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la maison du bord de mer

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Isa.A

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Marre de la ville, elle aspire au calme et en se baladant au bord de la mer ce jour-là, elle tombe sur une petite maison au bord d’un chemin très peu emprunté. Celle-ci semble abandonnée. Elle se sent attirée. Elle ouvre le portail et s’engage. Elle découvre derrière, un petit jardin envahit par les herbes, les ronces. Un bref regard lui permet de voir que l’ensemble est totalement à l’abri des regards. La maison est isolée, elle qui est habituée à être entourée devrait partir en courant mais non quelque chose la captive. Elle veut cette maison.
Elle repart en direction du petit bourg de cette commune en bord de mer. Elle entre dans le café épicerie et se renseigne. « Savez-vous si la maison sur le petit chemin du bord de mer est à vendre ? ». Le patron lui dit : « je ne sais pas. Elle est à l’abandon depuis des années. Demandez donc à Madame Martin qui habite un peu plus bas ».
Elle frappe chez cette Madame Martin, se renseigne auprès d’elle et apprend, que cette maison appartenait à une tante éloignée. Avec son frère, ils en sont les héritiers. « Nous n’avons jamais mis cette maison en vente mais je peux demander à mon frère et vous tenir au courant. Mais je vous préviens il y aura certainement de nombreux travaux à faire dedans, elle est inhabitée depuis plus de 20 ans ».


Plusieurs jours plus tard, elle attend devant ce qu’elle espère être sa maison rapidement. Les propriétaires arrivent. Ils lui ouvrent la porte, et elle confirme sa première intuition, elle veut cette maison. Tout n’est que poussière, beaucoup de choses à refaire mais, elle est sous le charme, séduite par ce qui se dégage de l’endroit. Les propriétaires trop heureux d’avoir trouvé sans chercher un acquéreur, lui cèdent pour une somme dérisoire. Après trois mois de travaux, elle découvre son nouveau chez soi. Une nouvelle vie loin du tumulte de la ville. Elle est ravie de voir que l’âme de la maison après les travaux est toujours là. Elle découvre le jardin. Il est magnifique. Petit mais entouré de grands murs qui font de cet endroit, un lieu des plus intimes.
Elle va être bien ici, elle en est certaine. Il y a une atmosphère qu’elle n’explique pas mais qui lui est tellement agréable. Elle se sent légère, elle se sent différente sans pouvoir expliquer, elle se sent libre.


Elle peut travailler dehors sans être dérangé par le moindre bruit, juste le bruit des vagues. Elle n’est pas très loin des premiers commerces et surtout elle qui aime pouvoir se promener dans le plus simple appareil, ici, elle ne risque pas de déranger ou de choquer qui que ce soit puisque personne ne peut l’apercevoir.
Cela fait trois mois qu’elle s’est approprié les lieues, elle s’y sent bien, elle s’y sent émancipée, désinhibée. Personne pour la déranger à part de temps à autre le facteur. Elle aperçoit parfois aussi quelques promeneurs.
Elle ne se rend dans le bourg qu’une à deux fois par semaine, le reste du temps, elle reste chez elle. Elle travaille depuis chez elle, ce qui lui permet de profiter de cet endroit. Quand elle ne sort pas, souvent elle se balade nue ou avec un simple peignoir ou une chemise très grande qu’elle avait découverte dans une malle pleine de vêtement dans le grenier. Des vêtements légers, transparents pour la plupart, des sous-vêtements assez coquins, d’un autre temps. Elle aimait beaucoup porter cette chemise. Quand elle la portait, elle se sentait différente, elle avait une sensation de bien-être, de légèreté, elle se sentait une autre, d’humeur volage, coquine. Elle la mettait très souvent et se laissait porter par les envies qu 'elle lui procurait, à savoir être nue la plupart du temps, chose qu’elle appréciait de plus en plus.


Dans son ancien appartement, elle ne pouvait s’exposer autant d’instant dénudé, souvent dérangé et le vis à vis ne lui permettait pas. Ici, elle se sent bien si bien qu’un jour, elle oublie qu’elle a sa grande chemise ouverte et que son corps se dévoile au regard. Le facteur lui emmène du courrier et elle doit signer un recommandé. Elle lui ouvre la porte et à son entrée dans la maison, elle sent la gêne de l’homme. Elle en joue. Habituellement, elle aurait vite refermé la chemise sur elle, mais là, elle s’offre sans complexe avec un naturel presque déconcertant.

Le regard de cet homme sur elle, lui plaît. Depuis quatre mois qu’elle est là, sa vie sexuelle est un véritable désert et le manque commence à se faire sentir. Elle a ressorti ses jouets pour palier à ses envies. Souvent allongée sur son transat, elle prend plaisir à jouer avec. Elle signe le recommandé et une petite voix libertine lui souffle de proposer à cet homme un café. Il ne le refuse pas, le regard fixé sur elle et sa nudité.
Il fait beau, elle lui propose d’aller sur sa petite terrasse dehors. Il est surpris de voir le jardin aussi entretenu.

Elle s'interroge sur l'ancienne propriétaire et profite de ce moment pour lui poser des questions. Il lui dit : « la légende dit que la femme qui habitait ici était une femme de petite vertu. Elle s’est installée ici pour pouvoir recevoir des hommes en toute discrétion. Dans le village, on dit qu’aucun homme, marié ou célibataire à l’époque n’a échappé à cette croqueuse d’hommes. Dans le village, les femmes la haïssaient. L’été, il est dit qu’elle allait se baigner nue dans la mer et se promener sur le chemin totalement dévêtu ».
Elle ne peut s’empêcher à l’écoute de ces confidences de penser que depuis qu’elle a emménagé ici, son besoin d’être nue est plus prononcé qu’avant, comme devenu essentiel, que des envies sexuelles la hantent. Il y avait-il quelque chose comme un sortilège, une sorte de malédiction entre guillemets qui poussaient au vice dans cette maison de bord de mer ? C’était troublant. D’autant plus troublant quand le facteur dit d’une voix mal assurée : « vous êtes un peu comme elle, vous aimez être nue ? ». Elle répond : « j’aime être à l’aise et étant très isolée et ne recevant pas, je peux vivre comme je l’entends ».
Les yeux du facteur prennent plaisir à regarder ce corps, ils s’attardent sur certaines parties. Elle joue avec ce plaisir. Non pas que l’homme lui plaise plus que ça mais une envie de faire l’amour envahissait son corps depuis quelques minutes.


Elle caresse ses seins de façon naturelle, sans provocation. Elle voit apparaître le désir de cet homme. Elle n’a jamais été du genre aguicheur mais là, elle ne sait pas pourquoi, elle a une furieuse envie de sentir les mains, la bouche, la queue de cet homme abuser d’elle. Elle comprend très vite qu’il ne ferait rien, d’autant qu’elle sait que c’est un vieux garçon. Elle décide donc de prendre les choses en mains.

Elle lui prend la main et la pose sur sa cuisse. « J’ai très envie que tu me caresses le sexe ». Il retire sa main. Elle la reprend avec fermeté et la pose sur sa chatte. Elle lui tient pour ne pas qu’il fuit encore. Elle l’incite à caresser ces petites lèvres, elle le guide avec sa main posée sur la sienne. Elle prend son majeur, l’enfonce dans son intimité, brulante d’envie. Son envie est humide. Elle retire son doigt brillant et lui donne son désir à goûter. Elle se lève, se met face à lui. Elle prend alors les deux mains de cet homme qui est devenu son objet. Elles les posent sur sa poitrine et l’incite à la palper. Elle aime ce petit pouvoir qu’elle a à cet instant. Commander cet homme, diriger ses gestes, en faire son sex toys en quelque sorte. Elle en devient autoritaire, vicieuse. Elle exige qu’il la tète tout en la fouillant. Si au début, il a ôté sa main, désormais il obéit sans se faire trop prier. Elle décide d’être garce quand elle découvre qu’il prend l'initiative de sortir sa queue de son pantalon. Elle lui dit alors « tu vas juste me faire jouir avec ta bouche et tes doigts pour aujourd’hui. On verra un autre jour si je t’autorise de me prendre ». Il en est déstabilisé et lâche sa bite, il ne la remet pas dans son pantalon.Elle est là, pendante. Il s’agenouille face à sa chatte. Il y met deux doigts et aidé de sa bouche, il la fouille sans ménagement. Elle coule de bonheur.
Elle s’allonge sur la table et lui ordonne de lui malaxer la poitrine tout en la doigtant. D’avoir cet homme à sa merci, la fait dégouliner davantage. Elle jouit longuement.
Elle se relève et constate que sa bite est droite et juteuse. Elle la prend en bouche, s’en délecte quelques instants avant de se retirer et de le branler là dehors dans son jardin. Il asperge la pelouse de sa semence. Elle lui demande alors, autoritaire, de partir. Il s’exécute sans un mot. Elle a aimé ce moment ou contrairement à ces habitudes, ou elle se laissait guider, là, elle dirigeait, ellel contrôlait.
Elle en vient après le départ du facteur, à se demander si cette maison n’a pas une sorte de pouvoir qui rend les femmes qui y habitent nymphomanes et sans morale.


Trois semaines s’étaient passées depuis cet épisode, elle n’avait pas revu son facteur. Ce jour-là, elle attendait le menuisier qui devait lui changer deux fenêtres.
L’homme arrive tôt, elle s’est un peu plus habillée que d’habitude. Elle a mis un corset trouvé dans la malle et une jupe courte, sous laquelle elle n’avait pas mis de culotte.
Il était à travailler lorsque le facteur sonne. Elle le laisse entrer et décide de le provoquer. Elle fait glisser le corset d’où sa poitrine jaillit. « Caresse-moi » dit-elle. « Il y a du monde non ? ». « Et alors, je suis chez moi ! ». Mal à l’aise, il la caresse timidement, maladroitement. « Fais-moi jouir comme l’autre jour ». Le fait qu’elle sache qu’un ouvrier est dans la pièce d’à côté l’excite. Elle mouille tellement qu’elle sent un filet de cyprine couler entre ses cuisses.

Elle ne module pas sa voix gémissante. Elle veut faire entendre son plaisir. Le facteur de peur d’être surpris, la doigte plus rapidement et de ce fait plus fort que l’autre jour. Son excitation en est redoublée, elle jouit rapidement et suffisamment fort pour que le menuisier sache ce qu’elle vient de faire. Le facteur ne demande pas plus et se sauve certainement honteux.

Son corset qu’elle a à peine remonté, montre sa poitrine généreuse plus que la décence ne le permet. C’est ainsi que le menuisier la découvre lorsqu’il lui dit qu’il part déjeuner. Elle acquiesce. Elle sait qu’il sera son prochain amant, elle a lu son désir de la posséder.
Il revient après son déjeuner. Elle le laisse reprendre son travail. Profitant du soleil, elle va s’allonger complètement nue sur son transat. Elle sait qu’il la voit. Elle sent son regard sur elle. Elle décide de se caresser, de l’exciter. Au bout dune bonne demi-heure, il finit par la rejoindre. Il lui demande de venir voir avec lui pour la pose de la seconde fenêtre. Pendant dix minutes, ils discutent, elle est là, face à lui telle une offrande, complètement nue, sans pudeur. Elle lui dit sans ménagement « j’ai envie qu’on s’occupe de moi ». Il lui répond : « le facteur ne vous a pas satisfaite ? ». « Ça a été trop rapide ». Comme un signal pour lui, il s’approche d’elle et la jette sur le lit, lui mordille les seins, descend ensuite sur son ventre, atteins enfin sa chatte. Il lui écarte les jambes, souffle sur ses petites lèvres, avant de poser sa bouche sur son clito. Il la lèche, la langue, la doigte, lui malaxe fermement les seins. Elle jouit encore et encore. Elle aime la force de ces caresses. Il retire son pantalon, l’assoit sur le bord du lit, lui met sa queue en bouche et les mouvements de son bassin donnent le rythme à cette fellation. Il la traite d’allumeuse, de provocatrice... Elle aime ces mots. Il se retire de sa bouche. La met en levrette, écarte un peu ses jambes, glisse son sexe dans le sien et avec force la remplit. Elle beugle, elle jouit, elle le laisse se vider en elle. Il se retire et lui dit « je retourne travailler ».

Elle reste un moment allongé sur le lit, elle sent la semence de cet homme couler entre ses jambes, elle aime cette sensation, ce plaisir qui coule, ce désir enfin assouvi. Elle joue avec ce liquide, l’étale sur ces petites lèvres, s’excite ainsi jusqu’à ce que son corps se secoue de spasmes de bonheur.
Le soir venu, le menuisier lui dit à demain non sans l’avoir doigter si habilement qu’elle en a un orgasme.


Le lendemain matin, elle le reçoit nue. Elle le provoque toute la matinée, elle veut qu’il la prenne encore. Elle ne sera pas déçue. Après le déjeuner, il jouera avec son intimité, elle jouera avec la sienne. Leur corps se posséderont avec force, avec passion, avec rage.
Autant elle aimait être dirigée autant elle aimait être la maîtresse du jeu. Elle cumulait les amants. Dans cet endroit si isolé, elle avait réussi la prouesse au fil des mois de rencontrer des hommes, des inconnus qui passaient sur le petit chemin devant sa maison. Elle en provoquait certains, qui ne se faisaient pas prier pour lui accorder un moment de plaisir. Elle revoyait régulièrement le menuisier et jouait très souvent avec le facteur. Facteur qui adorait ces ordres. Elle avait fini après deux ou trois mois à lui accorder le droit de la prendre. Il avait ce privilège de temps en temps, sinon ils se contentaient de la faire jouir sans rien avoir en échange. Finalement, l’ancienne propriétaire avait laissé plus que son âme dans cette maison. Au village, peut être disait on que la femme de la maison du bord de mer était une femme de petite vertu. Elle s’en fichait complètement, vivant avec plaisir le bonheur que ces hommes lui apportaient, assouvissant ces fantasmes les plus fous.

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Utilisateur désactivé · il y a
Je m'en doutais un peu mais merci quand même
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Utilisateur désactivé · il y a
Décidément vous avez le sens de la narration et l'art d'atteindre la cible en plein cœur, pour ne pas dire en plein fantasme... Vos écrits sont du même niveau que ceux d'une Pauline Réage,( enfin, Monsieur Paulhan), ou d'une Emmanuelle Arsan voire, si vous me le permettez, un cran au dessus... La puissance évocatrice de votre style alliée à une imagination débordante font de cette nouvelle un modèle du genre. Entre nous, étant moi-même ébéniste,serait-il un effet de votre bonté que de m'indiquer le lieu où se déroule votre merveilleux conte...
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Isa.A · il y a
Merci beaux compliments. La maison au bord de la mer n'existe que dans mon imagination.
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Alexeim Andros · il y a
Merveilleux ! Cette histoire au bord de la mer, l'atmosphère qui s'en dégage... On croirait sentir les embruns, le soleil et le sel sur la peau de cette femme si joliment accoutrée. Le sel de l'eau qui se mêle au sel de la transpiration, l'odeur de la peau qui s'est baignée et l'odeur attirante du désir qui monte de son sexe humide. J'ai bien aimé ! Un tout petit bémol cependant: je pense que le désir aurait put être décuplé si la jouissance des hommes avaient été plus approfondie. Mon vote !
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