La chance ou la mort

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— Hé Alex ! S’écria Martin qui échangeait toujours des tirs avec la police tentant de les freiner. Je crois qu’il ne me reste plus assez de balles. Réfléchis vite génie ! Tu peux nous sortir de là !

Alex se réveilla de sa rêverie. Pendant un instant il n’avait plus entendu le bruit des balles ; il avait été comme emporté dans une autre dimension. Une dimension où il n’y avait pas cette merde dans laquelle ils se trouvaient tous. Il avait la peur de sa vie mais s’efforçait de rester lucide. C’était son plan et il pouvait tous les tirer de cette situation. Il avait prévu un tel revirement et ce n’était pas par hasard qu’il les avait conduit en catastrophe dans ce lieu. La seule chose qu’il n’avait pas prévu, c’était ce renfort de la police avec des armes lourdes. Ça compliquait les choses.
Il courut vers l’arrière du bâtiment et s’arrêta pour observer. Il réfléchit pendant un moment. Ça y est ! Il savait comment s’échapper. Il retourna vers son groupe, vit les sacs remplis d’argent qu’ils avaient balancés, continua pour les prévenir qu’il venait de trouver une solution : Il y avait une sortie souterraine...

***
La chaleur était terrible et Martin en souffrait énormément. C’est pour ça qu’il détestait encore plus son boulot en ce moment. Il haïssait particulièrement cette période de l’année. Les vacances approchaient à grandes enjambées. Depuis quelques jours, il se sentait comme si tout le travail du monde lui avait été refilé. Il dormait à peine depuis maintenant trois jours. Toute cette accumulation de fatigue commençait à lui peser.
Il enleva sa veste ; la chaleur et l’humidité de l’air lui était insupportable. Il déboutonna sa chemise blanche et s’éventa à l’aide d’une chemise cartonnée. Pourquoi cette foutue climatisation ne fonctionnait-elle pas ? Il s’était posé la question un million de fois depuis le début de la semaine. La climatisation était en panne et elle ne pouvait pas être réparée avant le week-end.
Cette vie n’était clairement pas faite pour lui, se dit-il.
On frappa à la porte ; Il se reboutonna précipitamment.
— Oui entrez ! Dit-il.
C’était Olivia Hope, l’assistante du directeur commercial. Elle était très jolie. Elle avait de magnifiques courbes, des seins bien bombés et un visage d’ange ; Martin avait toujours eu envie de la sauter mais elle était inaccessible.
— Bonjour Mr. Watson ! Comment allez-vous ? Commença-t-elle.
— Je vais très bien merci.
— J’ai demandé à ce qu’on vous appelle ce matin mais vous n’étiez pas là.
— j’ai eu un souci avec les
embouteillages.
— Oui mais on vit tous loin et on fait avec les caprices du trafic. Ce n’est pas une raison valable d’autant plus que vous devez tout finir avant que vous partiez en vacances.
— Pour ça, ne vous inquiétez pas tout avance parfaitement. J’aurais tout fini d’ici là.
Il avait prononcé cette phrase avec nonchalance et un peu de dédain.
Ce que remarqua Olivia. Pour Elle, Martin n’était qu’un grand gamin capricieux et insolent. Elle avait marre de bosser avec lui. Il était souvent en retard et lui répondait avec un léger orgueil. Mais il n’empêche que c’était un bon comptable.
— J’ai besoin que vous déposiez le rapport complet des activités du semestre d’ici la semaine prochaine. C’est très urgent. C’est pour ça que je suis passée moi-même vous le dire. Conclut-elle.
— D’accord je vais le faire n’ayez crainte.
— Ok. Bonne journée !
Elle prit la porte.
Elle lui parlait toujours avec supériorité.
Martin la détestait. Elle et tous les autres supérieurs. À commencer pour son directeur qui se tapait la petite assistante ; il en était certain et ça le mettait en rogne. Il avait toujours eu envie d’elle et tout ce qu’elle trouvait à faire c’était de jouer à la patronne tandis qu’elle n’avait aucun problème à écarter ses jambes quand venait un haut gradé.
Il les détestait tous amèrement. Et même leur p.d.g, un playboy qui n’avait jamais fourni le moindre effort de sa vie. Il avait tout simplement hérité d’une bonne compagnie de la part de son paternel. Il avait également hérité d’une belle villa ainsi que d’un gros compte en banque. Tout ce qu’il avait à faire, c’était de venir une ou deux fois par semaine pendant les réunions du conseil d’administration.
Et lui, martin, qui avait dû traverser tellement d’épreuves pour pouvoir arrivé là où il était. Et encore, là où il était n’était qu’une place merdique dans une compagnie qui lui faisait faire des bilans pour des sommes qu’il n’aura jamais de sa vie. Quelle chienne de vie ! La vie ne valait pas la peine d’être vécue si elle l’était dans de telles conditions. Tout ce qu’il avait, c’était ce job de comptable et son petit appartement qu’il louait ainsi que sa voiture dont il n’avait même pas encore fini de rembourser le prêt. Il était loin de la vie de rêve dans laquelle il se voyait pendant les années de fac. À cette époque, il imaginait sa vie dans une grande maison, conduisant une range rover et le plus important : il avait toujours imaginé sa vie avec Kelly. Quand on est jeune, on peut se permettre de rêver.
Pourquoi même s’était-il mit autant d’idées dans la tête ?
Lorsque tout avait commencé, il n’avait même pas de quoi se nourrir, ni même un endroit où dormir.
La jeunesse était faite de folies. Mais au final, il avait eu raison de se laisser aller à cette folie. Grâce à elle, il avait rencontré Alex et avait alors pu s’en sortir tant bien que mal.
De toute façon, il n’avait pas eu le choix. Il ne pouvait pas rester chez lui, dans une telle pauvreté et à la merci d’un père violent et ivrogne. Ainsi, dès qu’il avait fini ses études secondaires, il avait quitté la maison, et même sa ville natale, pour aller vivre sa propre aventure.

La journée de travail était terminée. Martin rentra dans son appartement deux pièces mais n’y put rester longtemps. Il sortit et alla dans son bar habituel. Il avait besoin de se vider la tête. C’était un endroit chaleureux où ils se plaisait bien ; là il pouvait se saouler la gueule en solitaire ou en conversant avec des types souvent plus minables que lui. Il y venait aussi parfois pour trouver une conquête avec qui passer la nuit où plusieurs nuits. Il n’aimait pas s’engager dans une relation sérieuse. Depuis la fac sa plus longue relation amoureuse avait duré un peu plus de trois mois. Il aimait éperdument Kelly et s’était totalement figé là-dessus.
Il s’installa au comptoir, tira son iPhone de sa poche et commanda du whisky avec quelques glaçons. Il alla sur la page Instagram de Kelly et consulta ses photos. Dans l’une d’elle, qu’il s’était mis à regarder fixement, elle était très ravissante et souriante assise dans sa Mercedes. C’était une vie qu’il ne pourra jamais s’offrir. S’il avait jadis été son petit ami, c’était parce qu’à l’époque il avait également été un fils à papa. Il avait alors vécu les meilleurs moments de sa vie.
C’était quelque années après sa rencontre avec Alex. Ils vivaient ensemble et s’en sortaient tous les deux grâce à des petits boulots. Mais Alex voulait faire des études dans une prestigieuse université. Il avait également fini le lycée l’année de leur rencontre. Il était très intelligent et aussi rusé que le diable. Le seul problème était le financement. Il avait alors repéré quelques maisons de riches où il allait nettoyer les piscines. Et avait établi tout un plan pour les dévaliser tour à tour. La chance leur avait sourit : dans l’une d’elles, ils étaient tombés sur un sac plein d’argent. Ç’avait avoisiné le million de dollars. Le plan avait été parfait comme savait le faire Alex. Personne ne leur avait associé à la série de cambriolages. Ils avaient alors pu s’inscrire dans des bonnes universités et avaient mené une vie de fils à papa chacun de son côté mais tout en restant proche. Mais, vu la vie qu’ils menaient, cet argent ne leur avait permis que de faire un cycle court. Ils avaient alors quitté la fac en laissant tout derrière eux et avaient trouvé des emplois dans des sociétés différentes. Mais entre temps, il avait rencontré Kelly. Il l’avait conquise et les deux avaient eu une véritable histoire d’amour.
Quand il avait été contraint de quitter la fac, il l’avait laisser derrière, sans lui donner des ses nouvelles. Il ne se sentait plus à sa hauteur. Il avait tout simplement rejoint Alex et les deux étaient parti à la recherche de leur bonheur.
Kelly et tous les autres potes de la fac appartenaient à un monde dans lequel ils ne faisaient pas partie.

Il était environ minuit et le bar se vidait. Tous ceux qui avaient encore envie de prendre quelques verres supplémentaires se dirigèrent vers les boîtes de nuit où ils pouvaient véritablement faire la fête. Martin était toujours là. Il finit son verre et se dirigea vers la sortie. Lui n’avait pas envie de faire la fête ; il voulait seulement se bourrer et rentrer tranquillement chez lui. Pour ensuite dormir et oublier l’espace d’une nuit tous ses malheurs.
Heureusement pour lui, son immeuble ne se trouvait qu’à une patté de maison du bar. Il arriva et se changea. Il ne se sentait pas assez fort pour se laver. Il alla donc directement dans son lit. Sans même dîner. À quoi servait-il même de dîner quand on avait tant d’envies suicidaires? Il voulait simplement finir avec toute cette galère dans laquelle il vivait.
Mais il résolu de ne pas trop y penser. Il tenait trop à la vie. À la belle vie.

Ce matin, Martin avait réussi à arriver à son service sans trop de retard ; il s’était réveillé très tôt malgré la petite gueule de bois qu’il avait et s’était vite préparé.
Il entra dans son bureau et se mit à faire sa besogne. Il voulait vite finir avec ça pour pouvoir être tranquille. En effet, il détestait travailler avec quelqu’un sur le dos et préférait donc finir rapidement et être libre.
Il prit un calendrier posé sur son bureau et se mit à calculer les jours. Il se bloqua sur une date. Il eu soudainement une idée.
Une idée qui pouvait tout changer.

Alex n’aimait pas fort la hiérarchie. C’est pour ça qu’il avait vite démissionné de son ancien emploi une fois qu’il avait pu faire suffisamment d’économie. Et voilà qu’il s’était lancé dans l’entrepreneuriat. Il avait contracté un crédit pour créer une petite entreprise d’infographie. Les premiers temps ç’avait bien marché mais tout avait basculé après trois ans d’activités. Depuis, il travaillait nuits et jours pour faire survivre son entreprise. Mais c’était rude. Il ne bossait plus que pour rembourser ses prêts.

Alex était assis dans son bureau à la maison. Il était dans le noir et seul une petite lampe de travail éclairait la pièce. Il mâchouillait son stylo en plastique bleu tout en regardant l’écran de son MacBook. Il prit la sourit et cliqua sur une feuille de calcul Excel : C’était le calendrier d’amortissement de son prêt. Il s’ébouriffa les cheveux, soupira et se plongea dans une longue réflexion. Ça lui prendrait beaucoup d’années pour tout amortir.
Il éteignit l’ordinateur et sortit de la pièce. Il entra dans la chambre et regarda l’heure avant de se mettre au lit : il était une heure passé. Jane dormait profondément et paisiblement ; il l’embrassa sur le front et s’allongea de l’autre côté du lit. Il était prêt à faire tous les sacrifices pour l’offrir une vie de rêve. Ces dernières années, il avait travaillé comme un dingue pour pouvoir offrir à sa femme la villa qu’elle avait toujours rêvé. Mais il lui faudra encore attendre pour pouvoir le réaliser. Il se promit de travailler encore d’avantage pour avoir plus de revenus.

Martin se réveilla en sursaut. Il consulat son téléphone : il était trois heures quarante deux. Il n’avait pas beaucoup dormi. Mais peu importait. Il avait trouver la solution qui pouvait faire aboutir son idée de la journée et ainsi changer sa vie. Il devait appeler Alex pour le lui soumettre. Lors de leur dernière rencontre, il y avait environ six jours, Alex lui avait parlé de son besoin crucial d’argent. À un certain moment de la discussion, il lui avait même dit une phrase qui lui était resté dans la tête. Il lui avait dit : « je suis tellement désespéré que je pourrais dévaliser une banque». Il se leva du lit et se dirigea vers la salle de bain. Il prit une douche exprès pour chasser le sommeil et s’installa dans son lit. Il prit son ordinateur et y fouilla quelques informations. Le coup était possible se dit-il. Il ne restait plus qu’à convaincre Alex et trouver une équipe. C’était parfaitement faisable.

Martin fixait Alex pendant que celui-ci exposait son plan. Ils étaient dans un entrepôt abandonné ; Alex avait choisi l’endroit parce qu’il était difficile que quelqu’un les voit pendant leurs petites réunions. Il avait réussi à monter une équipe restreinte mais expérimentée. Il s’agissait de trois cambrioleurs qui avaient par le passé réussi de jolis coups de braquages. Alex les avait rencontrés grâce à un ami membre de la mafia. Comme quoi, il était toujours utile de savoir garder de bonnes relations partout .
Martin était fasciné par les idées de son ami. L’idée originale venait de lui bien sûr mais la façon dont Alex l’avait peaufinée le sidérait.
D’ici une semaine, il devait aller en vacances or son jour de départ correspondait à un jour férié, et juste avant ce jour férié une société cliente allait faire un gros dépôt d’argent qu’il allait devoir enregistrer et remettre à la direction. Avec ce qu’il y avait déjà à la direction, Il devait avoir en somme environ six millions de dollars. Cet argent allait être gardé dans un coffre fort en attendant qu’on le dépose à la banque. Son idée était simple : voler l’argent. Un jour férié signifiait que personne n’allait travailler ni dans leur bâtiment ni dans les bâtiments environnants. Seuls les agents de sécurité des différentes entreprises allaient être là. Il n’avait donc qu’à avoir une bonne équipe pour prendre l’argent. Le coffre fort n’était pas vraiment un problème s’il pouvait avoir un spécialiste pour le forcer et les agents de sécurité n’étaient pas lourdement armés. Ils étaient prenables. Un bon plan n’allait pas avoir trop de mal à aboutir.
Le plan fut adopté. Alex expliqua à chacun des acteurs leur rôle précis. Il étala une carte de la ville sur un table et donna plus d’indications à l’équipe.
Ils étaient au total cinq. Un chauffeur, un spécialiste des coffres forts, un maître d’arme et les deux amis. Tout le monde pris connaissance de son rôle et le rendez-vous fut fixé.
La réunion se termina.

Alex invita son vieux pote dans un café. Il était dix-neuf heure ; la réunion les avait pris toute la journée. L’endroit était assez fréquenté d’habitude mais il y’a avait beaucoup de tables vides lorsqu’ils arrivèrent. Martin n’avait encore jamais mis les pieds dans ce café ; il le trouva très correct. Ils prirent place à une table isolée au fond. Leur conversation allait avoir un caractère secret défense. La serveuse apporta leur commande.
Martin reluqua ses fesses tandis qu’elle s’éloignait.
— Je vois que t’es toujours aussi fan des petites fesses, commença Alex.
Martin eu un sourire.
— Ouais, mais c’est ça qui donne un peu de saveur à la vie, non ? Répondît-Il.
— Pas faux, mais dans ce cas pourquoi continues-tu toujours à dormir seul ?
— Oh t’en fais pas, cette situation ne saurait tarder... il marqua un temps d’arrêt, fixa la serveuse qui était en train de débarrasser une table de l’autre côté. Avec tout ce qu’on aura, continua-t-il, je pourra trouver une femme avec qui je vais passer le restant de mes jours.
— Hum tu vas essayer de reconquérir ton ex ?
— Ouais possible.
— Mais je dois te prévenir, tu ferais mieux de ne pas trop exhiber cet argent une fois l’opération réussi. C’est vrai que si le plan fonctionne, on ne pourra pas nous soupçonner ou nous mêler de quelconque manière à l’affaire mais faudrait faire profil bas pendant au moins une année... si non tout risque d’être compromis.
Alex parlait avec beaucoup de sérieux. Il avait l’air inquiet. Martin le rassura.
Alex voulu savoir plus d’informations sur le fonctionnement de l’entreprise ; son compagnon le lui détailla. Il analysa toutes ces informations comme un étudiant qui passait son examen. Il ne voulais rien laisser au hasard.
La discussion se poursuivit jusqu’à vingt-deux heures. Ils sortirent ensemble du café et marchèrent en continuant leur conversation. Ils arrivèrent à un carrefour. Alex héla un taxi. Il se retourna et fit face à son ami.
— Bon reste plus qu’à bien se préparer mentalement. T’es sûr que tu pourras tenir le coup ? Dit-il.
— Bien sûr. Je me suis préparé à ça bien avant de t’en parler. Mais toi par contre t’as pas l’air en pleine forme.
— Oh pour ça t’inquiète pas. J’étais stressé ces jours-ci et avec la préparation de l’opération j’ai pas été ménagé. Mais une bonne nuit de sommeil me fera du bien.
Il regarda son taxi qui l’attendait. Le chauffeur commençait à s’impatienter ; il donna deux coups de klaxon.
— Bon au téléphone. N’oublie pas de bien te détendre, de ne rien laisser paraître et de bien préparer l’endroit. Bonne nuit frère !
— Oui bonne nuit ! Embrasse Jane de ma part.

À la maison, en voyant Jane dormir, Alex se rendit soudain compte de l’ampleur de son aventure. C’était le genre d’aventure qui changeait une vie ; ça pouvait la détruire complètement et même mener à la mort. Et si tout ne fonctionnait pas comme prévu ? Aucun plan ne marche comme sur le papier. Il aimait sa femme plus que tout au monde et il était prêt à tout pour elle. s’il lui arrivait un malheur elle mourait de chagrin. Les deux n’avait pas connu une bien paisible vie depuis leur mariage. Ils n’avaient pas d’enfants et ne pouvaient certainement pas l’avoir de si tôt. C’était pas faute d’avoir essayer. Jane était tombée enceinte deux fois mais avait eu deux fausses couches. Par la suite, on l’avait diagnostiqué une maladie qui l’empêchait de mettre au monde. S’ils insistaient, elle pouvait mourir. Le traitement de cette maladie était très onéreux et avec son prêt pour l’entreprise, Alex ne pouvait pas en prendre un autre pour la soigner.
Il alla prendre une douche. L’eau tiède lui fit beaucoup de bien. Il prit une bière et alla s’affaler sur le canapé. Il ouvrit son carnet (celui avec lequel il prenait des notes lors de la conversation avec Martin). Il restait quelques points à améliorer et un énième plan de secoure à élaborer en cas de besoin. Il prit son iPad et accéda au plan de la ville. Ce qui l’intéressait, c’était les différents endroits se trouvant aux environs de leur cible où l’on pouvait se cacher si nécessaire. Il rechercha sur internet une carte des égouts et autres canalisations ou tunnels de la ville. Il nota le tout et rangea son carnet au milieu d’autres documents.
le travail de préparation fut terminé.
La ville entière dormait déjà, à l’exception de quelques spécimens nocturnes qui se retrouvaient dans les discothèques ainsi que d’autres actifs de la nuit. Alex termina sa préparation. Il consulta son téléphone : il avait reçu un message disant de le rappeler dès que possible. Le numéro était celui d’un gars de l’équipe : celui censé s’occuper des armes.
Il se leva et alla composé le numéro sur son téléphone fixe.
— Allô ! est-ce que tout est bon ?Susurra-t-il dans le combiné.
Il regardait par la fenêtre. L’espace d’un instant, il regretta ce qu’il était sur le point de faire mais il était trop tard, il s’était déjà beaucoup impliqué pour faire machine arrière.
— Ok ! on fait comme ça. Reprit-il. Je te contacterai mais on garde le même lieu de rencontre.
Il raccrocha.
Ça y est, tout était prêt se dit-il. Il ne restait plus qu’à prier le bon Dieu pour leur accompagner dans cette aventure. Il rejoignit sa femme dans la chambrent et se mit au lit. L’aube était proche.

Quarante-cinq minutes plus tard, il n’avait toujours pas trouver le sommeil. Son rythme cardiaque s’était accéléré. Il avait une crise de panique. Tout allait bien se passer se rassura-t-il. Son plan était génial. Il essaya de se calmer. Mais pourquoi avait-il une telle appréhension ? Il se posa cette question en boucle mais sans réponse.
Il réussit enfin à trouver le sommeil. Heureusement que c’était le week-end ; il pouvait se permettre une grâce matinée sans inquiéter sa femme.

***
Son appréhension s’était révélée fonder. Tout était parti si vite. Alex se rappelait tous les détails et il s’en voulait toujours. C’était lui le responsable. Il était censé guider les autres. Il avait passé des jours à étudier minutieusement le plan. Mais dans la vraie vie, rien ne se passe comme prévu. Quant même, il aurait dû prévoir l’imprévisible. Quand on a la vie et le destin des autres entres ses mains, on ne peut se permettre de commettre la moindre erreur.

Il déposa le bouquet de fleurs sur la tombe de celui qui était son frère. Il murmura un petite prière. Depuis cet événement, il s’était un peu plus rapproché du divin. Avant ça, jamais il n’avait pensé à la religion.
Jane arriva par derrière et lui prit la main. Il était l’heure de rentrer. Ils se dirigèrent en silence vers la voiture familiale bleue qui était garée devant. Jane ouvrit la portière et fit quelques grimaces au bébé qui était déjà réveillé. Il s’installa près de l’enfant tandis qu’Alex prenait le volant. Il avait réussi à faire soigner sa femme. Il avait désormais assez d’argent pour ne plus jamais avoir des soucis de ce côté pendant tout le restant de sa vie.

Tout n’avait pas fonctionné comme prévu.
La première partie de leur braquage s’était bien passé. Avait alors commencé la deuxième partie : la fuite. Alors qu’il avait parcouru environ trois cents mettre, ils virent derrière eux un véhicule de police qui était à leur poursuite. Ils avaient été grillé. Alex avait repéré une usine d’épuration d’eau. Ils s’étaient planqués là. Mais c’était pas leur jour de chance ; un groupement de police anticriminalité lourdement armé était venu en renfort. S’en était alors suivit un échange de tir. Tous fut abattus à l’exception d’Alex qui n’avait pas participé à l’échange de tir. Sa mission avait été de trouver une issue pour les tirer de là. Quand enfin il l’avait trouver, aucun des autres ne respirait.
Ils n’avaient pas eu de chance.
C’est ainsi la vie : la chance ou la mort
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Image de M. Iraje
M. Iraje · il y a
Sous tension du début à la fin ...
Image de Felix Culpa
Felix Culpa · il y a
Un texte fort qui nous tient en haleine d'un bout à l'autre ! Très musclé et rythmé ! J'aime beaucoup !