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La femme qui écrivait à Jean d’Ormesson

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Corelli

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329 voix

LAURÉATE
Sélection Jury

Il y avait « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux », « La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette », et puis il y a la femme qui écrivait à Jean d’Ormesson. Un tournesol à chaque saison.

Novembre, séance de dédicaces à bord d’une péniche amarrée, mouillée par la Seine au soleil couchant. Un homme aimable, élégant, plutôt petit – un si grand homme –, assis face à un auditoire charmé par tant de culture et de pétillance. Il se tient buste droit sur son estrade, élevant avec lui le public, tête légèrement en arrière, regard projeté loin au-delà de l’avenir. Regard si bleu sur col roulé si noir.
Le temps, suspendu, se brise soudain aux rochers des applaudissements qui viennent déjà conclure l’épatant débat littéraire. Alors les spectateurs se pressent en rang par deux en file indienne, en un chemin de bonheur menant au Sage. Plus que quatre personnes devant elle et ce sera son tour, enfin. Elle tortille le bouquin acheté la veille mais surtout une enveloppe, jaune et carrée. Mais que va-t-elle bien pouvoir lui dire ? Sa timidité lui joue un nouveau coup pendable : la voilà qui blêmit, panique et décide de s’extirper de la queue, faisant au moins un heureux après elle. Vite, le ponton, la passerelle, le quai, la terre ferme. Re... prendre... son... souffle !
Elle ralentit, jette un œil en arrière l’instant d’un colossal regret, revient sur ses pas, pénètre dans l’arène fluviale, mais renonce une seconde fois, bousculée par l’essaim parasite de cet auteur célèbre. Cependant, dans un éclair de lucidité, elle se surprend à tendre son enveloppe jaune et carrée à un garde du corps :
— Pouvez-vous, je vous prie, remettre ce pli à monsieur d’Ormesson ? C’est très important, merci beaucoup.
Ouf c’est fait, sans grande conviction toutefois que la lettre parvienne à son illustre destinataire. Plutôt la corbeille, pense-t-elle en foulant le trottoir brillant de bruine nocturne. Quelques SDF installent leurs cartons pour tenter de dormir et oublier la fracture sociale. Elle les observe, gênée, peinée... mais il se fait tard et le dernier train de banlieue l’attend pour un retour vers son quotidien morose, éclairé cette nuit par une étoile, un sourire d’éternel adolescent et un regard d’azur.
Dans ses rêves les plus osés, elle est héroïne de roman, muse de poète, épouse d’artiste génial. Dans la réalité, fonctionnaire et vieille fille. Elle en a pris son parti car tordre le cours des choses lui serait par trop douloureux. Elle ne se sent pas prête à la révolution. Ni même à un embryon de rébellion.

9h17, le lendemain matin, dans son minuscule bureau sans décoration. Son portable vibre mais elle ne répond pas à l’appel masqué. Bien sûr que non, puisqu’elle ignore qui c’est. Elle préfère attendre lâchement le message vocal laissé. Ou pas. Quitte à rater sa chance.
— Bonjour chère madame, Jean d’Ormesson...
Non ! C’est pas vrai ! Jamais aura-t-elle autant maudit sa couardise vampire de vie. Alors elle écoute, écoute, réécoute la voix automatiquement enregistrée par le téléphone. Émue et fière que cette importante personne prenne la peine de la contacter, elle d’habitude invisible ; triste à mourir de cette existence qui s’étiole, sans plaisir ni imprévu.
Pourtant là, tout près de son oreille, elle en tient un, d’imprévu. Un inouï grain de sable dans le sablier de la monotonie. Un grain de sable plus gros, plus beau, plus luisant telle une pépite d’or. Alors par magie, ses yeux marron glacé deviennent dorés. Monsieur Jean d’Ormesson sera son compagnon virtuel de solitude. Elle est tellement contente qu’elle en oublie totalement le contenu de sa fameuse lettre qui a su toucher un écrivain talentueux et aguerri. Mais qu’ai-je bien pu écrire ? Rien, rien, pas un mot ne revient et ne reviendra hélas dans sa mémoire embuée, vouant ainsi ses propres phrases à un infini irréversible.
— Monsieur Roger, vous auriez la même carte que j’ai achetée hier ? Vous savez, carrée avec un grand tournesol... Oui c’est bien celle-ci, je la prends... Bonne journée.
Elle sort légère de chez son petit libraire de quartier, le précieux trophée confié à la poche centrale de son sac à main. Elle aurait aimé conter son secret à cet homme de livres et de Lettres. Mais peu encline à parler d’elle-même et se mettre en avant, elle préfère figer sur le papier glacé d’une image florale le parfum d’une soirée et d’un incroyable message vocal.
Rentrée dans sa studette banlieusarde jonchée de bouquins du sol au plafond, elle extrait la carte de son sac, l’admire, la caresse, s’évente avec sous un frisson, les yeux dans le vague telle une amoureuse de seize ans. Quand je pense que sa jumelle est parvenue entre les mains d’une célébrité, appréciant ainsi ma fleur du soleil. Qu’y avait-il de particulier derrière mes mots tout bêtes ? Se remémorant Les Fleurs du Mal, elle goûte « de l’arrière-saison le rayon jaune et doux ». Bon sang, monsieur d’Ormesson m’a téléphoné ! s’étonne-t-elle toujours en éteignant la lampe de chevet, sur le pied de laquelle s’appuie un splendide Helianthus annuus.

L’hiver pointe son nez, ses frimas et ses vœux. La deuxième carte décolle du pied de lampe et s’envole vers la maison d’édition de l’auteur Jean d’Ormesson, seule adresse dénichée sur Internet. Juste quelques paroles authentiques pour le remercier du message de novembre et lui souhaiter la bonne année. Mais comme la première fois, un pli sans grand espoir d’atteindre ladite personnalité.
Et pourtant comme la première fois, un appel en numéro masqué tombe sur son portable, cinq jours plus tard. De nouveau tétanisée par l’inconnu, elle ne parvient décidément pas à décrocher. Forcément, il s’agissait bel et bien de son cher écrivain qui lui laisse, en gentleman, un deuxième message. Que va-t-il penser d’elle, qui se débine à la moindre occasion ? La honte ! Jamais deux sans trois, taratata. Il va se lasser. Puisqu’elle se tire une balle dans le pied à chaque pas, comment avancer dans ces conditions ? Syndrome du cygne disgracieux hors du lac. Elle se contente d’une vie fausse, rêvée, proche du néant.
— Monsieur Roger, s’il vous reste des cartes avec un tournesol, je vous prends tout le stock.

Au printemps, elle convient entre elle et elle d’écrire désormais à son idole à chaque changement de saison, avec la ferme intention de répondre si par miracle il composait son 06. La troisième carte postée coïncide avec son anniversaire, qu’elle se permet de mentionner. Puis elle patiente, traqueuse, une semaine. Jusqu’à un appel anonyme :
— Allô ? Oui c’est moi, bonjour monsieur d’Ormesson...
Conversation brève, polie, retenue mais riche d’intensité, battements de cœur et de magie tremblante.
Alors durant des années jalonnées de tournesols saisonniers, se racontent-ils peu à peu, un peu, oh ! très pudiquement et sans familiarité déplacée, sous l’écu d’un semi-anonymat. Nul ne propose de se voir. Pour quoi faire ? Il est si grisant d’imaginer. Elle apprécie quand il prononce « Chère madame » de sa voix au timbre unique ; il est touché qu’elle lui souhaite son anniversaire, s’enquiert de sa santé, lui envoie des truffes maison pour son entrée à La Pléiade. Entre eux, les échanges ronronnent en un tic-tac de Comtoise surannée. Et les saisons coulent, de coups de fil en courriers. Sur des berges parallèles, une étoile adulée et une vieille fille midinette dansent en silence et respect.
Le tout premier mot reçu de la main de son auteur fétiche, noircissant de volutes un bristol à l’en-tête de l’Académie Française, trône sous verre sur le mur de sa chambre, à l’aplomb de la table de chevet. Un exemplaire vierge de la carte fleurie monte la garde au pied de la lampe et veille sur ses nuits solitaires. Nul ne lui rendant jamais visite, elle n’en tire aucune gloriole. Pas besoin. Et de toute façon, qui comprendrait le lien qui l’unit à « son » Jean ?

Un jour enfin, en public, elle se risque à affronter la réalité et s’approche de la table où signe le Maître. Levant les yeux vers cette silhouette perdue dans la masse, entre deux livres tendus par ses admirateurs, il sourit de son sourire d’éternel adolescent et interroge « C’est pour ? », stylo prêt en main. Prise d’effroi à l’idée d’être démasquée, puis prise d’envie de lui crier « C’est moi ! », prise aussi de colère de devoir le partager, elle répond sèchement : « Marilyn ». Ce qui n’est absolument pas son prénom. Sans doute un fantasme inavoué de ce qu’elle aurait aimé être, dans une autre vie. Elle quitte déconfite le magasin, serrant entre ses doigts le dernier-né de son écrivain chéri que pourtant, en cette minute précise – oh oui ! –, elle maudit. Lui n’en sait rien, évidemment, il n’a rien fait pour cela d’ailleurs.
Elle ne récidivera plus et restera à sa place, refusant de salir son noble rôle de partenaire épistolaire, auréolée de pointillés sonores, se considérant de fait comme importante parmi les petites gens.

À la radio un matin, entre ses biscottes sans confiture et son thé sans lait : « Le célèbre romancier, doyen de l’Académie Française, vient d’être admis au Val-de-Grâce ». Quoi ? Mon Dieu ! Son sang ne fait qu’un tour, sa raison d’être ébranlée. Peur pour lui ou peur pour elle ? Elle scrute les journaux et émissions télévisées en quête avide et livide de nouvelles, se précipite après le travail dans le quartier de l’hôpital parisien afin de trouver un fleuriste encore ouvert.
— Bonsoir monsieur, avez-vous des tournesols ? La composition est à livrer demain s’il vous plaît, à monsieur Jean d’Ormesson, juste à côté au Val-de-Grâce, avec la carte que voici.
Elle ignore le numéro de la chambre, mais possède la même foi inconsciente que le jeune Robert Misrahi écrivant simplement à : Monsieur Sartre / Café de Flore / Paris. Stupeur. Le bouquet livré lui vaut un appel plus chaleureux que d’ordinaire, depuis un lit d’hôpital. Il est hors de danger, Dieu soit loué. Dans sa voix faible comme un souffle, elle capte une pointe appuyée d’émotion, sincèrement réciproque.

— Ah mademoiselle, je voulais vous dire, mon fournisseur arrête les tournesols. Si ce n’est pas indiscret, puis-je vous demander ce que vous faites de toutes ces cartes identiques ? Cela m’a toujours intrigué.
Alors subitement, comme si elle attendait au fond l’occasion après tant de silence voulu, elle ouvre les vannes et partage son formidable secret avec le fidèle libraire, qui tombe des nues. Dans le regard de M. Roger peut-on lire de façon évidente admiration et amour ; mais elle, elle ne voit rien et réintègre seule sa studette, saluant immuablement soir après soir la carte puis le sous-verre. Consciente, quand « elle met du vieux pain sur son balcon », d’être pitoyable. Ne se cachant nullement derrière un confetti. Ne cultivant que trop bien l’art de la lucidité et du discernement.

— Vous n’en avez que pour quelques semaines, je suis désolé. Vous ne verrez probablement pas l’hiver.
Fichu cancer. Avant la peur de quitter ce monde, sa première préoccupation va vers Jean – ainsi le nomme-t-elle maintenant dans ses pensées intimes. Mais comment diable fera-t-il sans elle, son amie inconnue, sa compagne de mots ? Elle va devoir se hâter de lui adresser la carte automnale. Elle programme de l’envoyer en novembre, à la date anniversaire de leur toute première « rencontre » sur la péniche. Il y a si longtemps déjà.
Ô que de purs et fabuleux souvenirs depuis. Aucun regret. Elle a mené sa course en solitaire, hissant haut le foc du rêve, gardant en perspective son inébranlable phare littéraire. Sans amour physique ou platonique, sans famille, sans amitié, juste deux trois collègues polis. Mais jamais seule parmi ses piles de bouquins, son sous-verre et ses chers tournesols qui ont su illuminer la routine de sursauts jaunes. Et une voix – sa voix –, qu’elle continuera à entendre par-delà les nuages éthérés.

Novembre, son ultime carte est sous enveloppe mais elle ne colle pas de timbre. Pas cette fois. Au dos de cette missive un peu spéciale, un unique mot. En majuscules. Sa sortie ne sera pas minuscule, comme l’aura été son passage terrestre. Oui elle osera enfin se mettre en avant, avant de partir.
Dérogeant à sa propre promesse, elle se mêle au rendez-vous des lecteurs assidus en quête d’autographes. Elle avance dans le rang, jambes flageolantes à l’intérieur. Raide face à l’écrivain assis tête baissée, elle articule un faible « Bonjour » tout en poussant son livre vers le stylo, en action perpétuelle. À la lecture du titre d’un ouvrage de ses débuts, l’Académicien surpris pose la plume et lève les yeux. Ils sont si bleus ! Elle fixe longuement ces yeux-là, lui aussi, hypnotisé par l’or qui scintille aujourd’hui dans le regard de cette femme discrète, sans âge, sans aucun fard mais avec la beauté et l’urgence d’une dernière chance.
Une seconde – une si longue et merveilleuse seconde –, elle espère qu’il va la reconnaître, ou au moins se douter que c’est elle, les tournesols. Mais après quelques échanges oraux sur le livre, un peu plats, il le signe, lui sourit à nouveau et la salue gracieusement en le lui rendant. Personne suivante.
Lèvres pincées, elle s’isole de la foule pour verser quelques larmes silencieuses, presque invisibles. Même face au chagrin, elle demeurera invisible. Glissant une enveloppe jaune et carrée entre la couverture et la page dédicacée, elle se débrouille pour re-déposer son livre sur la table à la droite de l’auteur tant admiré, de l’Homme idéalisé, qu’elle voit ce soir pour la dernière fois. Il ne s’aperçoit de rien.
— Monsieur d’Ormesson, votre moto-taxi vous attend afin de vous conduire au plus vite à votre prochain rendez-vous.
Rassemblant ses affaires, tel un écolier studieux vérifiant son cartable, l’homme de plume parfois las par tant de succès et de monde découvre alors le bouquin, seul sur le coin de la table vidée. Il se souvient aussitôt de cette lectrice aux yeux dorés qui l’a troublé, ne sachant trop pourquoi d’ailleurs sur le moment et n’y ayant pas prêté attention après. Aurait-il dû ? Une enveloppe glisse. Il la ramasse et comprend, comprend tout avant même de l’ouvrir. Il se rassoit, les yeux perdus, ailleurs, loin.
— Monsieur, sans vouloir vous presser...
Mais il n’entend plus. Il vacille sur sa chaise. La carte lue tremble dans sa main et retombe sur le sol, révélant son contenu à ciel ouvert, sans pudeur : « ADIEU ».
Les saisons ont passé, la presse acclame la sortie de son tout nouveau roman, Les Tournesols, dédié à : une douce amie dont j’ignore le prénom. Il ne cherchera pas à savoir, respectant avec élégance romanesque le choix de celle qui avait décidé de ne plus lui écrire.

Dans la vitrine d’une librairie de quartier, un homme ému place sur le présentoir un livre illustré d’un tournesol familier. En-dessous, la photographie de l’écrivain connu : regard bleu sur col roulé noir. À côté de l’ouvrage, un vase de grosses fleurs jaunes gorgées de soleil sur lequel s’appuie la dernière carte qu’il lui restait au fond d’un tiroir, clin d’œil à son aimée secrète pour lui déclarer sa flamme dès sa prochaine visite. Il attend chaque jour qu’elle réapparaisse. Pourquoi ne franchit-elle plus le seuil de sa boutique ? Il ne connaît ni son nom ni son adresse. Ni son prénom... Alors il l’attend. Elle viendra.

La femme qui écrivait à Jean d’Ormesson s’en était allée invisiblement, laissant dans le cœur de deux hommes dissemblables une semblable fleur.

Au hasard d’un champ de tournesols, si vous en découvrez un plus gros, plus beau, plus luisant, telle une pépite d’or, alors peut-être devinerez-vous en son cœur profond le sourire d’une Marilyn, heureuse pour l’éternité de la pureté de son amour sans faille. À cet instant, le soleil brillera sur votre destin comme jamais.

Prix

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329 VOIX

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Villefranche · il y a
Félicitations Corelli.
Une grande sensibilité. Est ce purement composé ou bien y aurait il une part de vécu?
Pour ma part, je ne cherche pas des votes mais des lecteurs (et surtout des lectrices). J'ai récemment commis "cinquante jours de brouillard" mais le prix est clos donc c'est juste pour le fun et "le bateau au dessus des nuages" totalement hors compet. Avec une tentative qui dénote un peu: c'est vous qui choisissez la fin (parmi les trois proposées), cela vous fait donc potentiellement quatre textes - oui madame, vous avez bien lu- pour le prix d'un seul.

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Cannelle · il y a
Bravo pour cette distinction. La lecture de votre texte (que je découvre, pardonnez-moi) prend une résonance différente depuis la mort de l'écrivain
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Corelli · il y a
je vous remercie
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Niagara · il y a
Envoies le lien à maman bisous
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Corelli · il y a
ok bonne fin d'année
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Coum · il y a
La carte postale, toujours la même, se distingue. Un secret partagé, d'une amoureuse des mots envers le rayonnement de l'homme de lettres ! Demain, il restera encore du soleil, pour faire battre le cœur.
Bravo et Merci bien.

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Corelli · il y a
très très joli commentaire, vraiment merci et bonnes fêtes
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Coum · il y a
Joyeuses fêtes Corelli !
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Geny Montel · il y a
Toutes mes félicitations, Corelli ! Un genre d'hommage prémonitoire...
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Corelli · il y a
et oui dommage. Merci et excellente fin d'année.
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Geny Montel · il y a
Joyeuses fêtes Corelli !
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Francine Lambert · il y a
Sincères félicitations Corelli, je suis très heureuse de voir que votre très beau texte a obtenu la récompense qu'il mérite ! Joyeuses fêtes !
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Corelli · il y a
de très belles fêtes à vous aussi, et le cadeau de vos compliments est fort agréable.
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Francine Lambert · il y a
Comme je vous le disais il y a quelques jours, c'était un de mes coups de coeur de ce prix, le cadeau est donc aussi pour moi, car je ne me suis pas trompée dans mon choix, je suis donc doublement heureuse ! A plaisir Corelli !
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Jean-Luc Ithié · il y a
Quelle plume ! Je découvre votre nouvelle en retard, à regret, mais qu'importe, la victoire est là !
Au plaisir de vous lire...

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Corelli · il y a
ah ben ça fait rudement plaisir! Merci et bonnes fêtes.
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Nicole Mallassagne · il y a
Un amour...désintéressé, le plus beau.
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Corelli · il y a
on est d'accord
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El bathoul · il y a
Félicitations et bravo pour ce magnifique texte... on sera la pour vous soutenir jusqu'au podium.
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Corelli · il y a
merci bcp, c bon pour le podium, suis très contente.
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Elena Hristova · il y a
Bravo Corelli pour cette belle récompense bien méritée!
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Corelli · il y a
ah ça me va droit au coeur
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