La première fois

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Je ne sais pas ce que je fais sur ce lit, en pleine après-midi d’un automne ensoleillé, à attendre qu’elle revienne pour enlacer de nouveau nos corps avides une deuxième fois. Mais je suis bien. Je ne me pose pas de questions, je jouis de l’instant présent.

Jouir : c’était bien le mot de l’après-midi.

Je la connaissais depuis quelques mois. Je ne saurais dire combien exactement, six ou huit, mais cela n’a pas d’importance. Très vite, je l’ai remarquée, comme les autres membres de l’association : gaie, vive, toujours pleine d’idées et de volonté, et belle. Non, plutôt beaucoup de charme.

Elle avait toujours un pantalon très moulant mettant en valeur ses fesses galbées et ses cuisses musclées. Ventre plat avec un piercing au nombril, elle nous donnait parfois l’occasion de profiter d’une troublante plongée sur sa poitrine généreuse, comme aujourd’hui, avec un tee-shirt ou un chemisier dont l’échancrure rivalisait avec les plus sauvages des vallées pyrénéennes.

Nous nous entendions bien, mais je n’imaginais pas me retrouver à faire l’amour avec elle dans son petit appartement. Et pour cause ! Même si j’avais ressenti chez elle une façon de me regarder et de me parler très douce et charmeuse, je n’imaginais pas que je pusse l’attirer, aucune femme n’ayant jamais eu ce comportement avec moi. Et puis, même si mon corps ne le montrait pas trop, j’approchais de la quarantaine, ce qui n’était sûrement pas le plus appétissant pour une étudiante.

Elle était arrivée en début d’après-midi et m’avait aussitôt demandé si je ne pouvais pas la ramener chez elle en voiture vite fait pour aller chercher son téléphone qu’elle avait oublié. C’est vrai qu’en vélo, ça lui faisait perdre du temps.

C’était sans doute une des rares fois où elle était en jupe et j’ai eu la surprise de voir qu’elle l’avait remontée très haut sur ses jambes lorsqu’elle s’est assise côté passager. Il s’en fallait de peu que j’aperçoive son nid d’amour.

J’avoue que j’avais du mal à détacher mes yeux de ses cuisses fines et bronzées. Pour la première fois de ma vie, je fantasmais sur ce qui pouvait y avoir quelques centimètres plus haut : string (ça lui correspondait bien) ou rien du tout ? Entièrement épilée ou ticket de métro ? Bien soignée en tout cas si j’en crois ses mains manucurées, écarlates comme le sang d’une vierge posées sur sa peau fine qu’un doigt caressait délicatement, avec des gestes lents.

Toutes ces pensées, nouvelles pour moi, me troublaient fortement (j’ai failli griller un feu rouge) et je sentais mon entrejambe s’éveiller à de charmantes perspectives. Elle a sûrement senti ce trouble car son regard était appuyé et sa voix plus chaude alors que notre sujet de conversation était des plus banals.

A notre arrivée chez elle, elle a tenu à ce que je monte pour m’offrir à boire, en remerciement et parce qu’il faisait chaud. Je n’ai pas résisté, mon imagination m’ayant déjà fait monter les escaliers avant qu’elle ne me le propose. Je ne voulais qu’un verre d’eau, qu’elle m’apporta d’une démarche fluide et chaloupée, à contre-jour, détachant son corps souple sur la baie vitrée du salon.

Elle me tendit le verre sans un mot, s’approchant de moi plus près que la décence ne l’aurait voulu, bouche entrouverte, ses seins promettant de belles caresses. Mon corps était immobile mais le feu me rongeait à l’intérieur. J’étais déjà à elle. Et elle le savait. Ses lèvres s’approchaient des miennes dans un mouvement lent et assuré, comme un boa glissant silencieusement vers sa proie, hypnotique, sûr qu’il va l’engloutir quoi qu’elle fasse.

Nos lèvres se frôlèrent puis se collèrent comme aimantées par une force invisible. Sa langue s’engageait dans ma bouche en un baiser fougueux que je lui rendais au centuple, sentant son appendice me pénétrer comme un phallus, puissant, autoritaire, volontaire, dominateur, rendant immédiatement mon sexe prêt aux plus folles aventures. Très vite nos mains engagèrent la conversation, nos bouches toujours collées par une glu aphrodisiaque. Les miennes caressaient ses cuisses que j’avais tant reluquées dans la voiture et dans l’escalier, et remontaient vers ses fesses que je malaxais littéralement avant d’effleurer son abricot.
Son chemisier et sa jupe enlevés, mon tee-shirt et mon jean sur le parquet, elle m’entraîna dans sa chambre nimbée d’une douce lueur d’octobre pour me faire vivre ma première fois.

Dès lors nos bouches n’ont plus eu de répit, suçant, mordant, léchant alternativement nos cous, nos aisselles, nos poitrines, nos sexes. Nos doigts ne connaissaient aucune frontière sur le chemin du plaisir, s’enfonçant au grès de nos envies et des désirs de l’autre.

C’est elle qui me fit jouir en premier, sa langue et sa bouche puis le frottement de son sexe contre le mien n’ayant eu aucun mal à me faire exploser le corps tout entier, bandé comme un arc. Cette jouissance fut presque irréelle, là, dans cet appartement d’une quasi inconnue, devant les frondaisons automnales de l’arbre proche de la fenêtre, la sueur et la moiteur de nos corps enflammés s’accordant avec les feuilles, en feu elles aussi, et avec la douce torpeur de l’été indien. J’aurais voulu rester des heures, une éternité même, profitant de cet instant sublime qui suit l’orgasme et qui est peut-être plus intense que l’orgasme lui-même, rempli de plénitude et de béatitude. En tout cas, c’est ce que je ressentais à cet instant.

A mon tour, je voulais l’amener au septième ciel. Je commençais par prendre soin de sa jolie poitrine, suçant et mordillant ses mamelles, les faisant gonfler comme des melons en plein été, la pointe de ses seins durcissant sous les coups répétés de ma langue et de mes dents.

Puis j’ai glissé lentement vers son bas ventre qui n’attendait que ça, jouant avec son piercing au passage. J’ai mordillé son mont de Vénus, lisse à l’exception de quelques poils bien entretenus et assez ras. Elle était impeccablement épilée ce qui m’excitait terriblement. Ma langue s’appesantit sur cette peau incroyablement lisse pendant que mes doigts allaient et venaient de la pointe de ses seins à sa vulve, ouverte et offerte à toutes les perversions.

Je la retournais pour qu’elle offre à ma vue son dos sculpté par les séances hebdomadaires de gym et ses fesses rebondies. Je passais mes ongles sur toutes les parcelles de sa peau la faisant tressaillir à chaque seconde.

Je remarquais qu’elle n’avait pas de marques de maillot de bain ce qui me fit sourire en imaginant la tension sourde qu’elle doit déclencher sur la plage, nue comme au premier jour, offerte au seul soleil. Plus d’un homme a dû bander à la vue de son pubis glabre (et sans doute des femmes aussi) les obligeant à se retourner sur le ventre ou à plonger dans l’eau fraîche pour calmer popaul. Et le soir venu, combien de mains droites ont fait jaillir ce trop-plein de fantasmes ? Combien de femmes, prises en levrette, ont été remplacées l’espace de quelques va et vient, par cette fille inaccessible dans la tête de l’homme qui les chevauchait? Mais à cette heure, elle était toute à moi.

Je léchais sa colonne vertébrale de la nuque au coccyx, puis écartais délicatement sa chair pour découvrir son sillon. J’avalais goulûment son petit abricot dans une longue feuille de rose qui la pâmait. Elle cambra ses reins pour m’offrir plus intensément son intimité et lâchait de petits soupirs d’aise accentués lorsque, avec délicatesse j’enfonçais ma langue dans son orifice. J’eus une brusque envie de la pénétrer. Mais je savais que ce ne serait pas maintenant. Gardons ce plaisir pour plus tard.

N’en pouvant sûrement plus, elle glissa sa main sous son ventre et se caressa, enfonçant ses doigts du plus profond qu’elle pouvait excitée côté pile et côté face. Je m’attardais sur sa peau douce avant de la remettre sur le dos pour l’assaut final.

Les yeux clos et un sourire béat à ses lèvres, elle s’abandonnait complètement à moi. Son berlingot, sorti de sa cachette, n’attendait plus que moi. Tout son corps se raidit dès que ma langue l’effleura. Ses ondulations de plus en plus intenses, ses gémissements de plus en plus marqués et ses mains de plus en plus crispées sur ma nuque, me montraient la voie de son désir.

Je jouais ainsi l’excitant et l’abandonnant alternativement pour raviver sa souffrance pendant que mes doigts la caressaient au plus intime de sa féminité. Je la délivrais enfin, et elle me remerciait au travers de ses petits cris étouffés et de ses membres tordus dans tous les sens.

Je la laissais reprendre ses esprits avant de revenir déguster une deuxième fois puis une troisième sa figue sucrée et pleine de jus, tant pour elle que pour moi, son galbe quasi imberbe m’excitant au plus haut point. Avant la quatrième, je me plaçais à côté d’elle pour lui permettre de me caresser et de me faire planer une nouvelle fois sous ses doigts experts.

Je me remémore ces instants de délice en l’attendant lorsqu’elle réapparait, promesse vivante d’instants de bonheur absolu. Elle me regarde, sort le téléphone de son sac pour éteindre la sonnerie. Je souris et elle me rejoint.

Je ne bouge pas, continuant ostensiblement à me masturber délicatement pour l’inviter à de nouveaux ébats et nous emporter vers de nouveaux paradis. Elle se met entre mes jambes, sort ma main baladeuse et caresse de ses doigts longs et effilés, la fente encore humide de mes premières amours lesbiennes.
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