La malédiction du Hill Billy

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Je m’appelle Jeff, Jeff Smith.
Cet été avec mes amis Kelly, Jack, William, Sydney et Addison et Blacky mon border collie, nous allons faire du camping dans le Wyoming car c’est la région la moins habitée des États-Unis, et que c’est une région recouverte de forêts et de montagnes, bref nous y serons tranquilles, nous faisons ceci déjà pour fêter notre réussite dans les études et ensuite l’année prochaine, nous partirons chacun dans un établissement différent.
Kelly partira dans un lycée spécialisé dans le sport.
Jack va partir dans un lycée spécialisé dans la technologie.
William partira pour un lycée spécialisé dans la littérature.
Sydney va partir faire des études de vétérinaire.
Addison voudrait rejoindre une école de théâtre.
Quant à moi je voudrais rejoindre une école de forestier.
Bref avec cette jolie compagnie nous sommes partis en bus de Butler en Pennsylvanie (notre ville natale) pour aller jusqu’au Wyoming.
Arrivés à Gilette, une petite ville dominée par une montagne, nous avons décidé de camper dans la forêt un peu en dessous de cette dernière.
Nous avons demandé à un habitant de nous indiquer un endroit où camper dans cette forêt.
Il nous a montré un endroit sur notre carte puis avant de partir il nous dit “bon courage, faites attention au Hill Billy ” en riant
Nous étions un peu intriguées mais nous avons continué à marcher jusqu’à se retrouver devant un bar, nous avons décidé d’y aller, j’ai demandé au barman : “Bonjour, savez-vous ce qu’est cette histoire de malédiction dans la forêt ?”
Le barman est devenu blanc comme un linge et nous a dit : “vous n’avez jamais entendu parler de la malédiction du Hill Billy.”, nous avons fait non de la tête “asseyez-vous, je vais vous expliquer : Il y a plusieurs centaines d’années, il s’est passé quelque chose, un cimetière indien a été profané par un bûcheron, il s’est fait surprendre par le sorcier indien qui lui a jeté une malédiction, celle de protéger éternellement le territoire du village indien, on dit que depuis, il hante cette forêt”.
Un homme au fond du bar lui a crié : “y’a que toi qui y croit à ce Hill Billy “
Le barman nous dit “ quoi qu'il en soit, soyez prudent, et n’approchez jamais de la clairière avec la cabane”.
Malgré cette histoire nous sommes dans les bois pour camper.
Autour du feu, nous avons discuté de cette soi-disant malédiction. Pour ma part, je n’y croyais pas mais Kelly semblait penser qu’il devait y’avoir une part de vérité dans cette légende. Car comme on dit, toute histoire a une part de vérité. Jack lui lança “attention, le grand méchant Hill Billy va venir te prendre si tu n’es pas sage”, tout le monde éclata de rire, même Kelly. Nous avons passé la veillée à nous raconter des histoires à dormir debout.
Juste avant d’aller dormir j’accrochais Blacky à un arbre avec sa gamelle d’eau et un bol de croquette puis chacun est allé se coucher dans sa petite tente. Tandis que nous dormions paisiblement, un drame se préparait.
Vers trois heures du matin, j’entendis Blacky aboyer, j’allais voir ce qu’il avait. Kelly était déjà sur place, je demandais à Kelly : “Qu’est-ce qu’il y a ?”. Elle a éclairé vers où Blacky aboyait et nous avons vu avec horreur un pan de la tente de Jack éventré. Il n’était plus à l’intérieur.
Kelly et moi avons couru vers les tentes pour prévenir les autres. Nous avons commencé les recherches aux alentours. Puis nous nous sommes séparés en deux groupes : William, Sidney et Addison, et Kelly, Blacky et moi.
Tandis que l’autre groupe partait au sud, nous partîmes vers le nord. Au bout d’un moment Blacky commença à couiner, je le caressai et le rassurai. Peu après cet incident nous sommes arrivés à une clairière avec une cabane au centre. Je me suis rappelé ce que m’avait dit le barman, de ne pas approcher de cette clairière avec une cabane mais nous décidâmes tout de même d’y aller, quand je rentrai dans la maison je sentis une odeur abominable.
“Quelle horreur” hurla Kelly, je courus vers la direction de sa voix, je dus me retenir pour ne pas rejeter mon diner, des cadavres d’animaux : écureuils, biches et même des loups.
“C’est quoi ce bordel” ?
Blacky couinait, apeuré.
Kelly me dit : “je suis de moins en moins sûr que cette légende ne soit que pure invention”.
Je lui répondis : “moi aussi”.
Et c’est à ce moment-là que nous entendîmes les cris.
Ces cris venaient de l’étage d’au-dessus, nous montèrent les marches quatre à quatre pour trouver Jack en train de se vider de son sang, d’où vient l’hémorragie, du ventre il me disait “ce n’est pas une légende, il est vrai, le Hill Billy est réel.
Puis sa tête tomba lentement sur le côté et sa poitrine cessa de se soulever, c’est fini, il est mort.
J’étais encore sous le choc, il ne pouvait pas être mort, il avait encore toute sa vie devant lui.
“J’appelle les autres, merde, pas de réseau”.
“Si on les retrouve on ne se sépare plus” dit Kelly.
Nous retournâmes au camp et nous trouvâmes Alisson, Sidney et William.
Nous leur expliquâmes notre macabre découverte.
Nous étions encore tous sous le choc.
Nous nous mîmes tous d’accord pur partir au plus vite, pas question de rester ici jusqu'au matin, je pris mon sac et le fouilla.
“Quelqu’un a vu mon portable ?” demandais-je
“Et le mien”, celui de Kelly avait lui aussi disparu, mais aussi celui de Sidney, celui de William et également celui d’Addison.
“Là, on a intérêt à vite se barrer d’ici “ dis-je.
Nous courûmes en direction de gilette quand soudain William dit : “Attendez, où est Kelly”.
Nous entendîmes un cri perçant, celui de Kelly, nous courûmes dans sa direction aussi vite que possible.
Elle était là, sur le dos tenant ses mains sur son ventre, je la pris sur mon dos en essayant de ne pas trop la secouer pour éviter une hémorragie accrue.
J’avais les larmes aux yeux, il fallait se dépêcher, nous pourrions arriver à la ville avant qu’elle ne se vide de son sang, mais pour ça, il fallait se dépêcher.
Nous sortîmes de la forêt et aperçurent les premières lumières de la ville.
Nous arrivâmes devant un bar et appelèrent à l’aide, un homme sortit, la quarantaine.
Il se précipita vers nous et nous demanda ce qui s’était passé, je lui racontais brièvement. Puis lui dit : “Avez-vous de quoi la soigner” ? Dis-je désignant d’un signe de tète Kelly.
“Oui, venez vite”.
Il nous fit entrer dans le bar puis nous dit de la poser sur la table.
Mais quand nous l’avons regardé nous étions emplis de tristesse, sa peau était très pale, l’homme prit son pouls puis me regarda avec empathie et me dis : “C’est fini, elle est morte”.
Puis tout se passa très vite, la police, l’ambulance, nos parents.
Le sheriff vint me trouver et me dit : “Nous avons inspecté la cabane, et nous avons trouvé de la nourriture et des braises encore rougeoyantes, ce qui veut dire que quelqu’un était dans la cabane et puisque ce n’est pas vous et que personne n’est allée dans cette maison...”
“Ce n’est pas une malédiction qui a tué mes amis, mais un être humain”.
2 mois plus tard Butler, Pennsylvanie.
Je suis seul chez moi Quand je reçois un appel de... Kelly ! je décroche “Allo, Kelly c’est toi dis-je d’un ton rempli d’espoir”, Une voix métallique me répondit “Bonsoir Jeff, je suis venu terminer ce que j’ai commencé à Gilette”.

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