La formule

il y a
6 min
0
lecture
0
Charlotte attrape son téléphone et compose le numéro :
‘Bonjour monsieur.
- Bonjour madame.
- Voilà je vous appelle car je serais intéressée par votre formule ‘cunni - 3 orgasmes’. Je voulais savoir, quels sont les tarifs s'il vous plaît?
- Afin de nous faire connaître, la première séance est gratuite madame.
- C'est parfait! Quand pourriez vous m'envoyer quelqu'un à Vincennes?
- D'ici trente minutes à peu près madame. Désirez vous un homme ou une femme?
- Un homme s'il vous plaît.
- Très bien, notre agent part dans une minute. Vous nous envoyez l'adresse par message?
- Bien entendu, je fais ça tout de suite. Je vous souhaite une bonne soirée.
- Vous de même madame.’
Une demi heure plus tard on sonne à la porte.
Charlotte ouvre. Il s'agit d'un très bel homme
élégamment habillé qui porte une bouteille de champagne dans une main, une coupe dans l'autre et une rose rouge entre les dents.
‘Et bien le service est génial, dit elle en prenant la rose de la mâchoire du beau trentenaire. Je vous en prie suivez moi, invita la jeune et désirable femme.’
Elle l'attira dans un beau salon et s'assit dans un beau fauteuil en cuir.
‘Il est bon votre champagne, demanda elle?
- Il s'agit d'un Veuve Clicquot, 2011 madame, très bonne année.
- Très bien, servez moi en une coupe et mettez vous au travail. Je suis impatiente de voir ce que vous êtes capable de faire avec cette belle bouche.’
Le bel homme servit une coupe comme on le lui avait demandé et comme on le lui avait demandé il se mit à genoux face à sa cliente. Il posa une main sur chaque genoux de la belle puis les fît glisser le long de ses cuisses. Il embrassa ces dernières langoureusement en se rapprochant toujours plus du graal.
‘Comme vous pourrez le constater, dit la jolie femme, je n'ai pas mis de culotte sous ma jupe. Le service est gratuit, la moindre des choses c'est de vous faciliter la tâche.’
Le don Juan embrassait désormais l'entrejambe de la demoiselle avec un engouement illimité. À quelques centimètres seulement du sexe de la jolie femme, il sentait son parfum délicieux. Ces hormones l’enivraient.
Pour lui, le cunni à domicile ce n'était pas un job alimentaire, c'était un art, un don, une passion. Il avait déjà sérieusement envisagé de créer un club avec d'autres passionnés.
A travers les mouvements du bassin de la belle, il pouvait mesurer son excitation. Maintenant, il le savait, le sentait c'était le moment de passer aux choses sérieuses.
Avant toute chose il déposa un baiser langoureux sur son vagin, sa langue allant chercher dans la jeune femme un peu de liquide corporel afin de mesurer l'humidité dans son nouveau terrain de jeu.
Enfin, il vint déposer sa langue juste au dessus du clitos de la belle et appuya afin de le stimuler de l'intérieur.
La montée vers l'orgasme lors d'un cunnilingus est, chez beaucoup de femmes, un équilibre fragile que deux périls guettent. Le premier serait que les soins procurés à la demoiselle soient trop intenses par rapport à son excitation. La belle peut alors ressentir une chatouille, une gêne qui fait mécaniquement diminuer sa libido voir l'inciter à arrêter les opérations. Le deuxième est de ne pas être assez intense.
Mao disait de la révolution qu'elle était comme un bicyclette qui tombe si elle n'avance pas.
Il en va de même du cunnilingus. Si l'on avance plus vers l'orgasme, la femme s'ennuie. Qui sait où le grand Timonier a pu chercher son inspiration pour cette phrase historique. L'art du cunnilingus réside principalement dans la recherche de cet équilibre à travers une compréhension parfaite du niveau d'excitation de la partenaire et de son seuil mobile de ‘gêne’ qu'il faut approcher sans jamais dépasser. C'était pour cette raison que le jeune gigolo commençait son jeu deux centimètres au dessus du clitoris quitte à appuyer ensuite sa langue dessus. En déplaçant plus ou moins sa langue vers ce petit bouton et en modulant la pression il pourrait ainsi contrôler précisément l'intensité du plaisir qu'il offrait et l'adapter aux signaux qu'il recevait des mouvements, des gémissement et de l'humidité de la belle.
Il s'agissait donc maintenant de détendre et exciter Charlotte. Le jeune homme posa sa langue à plat sur le haut du clitoris de la belle et en aspirant légèrement son pubis, il commençait à la faire glisser de haut en bas et de bas en haut. Il sentit deux mains s'accrocher à ses cheveux alors qu'un petit gémissement s'échappait des douces lèvres de sa cliente. Il descendait vers sa cible et au fur et à mesure de sa descente il constatait de par l’ondulation du bassin et la pression des ongles dans son crâne qu'il n'avait plus tellement à s'inquiéter des risques de gêne ou chatouille. Il allait pouvoir entrer la phase dite daft punk: ’’harder, better, faster, stronger’’.
Deux options s'offraient désormais au jeune gigolo:
La première, qu'il avait baptisé, le blocage consistait à attraper les cuisses de la belle et son bassin avec les bras afin de l’immobiliser de tout son poids. Ainsi, à la merci de sa langue, la jeune femme n'avait d'autres possibilités que de ‘’subir’’ l'orgasme. Elle jouirait quand et comme le jeune homme le déciderait.
La deuxième stratégie, il l'avait baptisé la langue volante.
La reine serait libre de se mouvoir comme bon lui semblerait au gré de son excitation, de ses désirs, de ses orgasmes. Elle pourrait si l'envie lui prenait glisser du fauteuil pour gésir sur le sol, se lever dos ou face au mur.
Il tenait au jeune homme de s'adapter et de se positionner en conséquence afin que, quelle que soit sa position, une douce langue (et des doigts) viennent cajoler les parties intimes de sa cliente. Cela pouvait quérir des efforts importants de la part de l'homme mais beaucoup de femmes appréciaient cette liberté.
Bien sûr il y avait toujours la possibilité que la femme prenne la main voir d'un face sitting. Mais en général c'est à la femme de prendre ce genre d'initiative...
Quelle option devrait il choisir? Contraindre une femme d'avoir un orgasmes, c'était quelque chose d'assez excitant pour l'un comme pour l'autre (c'est paraît il un bel oxymore). Néanmoins, ne connaissant pas encore sa cliente, il préféra la langue volante moins brutale mais tout aussi jouissive.
Il prit tout le sexe de sa partenaire dans sa bouche et caressa de sa langue la petite colline. La belle gémissait et ondulait son bassin. Le jeune homme suivait ces mouvements fidèlement. Il sentait les ongles de la désirable femme s'enfoncer dans son cuir chevelu et cela l'excitait au plus haut point. Il descendit sa langue afin d'allègement lécher le vagin de la belle et avaler un maximum de son liquide délicieux. Ça s'était pour son plaisir à lui. Ça resterait secret. Il retourna rapidement à sa délicieuse besogne, accompagnant les moindres agitations de sa maîtresse. Le liquide corporel de sa reine du jour se répandait partout sur son visage. Il sentit une main l'attraper par les cheveux et qui à son grand malheur lui enleva (heureusement pour très peu de temps) son bonbon de la bouche.
‘’Suis moi’’ lui dit elle simplement.
Elle le tira par la main vers une belle chambre et se posa à quatre pattes sur le lit dos à lui comme pour attendre une levrette.
‘Lèche moi comme ça pour voir de quoi tu es capable. Tu es très bon mais je veux voir jusqu'où tu peux aller.’
Le jeune homme se posa donc à genoux sur le sol derrière elle, lui écarta légèrement les cuisses afin que les lèvres de sa maîtresse fussent grandes ouvertes et, penchant légèrement la tête en arrière pût tirer sa langue en avant jusqu'au clitoris de cette dernière.
Il avait la lèvre supérieur enfouis dans le vagin de sa partenaire et de magnifiques fesses obstruaient sa vue.
Quand il y pensait sa situation était quelque peu cocasse mais putain qu'est ce qu'il aimait ça.
Sa cliente donnait l'impression d'adorer cette position.
Elle semblait twerker sur son visage ce qui rendait pour lui la tâche de suivre sa cible très compliquée. Toute cette épreuve était un vrai challenge pour le jeune homme mais un challenge des plus délectables. Comme elle gémissait, la jeune femme s'allongeait doucement en avant. Sur le ventre, le jambes écartées, elle rendait à son gigolo la tâche bien difficile. Ce dernier avait désormais un accès à l'oxygène assez limité. Néanmoins les efforts de ce dernier semblaient porter leurs fruits.
‘ho oui, vas y continue comme ça je crois que je vais venir.’ lui susurra elle.
Le jeune gigolo recula légèrement sa tête dans un geste furtif afin de remplir ses poumons puis replongea entre les cuisses de sa cliente. Il donnait tout ce qu'il avait et il continuerait jusqu'à la frontière de l'asphyxie si
nécessaire. Allongée sur le ventre les fesses légèrement soulevées la magnifique femme mordait la couette en poussant un rugissement grave. Elle sentait ses muscles se contracter de manière de moins en moins contrôlable.
Elle s’agrippa au bord du lit comme pour éviter de tomber au plafond, la gravité devenant une notion de plus en plus relative. Ses fesses qui effectuaient des vas et viens s'enfonçaient tantôt sur le visage du pauvre trentenaire avant de fuir en avant afin qu'il dût les suivre fidèlement.
L'orgasme en cours était si fort qu'il faisait d'elle un être différent; une possédée, une droguée une chienne en chaleur. Rien ne comptait plus pour elle que son plaisir immédiat, elle aurait pu mourir maintenant ou partir ailleurs, dans une autre dimension, ça lui était égal. Tout était si fort que c'était tout son corps qui jouissait. Mon dieu que c'était bonnnnnnn. Wow.
Le jeune homme sentit soudain les fesses de sa
partenaire se relâcher contre son visage. Elle avait jouie cela ne faisait aucun doute.
‘Rhô putain, soupira t elle. Putain ce que c'était bon...’
Et de un !
0

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,