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La mort d'Edgar

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Emma Bru

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4 octobre 2006. Edgar a eu 86 ans aujourd’hui. Il est malade, usé, atteint au foie, mais a conservé une bonne vue. L’appartement d’Edgar, situé au troisième et dernier étage de l’immeuble, bénéficie d’une vue donnant sur une petite cour pavée bordée de buissons et ornée de parterres de fleurs savamment entretenus par la concierge, Madame Trocard. Petit îlot de calme et de verdure situé au cœur du centre ville de Lyon et dont il savoure les délices chaque matin lorsqu’il entend les chants des moineaux en buvant son café.

Madame Bonnet habitait dans l’appartement situé au même étage au milieu du mur adjacent. L’appartement est clos depuis six mois, date de la mort de Madame Bonnet. Il faut dire que, outre deux couples d’une quarantaine d’années, l’immeuble abrite majoritairement des propriétaires très âgés. Edgar s’attend donc, si le temps lui prête vie, à voir de nombreux volets se refermer au cours des prochaines années.
Ce 4 octobre, Edgar est en train de boire son café, lorsqu’il voit s’ouvrir les volets de Madame Bonnet. Les stores du balcon s’enroulent, la porte de celui-ci s’ouvre aussitôt et trois personnes l’investissent : une jeune femme d’environ 25 ans et un couple de personnes âgées d’une cinquantaine d’années. Sans doute les parents de la jeune femme, songe Edgar. Toute la journée, s’opère manifestement un emménagement : lit, bibliothèque, plaques électriques, multiples cartons, emplissent peu à peu l’appartement. Les héritiers ont dû le vendre ou le mettre en location. Qu’importe. Dans tous les cas, l’appartement a désormais une nouvelle locataire.
Il est maintenant près de 19 heures et l’agitation du jour commence à se calmer. Des ombres passent encore derrière la vitre mais à un rythme moins soutenu. Quelques minutes plus tard, Edgar voit les parents et amis venus prêter main forte traverser la cour pour s’en aller.
Après un dernier salut adressé à ses proches, la jeune femme s’attarde sur le balcon, semblant apprécier la fin du va-et-vient et, apparemment, la saveur de la solitude retrouvée.
Le soir tombait mais les rayons du soleil filtraient encore. Si bien qu’il put découvrir son beau visage. Celui-ci immédiatement le ravit, non comme une séduction aux lointains échos amoureux, mais comme une irradiation mêlée de douceur et d’inquiétude. Il est des beautés inquiètes, la beauté des esprits inquiets surpasse toutes les autres, pensa-t-il. Une grâce des traits s’imposant aux autres, mais dans une sorte de souffle discret et généreux, suscitant alors généralement chez les hommes un désir délicat et chez les femmes un sourire apaisé plutôt que de la jalousie. Ce fut tout pour ce soir : après avoir fumé une cigarette elle referma la porte du balcon. Edgar lui aussi se préoccupa des nécessités du soir : ce serait un repas rapide et un temps de lecture.

8 heures le lendemain matin. Edgar est levé et boit son café. La jeune femme débouche dans la cour, un petit cartable noir dans une main et une cigarette dans l’autre. Peu à peu, Edgar repère ainsi le rythme de ses journées : départ vers 8 heures et retour vers 18 ou 19 heures. Un jour de ce mois d’octobre, il la croisa dans la cour et put discerner les noms de Hume et de Schopenhauer sur les couvertures des livres qu’elle tenait. Des études de philosophie donc. Cela ne le surprit guère et ne fit même que confirmer ce qu’il avait imaginé lorsqu’il l’apercevait penchée sur son bureau. Il était clair, par ailleurs, qu’elle n’avait nullement l’aspect d’une étudiante en droit ou en commerce. Son allure, ses choix vestimentaires – pas lent, habits noirs – suggéraient nettement la marche de la réflexion et de l’introspection. Edgar la voyait fréquemment revenir avec une pile de livres calée sous le bras, l’imaginant ainsi gravir pas à pas de nouvelles marches de connaissance et de réflexion susceptibles de densifier son cheminement dans l’existence.
Il ne connaissait pas encore son prénom, ne cherchant nullement à investir sa vie. Il y avait bien la boîte aux lettres, mais sur celle-ci ne figurait que l’initiale du prénom « C. ». Camille, Chloé, Cassandre... ? Il découvrirait celui-ci dans quelque temps. C’est un ami un soir qui lui dit depuis la cour : « À demain Claude ». Un prénom androgyne, à l’image de son physique, songea-t-il. Edgar appréciait au plus haut point cette androgynie de Claude. Les femmes aux allures troubles lui avaient toujours semblé plus intéressantes que celles qui s’attachaient à dévoiler nettement leurs atours. Dès lors, la féminité est retenue et à sa manière plus profonde puisque, pour y accéder, il faut parvenir à une intimité véritable.

Edgar, lui, arrivait à la fin de son parcours. Il attendait... Au mieux la crise cardiaque, au pire des mois à traîner dans un lit d’hôpital. L’installation de sa jeune voisine ne lui donna pas envie de revivre, mais elle lui permit d’entrer à pas feutrés dans des épisodes presque quotidiens d’une existence en plein déploiement.
Il se réjouissait de voir ainsi cette jeune femme conduire son existence à sa guise sans une quelconque autorité pour orienter ou entraver sa marche. Il se disait que, pour cela au moins, les années n’étaient pas passées en vain. Il se disait aussi parfois que ces vies apparemment plus faciles, sans conflits à leurs portes et plus confortables, pouvaient se révéler plus difficiles pour celles et ceux qui voulaient se saisir de leur autonomie. Lui n’avait pas choisi grand-chose. D’abord il y eut la guerre : les cures de saindoux ou d’oignons, les descentes précipitées dans les caves, les balles qui fusent aussi... Edgar avait connu la peur.
La peur, ce fut ce jour de la défaite où, après avoir entendu les balles siffler pendant des heures jusqu’au tournis, il se retrouva vaincu. La peur, ce fut encore ce jour où, arrivé au camp de prisonniers, un gardien appliqua son revolver sur sa tempe parce qu’il avait cru discerner un rictus méprisant sur le visage d’Edgar. Les quelques minutes durant lesquelles il sentit le canon froid de l’arme sur sa peau signifièrent non pas un défilé de son existence, mais il sentit son cœur essoré à un point tel qu’il manqua de défaillir. Se savoir à la merci d’un être cruel, comprendre dans ses entrailles que sa vie ne tient qu’à ce fil ténu et ridicule. L’homme ne lui a pas fait sauter la tête et Edgar est parvenu à rentrer chez lui peu après. Mais ensuite il y eut tout de même encore ces jours oppressants composés d’alertes aériennes et enveloppés de cette question omniprésente quant à une possible libération. Il y avait bien sûr des combattants de l’ombre et des troupes alliées qui œuvraient à cela, mais il y avait aussi tous les cloportes dénonçant leurs voisins juifs en toute bonne conscience. Edgar a connu cela : la peur panique de crever au milieu d’une salve de mitrailleuse, sous un tapis de bombes ou au bout d’un canon ; la saloperie humaine prête à écraser son voisin d’hier pour satisfaire sa rancœur ou en retirer quelque profit matériel. Il en avait gardé une méfiance constante envers ses congénères.
Outre le climat de la guerre qui avait cisaillé les poumons de sa jeunesse, il y eut la question de la profession qu’il allait embrasser. Et là encore le choix ne lui avait pas été laissé : son père le destinait à exercer la profession de notaire et il s’était exécuté. Certes, il aurait pu refuser, mais à ce moment-là les mœurs pesaient lourd et il ne s’était pas alors senti la force intérieure pour résister à l’autorité paternelle. Le climat de la guerre l’avait trop exténué moralement pour qu’il se sente à même d’opposer une vision éclairée de sa propre existence. On ne peut pas dire que sa profession de notaire lui donna de nombreuses occasions de réviser son approche de l’espèce humaine. L’avidité, les mesquineries, les règlements de compte post-mortem..., il avait vu défiler toutes ces figures au fil des années. Certes, des exemples de bienveillance et de bonté véritable, il pouvait en donner également, mais dans une mesure tellement moindre qu’elle pesait de peu de poids face à la crasse intérieure des autres.

Claude n’avait pas eu à endurer tout cela : l’atmosphère empoisonnée de la guerre et la pesanteur des mœurs décidant alors bien souvent de leur destin à la place des individus, et de celui des femmes au premier chef. Pourtant, il se disait que son existence était à sa façon plus compliquée que la sienne. Elle n’aurait sans doute pas à voir des jambes arrachées ou à se cacher dans des caves. Et il l’espérait bien pour elle. Mais chaque jour elle devait se soutenir, seule dans la ville grouillante sans l’autorité des mœurs. Comme toujours un gain se payait d’un effort certain à fournir. En tout cas, elle pouvait choisir l’orientation qu’elle souhaitait donner à son existence et c’était là l’essentiel. Elle pouvait mettre sa beauté au service de son intelligence sans dépendre du bon vouloir d’un homme, père ou mari.

Edgar avait été beau lui aussi, mais il n’avait jamais eu cette faiblesse masculine consistant à jouer au « joli cœur ». Très vite, il avait su qu’il voulait une femme aimée, qui serait sa vraie confidente. Là-dessus il resta inflexible. Autant il embrassa la profession de notaire, suivant en cela le souhait paternel, autant il refusa toute alliance maritale pressentie par les siens. Et il avait eu la chance de rencontrer Marthe. Elle représenta son aire de tendresse, une compréhension à demi-mots, une poésie du quotidien pendant près de cinquante ans. Aujourd’hui elle n’était plus là. Cinq années s’étaient écoulées depuis sa mort, mais le temps n’adoucissait guère l’impact de sa perte. D’abord il y avait ce grand appartement initialement destiné à accueillir une famille de quatre personnes. Pour bien faire il aurait fallu être en mesure de rogner deux ou trois pièces. De quoi boucher l’écoulement quotidien du trop grand flot de souvenirs. Ces « trop-souvenirs », comme il les appelait parfois, étaient épuisants. C’était le coin du meuble dans lequel elle se cognait régulièrement. C’était sa silhouette qu’il voyait soudain se dessiner dans l’encadrement de la porte de leur chambre. Edgar ne pleurait pas, mais il se sentait alors cloué au sol.

Aussi l’installation de sa jeune voisine lui apparaissait comme une ouverture salutaire par-delà les jours mornes. Il suivait la courbe de son emploi du temps, ses allées et venues, ses heures d’étude, ses rencontres. Lorsque le store se fermait plus tôt que prévu, il pressentait un rendez-vous amoureux ou bien une volonté d’isolement. Si elle faisait un bref passage sur le balcon plus tard, il devinait la teneur du temps écoulé : un assouplissement des corps, un moment d’abattement, parfois encore les deux mêlés. Au fil des semaines, Edgar avait pu distinguer parmi ses visiteurs les amis et les autres, amants du moment. S’agissant de ces derniers, il constatait que l’attachement de Claude n’était guère durable, une nouvelle figure chassant rapidement la précédente. Les amis, en revanche, bénéficiaient d’une véritable attention, dîners et soirées étant reconduits très régulièrement. Il entendait aussi parfois les échos de quelques retours tardifs, titubants et rieurs qui ponctuent le souffle de la jeunesse.
Elle lui plaisait car, quelles que soient les émotions imprimées sur ses traits, demeuraient toujours une dignité, un tempérament. Et il sentait que c’était cela qui l’amenait à congédier les hommes entrant dans sa vie. Le tempérament devait l’emporter, le style restait le poumon de ses pas. Et tant que cela ne serait pas reconnu comme une évidence, elle congédierait, pensait-il. Il l’avait compris et sans doute que ces hommes auraient dû la considérer à ces heures sur le balcon pour saisir cela. Elle ne serait pas capturée, n’appartiendrait pas et n’entrerait sans doute pas non plus dans le parcours téléguidé qui menait de la mairie à la maternité. Il fallait la voir penchée sur son bureau noircir des pages pour comprendre que là était sa respiration. Peu d’individus peuvent comprendre cela, cette aspiration, cette quête encrée. Et les hommes certainement moins encore que les femmes plus disposées à accompagner une inspiration profonde de leur partenaire. Sans doute pourrait-elle aimer de manière indéfectible, mais pour autant que ce périmètre soit entendu et préservé.

Elle aussi avait fini par le remarquer. Lorsqu’elle le croisait dans la cour de l’immeuble, elle appréciait son allure. Toujours élégant, un foulard finement noué autour du cou. Fréquemment le soir, alors que tout l’immeuble semblait dormir, seule était allumée la lampe d’Edgar. Il restait en effet encore souvent le soir de longues heures à lire dans le fauteuil de sa bibliothèque, fidèle à l’habitude contractée pendant plus de quarante ans. Attendre que tout dorme, prendre l’ouvrage et plonger dans les lignes. Elle percevait alors sa silhouette de profil derrière la fenêtre. La répétition de cette situation la faisait sourire. Les deux veilleurs de l’immeuble sont à leur poste, songeait-elle. À le considérer ainsi de profil, elle se demandait quels ouvrages il pouvait bien lire. Elle l’imaginait volontiers en lecteur de Dostoïevski ou de Montaigne.

Les éclairages de Noël s’installaient peu à peu donnant à la ville sa coloration festive de fin d’année. Edgar ressentit pour la première fois une forme de dégoût à la vue de ces ampoules proliférant dans les rues de la ville. Il n’avait jamais été dupe de ces ambiances pseudo-festives, mais auparavant cela le laissait indifférent. Et puis la perspective des cadeaux que l’on offre et que l’on reçoit parvenait toujours à le mettre dans l’ambiance. Cette année, cela le rendait nauséeux et il en conclut intérieurement que ce serait sans doute son dernier Noël. Ensuite, le tourbillon l’emporta : ses deux enfants, accompagnés pour l’un d’entre eux de ses propres enfants convergèrent dans sa demeure. Repas savoureux, échanges de cadeaux vinrent clore cette année 2006. Après leur départ, Edgar se sentit déstabilisé quelques jours par le vide des voix et des gestes emplissant à nouveau l’appartement, puis il parvint à reprendre le fil de ses habitudes. Mais pour peu de temps.

La pluie allait tomber longtemps et Edgar s’enfoncer lentement dans une posture quasi cadavérique. Les gestes devenaient de plus en plus pénibles, les repas, un moment presque sans saveur. Il s’accordait encore une cigarette par jour après le repas du soir, non pour se ménager des mois de vie supplémentaires, mais parce qu’il n’appréciait que la rareté. Pourtant, il réalisait que même ces volutes de sa Lucky Strike quotidienne perdaient peu à peu de leur attrait.
Une longue nuit recouvrait tout et Edgar s’en allait. Pour lui, de toute façon, les choses étaient claires. L’appréhension de sa propre mort était parfaitement condensée dans ces mots de Nietzsche qu’il avait lus un jour et qu’il avait dès lors toujours conservés dans un coin de son esprit : « Mourir fièrement lorsqu’il n’est plus possible de vivre fièrement ». Et, pour ne pas être pris au dépourvu, c’était cette fois une précaution de Schopenhauer qu’il avait adoptée, à savoir un pistolet glissé sous son oreiller. Pouvoir prendre congé, arrêter les frais au moment voulu parce que l’on estime qu’il est temps. Il était résolu à ne pas finir dans un quelconque mouroir traversé de tuyaux qui ne feraient au mieux que prolonger ses jours dans des conditions d’existence dépourvues d’intérêt.

Edgar avait tout de même tenu bon et, au fil des jours, il sentait qu’il recouvrait peu à peu ses forces. Il put sortir à nouveau sur le balcon et effectuer quelques brèves promenades dans les rues du quartier.
Un soir de printemps particulièrement chaud, Edgar s’accouda à la fenêtre. Ce jour-là, Claude et lui se regardèrent longuement et, lorsqu’elle tourna les talons, elle lui adressa un bref salut de la main. Geste qui semblait saluer ces mois d’échanges discrets tout en exprimant la satisfaction de voir à nouveau son visage tourné vers l’extérieur. Il y a des orgasmes muets et immobiles, tout comme des complicités non prononcées. Tous deux l’avaient découvert. Leurs rendez-vous coutumiers et bienveillants comptaient. Un point fixe dans le tourbillon des jours, ceux de la vie qui se cherche pour elle et de celle qui s’éteint pour lui.

Quelque temps plus tard, ils se rencontrèrent par hasard au Musée des Beaux-Arts. Chacun pensa intérieurement que le fait de se rencontrer ainsi sous les augures de l’imprévu était une occasion à saisir. Aussi, ils vinrent spontanément l’un vers l’autre et décidèrent d’effectuer la visite ensemble. La Monomane de l’envie de Géricault, le Pont de Charing Cross de Monet... Chacun y allait de son commentaire traduisant, presque à chaque fois, une sensibilité commune. Puis ils s’arrêtèrent tous deux devant un tableau et, cette fois, ne dirent rien. Il s’agissait de la Tête de jeune fille d’Eugène Carrière. Ils surent qu’ils pensaient alors la même chose : l’impression de la vie qui se retire peu à peu et suggère son effacement de la toile. Enfin ils s’attardèrent devant les statues miniatures de Daumier, riant franchement à la vue de cet alignement d’humeurs multiples. Ils rentrèrent à pied bavardant gaillardement tout au long du trajet du retour. Il y eut ensuite divers rendez-vous tissant les contours d’une tendre amitié : un thé chez lui, un dîner chez elle... Parfois aussi, ils se retrouvaient le dimanche matin dans la cour de l’immeuble pour se rendre ensemble au marché. Ils en ramenaient des pommes de terre et un poulet rôti qu’ils savouraient de concert. Tout cela arrosé de deux ou trois verres de Syrah qu’Edgar appréciait particulièrement.

1er juin 2007. Comme tous les jeudis, Edgar s’était rendu à la basilique toute proche pour se recueillir. Il était 8 heures 50. Il revenait lentement chez lui, marchant le dos légèrement vouté et les mains nouées dans le dos comme à son habitude. Il la vit arriver en face de lui, le pas plutôt rapide. Cela lui rappela qu’elle lui avait dit devoir remettre, ce matin même, un mémoire de recherche qui sanctionnerait son année d’étude. Il était en train de la regarder s’approcher quand, soudain, il fut pris d’un étourdissement. La conscience de tomber, mais l’incapacité de résister ou de se rattraper à quelque chose.

Edgar est désormais étalé de tout son long sur le trottoir les yeux mi-clos. Il perçoit le bruit de pas précipités et voit Claude s’accroupir. Elle passe sa main droite sous sa tête pour lui éviter le contact froid et sale du trottoir. Dans sa main gauche, elle serre une de ses mains tremblantes. Elle lui sourit avant qu’il ne s’évanouisse tout à fait. Pour elle, un sourire comparable à celui qu’elle aurait voulu adresser à son grand-père mort sans elle quelques mois auparavant. Pour lui, un départ attendri dans les bras de sa dernière complice. Son cœur s’arrêta de battre à 9 heures 04.
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Francoise Jacquet · il y a
Quand l'amour n'a pas sa place, l'amitié permet toute une palette d'émotions, de partage et d'échanges. Merci pour cette belle écriture.
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