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Le 6e Pouvoir

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Neil_Steve

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„Toutes les chattes sont cruelles ;
Or, Gallo est un chat ;
Avec ses griffes acérées, aux pas légers
Qu’à la moindre faute, il était prêt à
Commettre un crime.“


Le chat de Mlle Fendis avait une perception extrasensorielle très grande, puisqu'un jour après des allées et venues d'un déménagement, le chat disparut. C'est un soir après des mois que Cédric retrouva le chat trempé par la pluie devant la porte à miauler, elle avait faim, mais ne montrait pas les symptômes:C’était un chat glouton à l'origine ;Mlle Fendis était une jeune gabonaise frais émoulue d’une université allemande qui croyait fermement en ses convictions et n’avait aucun conflit en elle, malgré tout, elle était en pleine alternative : vivre dans son pays natal ou partir.

Elle aimait le rouge et s’habillait avec recherche, le conformisme pour elle était la voie à suivre, elle suivait les ordres de ses supérieurs à la lettre, bien que souvent elle sortait du sentier commun de la marche quotidienne.
Le matin, elle saisissait une ébauche de son roman. Le cliquetis de son appareil se faisait entendre quand soudain son chat miaulait avec fréquence.
« — Bonjour mon cher Gallo, dit-elle en souriant. Bien dormi ?
—Miaou...
—Hey attend. Je n’ai pas fini, mon prince !»
Puis le chat se réfugia dans un coin. Cédric n’était pas rentré ; Autriche était toute seule, la maison semblait vide et dénuées de paroles, on sentait l’odeur de la nouveauté. Seul le bruit de la machine annonçait la présence humaine dans la somptueuse villa proche de la sablière.Ce fut ainsi jusqu’au soir.

Une semaine, plus tard.
Les crimes dits « rituels » se perpétuaient au Gabon, et « S » essayait de comprendre les mobiles des barbares en corroborant sa logique aux mots des journalistes. Elle ne comprenait la furie de certains internautes qui soulevaient les récriminations d’un pays pour inscrire des fadaises. « S » était son nom de code. Un nom qu’elle eut de par ses logiques incurvées, baptisé par ceux qui l’appréciaient. Elle croyait avec vivacité au christianisme bien que l’esclavage lui collait un autre parfum. Autriche Fendis incarnait son nom, elle était neutre sur de nombreux sujets, nombreux la croyaient incompétente ou incapable d’une quelconque réflexion quand elle était plus jeune, elle passait son temps à faire plaisir. Elle aimait les surprises et les cadeaux qu’elle remettait à l’insu de ses impétrants.

Elle aimait son nom. Ce peut être qui expliquait son enthousiasme dans la vie et son amour pour le crime qu’elle ne limitait aucunement par son intellection, pour ne point paraître gênée dans ses airs déconcertants.
Elle tremblait beaucoup à la vue de la foule, mais toujours s’en sortait très bien. Elle tremblait beaucoup, malgré son expertise et sa parole facile. Toujours parmi les hommes, elle passait plus de temps dans l’ombre.

Elle aimait surprendre comme un spectre qui erre aux bons endroits. Prendre les faux climats des endroits à jouer les victimes quand elle ne savait pas à qui elle avait à faire, elle prenait toutes les affaires à son compte. Après tout, c’était une héritière...
Elle avait appris dans une université Autrichienne, une certaine coïncidence qu’elle aimait. Spécialisée en criminologie et en psychologie de la recherche.
Elle avait un état-enfant grand comme le monde, à un tel point qu’elle pensait tout savoir et avait un regard prisé sur la manipulation. C’était sûrement parce qu’elle croyait à tout, qu’elle se suffisait et elle disait souvent.

« Il faut se suffire, pour le rejoindre le chemin de la rationalité. »
Elle ne voulait pas travailler dans son pays le Gabon. Son père qui était ministre à l’époque leur fit bâtir deux jolis châteaux, car il connaissait le tempérament de ses enfants : Un à Paris, un pays qu’elle aimait pour ses sentiments et pour y avoir visiter un jour passant et un dans les États-Unis d’Amérique pour sa puissance politique, économique et militaire.

Des choix de son père qu’elle approuva aussi. En France, elle avait des amis de deux sexes, ceux avec qui elle avait partagé la même université pendant des années : Pour la plupart thérapeutes et conférenciers. Elle louait ses amitiés à ceux qui croyaient fortement à leur conviction, selon elle, « Ceux qui se trompent, ce sont ceux qui ne savent pas à quel saint se vouer » et elle avait un profond goût pour la réussite et les choses bien faites, qu’elle ne pouvait changer sa vocation.
Elle rencontra une amie avec qui elle avait rompu l’alliance pendant des années, elles nouèrent comme aux tous premiers jours les bons moments de l’amitié d’autrefois : Katarina Korsakov, une ukrainienne d’origine qui vivait en France, celle-ci l’invita à un banquet.

Une offre qu’elle ne su refuser. Elle voulait se faire de nouveaux amis, qui plus est la France, un pays ou la célébrité sourit à qui est le plus déterminé. Elle aimait les diners mondains et les gens de marque aux goûts exquis avec une sentimentalité qui chagrine ou qui éclaire la raideur de l’esprit.
Son ouverture introduisit la carrière de son frère qui n’était qu’un simple agent de Police. Dans un sommeil profond, elle rêvait de sa vie incomprise, de toutes les moqueries qu’on lui infligea sans comprendre. Et d’un coup, elle comprit qu’elle était dans le faux, que tout n’était que fiction de son imagination. Réveillée de son état, dormant, elle écoutait le tic-tac de sa pendule d’un éclat sec et précis. Le clignement de ses yeux se répétait, elle avait des larmes dans les yeux, elle éprouvait l’envie de parler à son frère.
« Cédric ! s’écria la jeune trentenaire d’une voix arbitraire et protestant.
Quand son frère...
— Oui !
— J’avoue ne pas comprendre mon rêve. Je me trouvais à un banquet. Pour une fois que je voulus m’ouvrir, on me remarqua des fautes de bassesse et de décadence que tout le monde riait de me voir pleurer. C’est hallucinant ! J’ai été invitée par une amie, il ya quelques jours, pour lui tenir compagnie à un banquet littéraire. Vu qu’elle ne connait personne en France, de confiance, fors moi-même.
Elle avait une jolie voix, qu’on pouvait deviner qu’elle était belle et douée d’une nonchalance.
— Il est souvent rare pour ceux qui ont appris en Europe de ne connaître personne à Paris. Je remarque, c’est tout. Aussi, un rêve est un rêve. Surtout qu’on ne peut pleurer pour des railleries. Si tu n’es pas d’accord avec certains avis, tu disparais de la conversation ou tu prends soigneusement la porte et tu rentres sans remords, ça ne changera rien du tout.

— Et la réputation dans tout ça ? On gardera dans les mémoires que de mauvais souvenirs de moi en France. Et puis les gens, hein ! Ils sont tellement bavards et en quête de loisirs qu’ils vont finir par me pourrir la vie et en scandant tristement mon nom dans chaque rue et en colportant des ragots pour une personnalité que je ne suis pas.

— Ah ! Chère sœur... les bonnes mœurs. S’esclaffa Cédric en prenant un air riant. Je préfère les criminels aux étiquettes, eux au moins ne pourraient pas me travestir de bonnes méthodes pour paraître pardi !

— Humm...Cédric ! Sais-tu seulement quand je voyage ?

— Euh...non, répondit Cédric en referma le livre qu’il avait en main. On y va à deux ?

— Dans une semaine. Sûr ! Pour sûr, j’irais en France et tu y seras aussi. J’ai encore la lettre d’invitation, celle du banquet.

— Ah...le fameux banquet ! Chouette...d’un air étonné.»

Ensuite, ils sortirent tous deux de la chambre. Tous deux heureux ; tous deux joyeux d’une aventure qui montrait les prémices à la lueur d’un bout de papier. Cédric se mit à regarder la télévision et Autriche au ménage, voila en somme le début d’une belle journée.

En deux déclics, Autriche ferma la porte de la cuisine qui faisait face à la lumière du jour. Pour mieux se concentrer dans sa tâche ménagère et quotidienne, elle pensait minutieusement à ce qu’elle allait faire de sa matinée ; continuer l’écriture de son roman ; poursuivre son exercice de couture. Son chat à côté d’elle lui flirtait les chevilles pour montrer son affection. Elle interrompit son lavage et prit deux boudins qu’elle déposa dans une assiette appropriée et remit à Gallo pour qu’elle ne soit plus déconcentrer ;en lavant, elle fredonnait un vieux morceaux du moyen âge, joué à la cornemuse.
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