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La carré d'Emeraude

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Hademmo

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La boutique est lépreuse, l’enseigne illisible. Quelques lettres fissurées aux néons démembrés font office de résistance. On devine difficilement le nom de l’illustre artisan qui faisait rayonner la région de son simple nom. Auguste De Reims n’est plu. Ce chocolatier renommé n’a laissé que son œuvre à titre posthume. Une recette, la recette de son fameux « carré d’Emeraude ». Mais aussi joueur que talentueux, le grand chef excentrique a laissé sur la porte de sa boutique une affiche écrite en encre de cacao :

Mes forces m’abandonnent, mon inspiration aussi. Je fuis cette vie comme l’huile fuis l’eau.
Je laisse des sourires d’enfants par milliers, des goûts et des couleurs. Je laisse mon art.
Mon corps n’avance plus, ma tête aussi. Je suis un peintre sans tableau.
Même mon odorat m’a quitté, je m’endors seul, sans saveur quand vient le soir.
Mais la science du chocolat ne meurs pas, elle reste intact face au temps
Comme une feuille d’or sur mon nappage, elle embellit mon cœur mourant.
Celui qui trouvera mon secret, fera renaître la perle des gourmandises.
Richesse et gloire attendent l’heureux veinard qu’on ce le dise.
Ceci n’est pas une mauvaise blague, c’est l’alchimie gustative
La panacée miraculeuse, entre palet et salive
L’accord parfait de cette épice appelé graine de mille vies
Provenant d’un arbre oriental, elle disait vraie la prophétie.
Mon voyage dans l’ancienne cité de Babylone m’a éveillé
J’avais allié plaisir sucré et secret de bonne santé.
Tout est inscrit sur la table d’Emeraude comme l’a vu Appolonius l’ascète.
Le plus haut vient du plus bas et le plus bas du plus haut, voilà la recette secrète.
Va, cherche la table d’Emeraude et procède à l’alchimie du chaud et du froid.
Le sec devient humide et l’humide devient sec avant qu’on ne le boit.


Voilà ce que l’on pouvait lire sur la boutique moribonde du regretté Auguste De Reims. Pour certains c’était un vieux fou passionné de légende et de mythe. Un fou qui ne sortait de son laboratoire que pour chercher le meilleur cacao lors des ventes aux enchères. Pour d’autres, c’était un génie qui a fait du chocolat un véritable remède aux maux des Hommes. Le jour de l’enterrement, les habitants de son village natal avait tous fait le déplacement pour dire leurs adieux à celui qu’ils appelaient l’Artiste.
Une immense sculpture de chocolat était posée à coté de l’Artiste barbu au regard vitreux et à la toc noir toujours vissée sur la tête. Il y avait en tête de cortège Dédé l’épicier dit le croc mort, toujours attifé de son costume noir délavé et usé par le temps. Il avait une épicerie au coin de la rue d’Alger. Son épicerie était ouverte 24h/24 même les jours de fête. Dédé est un homme de grand de taille, un peu simplet qui se promène constamment avec un cure dent coincé entre les canines. Il avait connu l’Artiste sur les bancs de l’école Frantz Fanon et ne s’étaient plus jamais quittés. A côté de l’épicier se trouvait Charlotte la coiffeuse. Une veuve de 50 balais à la poitrine proéminente fraichement refaite par le Docteur Benayoun depuis l’héritage de son défunt époux. Elle affolait les minots du quartier qui venait se rincer l’œil la gueule collé à la vitrine. Sa teinture bi-couleur blonde avec des mèches rouge lui valu le surnom de la veuve rouge. Charlotte aimait traverser la rue Marcel Cerdan pour se déguster une gourmandise chez l’Artiste avant sa journée de travail. Elle franchissait la rue piétonne avec ses talons hauts qui se coincés parfois entre deux pavés. Son 90D se balançait de gauche à droite et de bas en haut pour le plus grand bonheur de Papa Richard également présent aux obsèques. On l’appelait ainsi car on lui prête la paternité d’une vingtaine de rejetons dans le village. Papa Richard est un homme au passé mystérieux. Il avait, dit-on, était barbouze en 62 ou collabos sous Pétain. D’autres disent que c’est un ancien partenaire de François Marcantoni dans la grande époque du Pigalle des années 60. Il semblerait que personne ne sache ce qu’il fut et ce qu’il est vraiment. Il vit dans une maison aux volets toujours fermés. Célibataire endurcis il a multiplié les conquêtes avec sa ganache de rital. Aujourd’hui, il parait comme une doublure d’un Delon vieillissant et bedonnant. Il avait eu son heure de gloire et l’heure est désormais aux souvenirs ce qui ne l’empêche pas de se promener en ville la chemise ouverte jusqu’au nombril et la chaîne en or sur sa toison grisonnante. Au milieu de la foule, on pouvait apercevoir Martine la postière, une femme bégueule d’une quarantaine d’année à la voix si aiguë qu’elle se fait appeler petit rossignol. Martine apportait le courrier à l’Artiste bien que cela était plutôt rare. Derrière le seul guichet de la poste, elle s’efforce de maintenir le dernier service public du coin. Elle se bat sabre au clair pour que l’on lui change son vélo postal qui subit comme Papa Richard le poids des années. Dans cette cohue, un jeune garçon se tenait là, immobile, attentif à tout bruit, presque hypnotisé par le portrait qui se tenait devant lui. Son nom est Billy, héritage de son paternel décédé lors d’un show country où il devait attraper un taureau de deux tonnes au lasso. Le pauvre bougre a fini transpercé par les cornes de l’animal. L’apprenti cow-boy, fan de western a nommé sa progéniture en hommage à Billy le Kid. Le petit cow-boy de 12 printemps vit avec sa mère alité à cause de son obésité, encore un cadeau de l’Oncle Sam. La mère de Billy avait pris pour habitude de s’enfiler du bacon et une bonne demi-douzaine de brownie au pti déj.
Billy est en enfant introverti et discret. Il passait ses fin d’après-midi à écouter l’Artiste qui lui-même s’était habitué à le recevoir pour lui conter sa recherche de la table d’Emeraude et de la graine de mille vies.

L’artiste était un homme seul qui avait pour compagnie des livres anciens aux légendes oubliées. Il nourrissait l’espoir ardent de trouver la table d’émeraude d’Appolinius et la recette secrète qui ferait de lui le chocolatier alchimiste guérisseur. Pour ça, il avait pris l’habitude de s’enfermer des jours et des semaines dans son laboratoire pour concocter des gourmandises traditionnelles mais surtout pour s’adonner à l’alchimie tel un savant fou. Il parcourait les centaines de pages de formule indéchiffrable et de sentences incompréhensibles. Derrière lui, l’artiste sema des graines de cacao sensé mener à qui déchiffrera l’énigme, au firmament des recettes, au carré d’émeraude qui guérit de tout et redonne la vie. L’entourage de l’artiste se foutait éperdument de sa recherche et de son discours décousu aux allures de légendes biblique. Seul Billy, ce gamin taiseux et famélique, prêtait une oreille intentionnée à la poésie énigmatique de son mentor. Ce petit rouquin de 12 ans avait l’œil pétillant à chaque bouché de carré de chocolat. Il regardait avec précisions les gestes de l’artiste qui semblait jongler avec le cacao, le sucre, les amandes et autres denrées qui explosent en bouche.
L’artiste avait laissé une lettre spécialement adressé à Billy. Malgré son jeune âge, il voyait en ce petit bonhomme aux tâches de rousseur, celui qui pourrait découvrir et faire renaitre la recette secrète. L’espoir était immense et les attentes encore plus. Billy avait sur ses frêles épaules le poids de la recherche de toute une vie. Il fallait qu’il se saisisse de l’occasion pour continuer le travail de l’artiste, il fallait qu’il le fasse pour sa mémoire mais aussi pour qu’il se transcende et devienne enfin Billy le grand. La lettre avait été envoyée en pli recommandé cacheté par un sceau en chocolat blanc qui porté un signe étrange. Un arbre ressemblant à un olivier et son image inversée. L’enveloppe était faite de chocolat noir orné de feuille d’or et dont l’ensemble formé tout ce que la subtilité peut offrir de mieux.




On imagine la voix de l’Artiste :

Mon cher ami,

Si tu lis cette lettre c’est que je suis probablement sous terre avec pour seul compagnie les verres et la terre qui me prendra comme engrais.
Mais même mort je reste ton guide dans ta quête de la recette secrète, la graine de mille vies, la panacée.
Jadis un homme bon et juste appelé « maître » en parla un jour aux bédouins de sa tribu appelé Qourachi.
Sa beauté surpassé la lumière des aurores boréales dans la nuit étincelante de l’Arabie.
La graine de mille vies n’est pas une légende, elle est la plus belle perle parmi les perles de saouda.
Elle pousse dans un arbre à l’envers car ce qui est en bas est en haut et ce qui est en haut est en bas.
Va ! Cherche la science de l’alchimie entre plaisir gourmet et remède des maux de la terre
Elle fera de toi le détenteur de la recette secrète, celle qui attisa la convoitise des rois de naguère.
Les assassins la placèrent dans une forteresse appelée Alamut afin de la protéger des esprits malsains.
Mais lors d’une bataille sans merci, elle fut détruite par un disciple, le dernier qui la tenue entre ses mains.
Avant de la brûler il apprit par cœur son contenu magique dans une langue ancienne.
Puis perpétua le secret de père en fils comme un héritage coulant dans les veines.
C’est ainsi que de génération en génération naquis ce qu’on appellera la légende perdu
Au fil des conquêtes de toutes sortes la mémoire des descendants vermoulu
La recette secrète se perdit entre souvenir enfoui et histoire que l’on conte autour d’un feu
Ils n’ont pas cru au pouvoir de l’alchimie trop occupés à nourrir leurs égos touchant les cieux
Peu s’en fallut pour que l’humanité perde le carré d’émeraude, mon œuvre, ma vie
L’aventurier fut choisi pour son potentiel, l’aventurier c’est toi mon petit Billy




Seul dans sa chambre, arc-boutée sur un bureau bancal. Billy tient fermement la lettre entre ses mains. La nuit est tombée. La fenêtre de la chambre du gamin donne vue sur une lune pleine. La lune éclaire le village endormi où seuls quelques réverbères bègues vomissent une lumière par intermittence. Il y a bien un chat qui vient perturber ce silence de mort. Attiré par une souri qui s’est vu assez de courage pour défier le félin en plein milieu de la nuit. Le chat est noir au regard perçant. Il s’immobilise. Trois pattes à terre et une à quelques centimètres du sol. Les oreilles sont fixent, la queue en érection. L’insolente peu farouche renifle la moindre odeur le long d’un mur de brique. Elle ne se doute pas le moins du monde que le prédateur l’observe. L’animal avance avec la grâce d’une danseuse étoile. A la fois puissant et majestueux, il baisse son centre de gravité, jusqu’à presque ramper sur l’asphalte. La souri naïve et inconsciente continue sa balade nocturne sans se soucier de sa fin prochaine. Le chat escalade le trottoir, avance en silence sur ses coussins aux griffes acérées. Cette fois l’attaque est imminente. La victime a à peine eu le temps de remarquer l’ombre furtive du félin qu’elle se retrouva dans sa gueule.
Billy ne trouve pas le sommeil. Il contemple l’arrogance de la lune impudique dévoilée ses atours au monde. La lumière jaillissant de l’obscurité montre toute sa puissance.
Les paupières se ferment, s’ouvrent et se referment. Petit à petit la mélatonine fait son œuvre. La joue gauche sur le dos de la main, il bascule dans les bras de Morphée tout habillé, la tête plein d’étoile.



En plein milieu de la nuit, Billy se lève encore patraque. La bouche pâteuse, il s’enfile une galette aux sucres et un chocolat chaud, tout ça dans la plus grande discrétion. Sa mère est affalée sur le canapé, la télé encore allumée diffusant une série américaine aux allures de télé novéda. Malgré la maladresse de Billy pour se faire la malle, elle n’a pas bougé une oreille mal percée. Les ronflements et la bave sur l’oreiller témoignent du sommeil profond de la dame.
Billy enfile une veste bigarrée et un sac à dos qu’il a rempli pèle mêle avant de partir tout azimut. Il prit avec lui des caramels en cas de fringale, une lampe torche, un canif que son père lui avait offert, une boussole, des gâteaux secs, une couverture et des vêtements de rechange.

Il fait nuit et le froid a pris place dans chaque recoin du village. Quand l’heure est venue, on ne peut pas empêcher le coq de chanter. C’est bien ce qui arriva dans les coups de 6h00 du matin. Billy à rejoint l’arrêt du bus 51. L’abri bus accueil un chapelet d’insultes et de déclarations inscrits au marqueur :
Papa Richard abruti
M+N= amour pour toujours
Il y a aussi des affiches à l’agonie et aux poster jaunis par le temps, vestiges des guignettes d’autrefois. Une flac de pisse et des mégots nous indiquent le passage de quelques jeunes du village en mal d’activité.
Billy observe les horaires du bus ; prochain passage : 6h10.


Direction la chocolaterie d’Auguste De Reims plus précisément son laboratoire au sous-sol.
Billy connait parfaitement l’endroit où l’Artiste cachait ses clés. A peine les portes du bus s’ouvrirent que le gamin pris ses jambes à son cou et fila tout droit au centre du village. Il resta planté un instant devant la porte puis d’un geste sur plongea sa main au fond d’un pot de fleur où gisait une rose fanée. La main plein de terre, il tira une longue clé argenté. IL cracha dessus et l’essuya sur son pull en laine.
Tant bien que mal, Billy ouvrit la porte avec un grincement à réveiller un mort. L’intérieur est sombre, l’obscurité règne dans une boutique laissée à l’abandon. Billy lève l’interrupteur et chaque néon du couloir s’allume l’un après l’autre pour laisser entrevoir la boutique aux milles saveurs de chocolat.
Le jeune garçon pose sa main sur la vitrine qui accueillait jadis les macarons, les chocolats en forme de lapins, de voiture et même de chaussure. Au fur et à mesure que Billy avance le long de la vitrine il se remémore les délices qui habillaient la boutique. Il glisse sa main qui laisse une trace de ses doigts et il s’arrête soudain devant la fontaine à chocolat sans vie qui ne dégueule plus sont liquide où les clients venaient tremper leurs brochettes de fruits. A l’arrière-boutique se trouve des épices venus d’orient et des livres de recettes si gros et si lourds que les étagères semblent plier sous leurs poids. Billy s’avance le pas sur et décidé tout en observant les objets magnifiques venus d’ailleurs. Il y a des louches en argent, des récipients de cuivre, des spatules immenses pour étaler la pâte à sucres, des photos de champs de cacao et des casseroles aux longs manches accrochées de la plus petite à la plus grande.
Au fond du couloir, une porte métallisée reflète le corps déformé de Billy qui s’approche jusqu’à y coller le nez.
Billy ouvre la porte qu’il peine à maintenir ouverte. Celle-ci se referme derrière lui d’un claquement sourd. Il en faut plus pour arrêter l’insouciant qui n’a qu’un seul but celui de trouver la recette secrète et de devenir le détenteur du carré d’Emeraude. Il n’a qu’une idée en tête, découvrir la graine de mille vies qui se trouvent dans ce laboratoire. Il sait que l’Artiste lui a laissé des indices pour qu’il puisse finir son travail et enfin goûter aux délices des délices.
Billy enfile la toque qui tombe jusqu’aux sourcils. Il retrousse ses manches et se met à ouvrir les tiroirs, les placards et en sort toutes sortes d’ustensile et de cacao. Il y a des dizaines et des dizaines de bocaux renfermant chacun des graines de caco différentes. Il sort, les épices et les plantes que l’Artiste aimait mélanger à sa ganache. Le plan de travail en marbre devient rapidement un une montagne de saveurs. Billy ne sait pas quoi chercher alors il se décide à retourner dans la boutique pour y prendre les livres de recettes. Des centaines de livres sont exposés sur les étagères croulant sur leurs poids. Pourtant un livre en particulier retiens son intention. Il est posé là au milieu de tant d’autres mais le titre dénote avec le reste des bouquins. « Là se crée cette terre », Billy hésite un instant et relis sans cesse pendant de longue minute ce titre étrange. Là se crée cette terre ? Quelle terre ? Là se crée cette terre, la se crée cette terre, la secret cette terre, la secret ! la secret ? Mais oui, cette terre c’est le secret que je cherche, se dit-il tout excité. Reprenons, Là se crée cette terre nous donne en lisant un peu plus vite, la secret cette terre. En y regardant de plus près cela ressemble à de la contrepèterie et de l’anagramme. « Là se crée cette terre » nous donne « la recette secrète ».
Il escalada la bibliothèque ancienne et en se saisissant du précieux livre qui lui glissa des mains pour venir tomber au sol. En se retournant, Billy s’aperçoit avec stupéfaction que le livre s’est ouvert à la page marquée par une feuille étrange ressemblant à un arbre. Il attrape délicatement cette feuille où est accrochée une étiquette blanche. Sur l’étiquette le nom de la plante est noté en caractère gras : L’arbre de Miriam. Billy la pose délicatement et s’arrête un instant sur l’inscription notée dans le livre. C’est une recette à peine lisible avec des mots indéchiffrables :

-Tremper pendant 48 heures
-Une pincé de
Surtout mettre les éléments de la recette dans un ordre précis avec les quantités exacts où la recette ne pourra pas délivrer son secret.

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5oaL p6r1LL6

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Billy place sa tête entre ses mains et se tire les cheveux avec agacement. Il ne comprend rien à se langage bizarre fait de lettres et de chiffres. Il tourne les autres pages mais l’écriture de l’Artiste semble former un tout entre dessins et note illisible. Il ramasse la feuille la regarde de nouveau et la jette. Billy ne sait plus quoi penser, il fait les cent pas dans le couloir, s’assoit, se lève, se rassoit et se relève.
Après quelques minutes à tourner en rond, il arrache la page il se décide à prendre le livre de recette et à aller dans le laboratoire pour y trouver des indices.
Il installa sur un plan de travail en inox la page arraché et se mit à réfléchir. Rien y fait, il a beau regarder cette page, il n’arrive pas à comprendre les codes. Il allume les lumières du laboratoire et se met à regarder autour de lui. Billy fatigue, il somnole et reste arc-bouté sur le plan de travail. Billy se sert un grand verre d’eau et au moment de le mettre à la bouche laisse échapper le verre dont le contenu s’étale sur la table en inox. L’eau s’arrête pile devant l’énigmatique langage codé et là tout s’éclaire. Mais oui s’écrie-t-il en se penchant devant la feuille. L’eau reflète les mots jusqu’ici indéchiffrable de façon à inverser les lettres et ce qui est en bas devient en haut et le haut en bas. La lettre de l’Artiste laissé à Billy prend tout son sens.
Le reflet de l’eau inverse les lettres mais c’est bien sûr.

200 gr cacao

20 gr beurre

Lait avec feuille arbre Miriam

Graine nigelle

Billy vérifie avec un miroir en posant celui-ci juste au-dessus des phrases illisible et en l’inclinant un peu. Ce n’est pas simple au premier regard mais en s’y penchant de plus près on lit la recette secrète qui apparait comme par magie.

Billy se mit au travail pour reconstituer la recette, il connait parfaitement le laboratoire et comment faire une ganache et chauffer le lait. Il resta 3 jours et 3 nuits à trouver les parfaits mélanges de saveurs. L’Artiste lui avait déjà tout montrait. Il voulait que Billy soit digne de cette recette en testant sa capacité à résoudre l’énigme. Il voulait également protéger sa recette secrète. L’artiste avait tout prévu et avait préparé sa succession en donnant l’ensemble de ses biens à Billy.

Des années plus tard, Billy reprit la boutique d’Auguste De Reims et chaque jour une queue immense attendait qu’il ouvre pour déguster les délices du carré d’Emeraude. Les gens venaient de tout le pays pour satisfaire leur palais et profiter des bienfaits de se remède en chocolat.

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