la Question

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Depuis tout petit j'adore lire des bouquins. J'ai été influencé par la magie de Rowling mais également par S.King et le genre horrifique. Je m'en inspire mais produis mon propre style. L écriture  [+]

La confusion la plus totale, c’est le sentiment général à leur réveil. Ces deux individus tentent tant bien que mal de comprendre ce qui les entoure. Le dernier est toujours inconscient à même le sol. L’homme et la femme commencent à faire le tour de la pièce. La femme sort son téléphone mais il est inutile d’essayer de le faire fonctionner. Chaque recoin est observé, scruté dans le moindre détail. C’était un carré parfait à première vue. Une chose les dérangeait même si ce n’était pas la seule, cette chaise au milieu de la pièce avec un bureau, sur celui-ci étaient posés une feuille ainsi qu’un stylo. Certainement pour répondre à la question posée au tableau dont ils ignorèrent presque totalement l’importance. Soudain l’un deux stoppa ses recherches et observa la porte. Elle était blanche tout comme cette pièce, neutre et s’il n’y avait pas eu ces encadrures on aurait pu la confondre avec la pièce elle-même. L’homme s’approcha de plus en plus près de celle-ci ; elle était en parfait état, pas d’usure, pas une seule trace de griffe, en tout cas à l’œil nu.
Peut être étaient-ils les premiers ?
La femme de son côté, touchait et tapotait chaque parcelle de la pièce qu’elle pouvait atteindre mais aucune brèche n’était visible. Quelques secondes après la femme s’approcha silencieusement de l’homme encore endormi, elle put le vérifier en plaçant son téléphone devant son nez pour le constater. Elle en profita pour fouiller ses poches dans l’espoir d‘y trouver quelque chose d’utile mais elle dut se relever brusquement et faillit en perdre l’équilibre, l’homme venait d’ouvrir les yeux et de se relever non sans tituber.

« Qui êtes vous ? demanda t-il. Où est ce que je suis ? »
« Calmez vous s’il vous plait d’accord ? Nous nous trouvons dans la même situation que vous » lui répondit calmement la jeune femme tout en tendant ses bras afin de garder une distance, appréhendant la réaction de l’homme.
«  Elle vous dit la vérité, nous nous sommes réveillés juste quelques minutes avant vous et cherchons une solution pour sortir d’ici » s’exprima l’individu qui scrutait auparavant la porte.
«  Qui nous a amenés ici ? rétorqua l’homme toujours aussi paniqué. Je dois prévenir ma famille, ils vont se demander où je suis passé » hurla t-il !
Les deux autres personnes essayèrent tant bien que mal de raisonner et de calmer l’homme.
« Ecoutez, on va tous se poser et ensuite aviser de ce qu’il faut faire » annonça l’homme aux deux autres personnes, ils acquiescèrent.
Ces trois individus débutèrent alors un interrogatoire afin d’en savoir plus dans les limites qu’ils leur étaient imposé.
«  Bon, déjà pour commencer, de quoi vous rappelez-vous avant d’arriver ici ? » demande la femme aux deux autres.
Les deux hommes se regardèrent avec étonnement et interrogation.
«  Je...je....ma mémoire n’est pas très claire » déclara l’homme qui s’était réveillait il y a peu.
«  Pour moi, la même chose » assura l’autre homme.
La femme semblait aussi perdue que les deux autres. Cependant une seule chose leur restait en mémoire même s’ils allaient devoir tomber le masque.
«  Bon, écoutez, on ne se connaît pas et n’en savons pas d’avantage sur ce lieu et ce qui s’y passe. Je pense qu’il faudrait déjà qu’on se connaisse les uns les autres.
- Je m’appelle... » mais la femme fut stoppée par un bruit plus qu’étrange.
En effet, la lumière du néon qui illuminait a elle seule toute la pièce venait subitement de changer de couleur. Ils ne l’avaient jusqu’alors pas remarqués mais c’était cette unique source de lumière qui l’éclaircissait même si’ l’on pouvait bien se demander comment c’était possible tout comme l’agencement de cette pièce. Les trois individus se levèrent pour observer celle-ci de plus près. L’un d’eux se pencha et remarqua une écriture à l’intérieur de celle-ci. Ce qui y était inscrit était incompréhensible, une série de symbole : . - . . / - - - / - - - / - . - / - - - / - . / - / . . . . / . / - / . - / - . . . / . - . . / . Celui qui avait observé avait à peine eu le temps de l’annoter à l’aide de la craie présente sur le socle du tableau.
«  Vous avez vu ça? «  demanda l’homme aux deux autres.
«  Non, qu’est ce que c’était ? » interrogea la femme.
«  J’en ai franchement aucune idée, une suite de points et de tirets » lui répondit l’homme.
Tous trois se posèrent à nouveau sur le sol afin d’étudier ce code.
«  Par contre avant, comment vous appelez - vous ?
«  Heu, je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée. Et d’ailleurs pourquoi vous ne le dites pas en premier ? » rétorqua l’homme qui avait retrouvé ses esprits.
« Et bien moi c’est Catherine messieurs, à vous maintenant. »
«  Comment savoir si vous dites la vérité ? » interrogea t-il.
«  Vous ne pouvez pas, nous n’avons pas de papier sur nous » lui répondit naturellement la femme.
«  En effet » confirma l’autre homme plutôt silencieux. Moi, c’est Richard. »
«  Bon et bien c’est à moi je suppose, moi c’est Benjamin, je suis désolé de me montrer aussi étrange mais je dois avouer que je n’ai pas confiance en vous. J’ai même pensé que vous m’aviez mis là ».
«  Ah non je vous assure que nous sommes dans la même galère » répondit affectueusement Catherine.
«  Je pense qu’il est temps d’étudier ce code pour sortir d’ici » proposa Richard.
«  Heu je suis le seul à avoir remarqué le compteur au niveau du tableau ? » demanda Benjamin.
«  Non mais je suppose que c’est le temps qu’il nous reste pour trouver la réponse » supposa Richard.
« En tout cas le temps passe vite, à mon réveil il indiquait 1h30 et maintenant 1h alors je propose qu’on se dépêche, affirma Catherine.
Les trois individus semblaient plus anxieux que jamais. D’ailleurs il semblait que la pièce avait un peu chauffé depuis quelques minutes, l’on pouvait clairement distinguer des gouttes ruisselantes le long de leur front.
«  Qu’est ce que tu penses de ce code ? » interrogea Benjamin.
«  Ce qui est étrange c’est que ce genre de ligne me dit quelque chose mais il faudrait que je me rappelle de l’origine même. » indique Richard.
« Il faudrait que tu t’en rappelles très rapidement Richard, cette porte doit s’ouvrir sinon je vais étouffer » affirma nerveusement Benjamin.
En effet Catherine et Benjamin se levèrent et laissèrent Richard réfléchir à ce code.
«  Si vous voulez faites une pause, vous semblez mal en point Benjamin »
« Vous avez sans doute raison mais je ne peux pas arrêter maintenant, ma femme et mes filles m’attendent » répondit-il à Catherine.
«  Espérons que Richard trouve à temps, je me sens de moins en moins bien.
- Toute à l’heure vous avez dit que vous aviez fouillé cette pièce ? » demanda soudainement Benjamin.
«  Oui, en effet pourquoi ?
- Et bien, qu’est ce que fait cette fissure au fond de la pièce à gauche ? Vous aviez bien dit qu’il n’y avait aucune faille.... ? »
« On va vérifier, je ne comprends pas. »
Les deux individus s’approchèrent de cette dite-faille afin d’en comprendre l’origine. Elle ne comprenait pas comment cela avait pu arriver. Elle avait soudainement changé d’expression et apparemment Benjamin ne semblait pas plus courageux face à cette confusion, face à cette pièce.
«  Vous avez raison, il y a bien une faille mais inatteignable à main nue...mais comment est-ce possible ? Toute à l’heure j’ai fouillé chaque recoin y compris celui-ci et il n’y avait rien absolument rien ! » s’exclama Catherine de plus en plus déboussolée.
«  De toute évidence quelque chose cloche avec cette pièce, déjà il fait plus chaud et il y a comme une odeur désagréable... »
« Toi aussi tu l’as senti ? Le tutoyant sans sen rendre compte. J’ai supposé que cela venait juste de notre transpiration mais cela ne ressemble pas à ça. » supposa t-elle.
« Hé vous deux, venez là ! Je pense avoir trouvé quelque chose ! s’adressa alors Richard aux deux autres. Regardez et dites moi ce que vous en pensez... »
«  Alors...tu as trouvé des lettres à ces choses là ??? Comment t’as fait ?? » l’interrogea Benjamin.
«  Et bien toute à l’heure je vous ai dit que ce code me rappelait quelque chose, que je l’avais déjà vu quelque part...mon cousin est dans l’armée et ils utilisent régulièrement ce code pour communiquer, ce qu’on appelle le Morse. »
«  Mais oui bien sur ! Il me semblait bien avoir vu cela dans un film mais impossible de m’en rappeler, bien joué ! Alors tu l’as déchiffré ? »
« J’y suis presque, c’est loin d’être facile et il faut que je joue avec ma mémoire. Pour le moment j’ai trouvé ceci : Regardez vers....et la suite je déchiffre encore : . - . . = L / - - - = O / - - - = O / - . - = K / - - - = O / - . = N / - = / . . . . = / . = / - / . - / - . . . / . - . . = L / . »
«  C’est génial et on a déjà une partie du message qui nous aide et on va avancer pendant que tu continues » lui suggéra Katherine qui semblait rassurée même si sa voix laissa échapper un doute.
« Attendez un instant j’ai presque trouvé les dernières lettres....qu’est ce que vous en pensez ?? »
Benjamin se saisit du papier et lu attentivement chaque lettre puis transmis celui-ci à Catherine.
«  Look on the table : aussi simple que ça ??? » s’étonna Catherine !
«  Heu pas si simple...j’y ai passé du temps quand même » rétorqua Richard un peu déçu de sa réaction.
«  Mais la réponse se trouvait juste à côté de nous depuis le début ! »
Les trois se levèrent pour inspecter cette table, ils en espéraient tant à la suite de ce message qu’ils fouillèrent même des endroits sans intérêt. Cette table était de petite taille alors la fouille fut rapide. Alors qu’ils s’apprêtaient à arrêter, l’un d’eux passa sa main sur un autre morceau de papier posé sans doute en dessous du premier et un cliquetis s’en suivit. Les trois furent assez étonnés par ce mécanisme à un point tel qu’ils reculèrent par prudence mais pas trop loin juste par curiosité. En effet le cliquetis provoqua la descente d’une trappe dissimulée entre le dessous de la table et le milieu même alors que quelques secondes auparavant à cet endroit même il n’y avait rien, pas une faille.
Ils regardèrent tous trois avec admiration ce qui allait en sortir et ce fut à ce moment là une grande déception, ils y trouvèrent un tournevis, un simple tournevis. Richard s’en empara et voulut le jeter au loin par colère mais Katherine l’arrêta net.
«  Attends, ça peut nous être utile, déjà on va essayer de l’utiliser pour cette porte. Je sais que tu as déjà essayé mais ça ne coûte rien. »
«  Si justement, du temps, regardez le chrono ! ».
Le chrono n’affichait alors plus que six minutes, six petites minutes avant la fin....
«  Allons essayer » affirma Katherine.
Mais toute tentatives savourèrent veines, sans succès, inutile. Le jeter, griffer la porte, tourner encore et encore dans tous les sens cette chose qui était leur unique espoir....
Katherine s’effondra alors sur le sol et délaissa le tournevis sur le sol qui serait leur dernier sanctuaire, leur dernier tombeau. Ces deux visages, ces deux personnes seraient les dernières qu’elle aura croisés, que c’était pathétique, oui on peut appeler cela une fin pathétique....
C’est alors que Benjamin repensa à la remarque qu’il avait faite auprès de Katherine et de cette faille.
«  Katherine, tu te rappelles la faille de toute à l’heure ? Je pense qu’on peut toujours essayer ça dessus. »
«  Tu n’as pas tort même si c’est sans espoir, regarde le chrono, il te reste deux minutes pour nous sortir de là... »
Richard suivit alors Benjamin pour lui donner un coup de main. Tous deux essayèrent de trouver un moyen d’agrandir cette faille avec le tournevis. Ils s’y mirent à deux pour débloquer cet obstacle qui était peut être le dernier pour s’en sortir par eux-mêmes.....
Tout à coup la faille céda et au passage ils brisèrent le tournevis. Ils s’emparèrent de la plaque qu’ils avaient réussi à faire céder. Derrière se trouvait un petit muret qui dissimulait comme une sorte de papier. Benjamin s’en saisit étant le plus proche. Il le tendit vers la lumière de manière à ce que tous puissent le voir, c’était un dessin, sur le papier était gravé un dessin. Au début ils eurent du mal à l’associer à un objet pourtant présent et placé bien en évidence dans la pièce.
« Le tableau ! Ce dessin est un croquis du tableau ! Regardez bien les côtés, on y voit des fixations... » s’exclama Benjamin.
Les deux autres le regardèrent avec surprise mais le suivirent sans grande conviction. De toute manière ils n’avaient plus vraiment le choix. Ensemble ils scrutèrent ce tableau, lisse sans trace mise à part l’inscription présente au début : Pourquoi êtes vous ici ?
Ce tableau ne leur apporterait pas grand-chose visiblement. Ils étaient épuisés et avaient perdus tout espoir. Richard fut le dernier debout à se tenir devant ce tableau.
«  Benjamin, sur le croquis quand tu as trouvé le tableau était de quelle couleur ? »
«  Blanc, pourquoi ? C’est important ? » répondit Benjamin qui semblait sur le point de s’endormir.
« Je pense que....ça coûte rien après tout.... » réfléchis tout en haut Richard.
Un grand clac se produisit et Richard se retrouva avec la partie gauche du tableau.
« Benjamin viens m’aider, ce putin de tableau se détache et je veux voir ce qu’il y a derrière... »
« Mais il est lourd ce truc bordel ! »
S’y mettant a deux ils décrochèrent facilement celui-ci et le posèrent par terre. Enfin, ils avaient réussi, ils avaient enfin trouvé la réponse.
Regardant le chrono qui n’affichait que des zéros, dans un dernier espoir ils tentèrent d’y répondre....
Apparemment la simple réponse à cette question était :
JOUER A UN JEU....mais nous avions déjà perdus d’avance...Et les portes allaient rester fermées sur nous implacablement...pour toujours.
C’était la fin.....
Un homme ouvrit alors cette porte et nous souria puis indiqua la sortie.
- Alors la partie vous a plue messieurs dames ?? »
J’espère que vous reviendriez très bientôt !
«  Nous nous sommes éclatés, j’ai bien fait d’inviter mon frère et mon cousin à ce jeu nouvelle génération! » répondit en souriant Katherine.

Un jeu vraiment Mortel.....
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