La menace n'est jamais loin

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Fan principalement de science-fiction et de fantastique, je suis actuellement en 1°S, et j'aime vraiment beaucoup écrire, même si je ne trouve malheureusement plus trop le temps; l-  [+]

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Thème

Image de Fanfiction Harry Potter
Je me réveille un fois de plus, avec la vive sensation que quelque chose d'extraordinaire va se produire. Peut-être allons-nous enfin gagner le match de Quidditch contre ces satanés Serpentard ? Ma chouette va-t-elle enfin arrêter de prendre mon assiette comme zone d'atterrissage ? Tant de questions pour une si petite journée... Heureusement, c'est jour de repos, mais je compte bien m'entraîner pour le combat en duel, organisé par notre professeur de Défense contre les Forces du Mal !
Je saute de mon lit, en ayant ouvert les grands rideaux de soie rouge auparavant, et je me dépêche d'enfiler ma robe de sorcier. Une fois dans la Grande Salle, il est assez facile de repérer mes amis : deux ont la tête rousse, une les cheveux bouclés bruns et les deux derniers les cheveux noirs jais. Mais surtout, c'est parce qu'ils se disputent la dernière part de pudding à la citrouille. Je saute sur eux, littéralement, et ma main s'empare de cette tranche si convoitée. Albus Severus me lance un regard souhaitant dire : « Bonjour, mais je ne t'aime pas, maintenant, là, tout de suite ». Lily lève ses petits yeux vers moi, et me murmure :

- Il était temps que tu arrives, ils allaient se lancer un autre duel !

Je m'esclaffe, de petites miettes s'envolant de ma bouche. Le temps que je m'installe correctement à la table, que déjà le bruit caractéristique de nos chouettes arrivant me parvient. J'aime beaucoup entendre ce bruit d'ailes, le son que font leurs pattes lorsqu'elles se posent sur la table. Cela me rappelle chaque jour que j'ai de la chance d'être ici. Tout n'a pas été rose... Dans cette salle même, a eu lieu la bataille la plus mythique que le Monde des Sorciers n'ai jamais connu. Tout le monde sait ce qu'il s'est passé, mais plus personne ne veut en parler, horrifié de ranimer des peurs. Celles les plus profondes, cachées. Il n'y a plus de menace depuis environ une vingtaine d'années, mais j'aperçois souvent une lueur de terreur dans le regard de certains. Un bruit sourd me ramène à la réalité.
Mon porridge vient de se renverser entièrement sur mon visage. J'en déduis que ma chouette s'est encore écrasée. Elle se redresse, s'ébroue, lisse ses plumes, et me tend enfin le message m'étant destiné. Je le survole : c'est toujours le même, demandant de mes nouvelles. Je répondrai à ce message dans l'heure, cela est sûr. Nous mangeons en silence, ce dernier coupé de temps à autre par Lily demandant des renseignements sur un garçon aux cheveux noirs, assis dans un coin. À la troisième évocation de ce qui semble être son idole, je lève gentiment les yeux au ciel. Le remarquant, elle se tait en pinçant ses lèvres, et fait comme si de rien n'était. Le problème est que je n'ai jamais vu cette personne. Que fait-il ici ? J'essaie de voir à quelle table il est, mais il n'en a pas vraiment.
Lorsque nous avons enfin fini, je cours vers la salle commune, sans rien dire. Je m'attaque à la plus grosse partie : la botanique. Je compte bien en faire le plus possible, avant que l'un de mes amis ne me propose quelque chose de vraiment palpitant à faire. Le professeur nous a demandé un parchemin détaillant les caractéristiques et utilisations d'une plante. Après m'être trituré la tête durant un long moment, je passe à la seconde matière, de loin celle que j'aime le plus : la divination. Prédire ce qu'il peut se passer, lire dans les feuilles de thé... Je trouve ça fantastique. Ayant terminé ce qui me paraissait primordiale, j'écris la réponse à la lettre de ma mère. Brève, mais qui lui fait savoir que je suis encore en vie. Cela fait plusieurs mois que je ne l'ai pas vu. Elle me dit toujours qu'elle est à la recherche des derniers Mangemorts, qu'elle traque sans relâche tous ceux qui ont appartenu à l'armée de Voldemort. Son nom me paraît normal, maintenant que la tension ne pèse plus, mais je ne peux m'empêcher de trembler à chaque fois que je le prononce.

- Tu viens ? m'interpelle Albus, sa tête sortant du mur, à l'autre bout du dortoir.

J'évalue du regard la pile de parchemin me restant à faire, mais lorsque je croise le regard de mon ami, je ne perds pas de temps. Je cours derrière lui, dévalant les escaliers. Nous faisons la course jusque dans la cour. J'aperçois mes quatre autres amis assis au pied d'un grand arbre, étant autrefois le célèbre Saule Cogneur. Lorsque l'école a ré-ouvert, le nouveau directeur a préféré le laisser se reposer. Depuis, les oiseaux peuvent enfin se reposer, à leur tour, dessus. Lily est allongée sur le dos, dans l'herbe, contemplant le ciel et ses multiples nuages. Je m'installe juste à côté d'elle, me demandant ce qui peut l'émerveiller autant. J'entends les autres parler de leurs devoirs, de leur famille, des vacances, d'autres choses m'étant inconnues, mais pas Lily. Elle continue de fixer ce plafond de verre. Je laisse à mon tour mon regard vagabonder, et je l'avoue, cela est plutôt apaisant.

- Ma grand-mère était dans cette école, tu sais ? Elle s'installait souvent ici, et elle regardait le ciel. Elle s’appelait aussi Lily.

La voix douce de mon amie paraît triste tout d'un coup. Je ne sais quoi dire, alors je la laisse parler. Parler de ses grands-parents qu'elle n'a jamais connu, de ses parents, que je connais que trop bien, et d'elle. Ce doit être la première qu'elle me raconte autant de choses. Je m'aperçois que tout le monde s'est tu. Nous l'écoutons tous, même ses deux frères, qui connaissent tout cela et n'osent la corriger sur certains détails. Elle a de la chance d'avoir des parents comme cela, d'avoir des parents lui disant autant de chose. Des larmes roulent sur mes joues, allant s'écraser dans l'herbe. Elle continue encore, et bientôt nous sommes tous allongés.
Les nuages dansent devant nous, ils courent. Seul les bruits de la nature nous parviennent. Pas une voix ne transperce ce silence profond, mais relaxant. Pour une fois, je n'ai pas envie de faire quelque chose, pas de duel, pas d'entraînement de Quidditch, pas de révisions en plus de mes nombreux devoirs m'attendant. Juste rester là, avec mes amis.

- Et si on allait au village ? propose soudain James.

Il est toujours celui qui propose des choses à faire, dangereuses ou non. Mais il peut aussi être très sournois, le plus souvent avec son frère. Il me ferait presque peur des fois, à soudain sortir de je-ne-sais-trop-où et hurler pour nous faire peur. Il est le premier à se relever de l'herbe, et à courir vers l'entrée de l'école. Hugo, son meilleur ami, se redresse et essaie de le rattraper avant qu'il ne fasse de farces sur le chemin. Tout en soupirant intérieurement, j'imite les autres. Nous nous mettons tous à courir vers le portail. En le dépassant, j'ai comme un pincement au cœur. Encore une fois, c'est le nouveau directeur qui a fait de légères modifications à ce sujet. Nous sommes libre d'aller où nous voulons, quand nous voulons, mais il ne faut pas abuser de cette liberté.

***

Les rues sont incroyablement bondées aujourd’hui. Des sorciers de tout âge flânent, certains se prélassent sur les terrasses des pubs, d'autres contemplent avec avidité les vitrines. Je m'arrête un instant pour admirer cette foule. Mais déjà, je sens que l'on me tire le bras. Je baisse les yeux : c'est Hugo qui m'emmène vers la boutique de friandises. Je n'ai jamais été attiré par ces sucreries. Rien ne vaut une bièreaubeurre, ou un bon pudding à la citrouille... Je m'appuie contre la vitre, le temps que mes cinq compagnons dépensent leurs pièces. Soudain, j'entends un froissement de vêtements, tout près. Je me retourne précipitamment, en ayant la main sur ma baguette simplement par nécessité. Je me retrouve face à une petite fille. Elle porte une robe blanche, bien trop grande pour elle, et pleine de tâches. Ses longs cheveux noirs sont emmêlés. Dans ses yeux, je vois la terreur pure. Cependant, quelque chose ne va pas, à part le fait qu'elle semble être sortie d'un film d'horreur. Elle ne bouge pas, elle me fixe simplement au plus profond, comme pour me sonder. Je ne sais que faire. Puis, un mot sort de sa bouche : « Aide... ». Elle se tourne vers la forêt et se met à courir. Je jette un coup d’œil à mes amis : ils semblent en avoir pour un moment encore. Sans perdre plus de temps, je m'élance à sa poursuite. Les arbres commencent à succéder aux maisons et boutiques, l'herbe aux dalles. Mais elle ne ralentit toujours pas. Au bout d'un moment, elle s'arrête, net. Je scrute les environs pour savoir d'où vient le mal dont elle veut me faire part, mais je n'aperçois qu'une cabane.
- La Cabane Hurlante... murmuré-je.

Un craquement de branches retentit tout à coup derrière moi. Je reconnais la garçon de la Grande Salle. Ses cheveux noirs gras recouvrent ses yeux, et je remarque que sa cape est vraiment abîmée. Je ne sais que faire. La petite fille m'a bien amené ici, mais dans quel but ? Un hurlement provient de mon dos. Je me retourne une fois de plus, en pensant que j'allais bientôt trébucher. Pourtant, il n'y a rien de plus. Seulement la Cabane Hurlante... Je sais bien de choses sur cette bâtisse, et rien de très bienheureux.

- Tu connais cet endroit, n'est-ce pas ?

La voix est celle du garçon, un peu rauque, mais pleine de bienveillance. Néanmoins, je ne sais pas qui il est, bien qu'il semble le savoir qui je suis, lui. Quelque chose me pousse à lui répondre, en pensant que tout ceci est normal, mais je n'aperçois plus la petite fille. Un faible couinement m'apprend qu'elle se trouve aussi derrière moi. Je retiens un cri. Le garçon la tient avec une dague sous la gorge. J'attrape ma baguette le plus vite possible, mais elle ne se trouve pas à son emplacement habituel.

- Tu cherches ceci, peut-être ? me demande le garçon, le sourire aux lèvres, tenant à bout de doigts mon bien le plus précieux.

Je fais un pas prudent vers lui, tendant le bras. En voyant la lame s'enfoncer dans la gorge de la petite fille, je comprends qu'il ne me la rendra pas tout de suite.

- Que me veux-tu ? lui criais-je.
- Tu sais qui je suis, non ? Tu as la réponse à ta propre question.
- Le problème est que, non, je ne t'ai jamais vu. Je ne connais ni ton nom, ni ton visage, rien du tout.
- Cela est bien dommage, ton père ne t'a donc jamais parlé de moi ? Ni de mon père ? Vraiment étrange, ceci dit.

La situation doit être assez amusante, deux personnes parlant calmement, cependant l'une ayant deux armes en sa possession. Les yeux de la fille semble exorbités, sa terreur est vraiment visible, elle pourrait s'évanouir à tout moment. Ou bien se faire tuer, je n'ai pas très bien compris les intentions de mon interlocuteur.

- Peut-être pourrais-tu me dire ton nom ?
- Cela serait trop facile. Voyons...

Soudain, des jets de lumières rentre en contact avec son corps. Sous la pression, ma baguette est catapultée dans les airs, tout comme lui. Je l'attrape, tout en sachant que ce sont mes amis qui sont venus à ma rescousse. Des feuilles s'envolent, me brouillant la vue quelques instants. Des pas précipités se font entendre de tous les côtés. Tellement que cela devient oppressant. Combien sont-ils ? Plus de cinq, cela est sûr. J'inspecte entre les troncs pour les reconnaître, mais il n'y a personne. Je ne suis pas fou à ce point ? Brusquement, le vent se lève. Un cyclone se forme juste devant mes pieds, emportant feuilles, fleurs et racines avec lui. La peur me cloue sur place. Quelqu'un m'agrippe brusquement les épaules, m'obligeant à m'allonger, face contre terre. Lorsque la tempête semble levée, je me redresse avec prudence.

- Ne me remercie surtout pas, hein.

La voix de James me remplit de bonheur. Je l'enlace en murmurant des « mercis » saccadés. Cependant, je ne me rappelais pas que James était si grand, avec autant de barbe, et si bourru.

- Hagrid !
- Toujours là pour te protéger, mon petit !
- Qu'est-ce que c'était ?
- Oh, tu sais, un cyclone de printemps.
- Nous sommes en été, Hagrid.

Son regard croise le mien, et je comprends que la discussion ne continuera pas plus loin. Nous redescendons au village, lorsqu'une pensée me frappe soudain.

- Attends ! Il faut que j'aille voir s'ils vont bien !
- Qui ça « ils » ?
- Le garçon et la fille qui était avec moi, sur lesquels tu as jeté un sort.
- Mais... je n'ai rien jeté du tout ! Je suis privé de magie, je te rappelle. Et tu étais seul lorsque je suis arrivé. Que veux-tu dire ?

Je m'oblige à tout lui raconter, depuis la vitrine des friandises jusqu'à son arrivée. Je remarque qu'au fur et à mesure que je lui conte mon récit, ses yeux s'assombrissent, et ses mains tremblent à certains moments. Une fois fini, quelque chose me trouble.

- Que faisais-tu là, d'ailleurs ?
- Hum... Je cherchais des champignons. C'est la saison je trouve.

Il passe à côté de moi, en vitesse, regagnant le château. Je soupire, et essaie de trouver mes amis. Je les vois attablés dans un pub, une bièreaubeurre chacun. La brutalité de la scène me coupe la respiration. Mais depuis combien de temps suis-je parti ? Lorsque Lily me voit, elle ouvre grand ses yeux et commence à remuer ses bras dans tous les sens avant de courir vers moi.

***

Tous assis sur le canapé de la Salle Commune, nous nous remettons des émotions de cet après-midi. Hugo et Rose se sont endormis l'un sur l'autre. Lily me fixe d'un air horrifié, se touchant mécaniquement la gorge par moment. Il n'y a que James et Albus pour m'aider à trouver une réponse à ce mystère.

- C'est quand même l'histoire la plus farfelue que l'on ne m’aie jamais raconté, et Dieu sait combien d'histoires ais-je moi-même créées.

La tête entre les mains, je me remémore tous les détails. Mais tout est allé si vite, je suis quand même content d'avoir retrouvé ma baguette. Son visage... Il m'était familier, mais autant qu'une simple connaissance. Par contre, sa voix... j'étais sûr de la connaître. Il semblait me connaître, mais moi-même je ne me connais pas bien. Je n'ai pas de nom de famille, et mon prénom est des plus étrange. Rien pour m'aider.

- Twyn ? Le directeur veut te voir.

Je ne rêve pas, c'est bien moi que l'on vient d'appeler. C'est précisément le professeur des Gryffondor. Je me lève brusquement, et je me dirige à toutes jambes vers le bureau le plus grand de cette école. À mon passage, tous les tableaux se retournent un par un, ils me dévisagent tout en murmurant des choses. C'est bien la première fois que cela arrive. Je ne me pose pas plus de questions, et je continue mon chemin. Arrivé devant la grande porte de bois, j'hésite à toquer. Plus la peine de se triturer la tête, elle s'est ouverte d'elle-même.

- Rentre, m'ordonne-t-il. S'il te plaît, rajoute-t-il quelques instants plus tard.

Je m'exécute, et je m'avance dans la pièce. C'est bien la première, et la dernière espérons, fois que je viens ici. Les murs sont placardés d'étagères, remplies de livres, de fioles de potion, de bocaux de choses dont je n'ai pas envie de connaître la nature, et d'autres objets utiles pour un sorcier. Le plafond est en fait une verrière, et de là, je peux voir les étoiles. À moins que cela ne soit qu'une illusion. Un faible jet de lumière illumine le directeur, le plus jeune depuis de nombreuses années dit-on. Ses cheveux courts et blonds lui encadre parfaitement le visage. Il n'a pas de barbe, mais des cernes qui lui soulignent son attitude blafarde.

- Je voudrais que tu m'expliques ce qu'il t'est arrivé cet après-midi.

Je déglutis. J'aurai dû m'en douter. Et une fois de plus, je fais part de mon récit, n'omettant rien. Ses réactions sont les mêmes que celles d'Hagrid, à un point près, que mon directeur agrippe les rebords de la table pour ne pas faillir. À la fin, il se masse le front, respirant lentement.

- J'aurai pu le prévoir... marmonne-t-il.
- Comment, monsieur ?
- J'estime que tu as le droit de savoir, dit-il en se mordant les lèvres. Ce dont tu as été témoin n'est nul autre que la réincarnation du mal. Un mal que nous croyions mort à tout jamais...
- Est-ce que vous voulez parler de Voldemort, monsieur ?
- Eh bien, pas précisément. Je veux parler des Ténèbres. Les Ténèbres ont toujours été présentes dans notre vie, sous différentes formes. Voldemort était l'un des messagers des Ténèbres. Il fut anéanti il y a vingt-deux ans, aujourd’hui précisément, quelques étages plus bas.
- Est-ce que le garçon et la fille étaient des messagers eux aussi, monsieur ?
- Je ne l'espère pas, mais cela en a tout l'air. Tu peux t'en aller maintenant.
- Excusez-moi monsieur, mais est-ce que vous sauriez qui ils sont ? Il a dit me connaître, mais je ne l'ai jamais vu de mon existence. S'il vous plaît.
- Connais-tu un certain Rogue ? Severus Rogue ?
- Je connais un Severus, monsieur, mais cela m'étonnerait que nous soyons en train de parler du même... C'était un professeur, n'est-ce pas ? Le titulaire des Serpentard, vingt-deux ans auparavant. Mais qu'ont-ils à avoir affaire avec ce professeur ?
- C'est exact. Il me semblerait qu'ils soient ses enfants.
- Mais cela est impossible ! Il est mort il y a bien des années ! Ils semblaient avoir une dizaine d'années seulement, à compter que le garçon était assis dans la Grande Salle ce matin...
- Il n'est pas mort... Il connaissait l'antidote au venin de serpent. Attends ! Il était dans le château ? Le fils de Severus Rogue est dans le château ?

Il passe sa main dans ses cheveux, menant à un blanc pur. Il paraît vraiment troublé. Ou gêné. Ou même terrifié.

- Je vais m'en aller, monsieur.
- Non ! Attends, je ne t'ai pas tout révélé. Est-ce que ta mère va bien ?
- Hum... bien, si j'en crois ses lettres.
- Bien, très bien, murmure-t-il soulagé. Ne t'a-t-elle rien dit sur l'identité de ton père ?
- Seulement que ce fut un homme respectable. Elle ne s'étend vraiment jamais sur le sujet, à vrai dire. Comme... Comme si elle avait perdu la mémoire.

Le directeur se lève, l'air gêné, et me prend par les épaules. Je pourrais reconnaître ce contact entre mille : ce sont les mêmes mains qui m'ont forcé à m'allonger dans la forêt.

- Ce n'était pas Hagrid, n'est-ce pas ? C'était vous ! Pourquoi ?
- C'est bien ce que doit faire un père, protéger ses enfants des dangers.

La révélation me cloue le bec, et me laisse sans force. Je m'écroule sur le sol. Tout en sentant mes yeux se fermer, et la voix de mon père (c'est vraiment étrange de le dire) qui essaie de me maintenir éveillé, je murmure :

- Je suis Twyn Malefoy, fils de Drago Malefoy.

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Milya · il y a
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Nolwen Qufflc · il y a
Merci beaucoup ! Ton histoire est aussi super géniale :D
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Milya · il y a
C'est gentil :)