La Malédiction 3, le retour de la mort qui tue...

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Je vous invite à lire du très très court, et des nouvelles où la musique et le surnaturel font souvent leur apparition. Quelques poèmes, et un roman "Crossroads, dans l'ombre de Jimi Hendrix"  [+]

Certains sont prêts à tout pour rentrer au panthéon de la musique. Jusqu'ici j'ai abordé des morts tragiques mais souvent glorieuses. La suivante est d'un autre genre. Laissez-moi vous narrer la petite histoire de Darby Crash, l'homme qui voulait rester dans les mémoires. Il disait « Un jour vous prierez pour moi ! ». Et il faut avouer qu'avec son groupe de punk rock, The Germs, il avait réussi à se faire un nom dans la cité des anges (Los Angeles), à la fin des Seventies. Affichant ouvertement ses tendances suicidaires, et désireux de faire la une des journaux, il décida d'annoncer à la presse le jour de son suicide. Il arrêta la date du 7 décembre 1980. J'aimerais vous dire qu'il renonça, mais malheureusement Darby mena son funeste projet à son terme. Il avait 22 ans. Le problème c'est que le lendemain, John Lennon fut assassiné au pied du Dakota Building de New York, éclipsant totalement la nouvelle de sa mort. Eh oui, la malédiction peut parfois se montrer sournoise. Surtout si on lui gâche le plaisir de la surprise... Même si au bout du compte l'histoire de Darby Crash est devenue culte, et fait maintenant partie des légendes du rock.

D'ailleurs, elle peut faire sourire en comparaison des morts sordides que je m'apprête à vous conter. Car la malédiction verse aussi dans le meurtre, en se servant de la cupidité de l'homme, sa colère et parfois même sa folie.
Vingt ans avant Michael Jackson, Sam Cooke fut la première star noire-américaine à séduire les deux communautés par sa musique grand public(mainstream). Pour les blancs, à l'instar de Frank Sinatra il incarnait charme et élégance. Pour les noirs, il était une véritable icône, un modèle de réussite. Compositeur inspiré, Magic Sam électrisait son auditoire. Il a composé des standards éternels comme Wonderful world, Cupid, et l'incontournable A change is gonna come, sublime chant d'espoir évoquant la lutte pour les droits civiques. Ayant un grand esprit d'indépendance et une volonté féroce de s'affranchir de la domination blanche dans une société où les lois le desservaient, activiste discret et proche de Mohammed Ali, Sam Cooke luttait pour obtenir le plein contrôle sur sa musique et ses droits d'auteurs. En plus de son influence musicale, il inspira dans ce sens plusieurs artistes comme Otis Redding, Marvin Gaye et Stewie Wonder. Il avait tout pour devenir le premier King of Pop de l'histoire de la musique, mais le 11 décembre 1964, il fut abattu par la tenancière d'un petit motel, semble-t-il par légitime défense... Il aurait séduit une jeune fille dans un bar et l'aurait ramenée au motel dans le but de la violer... Elle aurait réussi à s'échapper emportant par erreur avec elle les habits de Sam, parti prendre une douche... Toujours selon la version officielle, Sam serait descendu dans le hall, furieux et vêtu de son unique veste et s'en serait pris à la tenancière. Celle-ci aurait sorti un flingue et lui aurait collé une balle dans le buffet, ce à quoi Sam aurait rétorqué : « Madame, vous m'avez tiré dessus ? »... Avant de se jeter sur elle à nouveau. Elle prétend alors avoir saisi un manche à balais pour le frapper à la tête, puis avoir tiré à nouveau deux balles sur son assaillant... Voilà la version officielle, celle qui a mis en rage la population noire-américaine. Et il y a de quoi. La tenancière n'est pas arrêtée. Le procès est expédié seulement cinq jours plus tard. Les deux seuls témoins sont la tenancière, et la jeune fille qui s'avère être finalement une prostituée. Couvertes d'une coiffe et de lunettes de soleil (dans un tribunal !!) elles répètent mécaniquement leurs dépositions faîtes au préalable. L'affaire est classée. La tenancière est acquittée et meurt peu de temps après. La jeune fille disparaît. Seulement même un enfant comprendrait que quelque chose cloche dans cette histoire. Le succès rencontré par Sam Cooke à cette époque était considérable, et ses revenus allaient de paire. De plus, c'était un homme d'une grande beauté plaisant beaucoup à la gente féminine, il avait des goûts très chics, et était doté d'une certaine intelligence. Pourquoi aurait-il eu besoin de violer une modeste prostituée dans un motel miteux en banlieue de Los Angeles ? Là vous pensez à Jack l'éventreur et d'autres psychopathes bien éloignés de notre sympathique Oncle Sam. Mais admettons qu'il ait pu dissimuler une double personnalité. Comment expliquer alors, qu'il ait laissé la jeune fille seule dans la pièce pour aller se doucher, alors qu'il comptait la violer ? En ce qui concerne la lutte avec la tenancière, hormis la réplique insolite de Sam et le fait qu'elle use du revolver, le repose pour saisir un balais, puis le reprend, rien d'anormal... Sauf que Sam Cooke est retrouvé mort, le crâne fendu et les deux mains cassées. De plus, les balles ne correspondent pas au calibre de l'arme utilisée, et personne dans le voisinage n'a entendu de coups de feu. Ça fait plus que beaucoup. Au vu des analyses du légiste et des photos du corps, on peut supposer qu'il a été tabassé ailleurs avant d'être flingué et déposé au motel. Depuis, des investigateurs ont mis à jour de nombreuses activités illicites pratiquées par son comptable et conseiller financier, Allen Klein. Il fut ensuite celui des Beatles et des Rolling Stones, Mick Jagger en fait paraît-il encore des cauchemars. Cet habile petit escroc avait l'art de séduire ses partenaires. Pourtant quelques jours avant sa mort, Sam Cooke décida de congédier son conseiller. Klein s'empressa de modifier à son avantage les statuts de la société fantôme qu'il avait créer pour Sam et ses droits d'éditions. Par la suite, cette société fut absorbée par une grosse maison de disques. Klein, le petit comptable blanc ne fut jamais inquiété jusqu'à sa mort en 2009. Sam Cooke, la grande star noire du début des Sixties, mourut à 33 ans, et ne fut jamais réhabilité.

La mort de Marvin Gaye est moins complexe mais tout aussi étrange. Au cours d'une énième altercation avec son père, ce dernier l'abat de deux balles de P 38. Une arme offerte par Marvin à son père quelques mois plus tôt, soit-disant pour se protéger des voleurs. D'après ses frères et sœurs, il s'agirait d'un suicide prémédité. Après avoir subis les corrections de son père alcoolique étant enfant, Marvin, toxicomane et suicidaire ne supportait plus les reproches faits par celui-ci devenu adepte de la secte « La maison de Dieu ». Marvin l'aurait offert à son père dans l'espoir qu'il s'en serve contre lui lors d'une nouvelle dispute. L'auteur de What's goin' on et Sexual Healing, meurt le 1er avril, la veille de ses 44 ans.

J'en arrive à John Lennon, abattu le 8 décembre 1980 à l'âge de 40 ans. Peut-être la mort la plus incompréhensible et choquante de toute l'histoire du rock. Qu'est-ce qui a bien pu poussé Mark Chapman à commettre un acte aussi insensé ? J'ai bien entendu ses motivations mais je crois qu'il me faudrait des années d'immersion dans la psychiatrie pour comprendre le cheminement de son esprit. A part voir son nom associé à celui de Lennon sur Wikipedia, franchement je vois pas... Lennon ! Un humaniste. Un pacifiste. Quatre balles dans le dos ! Et dire que Keith Richards est toujours vivant... Non, sérieusement Chapman faisait un détour par Washington histoire de faire un duel avec Ronald Reagan, cow-boy fraîchement élu en cette fin d'année 1980, au moins c'était un combat à la loyal ! Mais flinguer un athée, tolérant, sans aucune appartenance politique et qui avait su s'éclipser progressivement de la vie médiatique pour retrouver une vie normale et préserver sa santé mentale. Vous savez quoi ? Je crois que Mark Chapman est l'incarnation de la malédiction à lui tout seul. L’entité, je veux dire. Ce mal qui vous piège une destinée fleurie en y creusant un sombre trou. Il est cette chose... Quoi, ça vous convient pas comme conclusion ? Non, je sens bien que je vais pas m'en tirer comme ça. Enfin, j'aurais essayé...

Alors histoire de gagner du temps, je tente une petite parenthèse associée, avec cette devinette qui élargit le champ des arts de la malédiction. Quel point commun existe-t-il entre Lully, Bob Marley et Jack Daniel's ? Vous l'avez ? Nan ? Le pied !! Tout le monde connaît l'histoire de Lully compositeur et maître de ballet à la cour de Louis XIV, mort de la gangrène en 1687, après s'être involontairement infligé un coup à l'orteil avec son bâton de direction.
Moins connues sont les circonstances qui privèrent notre monde du talent de Robert Nesta Marley en 1981. Comme d'autres artistes pop, il fut victime de sa réputation. En l’occurrence, celle d'un fumeur de Ganja invétéré au point d'en devenir un véritable symbole. Demandez à n'importe qui de vous définir Bob Marley en trois mots : « euh... joint, Reggae et... Rasta ! » Dans cet ordre. C'est tellement réducteur ! Mais il est parfois difficile de mesurer le fossé qui sépare notre culture occidentale des autres cultures de ce monde. Dans le rastafarisme, la Ganja représente une nourriture spirituelle permettant d'accéder à une certaine sérénité afin de méditer sur les paroles du prophète. Évidemment, parfois cette philosophie permet à certains de justifier leurs excès, et ainsi garder bonne conscience. Bob devait concilier vie spirituelle et show biz, deux activités antinomiques. Soucieux de préserver son équilibre psychique dans la jungle de l'industrie musicale, il s’efforçait de manger une nourriture saine et pratiquait une activité sportive régulière. Comme beaucoup de jamaïcains, il était fan de football. Un jour, lors d'une partie disputée avec son entourage, il se blessa au gros orteil. Sans gravité en apparence, mais la blessure s'infecta. Bob qui craignait la médecine traditionnelle se soignait avec des cataplasmes et autres remèdes naturels. Malheureusement son mal perdurant, il finit par nécessiter des analyses approfondies. Il se rendit à l’hôpital. On lui diagnostiqua une tumeur cancéreuse. Il démarra en Allemagne une chimio thérapie mais le cancer avait déjà gagné ses poumons. Bob Marley se battait comme le lion qu'il était, mais le mal finit par l'emporter le 11 mai 1981, à l'âge de 36 ans. Même s'il y aurait encore beaucoup à dire sur ce fabuleux personnage, résumer sa carrière prendrait un temps considérable et inutile. Car selon moi, sa grande force est d'avoir crée une musique universelle capable de toucher toutes les communautés, races et couches sociales. Je suis certain que même cet abruti de Donald Trump possède au moins un disque de Bob Marley. Il a réussi là où Elvis, les Beatles et par la suite Michael Jackson ont échoués. On pourrait discuter des heures de ses talents de compositeurs, de mélodistes et de son aura quasi magnétique mais la seule vérité qui ne souffre d'aucune contestation, c'est que sa musique met tout le monde d'accord.
Pour finir, vous devez vous demander, pourquoi Jack Daniel's ? Comme Lully, le célèbre moustachu des bouteilles de Whisky a contracté une infection au doigt de pied débouchant sur la gangrène. Vous me direz, il n'était pas rocker, ni musicien. C'est juste. Il n'empêche qu'au même titre que Mister Budweiser, Mister OCB ou Mister Zig Zag (je déconne, bien sûr ils n'existent pas) sa légendaire bouteille noire a très vite obtenu ses entrées dans les coulisses du show-business, et à sa manière Jack Daniel's a joué un rôle important dans l'histoire du rock, et à fortiori dans la malédiction...

Dans les insolites, je citerai Terry Kath (31 ans) guitariste du groupe Chicago qui se tue en jouant à la roulette russe, Keith Relf (33ans) membre des Yardbirds qui s'électrocute en pleine répétition à cause d'une guitare mal isolée. Mais la palme revient à Jeff Porcaro (38 ans), le batteur de Toto fait une crise cardiaque en inhalant un insecticide qu'il rependait dans son jardin...

Voilà, il y a bien sûr bon nombre de jeunes talents disparus que j'omets de citer. Je m'en excuse comme je m'excuse pour mes conclusions parfois un peu capillotractées, mais j'espère que vous l'aurez compris, j'ai écrit ce texte avec une mauvaise foi toute assumée et un enthousiasme non feint. J'aurais pu évoquer la récurrence de certains chiffres comme le 3 juillet qui voit Brian Jones et Morrison passer l'arme à gauche, le 8 décembre qui voit naître le même Morrison mais aussi mourir John Lennon, le 8 janvier qui voit naître Elvis et David Bowie, le 3 et le 8 balisant fréquemment les naissances ou morts de rockers, mais mes connaissances en numérologie sont bien trop limitées.

Je termine avec celui qui occupera toujours une place particulière dans mon cœur, et dans l'histoire du rock. Il est d'un côté le plus incontestable des rockers car il fut l'étincelle, et en même temps celui qui gâcha sans doute le plus http://short-edition.com/fr/auteursson talent, par peur de tout perdre. C'est pourtant la mort d'Elvis qui m'a initié au rock'n'roll. Je n'avais que deux ans en 1977, mais cet événement semblait avoir profondément marqué ma mère, au point qu'elle l'évoquait fréquemment. La mort de Cloclo aussi du reste. Mais je ne sais pas, le récit de celle d'Elvis me laissa comme une empreinte indélébile. Ses disques aussi, bien sûr. Quand j'étais enfant, il n'y avait qu'un seul disque du King à la maison. Un 33 tours que j'appréciais beaucoup et auquel il manquait un bout sur le bord. Ce qui empêchait de lire le premier titre de chaque face. Avec le temps, c'est devenu très frustrant. Nous n'étions pas au temps d'internet et il me fallut me démener pour me procurer ces chansons manquantes. C'est comme ça que j'ai aimé le King. Ses premières années surtout. Blue moon of Kentucky, Heartbreak Hotel, Jailhouse rock... Nous étions à la fin des années 80 et je constatais avec un certain étonnement que le temps n'avait pas d'emprise sur sa musique, ces prémices d'une rébellion sauvage s'accordant parfaitement aux aspirations de l'ado que j'étais alors. J'en ai donc profité pour explorer son univers et sa carrière. Ses débuts incendiaires, son déhanché, sa voix d'or. Elvis, me direz-vous, dont la place ici est discutable. Mort à seulement 42 ans, complètement sous l'emprise de son manager, le vorace et habile Colonel Parker, le King en souffrance a vécu une longue déchéance avant de mourir. Mais au cours de mes recherches, j'ai fait une découverte. Un rapprochement évident qui avait échappé à ma vigilance. Comme Robert Johnson, le Parrain du Club des 27, le Roi s'est éteint un 16 août... La malédiction qui du coup n'en serait plus une, tant la mort permis au premier d'entrer dans la légende et au second de s'en libérer. Et j'espère qu'Elvis ne m'en voudra pas, lui qui savait parfois manier l'auto-dérision avec brio, si je salue sa sortie, effectuée sur le siège des toilettes de Graceland... Le King s'en est allé sur son trône, si c'est pas magnifique !

This is the end... or maybe not...
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Demens · il y a
Encore merci pour le conseil. Beaucoup m'ont accompagné depuis mes jeunes années. J'en profite pour ajouter à la liste Papa Schultz, mort à 53 ans, soi-disant d'une embolie pulmonaire. Je ne pense pas qu'il ait été assassiné..., mais je ne crois pas trop à l'embolie pulmonaire. C'est drôle, je viens d'apprendre qu'il a eu un parolier qui se faisait appeler "géant vert"... Bon, rien à voir avec les légendes du rock, mais c'était un mec qui donnait beaucoup d'amour, j'avais envie de lui faire une petite place ici. A bientôt.
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Serge Debono · il y a
Et pour le Géant Vert, j'ai vu ça aussi :-) Décidément, ce soir je suis allé voir où en était ma nouvelle justement, et sous " Woodstock et le Géant vert" je vois une nouvelle intitulée "Papy Rolling Stone" :-D Excellente histoire d'ailleurs !
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Serge Debono · il y a
Parabellum ! Je ne me souvenais plus où j'avais entendu cet autre Shultz ( eh oui le premier avec le monocle était marquant aussi ;-) Un groupe phare de l'alternatif des 80's mais je t'avoue être encore bien ignorant en punk rock. Je m'y intéresse depuis peu. C'est aussi pour ça que je ne me suis pas risqué sur le cas Sid Vicious qui demande je pense une bonne recherche. En tout cas merci pour tes lectures et commentaires, et aussi pour Parabellum. Ça me pousse à fouiller encore ;-) Il faut que je me penche sur l'histoire du rock français...
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Jenny Guillaume · il y a
Les gens passionnés sont toujours passionnants :)
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Serge Debono · il y a
Merci Jenny ;-) Content de vous voir ici.
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Dolotarasse · il y a
Tu as une sacrée culture musicale que l'on découvre à travers cette malédiction. Du coup j'écoute " Imagine "... ;-).
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Serge Debono · il y a
C'est gentil, Dolo. Avoir des connaissances c'est bien, mais arriver à en faire quelque chose en distrayant les gens c'est vraiment top ! Si malgré cette hécatombe de morts j'ai réussi à te donner envie d'écouter une chanson aussi positive qu' "Imagine", alors mon coeur s'envole comme un faucon. "You may say I'm a dreamer, but I'm not the only one..." Bonne soirée Dolo ;-)
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Dolotarasse · il y a
Je l'écoute de temps en temps cette chanson ;-). À bientôt !
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Serge Debono · il y a
A bientôt ;-)
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Pierredelune · il y a
Waou, un vrai polar ! Voilà qui mériterait bien un livre...au moins ! ;D Encore ! Encore !
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Serge Debono · il y a
Ouais hein ? Presque glaçant,il manque plus que la voix de Hondelatte et on y est ("Faites entrer celui qu'est coupable" :-D Un livre... c'est une idée et pourquoi pas un recueil sur le Club des 27 ? :-D Grazie fratella ! J'écris la suite, on va parler des survivants...pour changer... Bisous !
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Françoise Mausoléo · il y a
Si vous en avez d'autres comme ça, n'hésitez pas à nous les faire partager
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Serge Debono · il y a
Merci Françoise, c'est agréable à lire. Je travaille sur une suite (annexe ?) où j'aborde les Survivants, ceux qui ont mis à mal la Malédiction. Je publierai ça dans la semaine. Merci encore ;-)

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