m'avait dénoncé. En vain également. Ce n'était pas le bon.
Plus que dix mois. Et je ne pourrai pas continuer impunément à détraquer les systèmes automatiques de mon conapt, les uns après les autres...

4
Rob

Wendy a fait en sorte qu'une bulle soit disponible et prête à partir. Le senseur de l'engin me reconnaît dès que je l'approche et commande l'ouverture de la porte.
- Auto ou manuel ?
Je ne connais pas bien les niveaux inférieurs, fort heureusement, et je n'ai pas envie de chercher mon chemin dans des zones un peu paumées.
- Automatique, chérie. Et en douceur, je te prie. Wendy t'a transmis l'adresse ?
- Oui, Rob. Nous partons quand tu veux.
Pour la bulle, je n'ai pas le choix de sa structure vocale. Les machines de transport sont à la disposition des techs, mais nous n'avons pas accès aux paramétrages. Le constructeur a néanmoins eu la bonne idée de leur donner une voix féminine. Un peu moins chaude et veloutée que celle que j'ai affectée à Wendy, mais assez agréable quand même.
L'engin quitte en douceur l'entrepôt du centre technique et se dirige vers le puits de descente le plus proche.
- Rob, selon mon estimation, nous serons à destination dans onze minutes et vingt cinq secondes standard. Veux-tu une ambiance musicale particulière, une micro-vidéo déstressante...?
- Non merci, chérie. Je vais étudier le dossier de notre client.
Je pose la plaquette d'intervention sur le décrypteur sensitif de la bulle. Une image holo 3-D me montre un homme à cheveux blancs, le visage marqué de rides. Je ne peux m'empêcher de grimacer. Encore un original qui doit dédaigner les traitements de bio-régénération. Je ne comprendrai décidément jamais pourquoi certains refusent les progrès de la chirurgie esthétique moderne. Par respect pour les autres, on se doit de présenter un visage agréable jusqu'au dernier jour, non ? J'ai vu des collègues partir à la cérémonie de la Délivrance avec un visage d'adolescent. C'est quand même mieux que cette face parcheminée.
- Données !
- Citoyen de classe 6 Mo Lindberg, conapt 63-29, condo HH, niveau D8, quadrant N-NE. Age soixante-neuf virgule deux. Célibataire. Ancien milicien de première classe, affecté à la sécurité informatique. Pas de condamnation. Aucun incident particulier répertorié. Profil psychologique général conforme au modèle Pratt-Johnson. Pas de tendance connue à l'agressivité. Valeur de sociabilité 14 sur l'échelle de Karazawa. Activités ludiques et de loisirs inconnues. Seule déviance constatée : Le citoyen Lindberg refuse les bio-implants de régénérescence superficielle. Des renseignements plus précis concernant le psychoprofil, les goûts, les pratiques sexuelles, les options politiques et les tendances caractérielles atypiques sont disponibles aux personnes accréditées des classes 1 à 3.
Oui merci, je sais. De toute façon, je n'ai pas besoin d'en savoir plus. Ce qui nous intéresse, nous les techs d'intervention, c'est seulement de savoir si on a une chance de se faire agresser par un asocial chronique. Celui-là n'a pas l'air bien méchant. Il est à quelques mois de la Délivrance, ce qui pourrait poser problème. Il arrive que vers la fin, les médics se trompent dans les dosages. J'ai vu des prostrés incapables de penser à autre chose qu'à leur effacement programmé, et d'autres pour qui leur disparition prochaine était source d'une joie bruyante, artificielle et un peu gênante. Heureusement, les derniers ajustements précédant le jour de la Délivrance les plongent généralement dans l'état d'esprit approprié.
- Arrivée dans deux minutes standard. Dois-je prévenir le citoyen ?
- Non merci, chérie. La détection de la panne a eu lieu il y a moins de quinze minutes standard. Si ça se trouve, il ne l'a même pas encore remarquée. Il sera agréablement surpris.
La bulle descend toujours dans le puits. Nous croisons d'autres véhicules qui nous frôlent à grande vitesse. J'ai hâte d'avoir terminé cette intervention. Les niveaux inférieurs me mettent vraiment mal à l'aise.

5
Mo

La surveillance domotique vient de vibrer doucement. Un visiteur. L'écran à cristaux liquides me montre un homme jeune et souriant, apparemment grand, aux traits fins et réguliers.
Le domo a dû lui demander de s'identifier car je le vois poser sa main sur la plaque de verre.
- Intrusion demandée pour un technicien de la Ville accrédité. Identification positive. Mission : Dépannage du système de climatisation en arrêt de fonctionnement depuis 13 minutes standard. Dois-je libérer le sas ?
- Oh oui !... libère, libère.
La porte coulisse dans un chuintement feutré. Le jeune homme s'avance. Il est tel que la caméra me l'a montré. Une combi avec le logo holographique de la Ville, une mallette en mousse de latex, l'équipement classique.
- Bonjour, grand-père. Je m'appelle Rob et je viens réparer votre clim'.
Grand-père... Intéressant. Personne ne m'a appelé comme ça depuis longtemps. Pour les deux autres, j'étais Citoyen Lindberg, ni plus, ni moins.
- Faites, Rob. J'ai bien peur de ne vous être d'aucun secours, je ne sais même pas où se trouve la centrale domotique.
Il sourit en secouant la tête.
- Ne vous en faites pas pour çà. Wendy, Plan !
Il a donné l'ordre au poignet de sa combi. Je suppose que le petit écran intégré lui donne les renseignements désirés car il se dirige vers le fond du conapt.
Evidemment, la boite est en place, pas trop en évidence.
Il réapparaît au bout de quelques minutes.
- Et voilà, grand-père. Ca n'était pas grand-chose. Vous devez avoir des bestioles en liberté dans ce quadrant, la fibre optique d'alimentation était toute rongée. J'ai déjà vu ça dans d'autres sect...
Son regard vient de tomber sur la boite.
- Hé, qu'est-ce que vous avez là ?
Il s'en approche lentement et passe un doigt précautionneux sur le dessus du couvercle. Je prends un air embarrassé.
- Oh, ça ? Ce n'est qu'un vieux souvenir...
Il prend la boite et l'examine attentivement.
- Un vieux souvenir ? Vous plaisantez, grand-père ! Ça ressemble à une véritable antiquité, oui. Et une antiquité interdite, qui plus est ! C'est bien du bois authentique, non ?
- Euh... oui, pour autant que je sache.
- Attendez, je ne suis qu'un tech, je ne suis pas un expert en antiquités, mais j'ai eu l'occasion de voir quelques objets en bois véritable au musée de la Ville, et ça ressemblait bien à ça.
Je crois que c'est le moment. Je me tortille un peu et regarde autour de moi d'un air inquiet.
- Ecoutez, Rob, c'est vrai, c'est bien un objet en bois véritable. Il me vient d'un de mes lointains ancêtres, et nous avons réussi à le conserver durant toutes ces générations. Vous l'avez touché, vous pouvez comprendre pourquoi j'y tiens. Ca n'a rien à voir avec la céramique-uréthane modifiée, l'ultrapolymère ou le plastacier. Touchez encore, vous verrez !
Il ne peut s'empêcher de caresser la boite. Cette réaction ne prouve pas grand-chose. Les deux précédents étaient peut-être fascinés, eux aussi. Fascinés et troublés.
- C'est vrai que c'est autre chose. C'est presque... chaud, et il y a même des imperfections. Je sens des rugosités sous mon doigt. Au musée, on n'avait pas le droit de toucher, évidemment. Mais vous devez savoir que la possession d'un objet en bois est illégale depuis bien longtemps. Les dernières antiquités en bois véritable appartiennent à la Ville. Je ne sais même pas si le Grand Electeur et le Saint Hérésiarque ont le droit d'en posséder ! Vous êtes un... un hors-la-loi. Oui, c'est ça, grand-père, un authentique hors-la-loi.
Il a relevé les yeux vers moi, et j'ai l'impression qu'il s'étonne lui-même en énonçant cette dernière évidence. Je baisse la tête, sans répondre. Ne pas nier. Ne rien demander. Ne pas supplier. Il devra décider seul.
...

suite et fin sur LE CADEAU (2/2)
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Viviane Fournier · il y a
C'est génial ...je vais vite à la suite
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Alain de La Roche · il y a
Passionnant !
Il y a du « Soleil vert » là dedans.et même un peu de « Cinquième élément ».
Je me précipite sur la suite.

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Sylvie Neveu · il y a
Alain, juste sur la pointe de mes poulaines qui scintillent et qui font ssscccrrruuuuuiiiifffff sur le parquet, je te remercie d'être venue là et jette un coup d'œil sur le com tout en bas de cette page : je parle de toi. Moué !!!! Allez, je m'envole !
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Jeanne · il y a
J’avoue que je n’ai pas accroché tout de suite, la SF, la robotique, la domotique, l’informatique, la Robocop et Cie, la cybernétique, en un mot la technique et moi cela fait deux. Je préfère cent fois un être en chair et en os même en bout de course :-) qu’à dix tas de ferrailles bourrés de capteurs tous sensoriels, sensitifs qu’ils soient.
En vertu de quoi, j’ai commencé à vibrer au 3 Mo, certainement par le côté humain qui perçait, s’infiltrait, distillait, infusait entre les lignes.
Mais je reviens à nos moutons et notre personnage principal, à cet univers composé de robots et autres engins tous terrains. Rob le héros, un Mac Gyver des temps modernes, un technicien dépanneur ayant à son service une assistante qui répond au doux nom de Windy, littéralement légère comme le vent, est appelé pour une intervention, une réparation qui devrait être rapide puisque programmée à l’avance.
Au terme d’une longue descente à bord d’une bulle vers les niveaux inférieurs, il arrive chez le patient, Grand Papa, un charmant septuagénaire, en fin de vie, proche de la Délivrance. Un hors normes qui ne se shoote pas au botox, aux hormones, dédaigne l’élixir de jouvence, un hors la loi qui détient un objet interdit, une boite en bois, objet rare et précieux s’il en est, objet du délit et de toutes les convoitises. Objet inanimé, identifié possède bel et bien une âme.
Une Nouvelle qui se boit et que j’ai bu comme du petit lait et ce jusqu’à la fin qui finit en points de suspension. Suite de la lecture à venir… dès que possible. Il me faut programmer sur mon cadran une plage de liberté correspondant aux paramètres entrés dans ma base de données. C’est sans souci, c’est un jeu d’enfant que de leurrer la machine... à vivre, à penser, à rêver et à écrire.

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Vivian Roof · il y a
Merdification ! Chez moi tout est en bois, même le plastique. Je suis l'assassin des fôrets ! Je suppose que monsieur Ress va me dénoncer à la ligue de sauvegarde des ouistitis et du plasma originel. J'en suis bien conscient. Mais je m'en fiche un peu : j'aurais été vendu par un maître de la SF, et c'est un honneur. Mais je vous supplie de m'accorder la grâce élégante et magnanime de me laisser le temps de lire le chapitre 2. Siouplaît.
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Sylvie Neveu · il y a
Bonjour Monsieur le science-fictionneur.
Ben, voilà : 8 minutes, 5 paragraphes et l'immersion, que dis je : le plongeon, dans ton univers énigmatique fait de chiffres, de mots étranges, de noms tronqués et d'une histoire qui m'embarque sans combinaison brillante ni micro intégré. Au début, je me suis perdue dans ton vocabulaire qui a embrouillée ma cervelle peu nourrie de ces choses là alors j'ai le temps. Le temps nécessaire. J'ai hésité. J'ai reculé puis avancé. J'ai persévéré et tes phrases, je les ai apprivoisées. " Rien ne s'arrête ni ne se détraque. Jamais ".... il aura fallu cette impulsion mystérieuse pour me donner envie de continuer sur tes traces bizarres. Le titre est une indication floue que je veux comprendre mais c'est pas facile. Et cette boite .... oui, cette boite... quant à la Délivrance qui porte une majuscule... je crains le pire. Evidemment. Ton " Je n'aime pas les niveaux inférieurs " est une nausée brève mais une nausée quand même qui m'a siphonnée dans les étages profonds de Dante. La simulation est un prétexte, un motif et le subterfuge est repérable, il est repéré. Il met des soupçons dans ma lecture et la dénonciation me fait peur. Le corps est un photoshop et la face parcheminée, incongrue. La vie privée est tout sauf privée d'intimité, elle est profilée dans un programme qui, si ça se trouve, n'est pas si futuriste que ça et ta science-fiction devient une fiction juste contemporaine et je me perds dans le temps et les mots et le cadeau reste une énigme et c'est ça, le voyage imaginaire de ton écriture. L'intrusion est trop polie pour être honnête et la réponse vieille est humaine. Trop humaine. La boite, bigre, la boite. Un vieux souvenir caressé, une antiquité.... et puis, lui, va t il dénoncer ????
Le 2, je le tente maintenant ???
Merci Monsieur l'Ecriteur, oui, merci
sylvie

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Réginald Ress · il y a
Merci.
Oui, le 1 peut surprendre les non-habitués au vocabulaire et aux ambiances SF. Mais le final du 2 te plaira certainement.
Non, même au plus profond du dernier cercle de l'enfer de Dante, il peut rester un peu d'humanité émue.
J'espère que tu aimeras la chute.

Image de Sylvie Neveu
Sylvie Neveu · il y a
Cesse de me remercier, si tu veux bien essayer, parce que c'est toi qui me fais ce cadeau de lecture alors, tu vois c'est moi qui ressens de la gratitude à ton endroit.
Ce n'était pas de la surprise puisque la catégorie est clairement indiquée en lettres vertes serties dans le rectangle gris bleu, juste sous ton titre. C'est une acclimatation nécessaire comme quand tu entres dans un beau jardin et que tu es tellement surpris d'être là que tu n'en reviens pas et tu te dis alors que c'est bon et que tu as bien fait d'accepter l'invitation et la main tendue. Le Alain de la Roche a ouvert une brèche proche de ton style et je te conseille d'ailleurs de lire ses chapitres de Terra Mater, je les connais par cœur et pour cause....
J'ai aimé te lire et de ce pas, je vais découvrir Le Cadeau 2.
Encore une fois, merci, Monsieur G

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