La princesse et le prince doré

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Il était une fois dans un pays lointain... au-delà des lacs et des rivières, au-delà des forêts et des prairies au-delà des collines et des vallées, au-delà des mers et des montagnes, au-delà des déserts et des nuages... et au-delà même des étoiles : « Le petit royaume de Tout-possible ».

Et dans ce grand royaume, il y avait un petit château et dans ce grand château ; une petite tour et dans cette grande tour il y avait de petits escaliers et au bout de ces grands escaliers, il y avait une petite porte et derrière cette grande porte, il y avait une petite chambre (je suis essoufflé) et dans cette grande chambre, il y avait un petit lit et dans cet immense lit, une petite princesse. Et dans cette petite princesse, un très très grand cœur et dans ce petit cœur, une grande tristesse. Si grande qu'elle en pleurait à chaudes larmes.... (Oh la pauvre petite princesse).

Mais elles n'étaient pas comme les autres larmes faites d'eau et de sel. C'étaient des larmes différentes faites de pierres précieuses ; il y avait des diamants multicolores, des saphirs bleus, des perles blanches et des rubis rouges qui roulaient, coulaient, tombaient, perlaient le long de ses joues roses.

Cette petite princesse était bien malheureuse, car elle vivait cloîtrée au sommet de la tour. Enfermée par la méchante sorcière et reine Agathe....: « Ah non, je ne suis pas une sorcière » dit la méchante sorcière qui entendait tout ce qu'on disait sur elle.

« JE SUIS LA REINE », criait-elle !

(D'accord Reine Agathe) Donc, je disais la gentille princesse (mettez le nom que vous voulez) était enfermée par la vilaine sor... (Euh) Reine Agathe qui régnait en marâtre et mégère avec sa terriiible armée de clowns-chatouilleurs sur le Royaume (où tout peut arriver. Le bien comme le mauvais. Mais là c'était beaucoup de mauvais.)

La reine Agathe était jalouse de la beauté de la petite princesse, mais elle était aussi avare. Elle était si cupide qu'elle laissait la princesse pleurer tout le long de la journée. Ainsi, le trésor du royaume grossissait chaque jour à vue d'œil et la sorci... euh... Reine Agathe devenait chaque jour de plus en plus riche, ce qui la rendait encore plus heureuse (dans son pauvre petit bonheur). Elle entassait ce formidable trésor dans le grand coffre-fort du château, juste sous son trône pour pouvoir toujours le surveiller.

C'est aussi pour ce trésor qui grandissait chaque jour qu'aucun prince ne voulait venir délivrer la princesse. Tous les princes alentour hésitaient. Il y avait le prince bleu, le prince vert, le prince jaune, le prince orange, le prince rouge qui voulaient sauver la pauvre princesse. Mais, pensaient-ils, si la princesse pouvait pleurer encore un peu pour agrandir le trésor, cela ne les dérangerait certainement pas. Même le célèbre prince arc-en-ciel remit son sauvetage, plusieurs fois à plus tard, attiré lui aussi par le trésor qui devenait chaque jour plus grand encore, tout comme la tristesse de la petite princesse.

Mais la petite princesse n'était pas toujours triste. De temps en temps, même sa Tristesse, trop fatiguée, allait s'endormir.

La princesse en profitait et se mettait alors au balcon et chantait. Elle chantait doucement et si joliment qu'on aurait dit que le temps s'arrêtait. Tous les animaux de la forêt écoutaient silencieux, même les oiseaux s'approchaient sans crainte au rebord de la fenêtre.

Les papillons venaient se poser sur ses longs cheveux dorés et bouclés qu'on apercevait de tout le royaume pour peu qu'on levât les yeux au ciel. On voyait la silhouette immense de sa chevelure qui tombait en cascade sur le ciel rouge et mauve du soir.

Son chant atteignait tout le monde. Les vieux, les jeunes, les femmes, les hommes, même les clowns de la reine. Tous étaient silencieux écoutant le joli chant de la princesse. Jusqu'à ce que la Sorci Ahem... Reine Agathe rouge de jalousie se mette à crier plus fort encore, à tue-tête, partout dans le royaume pour couvrir le chant mélodieux de la princesse en ordonnant aux gardes clowns de sonner les cloches du château.

D'autres fois, dans ses bons jours, elle profitait de l'occasion pour monter à la chambre de la princesse personnellement en lui apportant son dîner et en lui disant méchamment : « Chante... chante et gazouille, personne ne viendra te délivrer, vilaine princesse trop belle et qui chante trop bien ». Et ouste ! Elle repartait, emportant les pierres précieuses en ricanant comme une sorcière... euh comme une Reine.

Alors la princesse se taisait, puis elle pleurait à nouveau en silence toute la nuit pour ne gêner personne.

Mais un soir, son chant fut si beau qu'il fût transporté par le vent jusqu'aux oreilles du prince doré qui dormait très loin dans son beau royaume doré. Le prince doré se leva tel un ressort et demanda brusquement, à peine les yeux ouverts de sa toute petite voix : « Mais... Mais ?!? Qui chante ? Qui chante cette chanson si belle et si triste ? »

Alors son fidèle conseiller lui raconta l'histoire de la petite princesse (mettez le nom que vous voulez, vous pouvez même changer le nom pour qu'il n'y ait pas de jalouse), mais avant même d'avoir fini de raconter son histoire. Le petit prince doré tout chagrin mit son armure pour aller sauver la petite princesse (vous avez compris pour le nom).

Le conseiller lui dit d'une voix distinguée et sans bouger la lèvre supérieure : « Sire ! Votre Grâce ! Votre Altesse Sérénissime ! Vous devriez peut-être attendre un peu que le trésor grandisse ». Le prince doré s'arrêta net dans son élan, et, tout rouge, se retourna et lui répondit avec une boule dans la gorge qui changea sa petite voix : « Mais aucun trésor au monde ne vaut une petite larme ».

À califourchon et à dada sur son petit cheval, il partit d'un galop furieux vers le royaume de la princesse _______. Son petit cheval blanc était très courageux et furieux, mais incroyablement petit. Avec ses petites pattes, il aurait bien aimé galoper plus vite, mais bon, un petit cheval reste un petit cheval même s'il est très motivé. On entendait juste le petit bruit de ses tout petits sabots et il mit donc beaucoup de temps à rejoindre le royaume de la princesse.

Un temps si long qu'il vaut mieux retourner voir la petite princesse. Que fait-elle ?



* * *



De son côté, la petite princesse ne se doutait pas qu'elle allait être sauvée. Elle était toujours triste. Pourtant, ce jour-là, quelque part dans son cœur, il y avait une curieuse sensation, quelque chose de nouveau, comme un rayon de soleil dans son cœur qui réchauffait l'hiver de sa solitude.

Les étoiles veillaient sur elle et le vent du soir lui apportait un doux murmure et une consolation encore inconnue. Elle oublia sa tristesse et chanta ce soir-là comme jamais encore elle n'avait chanté. La reine Agathe en devint pourpre de rage et n'en dormit pas de la nuit.

À l'aube naissante, pendant que la princesse chantait encore, des oiseaux vinrent lui siffloter à l'oreille la délicieuse nouvelle que le vaillant petit prince doré venait la délivrer sur son beau petit cheval blanc qui trottait, trottinait, et essayait de galoper de toutes ses forces. « Repose-toi petit cheval », dit le prince. « NON ! hennit le petit cheval, pas avant d'avoir délivré la gentille princesse ».

La reine Agathe, qui avait pris l'habitude de coller son oreille à tous les murs du royaume, avait tout entendu. Elle était folle de rage et cramoisie de jalousie à l'idée de perdre son trésor et surtout de ne plus pouvoir embêter la princesse.

Elle courut se cacher dans sa chambre pour chercher une solution et au milieu de la nuit noire, en cachette, elle ouvrit son grimoire magique. Je précise qu'une reine avec un grimoire magique, pour moi, est bien une Sor... ci... « Taiiiiisez-vous, je ne suis pas une sorcière, je suis la reine Agathe !!! »



Elle chercha le moyen de se débarrasser du prince. Elle hésitait entre l'élixir de « pure-peur-terreur » ou la formule qui transforme les princes en crapaud « qui pue, mais pas trop », mais rien ne satisfaisait sa cruauté. Jusqu'à ce qu'elle trouve « LA » formule. Celle qui terrorise même les croquemitaines. Elle allait appeler le grand Dragon cracheur de feu qui croque et mange tout, surtout les princes. Ni une ni deux, sans hésiter, elle le convoqua.

Le grand dragon cracheur de feu qui dormait dans son volcan ouvrit un œil lentement... puis le deuxième. On les voyait jaunes et terrifiants qui brillaient dans le noir de ses écailles. Il ouvrit sa gueule rouge et bailla bruyamment et longuement laissant découvrir ses crocs immenses et éclatant de flamme. Il dit dans un tonnerre assourdissant : « Qui ose m'invoquer et me réveiller ? Est-ce là la méchante sorcière Agathe ? »

La reine Agathe faillit s'étouffer en entendant le dragon l'appeler méchante sorcière et cria de toutes ses forces en sautant sur place : « ... REINE... REINE... REINE AGATHE BON SANG DE BONSOIR !!! »

Le dragon leva son long cou jusqu'en dehors du volcan, il déplia ses ailes immenses et SHOU SHOUUUUU (Et pas tchou tchou parce que c'est pas un train).

Puis dans un grand tourbillon d'air, il se mit à battre ses ailes gigantesques et s'envola vers le royaume de la reine Agathe.

Une ombre immense, plus noire qu'une nuit de tempête marine sans lune, glissa sur le royaume et tourna autour du château. Il se posa sur le plus haut rempart du château, il glissa sa tête longue à travers les tours comme un serpent coulissant. Son œil passa à côté de la fenêtre de la princesse et s'arrêta un instant, puis son cou glissa à l'intérieur du château pour arriver devant la reine Agathe.

Il dit d'une voix caverneuse et grave : « Que veux-tu Sorcière ? »

La reine rouge de colère répondit : « ZE...NE... ZUIS.....PAAAAS Z'UNE ZORZIEREE... »

Reprenant son calme et son souffle elle ajouta :

« Je t'appelle, honorable dragon cracheur de feu, parce que j'ai besoin de toi. Le prince doré vient pour me voler la princesse et je veux que tu l'en empêches et m'en débarrasses. Je veux que tu le croques dans la forêt sombre des ténèbres terrifiantes. Tu t'y cacheras, tu l'attendras et tu le mangeras... crok couik HAHAHAHAHAHA ».

Le Dragon lui dit : « Soit. Mais avant, je veux que tu me nourrisses, j'ai dormi depuis bien longtemps et j'ai très faim. »

La reine lui répondit : « Très bien, installe-toi dans le hall du château juste à côté du grand escalier qui monte et qui descend jusqu'à la chambre de la princesse. Je te nourrirais bien. Tu verras. »

Le Dragon cracheur de Feu s'y installa. Et il mangea un jour, puis un deuxième, puis un troisième, puis un autre et encore un autre.

Dis donc se disait la reine, il est glouton, et ce maudit prince doré prend vraiment son temps.

Cela n'aurait pas dérangé la reine si le dragon ne faisait que manger. Mais le Dragon avait aussi des besoins, ne voulant pas se déranger, il fit aussi de gros cacas pétants et puants qui sentaient jusque dans la salle du trône.

Beuuuurk !

La Reine Agathe n'en pouvait plus.

Elle avait le nez bouché par un clown-valet et elle disait : « Houlala ça pou trop... Il en met du temps, ce prince doré. C'est pour me faire souffrir ou quoi !!! Ça pou, ça pou, ça pou... »

Au bout d'une semaine, le dragon tendant l'oreille releva la tête et dit : « Il arrive, je m'en vais l'attendre dans la forêt terrifiante et ténébreuse. »

OUFFF soulagement de tous, c'était bientôt la fin. Et dans un grand, méchant, grossier et vilain PROUT, le dragon s'envola. Il se retourna et dit : « C'est pas moi... ».

Pendant ce temps, le Prince doré était arrivé à la dernière colline avant le château. Du haut de sa colline, il pouvait voir la forêt sombre des ténèbres maléfiques. Il ne restait plus entre lui et le château que cette grande forêt labyrinthe.

Il demanda à son cheval s'il voulait se reposer, le petit cheval dans un mini hennissement et micro cabrement, se mit au micro galop. À la joie du Prince impatient de délivrer sa princesse, ils partirent ensemble, le prince à califourchon sur son dada.

Mais il ne tarda pas à se perdre dans la forêt noire et terrifiante. Il tourna en rond... Il tourna en carré... Il tourna en triangle... Puis... Il entendit un bruit... Derrière lui. Il se retourna en un éclair. Rien ! Puis encore derrière lui une branche craqua. Il se retourna et encore rien !! Puis il entendit à nouveau un bruit sourd et là, en se retournant, il se retrouva nez à nez, face à face avec le grand dragon cracheur de feu.

« Gloups » fit le cheval... Ni une ni deux, le dragon ouvrit la bouche en grand et CROK, il referma la bouche, mais le petit cheval courageux évita de justesse la terrible mâchoire et pouf, après une belle esquive, le prince mit un coup d'épée dans les fesses du Dragon... ». « Aïe Aïe Aïe ouille ouille ouille », cria le dragon.

Il se retourna furieusement pour croquer le prince, mais, celui-ci plus rapide encore, se remit derrière et lui repiqua les fesses. « Aïe aïe aïe ouille ouille ouille » re-cria le dragon. Et à chaque fois qu'il le piquait... Chose étrange, le dragon devenait de plus en plus petit et peureux, tandis que le prince, lui au contraire, devenait de plus en plus grand et courageux... Son cheval blanc aussi devenait plus grand et plus téméraire. Sa crinière plus grande, ses sabots étincelaient contre les rochers. Le prince doré à présent était grand et majestueux, sa voix était grave et autoritaire et le dragon, lui, devenait tout petit riquiqui, presque ridicule.
« Arrête, ARRETE ! » supplia le dragon tout essoufflé. Si tu me piques encore, je disparais, dit-il de sa toute petite voix. Il avait à présent la taille d'une petite souris. D'une toute petite voix, il dit : « Ne me pique plus, je t'en supplie. Ô mon bon prince. Je te le rendrais bien. Je connais ces bois comme ma poche. Tu gagneras un précieux temps. Je te montrerais le chemin qui mène jusqu'au château. » Le prince lui dit d'une voix grave et chaude : « Très bien. Accord conclu. Mène-nous au château et je ne te piquerai plus ». Alors le mini dragoninou qui n'était plus du tout terrifiant monta sur le dos du puissant cheval blanc. Et d'un bond puissant aussi rapide et cinglant qu'un fouet, ils filèrent comme le vent à travers les arbres de la forêt jusqu'à la porte du château.

Le Prince doré s'annonça et son cheval hennissant frappa de ses sabots la lourde porte qui s'ouvrit au choc.

La reine Agathe cria à tous ses garde-clowns : « Empêchez-le d'arriver jusqu'à l'escalier de la tour sud. Empêchez-le de monter jusqu'à la princesse. Empêchez-le ! Empêchez-le ! Empêchez-le !!! » Mais le Prince doré s'enfonça au milieu des clowns et les piquait un à un de son épée magique et ils tombaient comme des mouches en s'endormant tous d'un profond sommeil.

Il arriva à la salle du trône, monta les escaliers et trouva tout en haut sur son chemin la reine Agathe, les bras tendus l'empêchant de passer. Elle lui dit : « Arrête, ne passe pas, je ne te laisserai jamais monter ». Le prince, déterminé, la poussa si fort qu'elle tomba par-dessus la rambarde de l'escalier.... « HAAAAAAAAA », cria-t-elle dans une longue chute avant de tomber la tête la première dans... Oh non je n'ose pas vous dire dans quoi elle est tombée. Oui, la tête la première dans le gros caca gluant, fumant, puant, du dragon....BEUUUURK !!! Elle l'avait bien mérité, cette vilaine SORCIÈRE... SORCIÈRE... SORCIÈRE...

Le prince se retrouva devant la lourde porte de la princesse. Il essaya de la briser avec son pied, mais rien ne se passa. Puis avec ses fesses... « OUILLE OUILLE OUILLE » dit-il. Il essaya alors avec son épée magique, mais même là, rien ne bougea. Cette porte était plus dure et froide que la pierre.

La princesse qui l'avait entendu de l'autre côté lui dit d'une voix douce et calme : « Mon prince, mon prince, je sais comment faire. Cette lourde porte, dure comme la pierre, n'a connu que la méchanceté, elle n'a jamais connu la gentillesse, la tendresse et l'amour. Elle ne se brisera jamais sous les coups au contraire. Écoutez-moi, mon prince, et faites-moi confiance. Approchez votre visage vers ma voix, mon prince. Guidez-vous à ma voix. Approchez-vous encore. Fermez vos yeux et posez vos lèvres ici sur la porte froide, oui juste ici. Allez-y, faites-moi confiance. » Le prince, bien que surpris et fort gêné par cette situation nouvelle, s'exécuta. Alors la princesse, de son côté, fit la même chose. Et la porte, pour la première fois de sa vie, fut traversée par tant de gentillesse et d'amour qu'elle n'en avait jamais connu de sa triste vie de porte, elle fut d'abord embarrassée, puis émue et touchée. Elle éclata de bonheur, se transformant en un rideau de papillons multicolores volants et flottants. Un vrai ballet flottant dans un palais dansant.

Et le prince et la princesse se retrouvèrent nez à nez, face à face, ils ouvrirent les yeux, puis les refermèrent.

On entendit juste un petit bruit de bisou et on devina la couleur de joues colorées de pudeur et de timidité du couple. Royal.

La petite chambre s'éclaira de bonheur, les murs du château redevinrent clairs comme avant et tout propres.

La couleur envahissait tout. Tout le royaume se transforma. Les garde-clowns qui avaient été ensorcelés redevinrent les gardes du royaume qu'ils étaient jadis. Les habitants du royaume retrouvèrent leurs joies. Le dragon se transforma en un mignon petit chaton. La forêt des ténèbres devint une forêt verte et luxuriante colorée de milliers de fleurs survolées par autant de papillons multicolores. Même le clown-narrateur redevint... Attends quoi !!??

(Petite pause de 5 minutes, le narrateur reprend ses esprits, merci pour votre attente).

5 minutes plus tard...

Pardon... Merci

Et tout le monde acclama la nouvelle reine et le nouveau roi au balcon. On fêta leur mariage pendant sept jours et sept nuits. Le roi jeta le trésor de tristesse au fond des mers et des terres. Et on dit que les autres princes se font encore la guerre pour savoir qui l'aura. Quant à la sorcière Agathe... On l'amena devant la reine qui autrefois était si triste. Tout le monde se taisait, curieux de savoir ce que la reine allait faire. Tout le royaume était suspendu à l'écoute. Attendant l'ordre de la reine. Elle dit à la sorcière Agathe qui bouillonnait d'envie de me gronder. Elle lui dit : « Très chère Agathe, je ne peux oublier ce que tu m'as fait, c'est vrai. Mais je ne peux te punir. Je sais qu'en réalité, tu as été très malheureuse toi aussi. Et tu n'as peut-être jamais eu la chance d'être aimée et de connaître la tendresse. Voilà pourquoi j'ai décidé d'enlever toute la tristesse qui habite ton cœur. Tu vas connaître le bonheur. Tu vas donc redevenir une petite fille et je m'occuperais de toi. Et je te donnerais tout l'amour possible et imaginable. Tu ne connaîtras plus jamais la tristesse ou la peur. Ce sera difficile, mais je te promets que tu deviendras une gentille personne et tu seras aimé par ton peuple lorsque tu seras reine à ton tour. Et une vraie, cette fois. »

Le petit chaton avait bien du mal à y croire. Mais toute la foule acclama la sagesse de la reine.

« Grrrrr ! » fit Agathe peut-être pour la dernière fois et dans un joli éclair arc-en-ciel, elle finit transformée en petite fille trop trop mignonne.
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